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Polaris

Palia

mercredi 28 novembre 2012, par Alacabone, Djib, Heedio, Messahodyn, rodi

Cet article sur Palia, la plus grande entreprise génétique de la société du Corail contient une nouvelle sur son patron Thomas Bentner, sa présentation ainsi que quelques mots sur l’entreprise. Ce projet réalisé à plusieurs est un bel exemple du travail réalisé conjointement par le SDEN et le Site Officiel

Remarque : cet article est une preview du deuxième numéro d’Immersion à sortir prochainement. Vous y retrouverez donc ce texte.

Nouvelle : Thomas Bentner ou l’art du pouvoir

Francys se tenait droit, parfaitement immobile.

Attendant le bon vouloir de son patron, l’œil aguerri du majordome examinait l’immense bureau et une ride d’anxiété barrait son front. Avec Thomas Bentner fondateur de Palia Corporation, on ne savait jamais trop à quoi s’attendre… Depuis qu’il avait pris ses fonctions auprès de cet homme, l’un des plus puissants de la République du Corail, sa vie avait viré au cauchemar. Il était devenu l’homme-à-tout-faire d’un monstre, pourriture de la pire espèce. Cet homme, génie de la génétique, était doté d’une cruauté sans borne doublée d’une imagination débordante. A dire vrai, il n’aurait jamais imaginé, pas une seule seconde, et la plupart des coralliens non plus, que Thomas Bentner connu comme étant un des héros de la nation soit ainsi…

Et à ce moment précis, Francys comprit que Monsieur Bentner allait une fois encore le surprendre…

- Viens donc t’assoir près de moi, cher Francys.
- Pardon Monsieur ?
- Je voudrais te faire profiter de quelques instants qui s’annoncent délicieux ! Et pour apprécier comme il se doit, n’est-il pas approprié que nous soyons confortablement installés ?
- Bien sûr Monsieur…
- On y est, se dit Francys !

Son calvaire commençait. Le majordome s’échinait à rendre son visage inexpressif, mais il savait que cela était peine perdue…

- Te rappelles-tu lorsque j’ai fait ma proposition à Toldim Stoot ?
- Oui Monsieur, répondit Francys en prenant place dans le fauteuil que Bentner lui montrait.
-  Sais-tu pourquoi j’ai voulu que ce soit lui qui réceptionne mes marchandises ?

Francys avala sa salive. Avec Bentner, rien n’était laissé au hasard, sa question exigeait une réponse précise. Le moindre détail était partie intégrante des plans machiavéliques de Bentner…

L’enjeu pour Francys était de survivre à cette journée… Il décida de jouer la carte de la franchise :

- Oui Monsieur.
- Très bien, tu serais capable de faire entendre raison à ce misérable Toldim ?
- Heu… c’est-à-dire que…

La question était venue si brutalement, imprévisible !

- Parfait je savais que tu étais l’homme de la situation ! Appuyant sur son oreillette, il dit : Mademoiselle Zoqa, faites entrer mon rendez-vous.

Le visage cerné, Toldim Stoot, encadré par deux hommes armés fut conduit jusqu’au centre de la pièce. Après avoir salué respectueusement, l’escorte quitta le bureau.

- Nous sommes en retard lâcha Bentner, j’espère que votre épouse, Madame Stoot ne vous en tiendra pas trop rigueur… Allez Francys, c’est à toi !

D’une voix chevrotante qui illustrait parfaitement son malaise, il obéit :

- Votre bar, Le Montipora, dispose d’une chambre froide qui a une paroi commune avec le hangar 16 des docks de déchargements.

Toldim était partagé entre colère et appréhension, mais le majordome était certain d’une chose, l’appréhension de Stoot allait largement prendre le pas sur la colère…

- Les marchandises que Monsieur Bentner souhaite faire transiter par chez vous sont très sensibles aux variations de températures, il est impensable de permettre qu’elles se dégradent à cause des contrôles interminables du service des douanes.
- Tout juste mon cher, tu sais naviguer en eaux troubles... Continue, lança Thomas.

