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Gabriel, mercenaire chez Légion

lundi 26 juillet 2010, par Gabriel, rodi

Gabriel est un des membres de la fratrie du Projet Utopia 2.0. C’est un ancien mercenaire de Légion qui, depuis peu, est devenu un assassin indépendant. Dans cet article, vous allez découvrir les premières années de sa vie jusqu’à l’âge adulte. Son histoire est présentée sous forme d’enregistrement audio. C’est une très bonne idée.

Enregistrement du 15 avril 560

Nous sommes nés en 541 à Dem. Enfin… c’est le numéro que l’on porte : la fratrie 541. Six frères et sœurs, élevés ensemble, nourris ensemble, jouant ensemble. Les six doigts de la main… Pfff… Le mauvais sort allait rectifier cette anomalie… Mais je m’égare déjà.

Vlad, Nao, Maya, Piotr, Cyriades et moi, Gabriel. NOUS. De nos premières années, je ne garde que des souvenirs épars. Des sourires. Du réconfort. De la chaleur, richesse incommensurable eut égard à la froideur des néons qui ont éclairé nos premières courses. J’ai longtemps pensé que nous avions eu une enfance normale. Mes derniers voyages m’ont révélé à quel point elle fut extraordinaire : les yeux ébahis de mes camarades mercenaires n’ont fait que confirmer cela.

Nous avons été complètement libres pendant six ans. Quelques rappels à l’ordre, des sermons, mais rien qui n’obscurcisse six années d’exploration, d’aventures : un cache-cache à Dem peut durer des semaines… Pister Franklin (Note : Franklin est le responsable de l’entretien des coursives de Dem) peut révéler des surprises, se cacher pour espionner peut n’être qu’un jeu.

Nos premiers cris de frayeur arrivèrent peu avant le nouvel an 549. Un moment d’égarement… du sang ; un morceau de moi qui nous blesse : je suis un mutant. Suzan Mistros a prononcé ces mots avec bienveillance ; combien de fois les ai-je depuis entendu crachés à la figure d’autres malheureux… Je passai donc, et ce pour la première fois, du temps loin de nous. Seconde blessure, à l’âme cette fois, les plus douloureuses je crois. Et découverte du « JE ». Le pluriel était pour moi beaucoup plus naturel. Suzan m’apprit à me contrôler, me rassura, et nos jeux reprirent de plus belle, pour quatre années encore.

Je crus tout d’abord que ma rencontre avec Omar, le mécanicien de la station, allait influencer toute ma vie. Il nous prit sous son aile, Vlad et moi. Nous passions des heures à démonter, et, plus délicat encore, à remonter tout et n’importe quoi. Les escapades en scooter occupaient le reste du temps de la fratrie, jusqu’au drame. Piotr disparut corps et bien lors d’une de ces sorties, et je ne pus pendant longtemps me résoudre à réutiliser ces engins.

Finalement, Piotr me mena à LA rencontre qui allait décider de mon sort. Angus « le Dément » mena ses miliciens et les recherches de main de maître. Difficile de dire pourquoi l’organisation et l’allure martiale me plurent, mais je passai les deux dernières années de mon apprentissage à m’éloigner d’Omar, au profit du Dément. Les soirées passées au Shufflepuck à l’écouter se rappeler le bon vieux temps avec ses camarades firent le reste. J’avais 16 ans. Avec mon allure de crevette, je fis sourire tout le monde quand j’annonçai mon départ pour Azuria, avec engagement chez « Légion » à la clé. Et aujourd’hui, j’y suis, pour la 3ème année, dans l’escouade « Burke » de protection rapprochée.

Certes, les débuts furent délicats. Le sergent recruteur me fit la même tête que les autres, d’abord amusé… Puis incrédule devant mon insistance ; il me laissa ma chance lorsque je mentionnai Dem et surtout Angus… Je crus que le sergent instructeur allait pleurer de rire à mon arrivée. Les tests physiques furent un calvaire, mais mon entêtement porta ses fruits. « Celui-là, il est pour Art. Ptêt qu’il en f’ra quequ’chose… » Un peu léger comma signature de contrat, mais je m’en contentai, et elle m’ouvrait les portes d’un monde que je pensai idéal.

Effectivement, le caporal Arthur Burke fit de moi quelque chose, au-delà même de mes espérances. Je fus bien entendu exempté des armes lourdes et autres fusils d’assaut, pour me consacrer uniquement au flingue. Je travaillai ma réactivité et mon sens de l’observation. Je devins éclaireur, infiltré, garde du corps à l’occasion, ce que je suis aujourd’hui…

Enregistrement du 10 septembre 561

Demain, c’est mon vingtième anniversaire… et ma quatrième année avec Burke… Je m’y suis fait un prénom. Le plus dur, c’est de n’avoir des nouvelles de la fratrie qu’une ou deux fois par an. Nao n’a pas abandonné l’espoir de retrouver Piotr, ce pour quoi je lui voue une énorme admiration. Je la croise parfois à Azuria… Les autres… Je ne revoie Cyriades à Dem que lors de notre « réunion » annuelle. J’y retrouve par la même occasion Vlad, qui a poursuivi sa vocation première avec Omar, et Maya, qui travaille au Shufflepuck, pour Moses. Tout a pas mal changé, sauf l’appartenance au NOUS. J’attends avec impatience le rendez-vous de l’année prochaine.

