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Polaris

"Le Grand Bob"

samedi 15 janvier 2005, par Nicolas Lejeune

Bob, dit le Grand Bob, est ce que l’on fait de mieux dans la contrebande. Voici, une petite nouvelle dans laquelle on en apprend plus sur sa vie et sur son navire, la Loutre. Ce texte est également intéressant car il recèle de détail sur la navigations sous-marine. Peut-être y aura-t-il une suite un jour ?

Chapitre 1 : Deal avec le fournisseur

18h, mi-novembre, un bar à mineur sur Fuego Liberdad, bondé comme d’habitude.

"Salut Le Grand" dit l’homme. Il était habillé avec une salopette grise tachée d’une multitude de traces d’huile. Le dit "Grand" se retourna fixant de son mètre soixante l’armoire à glace qui lui adressait la parole. Il baissa ses lunettes noires. Il les avait achetées à un marchant de Sao, il y avait quelques années. Un coin de fou, Sao ; il avait du partir en urgence, plusieurs chasseurs l’avait coursé et il avait du en couler un. Faut dire qu’ils n’avaient pas apprécié ses pièces détachées de contrebande qui ne fonctionnaient pas correctement. Encore une station où il lui faudrait une fausse identité. Enfin, c’est ce qu’il arrive quand on foire ses achats de matériel... Il était surpris. "On se connaît ?".
"Non, pas directement, mais j’ai entendu parlé de toi par Big Joe. Il m’a dit qu’il enverrait un bon."
Ce salaud de Big Joe était un vrai enfoiré. Il avait fait exprès d’avertir cette banane que Bob Ragnar dit "Le Grand" viendrait lui-même chercher la cargaison. Tout ça pour vérifier si Bob était aussi efficace et professionnel qu’avant. C’est vrai qu’à 34 ans, ce n’était plus un débutant. Il avait tellement bourlingué qu’il était interdit de séjour dans un bon tiers des stations du monde. Ses fausses identités lui coûtaient une fortune. En plus, il était connu, trop connu. C’était un avantage pour obtenir du bon matos et des contacts hauts placés. Sa célébrité lui avait même sauvé la vie lorsqu’il s’était fait attaquer par des loubards dans les docks du niveau -4 d’Equinoxe. Ils étaient près à lui agrandir le sourire, quand ils virent son ID. Pour une fois qu’il avait son vrai ID sur lui...
Bob quitta ses pensées. "Professionnel" se dit-il intérieurement. "Tu as les caisses ? Et, au fait, c’est quoi ton nom ?"
L’armoire à glace réfléchit pour se décider à quelle question il allait répondre d’abord. "Ouais, Bralow !"
Bob changea son opinion sur son interlocuteur. Il aimait les gens directs qui ne font pas de fioritures. "Et biens, allons-y !". Il jeta un Sol pour la bière au goût d’urine, quelle arnaque, et sortit du bar dont il nota le nom sur sa liste noire des bars à éviter absolument même avec un pistolet sur la tempe.
Ils se dirigèrent à travers les coursives de la station qui était finalement assez spacieuse pour ce genre de communauté. Le hangar 18 était près du dock 4 Est. Deux policiers, en gardait l’entrée. Bob donna son faux ID et ils rentrèrent dans le hangar. De nombreuses caisses y étaient entreposées, des couloirs connectaient directement le hangar aux docks 4 et 5. Le hangar était étonnamment vide. Bralow se dirigea vers un groupe de huit caisses. Il sortit des papiers de sa poche ainsi que des plaques de sols.
"Je croyais qu’on avait dit 10 000", lança Bob en examinant, sceptique, la main de Bralow. "Le reste est en torpilles dans cette caisse". C’est du bon matos Hégémonien. C’est des Sabres, filo-guidées...