Les encouragements de Bentner pouvaient être à double tranchant, mais Francys devait s’exécuter :

- Mon patron souhaite installer un sas d’accès entre les docks et la chambre froide du Montipora, afin de préserver la chaîne du froid des marchandises…

Toldim Stoot très peu à l’aise dans cet immense bureau luxueux et inquiet que sa femme ait été cité il y a peu n’était pas encore tout à fait conscient des enjeux :

- Ecoutez Monsieur Bentner, je suis gêné, votre offre était très généreuse, mais j’tiens pas à m’attirer d’ennuis vous savez…

- Non, c’est toi qui va m’écouter ! Comme tout bon client qui se respecte, j’aimerai que tu me fasses faire une petite visite du Montipora pour que je m’assure que tout correspond à mes attentes !
- Ce que Monsieur Bentner veut dire… commença le majordome.
- Ta gueule Francys ! Insinues-tu que je ne suis pas clair, que j’ai besoin d’un traducteur ?
- Non Monsieur, veuillez m’excuser…

Après un soupir d’exaspération, Bentner enchaîna :

- Toldim, où en étions-nous ?

L’appréhension prenait effectivement le pas sur la colère, Toldim Stoot s’entendit répondre :

- La visite ?

Thomas Bentner appuya une nouvelle fois sur son oreillette :

- Mademoiselle Zoqa, établissez la communication avec le sergent Stilson.

Quelques secondes plus tard, un grand écran s’alluma dans le bureau. Il montrait la rue, des passants. L’image se stabilisa devant une enseigne au néon rouge, on pouvait lire : Le Montipora.

- Sergent Stilson, Monsieur Stoot est avec moi, j’aimerai que vous nous fassiez la visite. Francys a lourdement insisté pour commenter votre périple.
- Aucun problème monsieur, je serai vos yeux.
- Excellente réponse, quelque chose à ajouter Francys ?
- Je serais votre voix… avança timidement le majordome.
- Alléluia !

Francys était convaincu que tout se passait comme Bentner l’avait prévu. Son patron avait également sans aucun doute pensé à l’épilogue. En charge maintenant à Francys de faire ce que son patron attendait de lui… La vive excitation malsaine de Thomas se répandait dans la pièce telle une peste démoniaque. Elle glissait le long de l’échine de Francys et s’insinuait en Toldim Stoot pour provoquer d’atroces maux de ventre. Thomas Bentner, superbe dans son costume impeccable jubilait. Il excellait dans l’art d’arriver à ses fins, en prenant toujours soin de laisser l’empreinte de son pouvoir marquer au fer rouge ceux qui contribuaient à construire sa légende…

Francys joua donc son rôle et entama la description :

- Le Sergent Stilson entre dans Le Montipora. Il y fait sombre, des conduits d’aération laissent filtrer une épaisse vapeur. Sur la droite se trouve un comptoir, des clients y sont accoudés et consomment pour la plupart ce qui semble être de la Ravageuse. Toute discussion semble quasi impossible tant la musique électronique est forte. Dans le prolongement du bar se trouvent quelques divans où des prostituées exécutent leur office. A gauche, des tablées où des joueurs lancent des dés bleus, rouges et verts. Ils jouent à priori à La Serrure.

Toldim Stoot couvert de sueur se tortillait au centre du bureau et grimaçait pour de multiples raisons… Francys ne cherchait plus à calculer quoi que ce soit. Il en était arrivé à la conclusion qu’il devait agir à l’instinct. Pour satisfaire Thomas Bentner, il allait devoir procéder de la manière la plus pragmatique possible, en laissant de côté toute sensiblerie. Déjà sa voix prenait un peu plus d’assurance. Bentner, pour sa part était concentré et il avait troqué son regard faussement bienveillant pour un masque d’impassibilité fatale.

Francys poursuivit.

- Dans l’alignement des joueurs se trouve une sorte de podium où une femme à demi-nue danse. Personne ne semble faire très attention à elle. Sa gestuelle est de toute façon décousue et approximative. Une serveuse passe entre les tables et fait mine de ne pas s’offusquer de toutes ces mains baladeuses qui s’infiltrent sous ses vêtements. Stoïque, elle apporte les consommations et emporte avec elle les verres vides.

Le Sergent Stilson venait vraisemblablement d’emboiter le pas de la serveuse qui se dirigeait vers le comptoir. Toldim Stoot faisait des efforts pour ne pas rater de battements de cœur et s’était interdit de regarder dans la direction de Bentner. Sage décision, car il aurait surement défailli en constatant que Thomas ne s’intéressait absolument pas à l’écran, mais que ses yeux emplis de haine était braqués sur lui.

