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Rokugan 2000

Rokugan 90210

Episode II

dimanche 12 juillet 2009, par Yasuki Garou

Contient : La Passe de Beiden, Parties un, deux et trois

HANTEI XXIII
LYCEE PUBLIC
ALBUM DE FIN D’ANNEE

Hida Sukune

Futur Cloué sur le Terrible Etendard de Guerre de Fu Leng

Otaku Kamoko

Futur briseuse de voeu de chasteté

Hantei the 38th

Futur suivi comme un chien-chien par Toku

C’est par ici si vous voulez revenir à l’Episode I

Le Col de Beiden, Partie un

Tout le monde connait cette journée, cette chose qui vous arrive et qui change votre vie pour toujours, qui ruine votre innocence, qui limite vos perceptions, qui vous concentre pour toujours sur la route que vous suivez mais vous donne la sagesse nécessaire pour la suivre de manière juste.

Ce n’était pas ce jour là.

Pas pour moi, en tout cas.

Mais cela aurait pu.

C’était un matin clair et agréable au lycée Hantei le XXIIIème, et j’étais même arrivé en avance, bien que cela ne soit pas dans mes habitudes. Aujourd’hui nous avions cours dans la nature. On avait beaucoup parlé du Col de Beiden en cours d’Economie ces derniers temps, alors Monsieur Kuni avait décidé que cela pouvait être une bonne idée d’aller là-bas voir ça pour de vrai.
Je me suis mis à la recherche de mes potes mais j’ai seulement trouvé Toku, assis sur un banc avec son cartable et son gouter sur les genoux.

"Hey, Toku," ai-je dit, me frottant les yeux pour me réveiller un peu en marchant vers lui.

"Salut, Garou !" piailla Toku d’une voie aigüe, "C’est cool de te voir ce matin !"

Je détestais Toku, le matin.

"T’as pas vu les autres ?" ai-je demandé en regardant autour de moi.

"Agetoki n’est pas encore arrivé. Il a du avoir une panne de réveil. Sanzo est arrivé il y a deux minutes mais il est parti dans la zone ’fumeurs’."

En acquiesçant, je me suis dirigé vers la zone ’fumeurs’. Ginawa et Hasame étaient en train de draguer Yotsu Seiki et Ryosei, pendant que Sanzo s’appuyait tout seul contre la grille en essayant sans succès de faire des ronds de fumée avec sa cigarette gaijin à l’apparence étrange. Sanzo ne fumait pas vraiment, en fait il était même un peu allergique au tabac, mais tous les ronins cools passaient leur temps dans la zone ’fumeurs’ alors il allait là-bas en essayant de se lever une meuf.

"Hey Sanzo," ai-je dit en regardant derrière la grille, "Comment ça va ?"

Sanzo se retourna d’un air malade, ses yeux rougis de sang par la cigarette, "Bof," dit-il.

"Um," Sanzo était toujours un peu bizarre quand il fumait. "On se voit dans le bus," ai-je répondu.

Sanzo hocha vaguement la tête et se remit à regarder fixement Moshi Wakiza.

Je me suis donc assis à côté de Toku sur le banc en attendant le bus. Pendant ce temps, Toku a commençé à me parler de l’infection de la gorge de son chien.
Heureusement pour moi, Agetoki s’est pointé au bout de quelques minutes, garant son cheval sur le parking de la fac et s’approchant avec une bouteille de quelque chose dans la main.

"C’est nul," dit-il, "Pourquoi on doit se lever si tôt ? C’est quoi ce bintz ?"

"Le Col de Beiden," ai-je dit, "C’est le centre économique de Rokugan ! En plus, on n’a pas à aller en cours si on y va."

Agetoki a hoché la tête. "Ca me va." Il a fini ce qu’il y avait dans la bouteille et l’a jetée à la poubelle avant que le professeur ne la voie.

Juste à ce moment là, notre prof Monsieur Kuni est arrivé. Il a mis ses lunettes et a lissé son kimono rouge en vérifiant la liste d’appel. Quelques-uns des élèves vagabondaient dans le coin et se sont rapprochés pendant l’appel.

"Agetoki, Matsu... Mitsu, Togashi... Shingo, Shiba... Garou, Yasuki... Asami, Yogo... Tsume, Moto... Balash... Toku... Shapeshifter, Ninja...Kamoko, Otaku... Tangen, Bayushi... Sanzo.... Sanzo ? Ou est Sanzo ?"

Sanzo est arrivé en trébuchant et en toussant. "Ici, Monsieur Kuni," a-t-il marmonné.

Monsieur Kuni a secoué la tête d’un air désapprobateur. "Monsieur Sanzo, les cigarettes te tueront."

"La Souillure aussi," a murmuré Agetoki, et Rinjin et Shingo ont pouffé. Il y avait une rumeur tenace comme quoi Monsieur Kuni avait la Souillure de l’Outremonde.

"Tout le monde est là ?" a demandé Monsieur Kuni, passant en revue la foule des élèves.

"Um, non," ai-je dit, "Amoro n’est pas là."