Bob acquiesça. "Et, il y a quoi dans les autres caisses ?".
"Ben, le client veux garder ça secret !"
"J’en ai rien à foutre, je connais ce que je transporte, ou je ne transporte pas !" s’énerva Bob. Facile, de toute façon, l’autre ne pouvait pas lui refuser ça.
"Ok, ouvres !".
Bob pris un pied de biche et ouvrit le coffrage en plastique des caisses. Il y avait un ensemble d’appareils électroniques qui paraissaient entiers. Il avait déjà vu ça quelque part... Les informations avaient du mal à se regrouper dans sa tête... Oui... Hmmm... C’était des brouilleurs militaires longue portée. Cet enfoiré de Big Joe lui avait refilé une cargaison à haut risque pour un salaire à chier. Tout se règle en temps et en heure pensa Bob. Il referma.

Chapitre 2 : Chargement aux docks, leste

"Ok, on monte tout ça dans mon bateau". Bob se dirigea lentement à pieds vers le dock 4, laissant Bralow chercher le transpalette et porter les caisses. Le petit tunnel émergea dans une grande salle où plusieurs transports étaient en cours de chargement. La Loutre, son petit sous-marin qui ne l’avait jamais lâché, était suspendue à une grosse chaîne à quelques mètre de hauteur, c’était une technique de rangement des sous-marins, unique, qu’on ne trouvait qu’à Fuego Liberdad. Il fit signe au responsable du dock pour qu’il abaisse son bateau. Il le connaissait, c’était Jeff, un nerveux qui finirait par mourir d’une crise cardiaque à force de prendre son boulot trop à coeur.

La Loutre descendait lentement vers le ponton 9 et y toucha l’eau. Bralow suivait avec son transpalette les mouvements lents du submersible. Bob ouvrit le sas latéral, entra et déverrouilla la porte arrière. Bralow tira la lourde porte et chargea difficilement les caisses sous le regard de Bob.
Une fois l’opération réalisée, il chargea lui-même les torpilles Sabre dans les logements ventraux de réserve. Il espère qu’il n’aura pas à utiliser ces bijoux sur la route. Bien qu’il soit efficace, Bob détestait les combats sous-marins. Il faut dire que sous sous-marin n’est pas particulièrement une bête de combat. En effet, moyennement armé, et blindé, ce n’est toujours qu’un transport civil rapide.

"Voici l’adresse de livraison et ton contact à Ferlo."
"Salut Bralow, dit Bob, à la prochaine."
"Salut Le Grand, heureux de t’avoir rencontré" et il partit par l’entrée principale.

Bob, ferma la porte arrière, et monta dans le sous-marin pour verrouiller la porte de la soute cargo. Il contacta Jeff par radio.
"Salut Jeff, tu me fais un contrôle de poids ?"
"Ok Bob, je m’en occupe de suite !".

Et la grosse chaîne se tendit de nouveau et souleva le sous-marin hors de l’eau. "119 500Kg, c’est vrai que je n’ai pas le volume de ton véhicule, c’est toujours la première fois que tu viens", dit Jeff d’un ton vexé.
"Te braques pas Jeff, tu sais bien que dans mon métier, mieux vaut ne pas laisser trop de traces. Mon volume est de 120,200m3, il me faut 700Kg de leste."
"Je m’en charge. Au fait, tu m’as laissé ton plan de route bidon ?"
"Ouais, sur ton bureau, quand t’étais sortit bouffer ! Allez, je te laisse, il faut que je prépare le départ."
"A bientôt, le Petit ! »

Bob souriait. Jeff était bien le seul à l’appeler comme ça. C’était vraiment une grande gueule, direct, comme Bob les aimait.
Déjà un docker arrivait avec les barres de lestes. Il n’y en avait que deux. Bob était passé expert dans l’optimisation de la masse de la cargaison. En effet, il vaut mieux transporter du matériel qu’on peut vendre que du leste. "Chargement terminé" annonça le docker.
Bob prépara la check liste.
Ordinateur ... initialisation ... en ligne
Batteries ... OK.
Turbines ... en charge.
Stabilisateurs ... calibrés
Console de contrôle manuel ... cabossée mais en état.
Survie ... en état, pour une fois
Gaz ... normal
Pressurisateur ... OK Chauffage ... OK
Sonar ... mode passif
Analyseur ... banques de profils sonar accessible
Calculateur ... opérationnel
Lumière extérieures ... une lampe claquée, on la changera plus tard
Epron rétractable ... on verra ça plus tard
Volet de sécurité ... il bouge, c’est déjà ça
Tourelles ... mobiles, pas trop rouillées
Faisceau anti-moléculaire ... sous tension
Nacelle lance torpille ... active
Bras mécanique ... flingué, on s’en fout
Drone de réparation ... en grève.