Pour l’instant, c’est le flot tumultueux de la routine qui l’emporte. Les missions sont loin d’être de tout repos, mais nous sommes réglés comme des horloges. L’entraînement du caporal était plus dur que la majorité de nos missions, pour l’essentiel de la protection à bord de navires de plaisance. Le seul couac fut une action combinée à Numenor il y a un mois, où nous étions en soutien des escouades lourdes « Hank » et « Raven ». Nous y avons perdu les quatre premiers gars depuis que je suis attaché à l’escouade. Jusqu’ici, il n’était question que de passages à l’infirmerie plus ou moins longs, mais là, Art réclama une mise au vert et une réorganisation, que nous sommes bientôt prêts de terminer. Les Bleus ne remplaceront qu’avec beaucoup de temps mes quatre camarades…

Enregistrement du 18 octobre 561

L’escouade « Burke » n’est plus. Art lui-même a été gravement blessé, à tel point que j’ai cru traîner un cadavre. Nous avons été surpris la semaine dernière lors d’une « banale » escorte. Nos deux navires de soutien se sont faits bernés par des pirates, qui les ont attirés au loin, avant de fondre sur nous. La moitié des gars ont été décimé au premier contact, et Art s’est effondré… Ces cons n’ont pas hésité à utiliser des grenades… Des malades, certes… mais foutrement efficaces. Le repli fut orchestré par Carlos, et je me chargeai du caporal. Nous nous sommes réfugiés, avec quelques passagers « de marque » et Cardix, un marrant, passionné d’informatique, qui m’avait paru plutôt sympa, dans la salle des machines de « L’Ange bleu », navire de plaisance de la CTC. Phil et Burt sont morts en couvrant notre retraite, Carlos, Dex et Booba en retenant les pirates devant le sas. Je me préparai à vendre chèrement notre peau, à Art et moi, quand les navires de soutien sont réapparus, après avoir « éliminé » la diversion. Les pirates ont décanillé, et nous ne les avons même pas poursuivis… Notre seule satisfaction : un seul passager de perdu.

Enregistrement du 27 octobre 561

Gémissements brefs en fond sonore…

Ca fait plus d’une semaine qu’Art est en soins intensifs à Azuria. Les calmants limitent les dégâts, quelques nanomachines ont bricolé ses entrailles, mais hier encore il regardait avec dégoût son bras et sa jambe, bien amochés… Je me suis alors excusé de n’avoir pu ramasser tous les morceaux perdus lors de notre échappée belle…

Enregistrement du 11 décembre 561

On m’a proposé ce matin le commandement d’une escouade devant prendre la suite de celle de Burke. J’ai poliment refusé. Art a rendu les armes, est revenu à la vie civile, et je n’ai pas les épaules pour lui succéder. Avant-hier, je suis tombé sur une de ses réclamations : il pestait contre la hiérarchie qui l’avait fait rempilé peu avant notre destruction, en arguant que l’escouade n’était pas opérationnelle. Ouais, mais c’est la seule dispo, lui avait-on répondu. Cette quête du responsable occupe le caporal depuis quelques semaines déjà, mais je crois qu’elle lui fait plus de mal que de bien…

Enregistrement du 23 février 562

Art a enfin changé d’avis. Il s’est rendu compte que ruminer n’allait rien changer, et s’est mis à son compte comme chauffeur dans Azuria. Il a fait marcher ses relatons et économies pour un véhicule, et m’a proposé une association. Pour l’instant, je suis perplexe, et « Légion » m’apparaît confortable, une routine sécurisante, quoi.

Enregistrement du 19 mars 562

Art m’a travaillé au corps pendant trois semaines, et a fini par gagner, comme d’hab’. Je dois dire, en plus, que ma nouvelle escouade ne me satisfaisait guère, et que le nouveau caporal avait le don de me mettre en rogne… Il comptait exclusivement sur les muscles, et les trois neurones nécessaires à les faire fonctionner ; autant dire que je faisais tâche. Burke m’a mis en relation avec Velazquez, à qui il m’a recommandé comme homme de main. Je me sentais un peu perdu dans l’escouade « Beth », plutôt du genre « vieux con ». Peut-être que le changement d’air me sera salutaire.

