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Secrets de la septième mer

L’Eglise Vaticine en 1681

lundi 17 juillet 2006, par Martin

Plus ancienne et plus respectable institution qui soit, l’Eglise Vaticine à pourtant eu de tout temps une histoire riche et tumultueuse. Sa situation sous la garde de son berger Paul VI en 1681 en est un exemple vivant.

Le Hiérophante

Paul VI (élu en 1671)
Dix ans déjà qu’Etienne d’Argeneau, alors Cardinal d’une Montaigne exclue de la communauté Vaticine, est arrivé au concile de San Baldarezzo. Cinq ans avant, il avait disparu corps et âme de Charouse, peu après avoir excommunié l’Empereur et toute sa noblesse. Les mois passant, on a fini par le croire mort. Sa longue absence couplée aux menaces faites par l’Empereur aux archevêques montaginois empêchèrent durant plusieurs années l’élection d’un nouveau berger.

Ses pairs eux-mêmes furent dit on surpris de voir le vieil homme que tous croyaient déjà au ciel arriver parmi eux, marchant avec la plus grande difficulté et n’arrivant pratiquement plus à parler... On ne lui prédisait pas plus de quelques semaines de vie lorsqu’il fut élu, sans doute pour donner le temps aux Cardinaux de s’entendre sur un autre nom peu après...

Dix ans déjà. La grâce de Théus, la même qui lui fit choisir le nom de Paul, l’a maintenu en vie et dans une forme que beaucoup lui envient : il a plus de 80 ans. Le Berger de l’Eglise sait qu’il fait face à une période difficile, troublée même. Mais il a pour lui la plus grande liberté qu’un Hiérophante puisse avoir : il n’a acheté aucune faveur pour une place qu’il n’a jamais désiré.

Homme circonspect plus que passionné, Paul VI a ramené Montaigne dans le concert des nations Vaticine et mis la bride à l’Inquisition... Mais ces dix ans ont aussi vu l’Objectionnisme s’installer pour longtemps en Eisen, les trouvailles des explorateurs menacer de faire trembler la doctrine sur ses bases et d’innombrables questions surgir de la découverte du nouveau monde et de ses indigènes.

Plus personnellement, Paul VI a souffert du décès de Teodoro de la Ciosa, « Le Grand Cardinal », et de l’excommunication qu’il a du prononcer à l’encontre d’Erika Durkheim, perdant en deux ans ses deux plus fervent soutiens.

Théus seul sait jusque quand il trouvera la force de maintenir l’équilibre subtil qu’il a réussit à créer...

Castille

Cardinal Esteban Verdugo (crée 1660)

Issus des plus humbles de la terre, Verdugo a gravi un a un les échelons de l’Eglise Vaticine, jusqu’au poste de Grand Inquisiteur, a la seule force de sa foi et de son indomptable volonté. Homme d’Eglise et d’état, comme il sied en Castille, son objectif unique, outre de servir son Roi et son Seigneur, semble être de sauver toutes les âmes possible de Legion.

Le Grand Inquisiteur dirigea de fait la Castille entre la mort du père de Sandoval et la fin de la Guerre en Castille. Jouant d’une gestion très efficace de l’état et d’un règne de terreur de sa Très Sainte Inquisition, Verdugo fut sans conteste l’homme le plus puissant, le plus craint et le plus respecté de Castille.

L’élection de Paul VI et l’affranchissement de Sandoval Ier virent le début du déclin de sa puissance, symbolisée par l’accession du Comte et Duc Luis de Olivarès au statut de « Premier conseiller du Roi ». Malgré ces défaites, Verdugo reste un homme qui compte en Castille, que ce soit par sa présence au Conseil de Raison ou à la tête de l’Inquisition.

Cardinal Mateo Aznar (crée 1665)

Avant même d’être un homme d’église, Mateo Aznar fut toujours un homme de lettres. A la fois linguiste, biographe, historien et scribe, il fut longtemps le compagnon fidèle d’un exégète de haute réputation, Guido Farnèse, le futur Alexandre II, gravissant en parallèle les échelons de la hiérarchie Vaticine jusqu’au rang d’archevêque de Soldano.

Ses connaissances multiples lui valurent une nomination au Tribunal de la Signature Apostolique, vérifiant méthodiquement la conformité de tout édit de l’Eglise à la doctrine et aux quatre Vigiles.

