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Secrets de la septième mer

Les Gens de Velasquez

lundi 14 août 2006, par Martin

Carlos Velasquez fut le Premier Castillan à débarquer sur les côtes du nouveau monde, il y a presque 10 ans. Il ne l’a pratiquement plus quitté depuis. Aux compagnons de la première heure se sont joints d’innombrables hommes et femmes aux destins variés et souvent secoués, mais au regard clair et à la volonté farouche.

El Conquistador

Carlos Velasquez


- Signor Velasquez... Ou comment dois-je dire ? Capitaine ? Gouverneur ? Lieutenant-général ? Je ne connais pas votre titre exact...
- Faites comme tout le monde ici : dites simplement "Conquistador"

- Carlos Velasquez à un envoyé du Roi.

A 35 ans, Carlos Velasquez peut déjà se targuer d’avoir été beaucoup de choses : marchand, charpentier, soldat, marin, explorateur, batisseur... Mais ici, il est simplement "El Conquistador". Sur les terres qu’il administre, nul ne parle de lui d’une autre manière, et ce titre lui est réservé.

Ces années de défis, de grandes victoires mais de durs échecs également ont étonnamment peu transformé Velasquez. "El Conquistador" est toujours ce grand et maigre jeune homme affairé et enthousiaste, respectant plus les liens personnels que hiérarchiques, et d’une confiance presque immodérée en lui même et "ses gens".

Si Velasquez passe maintenant la plupart de son temps à sa "capitale", San Salvador, on peut le rencontrer pratiquement n’importe où, depuis les ports où arrivent les nouveaux colons jusqu’aux chemins à peine tracés des immenses jungles du nouveau monde, souvent accompagné de l’un ou l’autre des "Espadas".

Las Espadas

Las Espadas (les Epées) forment une sorte de "garde personnelle" de Velasquez. Mais si l’un ou l’autre est quasiment toujours aux côtés du Conquistador, ils lui rendent bien d’autres services, parcourant les terres pour observer, prévenir et de manière générale faire respecter sa loi. Membres de la première expédition vers Nexal, qui connu dit-on des pertes effroyables, ils y ont gagné leurs "noms de guerre", et on dit que Velasquez les considère depuis plus comme ses frères que comme ses subordonnés.

Alejandro Ortiz - El Leon Herido (le lion blessé)


- Qu’est ce que tu fous encore là, Ortiz ? Tu as droit à la retraite du roi, la moitié des armées du royaume seraient prêtes à t’offrir une place au soleil, et tu traines ici à manger des racines et à te faire bouffer par toute ce que Théus a crée de moustiques...
- Sur, mais je peux quand même pas laisser un gamin comme toi seul ici...

- Ortiz à Velasquez

Alejandro Ortiz est le plus agé et le plus respecté des "Espadas". Ancien soldat, ancien capitaine, ancien aide de camp, l’armée castillane fut sa vie jusqu’à sa rencontre avec Velasquez. Les raisons de l’attachement d’Ortiz à ce qui était à l’époque un jeune homme certe enthouisaste, mais semblant quelque peu illuminé et manquant cruellement des moyens restent assez floues. Vu son âge (aujourd’hui près de 60 ans), on le suppose un ami du père de Velasquez, à qui celui ci aurait demandé de veiller sur son fils.

Quelques soient ses raisons, Ortiz est aux côtés de Velasquez depuis le tout début, ayant participé à la sélection des membres de la première expédition, dont il fut le "chef de guerre", titre qu’il détient toujours, presque dix ans plus tard.

Personnellement, Ortiz est un étrange mélange d’organisation, de calme, de jugement, de force et de tactique. Mentor de Velasquez, il parle à la plupart des gens comme le ferait un tuteur à son jeune poulain, et se comporte en conséquence. S’il est prompt à la sanction, souvent corporelle, ce n’est ni par énervement ni pour punir mais bien pour éduquer. Ce comportement qui serait innaceptable chez d’autres passe relativement bien vu la grande expérience d’Ortiz. L’homme parle doucement et avec peu de mots, et uniquement lorsqu’il juge que son avis est nécessaire, mais dans ce cas, rares sont les débats qui durent lorsqu’il s’est exprimé.