"Encore ?" a soupiré Monsieur Kuni, "C’est quoi cette fois-ci ?"

"La peste," ai-je dit. Sa mère avait appelé la mienne ce matin.

"La peste ?" s’est moqué Monsieur Kuni, "Encore ? Je crois que c’est la troisième fois que monsieur Hida a la peste ce mois-ci. J’ai du mal à le croire. Je veux qu’il m’amène un certificat médical, cette fois."

"Il n’a que 1 en chi, monsieur," ai-je expliqué pour sa défense.

Monsieur Kuni a agité ses mains. "Des excuses. J’ai pas le temps pour ça."

On a attendu plusieurs minutes.

"Où est le bus ?" a demandé enfin Monsieur Kuni.

"Um... Ils ne l’ont pas encore inventé," a dit Toku.

Monsieur Kuni a pincé les lèvres. "Celle là on me la fait à chaque fois et c’est toujours pas drôle. Foutus anachronismes. On va devoir prendre nos chevaux.
Qui a des chevaux ?"

"MOI !" a dit fièrement Sanzo.

"Moi aussi," a dit Kamoko.

"Moi aussi," a dit Agetoki.

"Prem’s dans la Voiture d’Agetoki !" a dit Toku.

"Ta mère," a répondu Agetoki.

"Et toi, Tsume ?" a dit Monsieur Kuni, en se tournant vers le jeune Licorne, "t’as pas de cheval ?"

"Um..." a dit Tsume, baissant les yeux, "Il fonctionne pas."

"Excuse-moi ?" a dit Monsieur Kuni.

"Il est mort," a dit Tsume.

"C’est pas ton cheval, là-bas ?" a dit Monsieur Kuni en montrat du doigt le cheval bleu bizarre sur le parking, celui qui flottait à quelques centimètres du sol.

"Ouais, c’est un fantôme," a répondu Tsume, "J’arrête pas de tomber à travers. Animal stupide."

"T’es pas un fantôme, Tsume ?" a demandé Sanzo.

"NON !" s’est écrié violemment Tsume, "Je suis juste MORT-VIVANT ! Arrêtez de vous TROMPER !" Le petit gars squelettique s’est jeté sur Sanzo, qui s’est caché rapidement derrière Agetoki. Mitsu et Agetoki ont du choper Tsume pour qu’il se calme.

"Stupides vivants," a grogné Tsume, "Vous payerez tous."

"Ahem," a dit Monsieur Kuni, "Ca suffit. Alors, on peut prendre vos chevaux pour aller à la Passe de Beiden ? L’école pourra vous rembourser les frais de foin."

Agetoki, Sanzo, et Kamoko étaient d’accord. Je suis allé dans la Voiture d’Agetoki avec Monsieur Kuni, le Ninja Shapeshifter (qui s’est poliment changé en hamster pour gagner de la place — j’ai entendu dire que les ninjas ne sont pas si sympas mais ceux que j’ai rencontré ont toujours été polis), et Yogo Asami (elle s’est assise à côté de moi — je crois qu’à l’époque elle m’aimait bien. Cool). Sanzo a du prendre Toku et Tangen et le correspondant Naga bizarre, Balash. Kamoko a pris Moto Tsume, Shingo et Mitsu et bien évidemment Mitsu s’est assis à l’avant avec Kamoko, et Agetoki n’a pas arrêté d’en parler durant tout le voyage.

Alors on a cavalé pendant un petit bout de chemin jusqu’à l’endroit où nous pensions que se trouvait la Passe de Beiden. C’était loin et caillouteux, et il y avait un joli petit passage étroit à travers la montagne, mais on ne voyait personne d’autre.

"Il y a une station service," a dit Monsieur Kuni en montrant un petit building sur la gauche, "Je vais demander le chemin."

Alors Monsieur Kuni est descendu du cheval et s’est mis à marcher. On était tous un peu crevés alors on est descendu des chevaux et on s’est mis à papoter d’histoires de samurai adolescents. J’ai cru entendre le tonnerre au loin, mais il n’y avait aucun nuage.
J’espérais qu’il ne pleuvrait pas pour le retour.

Enfin, Monsieur Kuni est revenu. "C’était étrange," a t-il dit, l’air étonné, "Il n’y avait personne. C’était abandonné."

Le tonnerre s’est fait plus fort.

"Vous leur avez bien téléphoné pour leur dire qu’on venait, hein, Monsieur Kuni ?" a demandé Agetoki.

"Je ne pensais pas en avoir besoin," a t-il répondu, "Je ne pensais pas que la Passe de Beiden avait des heures de fermeture."

"Eh bin maintenant c’est fermé," a dit Tangen, "On gâche l’argent de l’éducation nationale."

"C’est une école publique, idiot," a dit Sanzo, "c’est gratuit."

Tangen haussa les épaules.

Le tonnerre a grondé de nouveau, plus fortement.

"Vous avez entendu ?" a demandé Toku, "On dirait le tonnerre."

"Ce n’est pas le tonnerre, stupide huuu-main,"a pesté Balash, "Vous sautez toujours aux conclusions. Votre visage est humide alors il doit pleuvoir. Le bruit doit être le Tonnerre. Les Huuu-mains idiots ne connaissent rien du rythme de l’Akasha."