Enregistrement du 25 juillet 562

La vie suit son cours. Une nouvelle vie, pas si différente d’ailleurs… Les motivations ne sont plus vraiment les mêmes, certes, mais les règles, elles, n’ont pas changé : rigueur, attention, réactivité. Pour l’instant, je suis le garde du corps de Velazquez, qui commençait à s’inquiéter de représailles, vu que sa bande prend de l’ampleur. Je ferme le plus possible les yeux sur ce qui se passe autour de moi, mais je n’ai pas la conscience tranquille. La preuve : je n’ai même pas pu mettre au courant la fratrie de mon revirement de carrière.
Leur présence, au début du mois, m’a tout de même fait pas mal de bien, malgré ce premier mensonge. La vie suit son cours, à Dem aussi.

Enregistrement du 23 septembre 562

Il m’est arrivé quelque chose d’étrange aujourd’hui. Pour la première fois, Enrique a été visé directement, et j’ai donc dû m’employer à le protéger concrètement. Cela s’est terminé au corps à corps : l’agresseur avait fui, et je le poursuivais, laissant le boss avec un autre de ses gros bras. Et au détour d’une ruelle, je suis tombé nez à nez avec un jeune homme, blond aux yeux bleus, complètement défoncé. Le voulant vivant pour débusquer d’éventuels complices ou commanditaires, je tentais de le maîtriser. Cela se termina aux poings, à ma grande surprise, tellement mon adversaire était hors de lui. Et j’y serais resté, si je n’avais eu un étrange talent : alors que je sentais son couteau sur ma carotide, j’ai vu mon adversaire complètement surpris, ce qui me permit de me libérer un bras, et de retourner son arme contre ses entrailles. Rien ne permettant de l’identifier ensuite, je me rendis chez Arthur, à quelques pas de là, qui aurait pu m’aider… mais qui ne m’a pas reconnu à mon arrivée !!! Et pour cause, j’avais pris le visage de mon agresseur. La tension retombant, j’ai assisté à une transformation étrange, le retour de mon visage « à la normale »…

Enregistrement du 30 septembre 562

Je commence à comprendre les ressorts de ma particularité, et à la maîtriser. Je peux, si je me concentre, changer de couleur d’yeux, de cheveux, pour l’instant. J’ai senti que même la structure de mon visage en entier pouvait changer.

Enregistrement du 30 octobre 562

Il m’a fallu des heures et des heures d’entraînement, mais je maîtrise complètement mon nouveau talent. Art est impressionné, mais je lui ai demandé comme une faveur de garder le secret sur cela, même auprès de ses amis les plus proches. Je risque de faire de même de mon côté…

Enregistrement du 12 avril 563

Je suis de plus en plus pro dans mes métamorphoses. Je peux ainsi modifier en partie ma corpulence, complètement mon visage et sa structure. L’intérêt concret et pratique de tout ceci m’échappe encore, mais je m’éclate.

Enregistrement du 17 juin 563

Je me suis de nouveau ressourcé à Dem quelques jours, mais les mensonges s’accumulent, entre mon changement de camp et mes nouveaux talents, l’addition s’allonge…

Enregistrement du 30 novembre 563

Mon travail chez Velazquez prend une tournure que j’apprécie de moins en moins : il m’a ordonné avant-hier d’aller éliminer un chef de bande rivale. Jusqu’ici, je m’étais imité à la protection rapprochée du boss, mais là, il me demande carrément de tuer un homme que je connais pas, ou si peu.
Malgré tout, l’intérêt concret de mon talent récent m’y est apparu : j’ai pu approcher l’homme en imitant une de ses connaissances. L’affaire fut conclue très facilement…

Enregistrement du 25 février 564

Je n’aurais peut-être pas dû m’acquitter aussi « facilement » de ma première tâche… Velazquez multiplie les demandes d’élimination, le marché étant particulièrement trouble ces temps-ci. Tout ceci s’enchaîne un peu trop vite pour moi… Je me suis confié à Art et il n’a peut-être pas tort : j’ai des facilités pour ce genre de travail, mais une grande liberté de choix dans mes contrats pourrait apaiser ma conscience, qui me perturbe pas mal en ce moment.
D’autant plus que me parviennent de Légion, via Mindred, des nouvelles annonçant du gros temps pour les trafiquants en tout genre, surtout pour les dealers.

Enregistrement du 28 septembre 564

J’ai fichu le camp : je bosse toujours « officiellement » pour Velazquez. Mais cela fait presque un an que j’accomplis quelques contrats en indépendant, par l’intermédiaire de Boris, patron du NES, un café que j’ai pas mal fréquenté avec Burke et Mindred. Je compte travailler encore quelques temps pour Enrique, mais ma réputation acquise, je me mettrai « à mon compte ». Par contre, je me suis bricolé une identité pour tous ces contrats, ainsi que le visage qui correspond, celui de Carlos Jeringa

La suite de cet historique est disponible dans la rubrique Inspiration



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