Contrairement au reste des "Espadas", Ortiz était un proche compagnon de Velasquez et un homme de grande réputation bien avant l’expédition vers Nexal. Mais il ya gagné son surnom de "Leon Herido". C’est lui qui a organisé le petit groupe de survivants en une unité de combat capable de survivre aux multiples attaques des indigènes et à la rude traversée de la jungle. Il y a dit-on laissé son bras droit, qu’il porte aujourd’hui en écharpe, comme un emblème de plus de sa longue et souvent douloureuse expérience.

Almudena Suarez - El Acero (l’acier)


- Vous enverriez une femme se battre pour vous ?
- Bien sur que non, jamais...
- Vous me rassurez. Qui alors occupe cette fonction ?
- En temps normal, j’envoie Almudena Suarez.

- Velasquez

Si les Espadas sont dit "aussi différent qu’il est possible" les uns des autres, El Acero est certainement celle qui ressort le plus du lot. Jolie femme dans un univers et un groupe d’hommes, c’est aussi la plus jeune, la meilleure épéiste et la plus dure des Espadas.

Engagée officiellement comme scribe, elle dut sa place dans la première expédition de Velasquez à son époux, Marcello Suarez, un soldat jeune et enthousiaste ne connaissant pas son pareil à l’épée. Attirante et plutôt effrontée, elle fut la cause de quelques conflits, mais également une petite flamme de vie dans les durs moments du début de l’exploration.

Au contraire d’Ortiz qui souffrit dans sa chair, Suarez revint physiquement indemne de l’expédition vers Nexal, qu’elle accompagnait en sa qualité de scribe. Mais il subsiste peu de choses de la jeune fille insouciante qui posa le pied sur le Nouveau Monde.

Forcée de remplacer son mari tombé sous les coups des indigènes, de se battre dos à dos pour sauver sa vie et celle de ses compagnons, Suarez trouva Théus sait où la volonté implacable nécessaire à sa survie.

Si elle même ne l’avouera jamais, elle est aujourd’hui sans doute bien meilleure duelliste que son mari ne le fut jamais (et on dit qu’Ortiz en fut conscient dès les premiers moments), bien que la source de cette compétence reste mystérieuse. Certains ont suggéré que son défunt époux lui aurait donnée des cours, ou peut-être Ortiz lui même... Mais rien de toute cela ne peut expliquer son niveau. La rumeur à depuis fait d’elle la fille batarde de quelque grand maitre d’arme, allant jusqu’à suggérer le nom de Don Aldana lui même.

Almudena Suarez est aujourd’hui plus que jamais fidèle à son surnom d’"El Acero", pour ses qualités martiales, bien sur, mais bien plus encore pour sa volonté de fer, son caractère intransigeant, implacable et férocement indépendant, auquel les Pequenos découvrant une fille jeune et rieuse se font difficilement.

Bien qu’on lui prête des aventures diverses, elle ne s’est plus jamais attaché à un homme depuis la mort de son mari, et porte le noir de la veuve en toute circonstance. Seuls les Espadas et Velasquez lui même semblent s’être montré dignes de son amitié.

Si Ortiz éduque, conseille ou enseigne, Suarez édicte, ordonne ou punit. Si elle continue à dire qu’elle ne fait qu’appliquer la justice du Conquistador, elle en est plus l’épée que la balance.

Amancio de Aguilar - El Bastardo (le batard)


- Ca ne vous fait rien d’être surnommé comme ca ? C’est quand même un peu... Enfin, vous voyez.
- Le jour où tu as une aussi bonne réputation que j’en ai une mauvaise, tu reviens, d’accord ? Et maintenant hors de ma vue ou je vais être obligé de la mériter une fois de plus.

- de Aguilar

Si l’on en croit la rumeur, de Aguilar fut le seul membre de la première expédition... A ne pas en faire partie. Fuyant les autorités portuaires pour une quelconque escroquerie, il aurait trouvé refuge à bord du navire de Velasquez, et n’aurait été découvert qu’après plusieurs semaines de voyage.

Toujours est-il que l’homme semble effectivement avoir un passé pour le moins trouble, semblant plus à sa place dans une taverne mal famée que dans une armée. Trainant une réputation d’escroc, une attitude de roublard et un apétit féroce pour toute forme de jeu ou de pari, il sert plus ou moins clairement de négociateur pour tout ce qui concerne l’apport de fournitures.

