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Polaris

1 - Silence dans les abîmes

mercredi 29 mai 2013, par Sith

Voici nos héros partis pour une chasse au trésor, mais cela ne va-t-il pas les détourner de leur véritables but ? Dans ce compte rendu de partie, découvrez le début du scénario Silence dans les abîmes.

Et dire que n’importe qui rêve de trouver un dépôt. D’autres en trouvent en se levant. J’aimerai bien trouver un dépôt un jour.

Un pirate sur la trace d’une carte au trésor.

A peine arrivés dans la base secrète des Reapers, qu’une terrible nouvelle parcoure la cité d’Iagna ainsi que le reste des cités de l’Alliance Polaire. Plutôt qu’une nouvelle, c’est une rumeur qui se répand comme une trainée de poudre. Il y aurait eu un nouvel accrochage entre un navire polarien et le Culte. Par contre, il n’est pas dit quel est l’origine de cet incident, ou accident, et s’il y a eu des morts. D’après la rumeur, les relations ont encore empiré. Il faut dire que, déjà, il y a eu un premier incident, puis, l’assassinat du diplomate Reth sur Equinoxe. Ce diplomate qui devait sauver la paix mais qui avait été retrouvé aux abords de l’O.E.S.M avec une balle logée dans la nuque. Il fallait dire que, une fois posée, cette histoire était tirée par les cheveux.

Reth était un agent double. Du moins, c’était un diplomate polarien qui travaillait pour le Prisme, les services secrets de l’Hégémonie. Par contre, différents éléments tendaient à montrer que Reth était allé sur Équinoxe pour une autre raison. Est-ce que cela a un rapport avec cette campagne de désinformation du Prisme ? Etait-il vraiment infiltré ? Serait-ce encore une tentative de désinformation de la part d’un service secret ? Mais voilà, que pouvaient-faire de simples habitants sur cette histoire qui semblait les dépasser ? Javier avait décidé d’en savoir vraiment plus. Il avait dû risquer sa vie, faire un long voyage jusqu’en Alliance Polaire et sauver une jeune fille. Bref, vivre des choses qu’il n’aurait jamais pu faire auparavant. Et, il se l’avoue. Cette nouvelle vie lui convenait.

Il embarque d’emblée David à effectuer des recherches sur tous ces éléments et cette guerre naissante entre le Culte les Polariens. Derval, de son coté, est égal à lui-même. Il regarde de loin, ne dit pas grand-chose. Son attitude n’est pas attentiste pour autant. Il réfléchit aux évènements récents. Il a déjà la certitude qu’un mutant est derrière tout cela. David et Javier effectue énormément de recherches sur les différentes bases de données auxquelles les Reapers ont accès. En recoupant leurs informations, et celles qu’ils ont pu trouver, une seule réponse en ressort. La mutation de type métamorphe pourrait rendre cela possible. En effet, un homme pouvait prendre une apparence physique identique à une autre personne. A moins d’avoir affaire à un virtuose du déguisement. Ceci étant, la personne n’aurait jamais pu avoir le temps nécessaire d’endosser toutes ces identités. Derval est assez fier intérieurement de sa déduction. Un mutant métamorphe ! C’est une mutation extrêmement rare, mais qui peut se révéler précieuse pour une personne qui pratique l’espionnage, voire pire. Il n’avait pas grand-chose devant eux. Mis à part, peut-être un coup de dé et de la chance, faire appel à leur contact. Ceci dit, cela leur demanderait de rentrer sur Equinoxe.

Durant ce temps, la fille d’Anton se remettait bien de sa libération et des sévices qu’elle avait dû recevoir de Mazer Rackam, dit Docteur Macabre. Anton démontre à plusieurs reprises sa gratitude aux trois personnes qui ont sauvé sa fille. David a remarqué que la fille d’Anton lui ressemblait énormément. Cela lui semble bizarre. Dans un monde comme celui-ci, comment cela peut-il arriver ? Il y a une chance sur des millions pour qu’une ressemble physique existe. A moins que !! En effet, à moins qu’Anton soit fécond et que cela soit vraiment sa fille. D’ailleurs, le troisième jour, il choisit de les réunir en privé dans son minuscule quartier d’habitation.

