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Polaris

Assassinat programmé - 5

vendredi 30 mars 2012, par Sith

Certains protagonistes s’éloignent de leur mission d’origine. Déjà, Alan se fait une réputation. Et une cible va en faire les frais. Voici le cinquième chapitre sur les origines du grand Alan Pencock.

Chapitre 5

Comme vous avez pu le voir dans mon rapport précédant, la recrue Pencock que j’avais recommandé, a passé tous les tests et bien au delà de toute espérance. J’espère seulement que vous porterez à mon crédit ses succès et d’ailleurs, je vous annonce que je demande le poste de chef régional du Prisme.

Walt Tentris : Chef d’opération de la cellule HERMES du Prisme.

QG du Caméléon, quelque part en Ligue Rouge.

Un homme d’une quarantaine d’années était penché sur son ordinateur portable. Ses yeux allaient de gauche à droite sur l’écran. Il était plutôt bel homme, selon les critères féminins qu’il pouvait recueillir. Il releva la tête et regarda droit dans les yeux son subordonné.

- Vous vous rendez compte, qu’avec le rapport que j’ai sous les yeux, notre équipe à Warton a échoué et que Sébastian est incontrôlable.
- Si je peux me permettre, les informations recueillies démontrent bien que les dépouilles qui ont été récupérées sont bien celles de Sébastian et de ses lieutenants. Les autopsies ont clairement démontré que c’était son corps.
-  Et notre équipe sur place ? Nous n’avons aucune nouvelle d’eux. Et, je trouve que l’équipe de récupérateurs a trouvé les corps bien trop facilement.
-  Que suggérez-vous ?
-  De la surveillance. Je fais confiance au Prisme pour s’en occuper. Le cas échéant, nous interviendrons.

L’homme se détendit dans son fauteuil en s’y affalant. Et voila comment une opération planifiée depuis deux ans a été réduite à néant à cause d’un facteur humain. Tout cela parce qu’un agent n’a pas fait correctement son travail. Puis, il se remit en position de travail. Il reprit un autre dossier. Celui-ci était noté Minos. Sur cette opération, il fallait les meilleurs et les plus fiables. Une lourde tache l’attendait...

Dans un endroit perdu en Ligue Rouge.

Alan était rentré dans un bâtiment extrêmement luxueux d’une station de la Ligue Rouge. Il avait volé la veille une carte ID d’accès et se présenta à l’accueil en tant que représentant de la firme Gladius. Il donna son plus beau sourire à la jeune femme de l’accueil. Celle-ci le lui rendit poliment et regarda son ID. Tout était valide pour elle. Elle lui rendit et lui présenta les accès pour aller aux étages où il avait rendez-vous. Il prit l’ascenseur prévu à cet effet. Il appuya sur le bouton de l’ascenseur puis se débarrassa de ses vêtements fastueux pour se retrouver dans une espèce de combinaison noire qui épousait ses formes. Il se sentait mieux et libre de ses mouvements. Il ouvrit le panneau haut de l’ascenseur et y monta. L’ascenseur s’arrêta à l’étage qu’il avait demandé. Mais pour Alan, l’arrêt était l’étage juste au dessus. Une fois arrivé dans le couloir, il prit son arme de poing et la pointa devant lui. Il scruta les environs, mais ne vit personne. Aucun garde, ni aucun employé. Il se dirigea vers son objectif. Un bureau de l’étage. Il se déplaça tel un félin, sans bruit, et toujours son arme pointée devant lui. Il vit le bureau et força la serrure électronique avec son brise-code. Puis, il rentra et réactiva la serrure. Jusqu’à maintenant, tout se passait bien.

Alan se plaça dans le coin le plus sombre du bureau. Il mit un gant cranté. C’était un espèce de gros gant en caoutchouc hyper résistant et hérissé de petite pointe. Il sortit un petit tube translucide constitué de verre moléculaire. A l’intérieur, une larve blanche se tortillait dans tous les sens. Alan plongea le gant dans le tube, doucement, et prit la larve avec le gant. Il serra le ver délicatement. Il ne devait pas l’écraser non plus. Cette partie était la plus délicate. De la sueur perla sur son front. Il allait devoir garder la larve-assassin durant sans doute un long moment.

Deux heures plus tard, une personne entra dans le bureau. Il alla se placer à son bureau et il ne vit pas la larve-assassin lui agripper le cou. Sa dernière vision fut une silhouette qui passa a coté de lui en lui disant : avec les compliments de Tentris. La personne mourut sans un bruit, une peur panique dans les yeux. Alan reparti comme il était venu, tel un fantôme.

Warton, Cité industrielle hégémonienne, -124 mètres.

Kyle avait une mauvaise tête. D’ailleurs, cela faisait une semaine qu’il avait une mauvaise tête. Il avait intégré une organisation criminelle qui revendait la drogue dans Warton. Il avait du se plonger dans le cloaque le plus immonde que Warton avait pu donner et consommer de la drogue pour rejoindre ce groupe de criminel. Mais il espérait avoir touché juste. Un certain Sébastian était le chef. Jusqu’à maintenant, il n’avait pas réussi a l’approcher. A cet instant, la seule chose qui l’obsédait, c’était de prendre son fix. Il en avait besoin pour avoir les idées claires. Il en avait mal à son estomac qui se tordait dans tout les sens. Sa tête allait éclater. Sa main, tremblante, toucha la dose et il la prit d’un coup. Ses muscles se détendirent. Son cerveau s’apaisa ainsi que la douleur qui s’atténuait petit à petit. La soirée allait être courte. Trop courte. Il s’endormit comme une pierre pour ne se réveiller que le lendemain. Toujours avec cette mauvaise tête...