Cette position lui amènera de nombreux accrochage avec Esteban Verdugo, ce dernier estimant Aznar trop laxiste. La disparition d’Alexandre II et la montée en puissance du Grand Inquisiteur marquent la fin du rôle particulier au sein de l’Eglise. Pendant cinq longues années, Aznar se fait plus que discret, suivant les directions données par Verdugo, sans doute à contre cœur, mais sans protestations publiques.

Bien que la question exacte soit restée inconnue, on dit que Verdugo et Aznar s’affrontèrent violemment durant le Concile de San Baldarezzo. Seule l’élection de Paul VI permit aux choses de se calmer quelque peu, et Aznar fut confirmé dans son ancienne charge.

Aznar est aujourd’hui un homme âgé mais toujours efficace. Sa connaissance des textes reste sans pareille.

Cardinal Tomas Balcones (crée 1674)

Quand en 1674 décède le Cardinal Pedro Sanchez de Santos, les deux autres cardinaux de Castille, Aznar et Verdugo, réunissent comme de coutume l’ensemble des archevêques de Castille pour procéder à une nouvelle intronisation. Mais si les dernières années avaient vu Verdugo diriger de facto chacune de ces réunion, l’élection de Paul VI rendit cette dernière beaucoup plus ouverte. On dit d’ailleurs que le souverain pontife y envoya deux de ses meilleurs conseillers afin de « peser » sur le choix des dignitaires castillans, et sans doute pour y contrer l’influence toujours prépondérante du Grand Inquisiteur.

Comment sinon pourrait on expliquer l’élection de Tomas Balcones à la plus haute charge ? Cet homme affable et discret, doté dit-on d’une rare intelligence n’avait jusque là fait parler de lui que dans certains cercles académiques. Bien que Vaticine dévot, Balcones du surtout son entrée dans les ordres aux perspectives que cela pouvait offrir en terme de carrière académique, étant nommé peu après Professeur es Sciences a l’Université de la Cienca, alors encore sous le patronage de Salvador Garcia.

Il fut dit-on le premier surpris lorsque son nom commença à circuler parmi les candidats possible, et encore bien plus lorsqu’il remporta l’élection in extremis. Novice en politique, ouvert et quelque peu naïf, profondément gnostique, Balcones eut de nombreuses difficultés à se faire accepter dans les plus hautes instances de l’église. Mais l’amitié de Matéo Aznar et le soutien de Paul VI ne lui firent jamais défaut. Il est d’ailleurs toujours vu comme la personnification du « retour aux sources » voulu par Paul VI. Aux sources de la connaissance, évidemment.

S’il n’a ni le charisme de Garcia ni la flamme d’Arciniega, Balcones les compense par un sens inné de l’organisation et une persévérance dans le travail, ne s’arrêtant qu’une fois la tâche accomplie.

Balcones alterne aujourd’hui encore ses activités de Cardinal et d’enseignement. Ses nombreux travaux ayant été reconnus au cours des dernières années, son nom commence à être cité comme successeur possible à Alvara Arciniega au poste de Doyen des universités de Castille.

Montaigne

Cardinal Francois d’Herblay (crée 1671)

Né en 1623 à Charouse, d’un père ambassadeur Eisenor et d’une mère dame de compagnie de plusieurs nobles dames (dont Thérèse de Tréville), François est élevée par celle-ci au sein de la bonne société Charousienne. Le jeune homme, passionné par tout savoir, fera néanmoins l’école des Mousquetaire, qui offre un enseignement de qualité gratuitement, de même que de grandes possibilités d’ascension sociale. Parallèlement aux activités (nombreuses) de tout jeune homme d’arme, il continue à étudier de nombreux textes religieux, au point d’être surnommé un moment « Le moine en Tabard ». Plusieurs duels clôtureront définitivement cette histoire. Après six ans de services exemplaires, il quitte les mousquetaires pour entrer dans les ordres.
Il est nommé en 1651 Prieur de l’abbaye de Kalder, dans l’ouest d’Eisen, ayant exprimé le souhait d’être assigné dans la patrie de son père.
A Kalder, il servira durant plus de 10 ans sous l’autorité de l’Abbé local, un homme érudit mais vieux et fatigué, et peu capable d’assumer cette fonction en pleine Guerre de la Croix. Montrant une intelligence aiguisée et une capacité de travail quasiment sans limite, Francois se crée rapidement de nombreuses relations dans les milieux ecclésiastiques et laïques. En 1666, ce déploiement d’énergie attire sur lui l’attention de Ignacio Torquelo, un haut membre de la Compagnie des frères de Théus, dans laquelle Frans rentre peu après. Il y suscite l’admiration par ses nombreuses connaissances théologiques, et y gravit rapidement les échelons du pouvoir.
Profitant de ses origines montaginoise et des nombreux amis et relations qu’il y a gardé, Francois se lance dans un nouveau combat : ramener Montaigne dans le sein de l’Eglise. Paul VI élu en 1671, la place de Cardinal de Montaigne se libère, et quand l’annonce d’un traité imminent entre l’Eglise et l’Empereur se profile, sous l’égide de Francois d’Herblay, plus personne n’a de doute sur le nom du prochain Cardinal.