"Okay, mon pote," a dit Toku, "Va te taper une vache, ou quelque chose."

"Les mecs," ai-je dit à contrecoeur alors que le sol se mettait à trembler, "Je crois que le bruit s’approche."

"Oui, tu as raison, Garou," a dit Monsieur Kuni, "Cela doit venir de derrière le tournant de la Passe."

"Je vais aller voir," a dit Sanzo, sautant sur son cheval.

Sanzo a toujours aimé frimer sur son cheval. Avec Asami et Kamoko en spectatrices, il s’est arrangé pour se faire voir. Bien sur, Sanzo n’était pas si bon cavalier, et le mieux qu’il réussit à faire faire au cheval fut une petite ruade. Il réessaya près du tournant. Le cheval fit une GROSSE ruade.

Mais c’était parce qu’il avait vu ce qu’il y avait de l’autre côté du tournant.

Sanzo couina comme une petite fille en revenant vers nous au galop.

La Terrible Machine de Guerre de Fu Leng grondait sur le sol en le suivant derrière le tournant.

"Wow !" s’exclama Moto Tsume, "C’est tellement... BOSS !"

"On devrait peut-être partir, les enfants," dit Monsieur Kuni en s’approchant du cheval d’Agetoki.

C’est à ce moment là qu’on a remarqué les 200 Samurais Dragon, debout derrière nous.

Toku résuma parfaitement la situation en deux mots : "Uh oh."

FIN DE LA PREMIERE PARTIE

Yasuki Garou
Crab Clan Mangler of History


Bataille du Col de Beiden, Partie deux

Donc j’étais là, debout au milieu du Col de Beiden, une armée de Samurais Dragon avec l’air en colère derrière moi et la Terrible Machine de Guerre de Fu Leng bouchant le passage devant nous. Mes autres copains de classe courraient partout d’effroi, sauf le Ninja Shapeshifter qui s’était mit calmement derrière un caillou, s’était déguisé en samurai Dragon, et était parti rejoindre l’armée en sautillant.

Le cheval de Sanzo galopait à toute vitesse, prenant à peine de l’avance sur la Machine de Guerre. Agetoki avait déjà sauté sur son cheval et sorti son katana, prêt à combattre la chose à lui tout seul. J’avais cru voir un éclair de quelque chose à travers l’une des fenêtres latérales de la Machine de Guerre.

"Hey, Agetoki, attends !" ai-je dit en lui courant après, "j’ai une idée !"

"Attendez moi aussi !" hurla Toku sautillant derrière moi en essayant désespérément de sortir son épée de son fourreau.

Agetoki se retourna sur sa selle. "Garou, monte," dit-il, "Toku, attends ici," ajouta-t-il.

J’ai sauté sur le dos du cheval d’Agetoki. Toku nous a regardé d’un air suppliant, prêt à rajouter quelque chose, et s’est prit dans la gueule une poignée de poussière d’Agetoki.

"Au secours !" hurlait Sanzo comme un fou, son cheval évitant à grand peine les passages des piques en métal de la Machine de Guerre.

Agetoki fonçait entre la Machine et Sanzo, en une image impressionnante alors que le soleil faisait briller sa crinière rousse et son heaume doré. La Machine de Guerre stoppa net.

"JE SUIS AGETOKI DE LA MAISON MATSU !" tonna t’il, "NOMBREUX SONT LES LICORNES ET LES GRUES QUI SONT TOMBES SOUS MA LAME ET QUE TU SOIS UNE ABOMINATION DE L’OUTREMONDE OU UN PION SOUILLE DU MAL, SACHE QUE CETTE MACHINE TORDUE NE TE SAUVERA PAS DE LA COLERE DU LION !"

"Salut, Amoro !" ai-je ajouté.

Le hublot du haut de la Machine de Guerre s’était ouvert dans un ’clac’ mécanique et Hida Amoro pointait son nez en souriant. "Garou, c’est toi ?"

"Ouais, c’est moi !" ai-je dit, "Qu’est-ce que tu fous à conduire une machine de Guerre souillée ?" ai-je demandé.

"C’est une longue histoire," a répondu Amoro, "Je crois que c’était l’idée de Sukune."

Monsieur Kuni arriva et se mit devant la Terrible Machine de Guerre de Fu Leng. "MONSIEUR Hida," dit-il sèchement, "Qu’est-ce que vous faîtes ici ? Vous avez l’air plutôt en forme pour quelqu’un qui a la peste."

"Um... je fais la guerre contre les sales Dragons," répondit-il.

"Vous réalisez qu’il y a école, aujourd’hui," répondit Monsieur Kuni.

"Eh bien, um..." Amoro évitait son regard, "Mais on est en guerre, Monsieur..."

"Il y a plein d’autres samurais Crabes dans l’armée de Kisada," répondit Monsieur Kuni, "je suis sûr que Seigneur Kisada préfèrerait vous savoir en classe à apprendre les maths et le bushido."