- Le Sergent Stilson passe derrière le comptoir, reprit Francys. Le barman semble ne pas apprécier du tout l’irruption sur son terrain d’un étranger. Il va pour s’interposer, mais se ravise. Je crois qu’il retourne à ses clients… Derrière le bar, une porte, elle mène à la réserve, de nombreuses caisses jalonnent le couloir. Enfin une autre porte, massive celle-là. En l’ouvrant, on constate une grande différence de température puisque une fumée blanche épaisse s’échappe par l’entrebâillement. Il semble que ce soit la chambre froide. Il y a quelque chose dans le coin, je dirais que c’est une personne…

- Olivia ! Toldim venait de crier. Qu’avez-vous fait ?

Thomas Bentner gardait le silence, Francys dut continuer d’improviser et poursuivit d’une voix à la fois triste et menaçante :

- Olivia Stoot vous attend, elle a du mal à comprendre pourquoi vous refusez obstinément de collaborer avec Monsieur Bentner ! Il ne s’agit que d’un sas finalement…

Francys réfléchissait à toute vitesse, déglutit et enchaîna :

- Vous pouvez encore éviter le drame. Si vous vous dépêchez, votre femme survivra, elle sera d’autant plus ravie de savoir qu’elle aura contribué à augmenter le capital de la famille Stoot de façon très appréciable…

La porte venait de s’ouvrir sur les deux hommes d’armes. Ils saisirent Toldim Stoot sous les aisselles et le conduisirent vers la sortie. Francys eut le temps de glisser :

- Les travaux d’aménagement commenceront demain, veillez à vider la chambre froide…

Après que la porte eut claqué, un silence de plomb s’abattit sur le bureau de Thomas Bentner.

- Mon cher Francys, tu as été bien cruel de faire croire à ce gagne-petit que sa femme avait survécu…

Thomas Bentner

Thomas Bentner est un homme d’une quarantaine d’années. Les cheveux blonds coupés en une courte brosse associé à des yeux gris surmontés de lunettes rondes rappellent à tous ses employés qui il est. Généticien de génie et dirigeant impassible, il est l’homme qui a créé Palia l’une des plus grandes entreprises de recherche génétique de la République du Corail. Il semble imperturbable et ce en toutes circonstances. Constamment relié à son communicateur qu’il ne quitte jamais, il n’a pas un seul instant de repos et ces journées ne semblent dédiées qu’au travail. Direct et peu scrupuleux, il va, dans les affaires, toujours droit au but. D’ailleurs on le dit froid et pervers. C’est un bel homme au physique impeccable et ses plus grands détracteurs prétendent qu’il puise dans les banques des corps hégémoniennes pour cela. De nombreux autres bruits courent à son sujet entretenant son image mystérieuse et impénétrable.

Palia

A l’origine, Palia était un petit laboratoire de recherches génétiques situé à Azuria et subventionné par la République du Corail. Créé en 550, il prit très vite de l’ampleur grâce aux découvertes effectuées par l’équipe de Thomas Bentner, devenu depuis un généticien de renommé internationale. Dès 558, le centre de recherches déjà bien développé obtint un statut supérieur grâce a l’aboutissement de recherches sur les drogues mutagènes, ces drogues permettant des mutations temporaires. Elles permirent à l’entreprise de se faire un nom et d’accroître sa puissance économique et commerciale. De gros contrat furent ainsi conclus, notamment avec l’armée corallienne et les toutes nouvelles drogues devinrent le fer de lance de cette firme en constante progression.

Palia est actuellement une des corporation les plus puissantes de la République du Corail. Définitivement orientée vers l’avenir, elle ne fait que grossir et grappille de nombreux marchés sur le plan mondial. Sa présence se retrouve dans de nombreuses couches de la société corallienne et son poids n’est plus a démontrer. Concurrente directe, mais aussi alliée de Cortex, sa notoriété est moindre. Cependant, ses méthodes sont similaires. De récentes rumeurs prétendent que Palia aurait mis au point un nouveau procédé de clonage permettant de révolutionner cette technique pour le moment réservé aux embryons. Si ceci se révélait vrai, ce serait probablement la plus grosse découverte de cette décennie. La réputation de l’entreprise, tout comme celle de Bentner, est entachée par la suspicion de pratiques peu avouables. On raconte qu’elle aurait recours aux boucaniers. Mais la fin justifie les moyens... Phrase tatouée que Bentner porte sur l’avant-bras depuis le début de l’aventure Palia... Afin de ne jamais oublier que sa mission est de sauver l’humanité... Quelqu’en soit le prix...

Note : Merci à Djib pour l’illustration de Bentner et à Heedio pour le logo de la société.



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