- Je ne saurais trop comment vous remercier. Vous avez réussi à sauver ma seule enfant, et, dit-il dans un semi sanglot, j’ai décidé de vous gratifier d’une chose qui est dans notre famille depuis des générations.

- Votre famille ? s’interroge David.

- Oui, dit Anton avec une voix à peine audible. Mahina est ma fille naturelle. Et, ma famille a une terrible malédiction qui a fait que, nous nous sommes réfugiés dans une cité loin de tout. Nous sommes tous fertiles. Et ma fille ne fait pas exception à cette règle. Et je tiens à vous exprimer ma gratitude.

Il tend un à Javier une vieille carte. Javier reconnait quasiment de suite les contours de cette carte. C’est comme la sienne, sauf que la carte de Javier n’a aucune indication. Sur celle d’Anton, il y a des indications. Elle montre la limite du no man’s land pacifique.

- Qu’est-ce que ceci ? demanda David.

- Enfin, la réponse à ma question depuis toujours, répondit Javier. La carte, ma carte. Est-ce…

- Je pense en effet, lui répondit Anton.

- Un dépôt, dit Javier dans un soupir d’espoir et de totale satisfaction.

Après une longue journée de repos, les personnages font le point sur leur situation. Ils n’ont toujours aucune piste valable sur un éventuel assassin ou commanditaire. Comme le souligne Derval, n’y aurait-il pas quelqu’un derrière le quelque chose ? Tous les indices réunis semblent donner l’Hégémonie comme point d’émergence. Mais ils n’ont aucun point de départ ou d’arrivée sur le sol hégémonien pour continuer leurs investigations. Ont-ils des raisons de rester en Alliance Polaire ? D’après Derval, plus aucune. Il semble que la piste Reapers se soit éteinte au moment où ils ont commencé à la suivre. Mais, ce ne fut pas totalement inutile non plus. Ils ont pu récupérer des informations importantes sur l’ancien diplomate, Reth. Cependant, toutes ces preuves sont indirectes. Le Prisme, Reth, cette guerre naissante qui met en ébullition les polariens et les habitants d’Équinoxe. Et cette carte ? A quoi peut-elle servir ? Une piste au trésor ? Un élément important qui pourrait les conduire sur la vérité ? Il y avait peut-être un peu trop de questions laissées sans réponse. Et cela gênait énormément les esprits cartésiens de Derval et de David. Par contre, Javier avait bizarrement, une attitude neutre. Il ne savait peut-être pas trop quoi en penser. On lui présentait la solution de la carte et il avait du mal à y croire. Pourtant, c’est David qui, le premier, tenta de convaincre les deux autres d’aller à la pêche au trésor. Ceci ne pouvait être qu’une occasion inespérée de récupérer une puissante relique. Cependant, Derval le mit en garde. Si c’est un dépôt, il devait être bien gardé. Comme le rappelle Derval, ce n’est pas pour rien que les Veilleurs ont une unité spéciale, la Division Aube, qui est spécialisée dans les opérations de surface et souterraine. Un doux euphémisme pour dire qu’ils font aussi les dépôts généticiens et azuréens quand le culte en trouve.