"Mais Sukune a dit qu’il avait besoin de moi. Personne d’autre ne sait conduire la Machine de Guerre," dit Amoro, "C’est une boite de vitesse manuelle."

Monsieur Kuni regarda par dessus son épaule le mur de samurais Dragon, puis revint sur Amoro et soupira. "Ah. D’accord alors. Dépêchez-vous de moudre ces chiens de Dragon en poudre, et ensuite je veux que vous retourniez DIRECTEMENT en classe, c’est bien compris jeune homme ?"

"Oui monsieur," répondit Amoro d’un air morose. "Dès que j’aurai fini de tuer ces Dragons."

En me retournant j’ai remarqué que le mur de samurais Dragon était maintenant en train de courir vers nous en criant avec leurs épées au clair. Des flèches commencèrent à voler, quelque chose me frappa à la tête, et tout devint sombre.

Je me suis réveillé dans le Camp du Clan du Crabe. Agetoki et Sanzo étaient assis à manger de la soupe, et Monsieur Kuni était à l’un des autres feu de camps avec quelqu’un.

"Hey, les mecs, qu’est-ce qui se passe ?" ai-je demandé.

"Ton clan est en train d’envahir le Col de Beiden, qui est sur son chemin pour prendre la Cité Impériale. (C’était notre année de Terminale, après le Coup d’Etat) Les Dragons se rallient sous la bannière de Toturi le noir et bataillent ici pour stopper l’avance de Kisada une fois pour toutes," dit Sanzo, "Tu devrais gouter cette soupe, Garou, elle est bonne."

"Vraiment," dit Agetoki.

"Où est le reste de la classe ?" ai-je demandé en regardant autour de moi.

"Capturés par les Dragons," dit Agetoki, "Sauf le Ninja Shapeshifter. Je sais pas où il est. Tout est de la faute de Toku."

"Pourquoi c’est de la faute de Toku ?" ai-je demandé.

"Je sais pas," dit Agetoki pensivement, "C’est toujours de la faute de Toku."

"Hey, Agetoki," dit Sanzo, "Tu sais ce qu’ils ont fait de nos chevaux ?"

"Tous les deux vont bien. Je les ai vu là-bas," dit Agetoki en montrant du doigt. "On s’occupe bien de Furie et Voiture. (Le cheval de Sanzo s’appelait Furie. Celui d’Agetoki s’appelait Voiture — expliquant ainsi les références apparemment anachroniques à "Voiture" dans la première partie.)

On décida d’aller voir Monsieur Kuni pour savoir ce qu’il préparait. Il avait une discussion tendue avec le général Crabe, Hida Sukune. Sukune tournait en rond, discutant avec Monsieur Kuni en demandant conseil à ses conseillers.

J’avais entendu dire que Sukune était un grand guerrier et un tacticien hors pair. Vu de près, il semblait avoir une tête trop grosse par rapport au reste du corps, beaucoup de boutons, et une voix similaire à celle d’un singe qu’on torture. Il avait un an de moins que moi.

"Oh allez," demanda Hida Sukune à Monsieur Kuni.

"Non," dit fermement Monsieur Kuni.

"S’il vous plait," dit Sukune.

"Non," répéta Monsieur Kuni.

"Juste un, un tout petit," supplia Sukune.

"Ridicule," dit Monsieur Kuni, "Oh, bonjour Garou."

"Yasuki Garou ?" me dit Sukune, "Le gars avec les ratlings ?"

J’avais déjà ma petite réputation.

"Ouais," dis-je, "C’est moi."

"Essaye de convaincre Yori pour moi, veux-tu ?" demanda Sukune.

"Pour quoi faire ?" demandai-je, curieux.

"Bien. Tu vois, Garou, on est en train de se faire tuer, là haut," expliqua Sukune, "Je sais pas qui est ce mec, ce ’Toturi’, mais il est doué."

"Um... c’est Akodo Toturi, l’ancien Champion du Clan du Lion," ai-je dit.

"Le clan du ’quoi’ ?" répondit Sukune.

"Le Clan du LION ?!?!?" ai-je dit, "La main droite de l’Empereur."

"Oh," dit Sukune d’un air peu convaincu en regardant ses conseillers, "On est mal, c’est ça ?"

Les conseillers hochèrent vigoureusement la tête.

"Oh, zut. J’ai entendu dire que c’était un ronin alors je pensais que c’était un autre de ces stupides 1/1 avec le trait Cavalerie et un Honneur Requis de 5 !"

"Hey !" dit Sanzo en fronçant les sourcils.

"Quoi qu’il en soit, vous parliez de quoi, Monsieur Kuni ?" demandai-je.

"Cette truffe veut que je lui invoque un oni," répondit Monsieur Kuni, exaspéré.

"Juste quelques-uns, des petits," dit Sukune en montrant deux doigts pour indiquer ’petit’.

"Idiotie," dit Monsieur Kuni, "Nous sommes sensés détruire l’Outremonde, Sukune, pas nous allier avec."

"Ouais," dit Sanzo, "Quand tu auras vu ta maison et ta famille détruites par l’Outremonde, toi aussi tu sauras pourquoi je poursuis la mort avec une telle Furie aveugle."