Durant la nuit, il se réveilla. Toujours et encore ce mal être, ce mal de tête qui ne partait pas. Juste avant de s’endormir, le fait de prendre sa dose l’avait calmé. Mais la, la douleur était insoutenable. Il fallait qu’il ait les idées claires. Dans moins de trois heures, il devait se lever et donner le change. Selon ses plans, demain allait être une bonne journée pour son enquête. Il devait approcher ce Sébastian.

***

Sébastian goutait à sa nouvelle vie. Le Caméléon n’avait pas répété d’actions de nettoyage. Son plan avait fonctionné. Les services secrets de la Ligue Rouge avaient du tomber dans son piègz. Le maquillage des corps avaient amplement suffi pour lui assurer une nouvelle vie. Il riait de bon cœur. Sébastian était devenu instantanément un citoyen hégémonien et ce nouveau territoire lui ouvrait les bras. Il lui donnait les clés du succès et de l’argent pour son avenir.

-  Sébastian, j’ai de bonne nouvelles pour nous.
-  Dis-moi, demanda Sébastian d’un air enjoué.
-  La prochaine livraison aura lieu demain. Puis, nous ferons transiter la marchandise jusqu’à la station de Bermude.
-  Hum... Bermude. Très bonne nouvelle. Cette station nous offrira Keryss. Une fois cette dernière inondée de notre drogue synthétique, nous n’aurons plus de soucis à nous faire pour l’avenir.

Sébastian ria encore une fois de bon cœur. Le temps où il devait risquer sa vie pour un soi-disant idéal était largement révolu. Il n’y avait pas d’idéal dans ce bas monde, pas dans la profondeur des océans... Il n’y avait que des opportunités et des perspectives pour un homme qui désire vivre sa vie comme il entend. Sans pouvoir au dessus de lui pour lui dire de faire telle chose, de remplir telle mission, de tuer telle personne parce qu’elle est soit disant gênante. Il n’avait plus de maître. Il était le seul maitre à bord. Il était enfin libre de faire ce qu’il voulait.

Dans une station hégémonienne.

Walmis avait peur. Il avait vraiment peur depuis deux semaines. Il avait engagé des mercenaires. L’argent, ce n’était pas un souci. Il avait pu en engagé six. Normalement, il y en avait toujours quatre qui le suivait. Ils étaient sur le qui-vive en permanence. Mais pourquoi s’était-il fourré dans ce guêpier. Pourquoi avait-il fallu qu’il envoie cette liste d’agents contre de l’argent.

Walmis était un homme d’une cinquantaine d’années. Il avait les cheveux grisonnants, le visage rondouillard et le ventre qui allait avec. Walmis ne se privait pas de faire de bons repas. D’ailleurs, il avait l’habitude de s’en faire quatre par jour. Mais plus depuis deux semaines. On aurait pu croire qu’il avait perdu la moitié de son poids en eau tellement il pouvait transpirer à longueur de temps. Cela lui manquait intérieurement de ne plus aller dans son restaurant préféré, de ne plus avoir affaire a cette charmante jeune serveuse qu’il regardait avec avidité... Amoureusement selon son expression... Mais c’était en réalité un regard animal qu’il avait quand il croisait son regard, ses courbes. Vivre avec la peur, c’était insoutenable, pire que tout comme vie. La peur était telle un poison qui s’insinuait dans son être. Ce n’était pas une vie. Walmis ne savait pas où cela allait se terminer. Le Prisme allait surement lui tomber dessus.

***

Alan avait repéré les six gardes du corps et leur rotation. Puis Walmis ne semblait pas bien malin. Il avait changé ses habitudes pour en avoir d’autres. Il était tellement prévisible. Walmis avait peur. Vraiment peur. Il restait terré dans son petit appartement. Quand il sortait, il était entouré en permanence de quatre gardes du corps. Les deux autres étaient continuellement proches de l’appartement. Il commençait a avoir une vague idée de la façon dont il allait faire. Son métier lui plaisait de plus en plus. C’était de l’art.

Walmis était vraiment terrorisé. La vie lui semblait de plus en plus impossible. Il fallait qu’il fasse quelque chose. Il avait une idée. Il fallait voir le Prisme et arranger la situation. Lui et ses gardes du corps remontaient la petite allée pour retourner chez lui. A peine arrivé devant sa porte, il se demanda où se trouvait les deux gardes du corps qui devait rester en permanence devant son entrée.

-  Vous savez si vos collègues devaient être remplacés, demanda en tremblant Walmis
-  Nous ne sommes pas au courant. Je viens de tenter de les contacter par communicateur et je n’ai aucune réponse.
-  Mon dieu, ils sont venus pour moi. Ils veulent ma peau. Protégez moi, demandez des renforts, je vous paierais le triple, implora Walmis.
-  Ne vous inquiétez pas, nous som…

Le garde du corps n’eut pas le temps de finir sa phrase. Il tomba à terre et moins d’une seconde plus tard, un autre passa de vie à trépas. Les deux autres se mirent en position de défense et protégèrent leur cible. Mais Walmis fut le troisième à tomber. Une balle lui traversa l’œil gauche et son cerveau implosa sous l’impact de l’effet de vélocité du projectile.

Quand les forces de sécurité fouillèrent l’appartement ils trouvèrent seulement ce mot : Avec les compliments de WT !



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