"Bon, ça me parait pas mal, IMMERSION !", annonça-t-il à la radio.
"Porte C" lui répondit le haut-parleur.

Chapitre 3 : Départ par le sas

La Loutre descendit doucement, simplement entraînée par la faible poussée verticale des stabilisateurs. Au fond de la piscine un couloir se divisait en trois. Une lettre était inscrite sur chaque couloir. Il poussait ses moteurs au minimum et s’engagea sur le chemin C vers la grosse porte métallique qui s’ouvrait déjà lentement. Le sas était prévu pour un transport plus gros que le sien. Il était à l’aise, la manoeuvre était facile, il l’avait faite des milliers de fois. C’était vraiment la base. La seule contrainte, c’est qu’il ne faut pas être pressé.
Dans le sas, des lumière rouges s’allumèrent alors que la porte arrière se referma l’isolant de l’intérieur de la station. Bob attendait que la porte extérieure s’ouvre. Il vérifia encore son pressurisateur.
La porte s’ouvrait lentement. La pression sur la coque avait brutalement augmenté. Simplement multipliée par 10. En effet, Fuego Liberdad, 4800m de profondeur, utilisait une pression de référence de 500m, ce qui correspond à une pression de 50T au m2. La pression dans l’océan était, elle, de 480T au m2.

Chapitre 4 : Manoeuvre de départ, communications, frontière

Bob apercevait une ligne de lumières qui permettait de s’éloigner du dock 4 en toute sécurité. Il poussa alors ses moteurs au quart et la poussée se fit sentir de suite. Il attendit d’être éloigné du dock de 100m puis passa en sonar actif et s’engagea à pleine vitesse.
La Loutre se mit à vibrer entre 30 et 38 noeuds. Bob était vraiment énervé de cette vibration. Il lui fallait toujours naviguer soit en dessous de 30 noeuds soit au-dessus de 38. Car ces vibrations, outre le fait de desserrer les boulons et abîmer les ordinateurs, rendaient la Loutre extrêmement visible au sonar.
Sa vitesse était alors de 48 noeuds. Bob regarda alors toutes les consignes pour comprendre pourquoi il n’arrivait pas au 50 noeuds habituels. Encore un problème qu’il faudrait résoudre bientôt.
Les courants sur Fuego Liberdad étaient très calmes en cette période de l’année. Bob fonça à pleine vitesse. Il n’engageait pas le pilote automatique car près des stations, il était toujours possible de passer très près d’un autre navire ou d’un patrouilleur. Les accidents ne pardonnaient pas dans ce monde.
Il allait vers le Nord Est, il passa près des mines qui donnaient sur le dépôt généticien que l’Hégémonie avait vidé, il y a quelques mois. Gonflés ces hégémoniens ! Heureusement qu’il n’avait pas été là à cette époque, car sinon, il se serait certainement fait arrêter et qui sait dans quelle mine prison il serait maintenant.
Il naviguait à moins de 200m du sol, comme le recommandait les autorités de Fuego Liberdad. En effet, le territoire était recouvert de balises radio à courte portée montées sur des pilonnes. Il y en avait tellement, que n’importe quel sous-marin sur Fuego Liberdad pouvait communiquer avec un autre à condition qu’ils soient à moins de 200m du fond.
Bob aimait bien naviguer à pleine vitesse au raz du fond, c’est pourquoi il descendit pour se faire un petit plaisir. 10m, voilà qui était bien. Le sonar actif à fond lui donnait toutes les informations sur le terrain, alors qu’il pouvait voir défiler les plantes marines à grande vitesse. Les pilonnes de communications se manifestait par un petit émetteur sonique qui les faisait apparaître sur les plus mauvais sonars passifs.
Une rangée de sonars actifs et passifs apparaissait devant lui. C’était la frontière officielle de Fuego Liberdad. Au-delà, rien ne le protégera plus. Il serait seul pour 100h au minimum à mi vitesse.