Dans le brouillard entourant l’expédition vers Nexal, le rôle dévolu à de Aguilar est celui de l’informant et du conseiller retors qui le premier vit arriver le piège, et parvint à le retourner le temps pour les castillans de prendre la fuite.

"El Bastardo" porte son titre avec la plus grande fierté, et est aussi le plus accessible des Espadas, trainant ses dés, ses histoires et sa bonne humeur d’un côté à l’autre du domaine du Conquistador, semblant apprécier la compagnie de chacun, que ce soit pour une "petite partie honnête" ou pour des matières plus sérieuses.

Estavan de Eslava - La Lamina Forrada (la lame au fourreau)


- "La Lamina Forrada". C’est parce que vous ne la sortez jamais ?
- En quelque sorte... Mes talents sont... ailleurs.

- de Eslava

de Eslava est certainement le plus discret des Espadas, le plus secret, peut être même. De son passé et de son nom même, on ne sait que ce qu’il en a dit, et cela ne fait que peu de choses. Un début de carrière dans les alcades, un passage dans l’administration aux services de collecte des impôts, puis un vague geste couvrant "quelques autres choses" avant l’embarquement aux côtés de Velasquez comme "auditeur" de son expédition, rôle souvent considéré comme hostile, par son aspect de "rapporteur".

Calme et taiseux, il semble passer ses journées à observer les uns et les autres, ne faisant que de très rares commentaires et ne semblant prendre aucune notes.

Lors de rares occasions, on le voit prendre un Capitan, un Consejero ou un simple Compadore à part, pour avoir avec lui une longue conversation dont rien, par ordre du Conquistador lui-même dit-on, ne filtre jamais.

Ce comportement formant toute l’utilité "visible" de de Eslava, l’opinion générale fait de lui l’homme de confiance de Velasquez, ne rapportant qu’à lui seul.

Le rôle de de Eslava dans l’expédition vers Nexal reste dans le mystère de son surnom sur lequel ni lui ni les autres Espadas ne donnent d’explications, laissant les rumeurs aller bon train.

Los Consejeros

Ce sont les conseillers de Velasquez. Si les Espadas sont sans conteste ses gens de confiance, los Consejeros servent à la fois d’administration et de cour de justice, arbitrant les différents conflits et veillant au respect par chacun des contrats de service signés.

Un Consejero est présent dans chaque campement, et l’un d’entre eux accompagne chaque expédition de plus de 20 personnnes.

Joao Ontiveros
Consejero agé et tranquille, Ontiveros gère au jour le jour la petite communauté de San Juan, dernier village forestier avant les hauts plateaux andins, entre la côte et San Salvador. Bien que civil et dépourvu de toute capacité ou expérience martiale, Ontiveros a plus que prouvé son efficacité et sa détermination quand San Juan fut attaqué et assiégé par les Tlaxcaltèques, montrant la colère d’un père de famille pondéré dès lors qu’on s’attaque à "ses gens".

Manuel Gomez
Manuel Gomez est un ancien séminariste. Si un conflit avec son évêque de l’époque lui ferma les portes de l’Eglise, il en a gardé la manière. Précis dans l’expression, courtois voir chaleureux avec ceux qui l’entoure, il fait figure d’un étudiant de bonne famille devenu homme.

Son service auprès de Velasquez est jusqu’à présent sans faute, mais sa mission actuelle se montre délicate : El Corrador fait maintenant partie des Capitans qu’ile supervise, et l’homme traine un caractère et une réputation non sans taches.

Bartholomeo Ruiz
Ruiz incarne sous beaucoup d’aspects l’homme du Nouveau Monde voulu par El Conquistador. Profondément attaché à ses terres, croyant dévot et soutien infatigable des Gens de Velasquez. Mais l’homme est également ambitieux et calculateur. Ruiz a eu maille à partir avec El Corrador, et fut publiquement humilié devant trois autres conseillé, lorsque ses pairs donnèrent raison au Capitan dans le conflit qui les opposaient. Il profitera de toute occasion pour faire tomber l’ombrageux capitaine, qu’il juge indigne de ses fonctions et un réel danger pour le Grand Oeuvre qu’ils tentent de mener sur ces terres.