Après moultes discussions et réflexions, ils se mettent d’accord sur une ligne directrice. Ils font une copie des données qu’ils ont eues et les donnent aux deux membres du Neptune qui les ont accompagnés sur le Global12. Si Anton a la possibilité de leur prêter un navire, ils pourront rallier le no man’s land du pacifique par la route du sud. Pour le coup, c’est Javier qui se colle à la demande du navire. Il explique que c’est un prêt temporaire et que, à leur retour, ils pourront aider les Reapers d’une manière ou d’une autre. Le besoin d’un autre navire est vital pour enrayer la crise actuelle et cette carte est une piste essentielle pour eux. Anton, déjà touché par le sauvetage de sa fille, comprend bien la situation. Un conflit ouvert pourrait mettre en péril le combat qu’il mène actuellement dans la ville d’Iagna. Il fournit un navire civil de transport, un Vestal, avec un membre d’équipage venu des rangs des Reapers, Svenan. Ce dernier pourra les aider dans leur voyage.

Rapidement, d’un côté, le Global12 repart en direction d’Équinoxe avec à son bord les deux hommes du Neptune et une copie des informations récupérer et de l’autre, le Vestal, en compagnie de Javier, Derval, David et Svenan, prend la direction du sud vers le no man’s land du Pacifique. Derval estime le temps de navigation pour un bon mois. Secrètement, il espère que la situation ne va pas se dégrader et que les deux nations ne vont pas s’embraser entre temps.

Le Vestal a une autonomie de cinq jours, en vitesse de croisière. Il va falloir ravitailler souvent. Derval, qui est le plus qualifié, trace une route qui part d’Iagna, qui rejoindra Tsoï, puis Onaku, passera par Kaï, Dale, en République du Corail, Pitcap et pour finir sur Horn. Ensuite, se remettre à cette fameuse carte au trésor pour la fin du voyage.

Le navire de type Vestal quitte rapidement Iagna. De son côté, le Global12 laisse Iagna derrière lui. Prenant deux routes différentes, le Global12 va tenter de rallier au plus vite Équinoxe par la route du nord. Le Vestal pique au sud et Derval, rapidement, établit son cap et prend une vitesse de croisière pour éviter de trop brûler ses ressources en carburant. Cette partie du voyage se passe bien. D’ailleurs, même très bien. En effet, Derval a eu du flair quand il a tracé sa navigation. Ils ont gagné un jour de voyage. Plutôt que de l’avoir fait en cinq jours, quatre ont suffi pour rallier Iagna et Tsoï. Durant le trajet, Derval avertit tout le monde qu’il faudrait s’arrêter à Tsoï sans doute quelques jours. Il connait une personne qui pourrait les aider, peut-être, dans leur investigation. Une fois le navire arrimé dans un dock et conclut un accord avec un chef de quai pour effectuer le ravitaillement, ils payent la location du dock et le carburant. Puis, ils se baladent dans la cité de Tsoï. Cette cité culmine à -255 mètres, et est constitué seulement de trois complexes reliés entre eux par un tube. La population est d’à peu près mille quatre cents personnes. La cité est relativement riche pour une cité de si petite taille. La société New Dynamic y investit énormément et permet le développement de nombreuses installations dans la plaine abyssale de Béring.

Rapidement, Derval retrouve un de ses vieux compagnons d’armes. Un ancien veilleur qui a fini sa carrière dans cette nouvelle cité florissante.

- C’est pour cela que tu as voulu t’arrêter ici ? demanda Javier.

- Bien sûr  ! dit Derval avec son habituel flegme. J’ai une personne à retrouver. Ha, d’ailleurs, la voici.

Derval, a son habitude, se présente vers son ami en souriant à peine. Javier, d’ailleurs, se demande si cet homme ressent des sentiments.

- Hey, mon cher Derval. Depuis le temps que je ne t’avais pas vu ! Alors, vieille crapule, comment vas-tu ?

- Bien, je te remercie, Gunnarson.

- Mais, que fais-tu dans cette cité, loin de tout ?

- Tu sais, je me ballade un peu partout actuellement. Je visite le monde !

- Tu ne l’as pas assez visité quand on était chez les Veilleurs ? demande dans un grand éclat de rire Gunarsson.

- Tu n’as pas totalement tort ! lui répond Derval dans un quart de sourire.

- Mais, alors, mis à part de te balader, que fais-tu ? Toujours sur Équinoxe ?