Chapitre 5 : Seul dans l’océan pour 100 heures

La frontière est passée, Bob réduisit la vitesse à 20 Noeuds, coupa le sonar actif, enclencha le sonar passif en mode longue portée. Il monta à une profondeur de 1000m à laquelle il ne rencontrerait aucun relief sous-marin. Il coupa les projecteurs lumineux, activa le générateur électrique défensif pour repousser les attaques de biologiques. Il entra les coordonnées de la station Ferlo et activa le pilote automatique.
Ensuite il programma le préssurisateur pour qu’il fasse monter la pression lentement de -500m à -200m. En effet, alors que Fuego Liberdad utilise une pression de référence de -500m, Ferlo a la chance d’être à moins de 500m de profondeur. De ce fait elle peut utiliser la pression de l’eau environnante comme pression à l’intérieur de la station. Les avantages sont multiples. Les structures sont moins lourdes et surtout il n’y a pas de sas pour accéder aux piscines. Les docks sont souvent énormes dans ces stations. Car ils sont en contact direct avec la mer. Tout ce qu’il avait à faire était de changer lentement la pression de la cabine pour ne pas souffrir de graves hémorragies. 100h pour 300m de pression, c’était pas trop désagréable.
Ouf, le travail était terminé. Il n’avait plus qu’à attendre pendant plusieurs jours. L’alarme du sonar était suffisamment forte pour le sortir de l’état de léthargie provoqué par une bonne cuite à la Ravageuse.
Bob passa par la porte de la cabine de pilotage, se glissa dans le second, puis le troisième compartiment. Celui-ci n’avait pas de banquettes et permettait d’entreposer du matériel de secours. Il y avait là une armure de plongée moyennement blindée permettant une fuite rapide et relativement sûr dans le cas d’une avarie grave. Les combinaisons étaient beaucoup moins chères mais ne permettaient pas de se sortir à des profondeurs importantes ni de parcourir de grandes distances. Les armures, en particulier celle qu’il possédait, bien qu’inconfortables, permettent de couvrir une grande distance sans trop de danger. De plus, il avait attaché à la coque de son véhicule un petit scooter d’appoint en cas de coup dur. Cette double sécurité lui avait sauvé la vie, lorsque son ancienne coque de noix avait eu une avarie moteur et s’était mise à plonger trop profond. Bob avait revêtu son armure et avait détaché le scooter de la coque. Bonne idée, car peu après l’implosion du sous-marin, le moteur de l’armure tomba aussi en panne alors qu’il était au milieu de nulle part.
La porte intérieure du sas du compartiment était bloquée. Bob sorti une torche à plasma qui fonctionne même sous l’eau et entreprit de dessouder la porte de la retravailler dans l’étroit compartiment. De toute façon, la porte était foutue. C’était donc sa seule chance de ne pas devoir se repayer un sas tout neuf. Centimètre après centimètre, l’acier moléculaire cédait sous la chaleur. Bob aussi d’ailleurs. Ces torches sont efficaces pour découper de l’acier moléculaire mais ne sont pas prévues pour être utilisée dans un milieu confiné sans renouvellement d’air efficace. Il ne manquait plus que la ventilation tombe en panne. C’est vrai que son sous-marin, la Loutre, était de la classe Avalanche : de vrais cercueils ambulants.