"Oh les mecs vous êtes trop pointilleux !" couina Sukune, "Un petit peu de Souillure n’a jamais fait de mal à personne. En plus j’avais pas l’intention d’utiliser quelque chose de trop fort."

"Oh," dit Agetoki, "Alors elle est à qui cette Terrible Machine de Guerre, là-bas ?"

"Umm..." Sukune baissa les yeux nerveusement, "Je sais pas de quoi tu parles."

Juste à ce moment là un énorme barbu s’approcha de nous. Il salua Monsieur Kuni et Sukune.

"Hey, frangin," dit Sukune.

"Salut, tocard," dit l’homme.

"Yakamo," dit Monsieur Kuni.

"Yori," aquiesça Yakamo.

"Par les sept Tonnerres !" s’exclama Sanzo, "Qu’est-ce qui est arrivé à ta main ?!?"

"Hm ?" Yakamo baissa la tête. Le moignon coupé de sa main gauche gouttait au dessus du feu. "Oh, ça. Ch’ais pas. Un mec Dragon chauve m’a coupé la main, je crois. Tant que j’y suis, Sukune, on est toujours en train de se faire torcher, là haut. T’as aucune idée ?"

"Je pense qu’un oni serait vraiment cool," couina Sukune, "Mais Môssieur je-suis-plus-raisonnable-que-vous Kuni Yori dit que cela serait ’mal’." se plaignit Sukune en faisant des guillemets avec ses doigts.

"Hm," dit Yakamo. "Invoque un oni, Yori"

"Quoi ?" s’écria Monsieur Kuni, choqué.

"Fais-le ou je te bastonne à mort avec mon moignon sanguinolent," dit-il.

"Um..." Monsieur Kuni cligna des yeux.

"Maintenant," dit Yakamo d’une voix monocorde, "Et trouve moi une pince d’oni souillée pour mon moignon."

"J’y cours," se plaignit Monsieur Kuni, "Vous devriez aller vous coucher, les enfants."

Et c’est ce qu’on a fait. On s’est assis à trois autour du feu pendant un moment, pensant au lendemain. De temps en temps, on entendait le cri horrible d’une bête du Jigoku faire écho dans le campement.

"Bon," dit Sanzo avec un léger sourire, "Je suppose qu’on va se battre, demain."

"Oui," dit Agetoki, "Ce sera un jour glorieux en effet ! C’est la première fois que vous êtes dans une vraie bataille les amis, non ?"

"Ouais," dit Sanzo nerveusement.

"Ouaip," ai-je dit, "Enfin, si ce n’est les hordes de monstres de l’Outremonde qui grimpent sur le mur toutes les deux minutes."

Agetoki secoua ses mains, "Croyez-moi, vous allez adorer. Vous vous débrouillerez bien tous les deux, j’en suis sûr. Sanzo, reste juste près de moi pour pas te faire tuer."

"Huh ?" dit Sanzo, "Qu’est-ce que tu veux dire ?"

"Je crois que tu m’as compris," dit Agetoki plus sérieusement.

"Non je vois pas !" dit Sanzo d’un air défensif, "Qu’est-ce que tu sous-entends, Agetoki ?"

"Eh bien... le prends pas mal, Sanzo," dit Agetoki délicatement, "Mais t’es un peu une femmelette."

Sanzo s’étrangla. "Moi ?!?!? Et Garou alors ?!?!? C’est juste un shugenja !"

"Garou peut se débrouiller tout seul," dit Agetoki, "Mais toi ? Non, je veux dire : sérieusement. Reste près de moi Sanzo."

"Je suis grandement vexé, Agetoki !" dit Sanzo, "Tu n’as aucune confiance dans mes capacités militaires ? Aucune ?"

J’ai essayé de dire quelque chose de diplomatique avant que tout ne plonge dans le chaos. Je n’ai trouvé qu’une chose à dire.

"Quoi qu’il en soit, t’es plus fort que Toku," ai-je dit.

"C’est vrai," admit Agetoki.

"Merci," dit sèchement Sanzo, "Maintenant qu’on y pense, qu’est-ce que vous pensez qu’il lui est arrivé ?"

"Je sais pas," dit Agetoki, "Il me manque un peu. Je n’ai personne sur qui défouler ma colère."

"Il y a toujours Sukune," ai-je dit pour plaisanter.

"C’est pour cela que je t’aime, Garou," dit Agetoki, "T’es toujours plein de bonnes idées."

Et Agetoki partit foutre une patate à Sukune, et Sanzo alla se coucher. Je pense qu’il était plutôt content qu’Agetoki ne l’ai pas choisi, *lui*, comme remplaçant de Toku. Mais je n’arrivais pas à dormir. Trop de questions. Que se passerait-il demain ? Est-ce que monsieur Kuni avait invoqué l’oni ? Est-ce que Toturi allait nous écraser ? Où était le reste de ma classe ? Où était Toku ? Etre coincés au milieu de la Guerre des Clans demain constituerait-il pour nous un jour de vacances ?