- Bien sûr. J’ai réussi à avoir une petite concession en quelque sorte. Un cabinet médical.

- Regardez-moi cet homme. C’est presque un homme d’affaire ! lui dit Gunnarson dans une grande tape sur l’épaule droite. D’ailleurs, le choc soudain a fait sursauter Derval.

- Non, pas encore. Je partage ce cabinet avec d’autres médecins. Cela permet d’économiser les coûts prohibitifs de fonctionnement et…

- Allez, écoute toi parler. Bon, trêve de bavardage. Je t’embarque toi et tes amis pour aller boire un verre. Je connais un bon bar.

Peu de temps plus tard, debout contre le bar en train d’ingurgiter des grands verres de bières, Derval et Gunnarson se racontent leurs souvenirs dr différentes campagnes chez les Veilleurs. David et Javier attendent le moment où Derval parlera à son ami des informations récoltées et de savoir s’il peut faire jouer ses relations pour en savoir davantage sur un possible complot hégémonien. Mais la demande n’arrive pas. Derval est certainement très peu confiant sur les informations qu’il peut donner ou non. Il a aussi peur que les demandes remontent directement vers eux et se retrouvent avec une armée d’assassins au derrière. Au final, Derval, David, Javier et le Reapers, Svenan, repartent le lendemain de Tsoï.

Puis, le Vestal part en direction d’Onaku. Cette cité est juste à la frontière des royaumes pirates. C’est plus une forteresse qu’une cité sous-marine. En l’espace de deux heures, le ravitaillement est effectué et le Vestal reprend sa route pour Kaï. Kaï est une nouvelle ville. Elle est en perpétuelle construction. Dû au fait qu’elle soit à la frontière de la République du Corail et bordant aussi les royaumes des pirates, c’est surtout une base militaire avant d’être une cité civile. Les douanes et les militaires républicains sont plus regardant sur le navire et ses occupants, mais, rapidement, ils prennent à nouveau le large pour continuer leur voyage. Le trajet tracé par Derval leur fait rejoindre Dale par la suite. C’est aussi une ville de la République du Corail. A la différence des deux dernières cités, Dale est une cité touristique. C’est, cette fois-ci, nettement plus tranquille en termes de contrôle et de douane. Mais aussi pour l’approvisionnement. Seule ombre au tableau, les tarifs sont plus chers dans une cité touristique qu’ailleurs. Pour finir le voyage, le Vestal rallie Pitcap en six jours. Un exploit de navigation compte-tenu de la grande distance à parcourir. Capitale de la Fédération du Cap, Pitcap exploite des mines souterraines et des filons situés à la surface. La communauté est assez grande. Elle est composée de six villes parois et de divers complexes sous dômes.

Le trajet a presque durée un mois. Et, durant ce long temps, Javier qui s’occupait des SonsCans a repéré a plusieurs reprises au moins un contact qui pouvait les suivre depuis Iagna. Par contre, il n’a pas pu identifier le navire ni à qui il pourrait appartenir.

Une fois débarqué à Horn, leur dernière destination de voyage, ils décident au moins de passer un jour sur place pour finaliser leurs préparatifs. Horn est une ancienne cité de la Ligue Rouge qui a gagné son indépendance suite à la guerre entre l’Hégémonie et la Ligue Rouge. Depuis, Horn, bien qu’indépendante, a gardé de nombreuses attaches avec son ancienne nation et abrite un contingent de militaires de la Ligue. C’est, pour Derval et le reste de l’équipe, l’étape la plus longue. Les formulaires douaniers sont d’une lenteur interminable, les questions sont posées maintes et maintes fois, sans compter les nombreux militaires qui fouillent les navires à la recherche de contrebande ou d’armes le cas échéant.