Chapitre 6 : La Loutre, classe "Avalanche"

Bob souffla un instant et se remémora l’histoire de son sous-marin.
Les sous-marins de la classe Avalanche sont des transports de fret et de passagers. Ils étaient vendus en de nombreuses versions faisant varier le ratio cargo / nombre de passagers ainsi que l’équipement. Ils étaient fabriqués par la société Méditerranéenne Beovulf. Cette société a fait faillite, il y a quelques années.
Les Avalanches ont différentes motorisations, mais la plupart ont été équipés de moteurs rapides. Dans le transport civil, les Avalanches sont parmi les plus rapides.
Le défaut principal de ces sous-marins est la faiblesse des équipements de survie. Plusieurs Avalanches ont été perdus suite à la panne des système de survie. Ces défauts ont été corrigés, mais le tort fait à la marque a eu raison des ventes de cet appareil. Beovulf a décidé d’arrêter la production, et les ventes des autres modèles n’ont pas suffit à éponger ses dettes.
Pour des groupes de bricoleurs, qui n’hésiteront pas à démonter totalement l’intérieur d’un Avalanche, ce type de sous-marin est d’une qualité supérieure. En fait, tout le système de survie (survie, filtre à carbone...) souffre d’un vice de forme qui le rend très sensible à la panne majeure à partir d’un certain temps. Sa vitesse et sa maniabilité en font toujours un des appareils les plus appréciés des amateurs de pilotage. Son aménagement intérieur lui permet d’être relativement facilement modifié d’un transport de fret, à un navibus en passant par un yacht de luxe.
La Loutre est achetée par un marchant de Union Méditerranéenne en 551. Robert de Tir est un commerçant qui vend des tissus naturels. Il parcourt les différentes stations et achète les algues fibreuses d’où il tirera les fils. Il retourne ensuite à ses ateliers où ses employés se chargent du tissage. Il repart finalement vendre sa production dans les stations. Robert se charge lui-même du convoyage, car c’est ce qu’il aime. Il a acheté la Loutre pour deux raisons : c’est un navire pratique, et il est rapide et agréable à piloter. Sa vitesse de pointe lui permet même d’échapper à certains chasseurs.
En 554, le système de survie de la Loutre tombe en panne. Robert n’est alors pas loin d’une station qu’il arrive à rallier grâce à ses talents de pilote et à son ordinateur de bord. Robert est dans un sal état. Il ne récupérera pas toutes ses fonctions motrices et ne pourra plus voyager pour vendre ses tissus. Ses employés ne veulent pas utiliser l’Avalanche qui est à cette époque beaucoup critiqué pour la fragilité de ses systèmes de survie.
L’appareil reste dans son dock pendant 2 ans. Il est à cette époque difficile de vendre un Avalanche d’autant plus que Robert aime toujours son sous-marin. Il ne veut pas le vendre à une casse ou pour un prix ridicule.
En 556, Eyata Mopri, un riche homme d’affaire rachète ce transporteur et fait refaire tout l’intérieur (dont le système de survie) par une société de mécanique locale. Son objectif est de le transformer en yacht personnel. Le sous-marin est habillé de sièges en cuir marin. L’aménagement est d’un très grand goût.
Malheureusement, Eyata Mopri est attaqué dans le sud atlantique, en 558. Son magnifique sous-marin est très endommagé. Il coule et reste pendant six mois baigné dans l’eau de mer. Des charognards retrouvent l’épave et la revendent à Malgo Huit-Pattes à Equinoxe.
La Loutre est dans un état lamentable. Tout son magnifique intérieur est complètement foutu. La plupart des circuits sont abîmés. Malgo veut lui redonner de la gueule et le vendre à un marchand ou un contrebandier quelconque. Sa réhabilitation le transforme en un vaisseau armé et toujours aussi rapide. Des tourelles rétractables sont installées pour la défense rapprochée. Des tubes lance torpilles sont installés dans différentes localisations. Des nouveaux sas et des équipements supplémentaires sont disposés un peu partout. La structure et le blindage sont renforcés.
La Loutre devient un appareil redoutable au vu de sa taille. Sa capacité à mettre en déroute de petits chasseurs intéresse un contrebandier nommé Yar Ctar. Il recherche un navire rapide capable de percer une défense ennemie pas trop importante. La Loutre répond parfaitement à ces spécifications. Yar achète le navire en 559 à Equinoxe. La transaction se fait en toute discrétion, ce type d’appareil est à la limite du militaire, tous comme les quelques équipements trouvés par Malgo au marché noir.
Yar Ctar rentabilise bien son nouvel équipement. Il parcourt l’Atlantique dans tous les sens en vendant sa marchandise de contrebande. Ses nombreux contacts chez les pirates lui permettent de maintenir à niveau et même d’améliorer son véhicule.
En 564, La Société Autonome de Mercenaires (SAM) obtient un contrat de plusieurs petites communautés de l’Atlantique pour stopper les agissements de Yar Ctar. Les drogues qu’il importe ne sont pas toujours les mieux acceptés par les services de sécurité des stations. L’équipe de la SAM tend une embuscade à Yar. Ce dernier devient prisonnier mineur dans une station miteuse de l’Atlantique sud. La SAM récupère le transport qui devient son véhicule principal.
Or Bob a fait parti un temps, entre 562 et 564 de la SAM. En effet, son créateur Aimé Vincent avait des difficultés avec ses anciens associés qui l’avaient tous quittés pour des boulots plus lucratifs. Il avait alors contacté Bob pour qu’il lui donne un coup de main à la remise sur pied de sa société. Bob accepta de l’aider car il lui devait plusieurs services. Cette pause à la SAM, sur Equinoxe, lui a permis de souffler un peu, de recontacter toutes ses relations tranquillement et de se faire un peu d’argent sans danger. C’est vrai qu’il gagnait moins, mais il ne risquait pas grand chose. Il ne faisait que dans le légal.
Lorsqu’il quitta la SAM qui redémarrait, il racheta la Loutre à ses associés avant de quitter la société pour de meilleurs profits.
Or, en 566, Yar Ctar s’échappa de sa mine prison. Il va probablement chercher à se venger ou à récupérer son navire. Le problème est que les PJ ont été embauchés par la SAM depuis quelques semaines. Tout ne se passe pas toujours pour le mieux dans le meilleur des mondes. Bob a aidé à sa capture... Voilà un problème qu’il faudrait qu’il règle un jour, de manière définitive.