Los Capitans

Les "Capitans" sont le troisième et dernier rang hiérarchique, le premier étant constitué du Conquistador, le second des Consejeros.

Ils forment l’ossature des "gens de Velasquez", amenant discipline et organisation pour les affaires militaires comme civiles. Ils répartissent le travail, forment des groupes d’exploration efficaces, assurent la logistique nécessaire pour batir et faire fonctionner les campements et villages et d’une manière générale tentent de transformer une masse d’immigrants désordonnées en de petits groupes efficaces capables de remplir les tâches voulues par Velasquez.

Si la plupart d’entre eux sont des militaires, ce n’est pas le cas de tous, et une commission n’est pour le poste ni une garantie ni une nécessité... Plus simplement, les Capitans sont choisis au sein des Companeros (ou exceptionnellement des Pequinos, si l’un d’eux s’avère particulièrement doué) par Velasquez ou les Consejeros, souvent sur avis d’un des Espadas.

El Corrador

El Corrador est l’un des nombreux "Capitans" de l’Outremer, dirigeant de petits groupes lors d’expédition. On dit qu’il fut un temps un compagnons des Espadas, mais que l’expédition vers Nexal le vit "gagner" son surnom vu la vitesse à laquelle il pris la fuite cette nuit là, abandonnant ses compagnons et son seigneur pour se fondre dans les ténèbres...

Si la rumeur est vraie, d’aucuns se demandent pourquoi Velasquez ne l’a pas fait exécuter, allant jusqu’à le garder à son service, bien qu’à un rang bien inférieur aux Espadas.

Quoiqu’il en soit, El Corrador se montre un capitaine organisé et efficace doté d’une grande connaissance du terrain, mais surtout un homme taciturne et revêche ayant perdu toute sa fierté.

Los Companeros & Los Pequenos

Si bon nombre des premiers colons sont des hommes d’armes, soldats ou mercenaires divers, les artisans divers se font de plus en plus nombreux, Velasquez ayant de grands besoins à ce niveau. En de multiples endroits, il est possible de voir de jeunes gens dresser des charpente, creuser des canaux d’irrigation ou tracer des routes.

Bien qu’il maintienne ses troupes sur le pied de guerre, El Conquistador à également exigé de chacun d’eux qu’il apprenne à se rendre utile en temps de paix, en prévision du moment où les armes pourront être rangées dans les fourreau... Mais cet idéal semble tarder à se concrétiser.

Los Companeros (les compagnons) est le nom réservé à ceux et celles qui, ayants terminés ou ayants été dispensés de service, ont choisi de rester et de continuer à servir Velasquez. Cette simple condition leur vaut le respect de leurs pairs ainsi que celui de la plupart des Pequinos : survivre deux ans en Outremer n’a rien de trivial...

Los Pequenos Nuevos (ou simplement "Los Pequenos") est le noms donné par les Companeros à ceux qui ne sont pas des leurs, parfois avec l’affection d’un ainé pour un jeune homme, parfois aussi avec le mépris de celui qui sait face à un écervelé.

L’expédition vers Nexal

On sait peu de choses sur la soi-disant "expédition vers Nexal". On dit que peu après être arrivé dans le nouveau monde, tandis que la plupart des hommes dressaient le camp de base qui allait devenir San Salvador, El Conquistador s’enfonca dans la jungle à la tête d’une cinquantaine d’homme, guidé par un indigène leur proposant de les mener à Nexal, la Cité du Soleil.

Les précisions s’arrêtent, et là commencent les rumeurs. On dit que les Castillans découvrirent une cité d’une richesse incomparable, capitale d’un puissant empire. Qu’ils y rencontrèrent l’Empereur, représentant du Soleil sur terre, aux pouvoirs terrifiants. Qu’alors qu’ils avaient été recus comme des hôtes, ils furent attaqués dans leur sommeil, et que seule la vaillance des Espadas et d’El Conquistador leur permis de rentrer, épuisés et quasiment morts de faim, jusqu’à San Salvador.

Quelque soit la vérité, ni le Conquistador ni les Espadas ne parlent de cette première expédition, et nul n’ose l’évoquer en leur présence.



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