Une fois le navire à quai, ils peuvent enfin profiter de la ville. Pendant que Svenan garde le navire, les trois autres trouvent rapidement un bar de marins et pilotes de navire marchand. Il y a aussi quelques militaires de la Ligue. Le bar est plein à craquer. Les trois malheureuses tables du fond sont déjà noires de monde, aussi bien à côté que dessus pour avoir la chance d’être assis en train de boire un verre. Les trois amis se frayent difficilement un passage jusqu’au bar. Ils interpellent le barman :

- Messieurs, vous désirez quoi ?

- Qu’avez-vous à nous servir ? demanda Javier en criant suffisamment fort pour se faire entendre.

- En boissons sans alcool, je peux vous proposer du lait de loutre ou de baleine par exemple. Sinon, je peux vous fournir de l’alcool. Bière synthétique, ravageuse, et liqueur de plancton.

- Nous allons prendre des boissons sans alcool ! dit Derval. Ça sera un lait de loutre pour moi.

- Pour moi aussi ! dit Javier.

- Et un lait de baleine pour ma part ! demande David.

- Des boissons sans alcool pour les fillettes alors ! dit en ricanant le barman.

Tout en buvant leur verre, ils sont en train d’écouter les différentes conversations qui peuvent se faire et se défaire. Ils n’arrivent à avoir aucune information qui pourrait les aider. En même temps, c’est un peu lancer une bouteille à la mer. Avoir une piste ou indice sur leur affaire serait un miracle. Et le miracle n’arrive pas. Cependant, les nouvelles qui circulent sont la dernière guerre contre l’Hégémonie et le fait que les hégémoniens soient des parasites. Discrètement, Derval commande une ravageuse. C’est un des alcools les plus forts qui existent dans les océans. Pour cinq sols qui donnent l’équivalent de cinq centilitres, cet alcool peut assommer n’importe qui s’il n’est pas habitué. Il place le verre de ravageuse en équilibre instable dans le verre de lait de loutre. Puis, il commence à boire, en s’imprégnant de ravageuse sur sa bouche. L’alcool dégouline littéralement de ses lèvres. Javier, d’un coup de tête, remarque le manège bizarre de son compagnon. Mais que fabrique-t-il ? Il n’a pas pris d’alcool pourtant. Et là, il me semble totalement cartonné ! Ce qui suit ne fait que confirmer les doutes de Javier. Derval émet un son guttural en relevant la tête. Il semble avoir l’œil vitreux. Non, pas ça. Tout cela va mal finir. Il faut que je le sorte d’ici. Pourtant Derval est bel est bien sobre. Il a une idée en tête que Javier n’a pas manifestement comprise.

Javier s’approche de Derval et, en faisant cela, il bouscule assez lourdement un habitué du bar. Ce dernier se retourne promptement et, tout en assenant un regard noir à Javier, lui dit :

- Tu te prends pour qui là ? en poussant Javier.

- Mais heuuuu...

- Ha c’est comme cela que tu le prends !

Et sans crier gare, un formidable coup de poing vient percuter la figure de Javier. Celui-ci tombe à terre, quasi KO et totalement surpris par l’action qui vient de se passer. Puis, la bagarre se répand comme un feu sur un fétu de paille. L’embrasement est quasi instantané. La totalité de la salle se lance dans une bagarre impressionnante. Javier tente de trouver une sortie honorable à sa condition. Il est à quatre pattes et rallie la sortie. Il est aidé rapidement par David qui fait la même chose que lui. Mais, à la différence, il est pris a parti par un client du bar. Les poings fusent entre les deux personnes. Javier arrive tant bien que mal à rallier la sortie. Il a la surprise de voir Derval aussi sur le devant de la porte. Les deux compagnons remarquent que David ne s’en sort pas si bien que cela. Il se fait malmené et se prend des coups sans trop pouvoir se défendre. Derval regarde rapidement dans la salle et repère un groupe d’hommes un peu plus tranquille au fond du bar. Il les désigne du doigt et crie à plein poumons :

- Des agents du Prismes. Ils sont sur nous depuis un moment !