Chapitre 7 : Sa vie

De toute façon, des problèmes , il en avait pas mal. Beaucoup de personnes aimeraient donner sa tête à un requin à plaques, oui, juste la tête pour être bien sûr qu’il n’en réchappe pas !
Bob est né en Hégémonie, Bob KER 34 685 a été élevé en même temps que Falco KER 34 686. Ils se sont mutuellement considérés comme frères. Les deux gamins n’étaient pas des drôles. Enchaînant, conneries sur conneries et maisons de redressement sur camps disciplinaires, ils ont fini par s’orienter vers la magouille. La contrebande les a toujours passionné.
En effet, le métier de marchand était trop limité et la carrière de pirate trop contrainte à la discipline. Bob et Falco voulaient la liberté. Quoi de plus naturel que de devenir contrebandier indépendant.
Avec tous les contacts qu’ils s’étaient fait dans leur jeunesse, leurs premières armes se sont faites sans difficulté. Bob et Falco avaient loué un petit transport dont ils assuraient l’entretien et le paiement de traites. Il valait mieux le faire car le transport appartenait à un groupe de pirates assez pointilleux sur les paiements.
Ils transportèrent, dans un premier temps, des drogues douces tolérées mais pas toujours facile à trouver. Ce genre de drogues état très recherché par les mineurs vivant dans les stations difficiles. Généralement, les gouverneurs locaux ne voyaient pas trop d’objection à ce genre de trafic qui ne faisait qu’augmenter les productions.
Quelques années plus tard, il se lancèrent dans le trafic d’armes et particulièrement les torpilles de contrebande. Ces engins trafiqués étaient revendus par des marchands peu scrupuleux comme des torpilles normales. A cette époque Bob et Falco se spécialisaient dans le fret. Ils n’achetaient pas la cargaison mais se chargeaient simplement de la livrer en passant à travers les douanes et les lignes de sécurité.

A suivre ...



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