Je le saurais bien assez tôt...

Fin de la deuxième partie.


Bataille du Col de Beiden, Partie trois

Bravo pour "Choices," Ree ! :)

Agetoki, comme certains d’entre vous ont pu le deviner, est mon Lion favori (à part son frère, Luigi).

Et une grandiose histoire d’Agetoki demande... une histoire idiote d’Agetoki.

Celle-ci est pour Sanzo Lukai...

LE COL DE BEIDEN, PARTIE TROIS

On était tous les trois à l’entrée du col, à se regarder. Sukune nous avait envoyés jouer les éclaireurs, puisque Agetoki et Sanzo avaient tous les deux des chevaux. Il semblait également vouloir mettre autant de distance que possible entre Agetoki et lui. Il n’avait pas voulu expliquer son oeil au beurre noir et Agetoki souriait beaucoup.

"Alors... où est l’armée Dragon ?" demanda Sanzo, "Je croyais qu’ils étaient sensés être là quelque part."

"Sans doute que quelqu’un leur a dit que je venais," répondit Agetoki.

"Tu ne vas pas agir comme cela quand on les aura trouvé, dis-moi Agetoki ?" Sanzo plissait les yeux.

"Agir comment ?" dit Agetoki, la main sur son katana.

"Comme rien !" dit Sanzo balayant l’affaire avec ses mains, "C’est juste que... on est sensés faire du repérage, et les Crabes sont trop loin pour nous aider s’il nous arrive des ennuis..."

"ET ?"

"Um.. Eh bien... J’ai entendu dire que t’étais un peu trop impulsif pendant une bataille..." dit Sanzo en essayant de ne pas croiser son regard.

"Depuis quand ????" renifla Agetoki.

"Um. T’as tué la mère de Kamoko, mec." ai-je dit.

"Uh." Agetoki sourit bêtement. "Er, je ne l’ai *pas* tuée."

"Ouais, si tu veux."

"C’EST VRAI" dit Agetoki rouge comme une tomate d’embarras. "C’étaient les ko— um..." Agetoki regarda aux alentours. "Laisse tomber. Je dois l’avoir tuée."

On s’est remis à avancer. Sanzo est tombé de son cheval. On l’a regardé tous les deux.

"Sanzo, espèce d’idiot," lança Agetoki.

"C’est pas moi ! C’est le cheval !" dit Sanzo, se relevant en s’époussetant, "J’ai acheté Furie chez un vendeur de chevaux d’occasion Daidoji et il est um....

"il est quoi ?" ai-je demandé.

"Aveugle."

"AVEUGLE ?" m’exclamai-je, "Tu conduis un cheval *AVEUGLE* ?!?!?"

"Hey, il y a des moments dans la vie d’un homme où il faut savoir être un homme," dit Sanzo. "Quand tu verras ta famille et ta maison détruites par l’Outremonde, tu sauras pourquoi je poursuis la mort avec une telle Furie aveugle."

"On y va," grinça Agetoki.

On continua tout droit dans le col, Agetoki et Sanzo sur leurs chevaux et moi juste derrière avec mon parchemin de Tremblement de Terre à portée de main au cas où. On avançait depuis environ vingt minutes lorque j’entendis des voix dans le lointain.

"Des Dragons," dit Sanzo, "Je peux les sentir."

"Oh, s’il te plait," grogna Agetoki, "Je sais que Toku n’est pas là, mais c’est pas une raison pour prendre son relais pour dire des choses stupides."

"Hey !" coupa Sanzo, "Tu m’as lancé des piques tout au long de la journée, et si t’arrêtes pas je vais—"

"Tu vas quoi ?" dit Agetoki.

"Je vais faire comme si de rien n’était," dit Sanzo.

"Bonne réponse," répondit Agetoki.

Alors Sanzo est descendu de cheval et a continué à marcher, essayant d’être aussi silencieux que possible. Agetoki et moi nous sommes planqués derrière un rocher dans lequel Furie s’était violemment cogné. Nous pouvions entendre des gens rire et chanter au loin. Nous devions être proche d’un campement ennemi. J’espérais que Sanzo serait suffisamment silencieux pour pas se faire prendre...

Sanzo trébucha sur une racine et tomba sur le visage en couinant comme un mujina.

"Par les Tonnerres !" murmurai-je, "J’espère qu’ils n’ont pas entendu."

"MA CHEVILLE !" cria Sanzo.

"Où est mon arc ?" dit Agetoki en regardant sur sa selle, "On doit fermer le clapet de cet idiot avant que les Dragons n’arrivent."

"HALTE !" dit une voix. Un homme énorme dans une armure verte s’approcha de nous sur un cheval gigantesque, arc à la main.

Sanzo se releva. Agetoki se mit à courir l’arc à la main, décidant apparemment de pas tirer sur Sanzo malgré tout. En haussant les épaules, je le suivis.

"Um, Salut !" dit Sanzo, en essayant d’avoir l’air sympa à côté d’Agetoki qui montrait les dents.

"Un Lion, et un ronin," dit le samurai, "Que faites-vous ici ?"