A ces mots, une tonne de personnes se jette sur le malheureux groupe. David en profite pour se dégager et rejoint ses deux amis. Puis, ils prennent rapidement la poudre d’escampette.

- Pauvres d’eux ! dit Javier avec une voix compatissante

- Crétin ! lui dit Derval. T’as rien compris a ce que je voulais faire. Fallait bien improviser et se sortir de ce guêpier. David, je regarderais tes blessures dans le navire.

- Je te rassure, je n’ai que quelques contusions. Rien de méchant.

- Laisse-moi seul être juge là-dessus. Et, Javier, la prochaine fois, sois plus réactif. Allez, on se barre d’ici de suite.

Moins d’une heure plus tard, le navire quitte Horn et prend le large vers les hauts fonds du Pacifique. Derval décide de faire une boucle qui repasse par Horn pour repiquer vers la destination finale. Cela leur permettra de vérifier si des poursuivants sont toujours à leurs trousses. Six jours plus tard, ils arrivent aux coordonnées indiquées par la carte.

Arrivé à -5000 mètres, l’ordinateur de navigation projette une carte deux dimensions de la zone. La zone est éparpillée de failles et fractures sous-marines. Une des fosses possède une caractéristique bizarre. Une stalagmite de sédiment se trouve en son centre. Le SonsCan détecte une forme métallique au-dessus de la structure sédimentaire. Derval manœuvre le sous-marin pour arriver à moins de trois mètres de l’assemblage métallique. Le visuel confirme que c’est un sous-marin, de la taille d’une frégate, qui repose sur la colonne de sédiment. L’épave est en équilibre instable dessus. Les premières constatations font que la coque a été transpercée de part en part par une arme énergétique au moins. L’aspect extérieur de la coque semble en bon état. Javier écarquille grand les yeux

- Qu’est-ce qu’il se passe ? demande David.

- Ce navire, il est militaire ?

- Affirmativement ! répondent de concert David et Derval. Pourquoi cette question ?

- Ce navire, d’après sa structure et les informations que je peux connaitre, est un sous-marin datant de l’Alliance Azure.

Un silence règne dans le cockpit du navire. Puis un autre silence règne. Comment faire pour rentrer à l’intérieur ? se demande David

- Vous savez, il va falloir aller à l’intérieur de l’épave ! râle David. Vous savez comment nous allons faire ?

- Je ne vois qu’une solution ! le coupe presque Derval. Prendre l’armure sous-marine et y aller.

- C’est bien beau, mais qui sait piloter une armure ?

A ce moment-là, Javier et Derval regarde David droit dans les yeux avec un sourire carnassier montrant toute leur dent et répondent en même temps :

- Toi !

David se sent à l’étroit dans l’armure hybride de type Vanguard. Il enclenche sa radio et entend le moindre bruit, parole ou conversation provenant du navire Vestal. Cela le rassure un peu, et encore...

- David, essaye de passer par l’écoutille, si tu peux ! demande Derval avec une voix à peine déformée par la communication radio.

- Je vais voir ce que je peux faire, attend, hmm, celle-ci est bloqué. Je pense que la corrosion a du foirer le système d’ouverture.

- David, dit Javier, je ne vois qu’une solution. Passe par le trou situé devant la coque.

A vrai dire, passer par cet orifice, cela n’enchante guère David. Mais là, il n’avait plus le choix. Il place le SonsCans en mode passif. Puis, il dirige les exo-palmes pour se placer devant le trou. L’orifice d’entrée est impressionnant. L’arme qui avait fait cela devait être d’une puissance phénoménale. Il y avait probablement d’autres épaves suite à une bataille. Il se peut aussi que cela n’était qu’une bataille isolé. Seulement deux navires qui ont dû se battre. Toutes ces questions fusent dans le cerveau de David. Cela l’aide à rester concentré. C’est déjà cela de gagné.

Relecture : Merci à Jp.



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