"Laisse tomber ton arc," dit Agetoki.

"Laisse tomber le tien !" répondit le Dragon pointant le sien sur Agetoki.

"Ha !" pouffa Agetoki, "Lis un peu ce qu’il y a d’écrit dans mon cadre."

Le Dragon regarda Agetoki, et son visage se décomposa. Il baissa son arc.

"Bin, vous n’êtes pas des Crabes," dit-il, "Donc je pense que c’est bon."

Je m’arrêtais donc soudainement au coin du rocher pour jeter mon chapeau (celui avec le gros mon Crabe dessus) dans les buissons.

"Hey, les mecs, qu’est-ce qui se passe ?" demandai-je en arrivant.

"Qui est-ce ?!?" sursauta le Dragon en me pointant avec son arc.

"C’est mon ami Ya— er.. Kakita Garou," dit Sanzo.

"Il ne ressemble pas à un Grue," le Dragon fronça les sourcils.

"Son père était... um... un homme," dit pitoyablement Sanzo.

"Ah," le Dragon hocha la tête, comme si cela expliquait tout, "Je suis Sukune de la Maison Mirumuto. Comment vous appelez-vous ?"

"Agetoki de la Maison Matsu," dit Agetoki.

"Sanzo de la Maison Sanzo," dit Sanzo.

"Et qu’est-ce que vous faites tous les trois ici ?" demanda Sukune d’un air suspicieux, "Vous ne saviez pas qu’il y avait une bataille en cours ?"

Sanzo nous regarda tous les deux. "Oh. Non. Non, vraiment pas. C’est bien."

"Vous avez l’air d’être des hommes capables," dit Sukune, "Pourquoi ne pas vous joindre à nous ?"

"On peut pas," dit Agetoki en croisant les bras.

"Pourquoi pas ?" demanda Sukune, "Vous ne voulez pas acquérir de la Gloire dans l’Armée Dragon ?"

"On est déjà dans une armée," répondit Agetoki dédaigneusement.

"Ah bon ?" Sukune sembla suspicieux, "Et quelle est cette armée ?"

"L’ARMEE DE SANZO !" dit Sanzo, coupant Agetoki avant qu’il ne puisse parler. "Je suis le daimyo de la Maison Sanzo. Ces hommes m’ont temporairement juré fidélité. En fait, je me suis mal exprimé tout à l’heure. Nous *SAVIONS* qu’il y avait une bataille. Nous avions décidé de venir voir comment vous vous débrouilliez et éventuellement vous filer deux ou trois conseils."

"Oh, okay," dit Sukune, "Suivez-moi."

"On va juste chercher nos chevaux," dit Sanzo.

Agetoki était tellement vert de rage qu’il ne pouvait pas parler, coup de bol pour nous tous. J’étais fier de Sanzo. Il était un peu con, des fois, mais il pouvait vraiment trouver des excuses terribles en cas de stress.

"L’ARMEE de Sanzo ??" grogna Agetoki en marchant vers les chevaux.

"C’est tout ce que j’ai pu trouver," expliqua Sanzo, à une distance raisonnable de lui. Agetoki pressa le pas. "Hey, J’ai trouvé un moyen de nous infiltrer dans le camp, non ?" Agetoki pressa ENCORE le pas, faisant un peu trébucher Sanzo. "On peut essayer de trouver les autres ! Tu veux pas savoir si Kamoko va bien ?"

Agetoki devint rouge pivoine. "Pourquoi... er... pourquoi ça m’intéresserait ?"

"Comme ça," dit Sanzo en sautant sur son cheval. On savait tous qu’Agetoki avait toujours une photo d’elle dans son casier à l’école.

Voilà donc que nous étions en route vers le camp dragon. Sanzo garda son sourire durant tout le voyage, ravi de sa ruse. Agetoki grommelait, déchiré entre sa colère et son inquiétude pour Kamoko. "Sanzo Agetoki en effet," grogna-t-il d’un souffle. Bizarrement, je songeais à la probabilité de rencontrer deux personnes différentes nommées Sukune en deux jours.

Bref, on suivit Sukune un petit bout de temps jusqu’au campement Dragon. Il y avait beaucoup de paysans armés et d’ashigarus en armure tout autour de nous, en train de faire la cuisine, de chanter, ou tout simplement de glander. Ils avaient tous l’air de bien s’amuser.

"C’est plus sympa que le campement Crabe," dis-je à Sanzo.

"Quoi ?" demanda Sukune en se retournant.

"Il a dit ’Ce serait plus sympa avec un Cramp Encrabbe’," répondit Sanzo. Agetoki leva les yeux au ciel.

"Un quoi ?" demanda Sukune en clignant des yeux.

"Um... un Cramp Encrabbe," sourit Sanzo, "C’est un nouveau truc qu’on fait dans les batailles, dans le Nord."

"Je suis du Nord," répondit le Dragon.

"Je veux dire, dans le Sud."

"Oh," Sukune acquiesca, "Bien, si vous avez des conseils tactiques je devrais vous présenter de suite au Général Toturi. Je suis sûr qu’il sera ravi de vous voir."

Agetoki sourit alors que Sukune partit vers l’avant. "Bien joué, Sanzo !" murmura t’il, "J’ai peut-être douté des tes manières de ronin sans honneur, mais maintenant tu nous as arrangé une audience avec le général ennemi ! Bon travail !" Agetoki prit de l’avance.

"Va sucer des Cramp Encrabbes, grosse nouille !" grommela Sanzo.

"Comment ?" Agetoki se tourna sans entendre.

"Je parle à Garou."

"Oh."

Nous suivîmes donc Sukune vers le milieu du campement, où une énorme table avait été disposée sous un bivouac. Il y avait des tas de soldats, des petites figurines et du terrain de maquette, étalés partout. Autour de la table, quatre hommes. Le premier était un gros samurai odorant avec une queue de cheval. Le second était grand, élégant avec sa moustache, habillé de robes de soie et regardant une sorte de parchemin. Le troisième était petit, un homme robuste dans des robes colorées avec des dreadlocks. Le quatrième était un grand gaillard avec un bandeau sur l’oeil. Je le connaissais : Dairya. (J’étais en cours de sport avec lui au collège). J’essayais donc de rester dans son angle mort pour pas qu’il me reconnaisse et dise à tout le monde que je n’étais pas un Grue.

"Je ne comprends pas, Tokei," dit le grand homme en jetant consterné le parchemin sur la table , "Toutes les probabilités, tous les modificateurs !"

"Pas quand tu y réfléchis, Mikio," répondit le gaillard avec un sourire, "Je suis sûr que je pourrais te l’expliquer."

"Je sais pas," répondit le gros, "Je comprends toujours pas ce truc sur le Score d’Initiative Modifiée."

"C’est parce que tu es mauvais en maths, Ginawa," répondit Tokei, "J’ai lu le livre de règles une fois et j’ai compris."

"Tant de pouvoir ne devrait pas être porté par un seul homme," Ginawa secoua la tête, "Je me contenterai du jeu de cartes."

Dairya pesta. "Je peux pas croire qu’ils m’aient pas mis dans le livre de base."

Mikio nous remarqua et secoua les trois autres. "Les mecs, arrêtez de vous engueuler sur les règles du jeu," murmura t’il, "On a des visiteurs." Il rajusta son kimono et s’inclina. "Bonjour et bienvenue dans le camp de Toturi le Noir," dit-il formellement, "je suis Mikio, champion personnel du Seigneur Toturi, et voici ses conseillers et lieutenants, Ginawa, Morito Tokei, et Dairya."

"Je suis Sanzo de la Maison Sanzo !" dit Sanzo fièrement, "Voici mes associés et serviteurs, Matsu Agetoki et Kakita Garou."

"Serviteurs ?" répondit dangereusement Agetoki.

"Hey, je te connais pas, Grue ?" me demanda Dairya en essayant de mieux me voir.

"Um, non," ai-je répondu en essayant de rester du côté de son mauvais oeil.

La tente derrière les commandants de Toturi commença à s’ouvrir maladroitement.

"GLOIRE AU SEIGNEUR TOTURI !" annonça Mikio mettant un genoux à terre. Ses lieutenants firent de même.

La tente s’ouvrit et Toturi le Noir entra en titubant un peu. "Hey, les pot’ps, gomment cha va’ ?" lança t’il, titubant et lâchant presque la bouteille de saké dans sa main. Il serait tombé sans la geisha qui le soutenait. Un grand homme sortit derrière Toturi, l’aidant un peu à se redresser. Il nous transperça de son regard plein de suspicion. Il avait l’air un peu gêné.

"Seigneur Sanzo," dit formellement Mikio, "je vous présente le Seigneur Toturi le Noir et le Lieutenant Commandeur Takuan."

"T’as bas annonzé ma gei*hips*sha," secoua Toturi.

"Euh..." dit Mikio, "J’annonce la dame..."

"Chétait guoi don nom déjà ?" demanda Toturi à la geisha.

"Seigneur Toturi, Je pense que vous devriez retourner vous coucher," dit Takuan sans nous quitter des yeux.

Toturi acquiesca et retourna dans la tente. La geisha commença à glousser dès que la toile fut baissée.

"C’était... c’était Toturi ?" demanda Sanzo.

"Il n’est pas lui même ces derniers temps," expliqua Takuan, "Il est um... il est malade."

"Ouais, c’est ça," dit Agetoki.

"Je suis désolé," dit Takuan, "On se connait ?"

"Je suis Sanzo de la Maison Sanzo," commença Sanzo en refaisant aisément son speech. Un jeune serviteur entra pour donner une bouteille de Sake à Takuan. Sanzo continua. "Ce sont mes serviteurs, Matsu Agetoki et—"

"Yasuki Garou !!!" cria le serviteur.

"UN CRABE !!" cria Ginawa.

Tout le monde dans le bivouac tira son sabre.

"Merci, Toku," ai-je juste trouvé à dire.

FIN DE LA PARTIE TROIS

En route pour l’Episode III

Tous les zolis petits dessins ont été créés par Rich Wulf.



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