Quand en 1672 Erika Durkheim est révoquée, c’est lui qui assume temporairement le cardinalat d’Eisen, y gagnant son surnom de « deux fois Cardinal ». Il accède la même année au poste de Générale de la Compagnie des Frères de Théus, suscitant une nouvelle vague de jalousies diverses, son pouvoir rivalisant petit à petit avec celui du Hiérophante.

François d’Herblay est aujourd’hui un homme puissant tant dans l’Eglise que par sa place au conseil de régence de Montaigne. Néanmoins son ambition peu discrète lui a valu également nombre d’ennemis, et ces dernières années l’ont vu se calmer quelque peu sous l’influence probable du Hiérophante lui-même. D’autres pensent que le « deux fois Cardinal » a une fois de plus tourné son regard ailleurs peut-être vers le lointain Ouest...

Eisen

Cardinal Helmut Geldemann (crée 1675)

Issu d’une ancienne famille Eisenorde ayant toujours été en bon terme avec l’Eglise, prêcheur enthousiaste durant la Guerre de la Croix, connu et apprécié par la Furst Posen, soutenu par Erika Durkheim, le chemin de Helmut Geldemann vers les plus hautes charges semblait sans encombre. C’était sans compter la fougue et la détermination du remuant Abbé d’Hersfeld. En l’espace de deux ans, Geldemann voit l’influence de l’abbé atteindre puis bien vite dépasser la sienne, malgré le soutien, fort discret il faut dire, de la Cardinale Durkheim. Leur conflit ne cesse qu’avec les débuts de la Guerre de l’Ombre, dans laquelle, à nouveau, l’Abbé d’Hersfeld prendra la première place.

Lorsque, les choses évoluant positivement en Montaigne, Frans redevient François, Geldemann ne cache pas son soulagement : s’il n’a jamais eu de problème à laisser la place à plus capable que lui, il n’est pas à l’aise avec l’ambition trop affichée de l’Abbé. Geldemann suit avec stupéfaction puis tristesse le procès en sorcellerie intenté par Verdugo à l’encontre de Durkheim.

A sa déchéance, divers problèmes retardant l’élection d’un nouveau Cardinal en Eisen, c’est le Cardinal de Montaigne, François d’Herblay, qui assume temporairement la fonction (il gardera le nom de « Deux fois Cardinal »). Un accord est enfin trouvé en 1675 sur le nom de Geldemann, alors archevêque d’Inselt.

Cardinal Erika Durkheim (Excommuniée et disparue - 1673)

Erika Durkheim fut sous tous les aspects une Cardinale hors norme. Quand elle ceint la pourpre, en 1654 à la surprise générale sur recommandation de son prédécesseur, Gregor Von Frienz, elle n’a que 27 ans, faisant d’elle la plus jeune Cardinale depuis des centaines d’années.

Durant ses 19 années de cardinalat, elle ne montra quasiment aucun intérêt pour les tâches habituellement attachée à cette fonction, déléguant les suppliques, requêtes et jeux de pouvoir à une administration efficace, lui permettant de s’en désintéresser complètement pour « accomplir l’Oeuvre de Théus en Eisen ». Elle parcourt les chemin d’Eisen durant des années, souvent quasiment sans escorte et en toute discrétion, rencontrant de multiples personnes, des plus puissants aux plus humbles. Elle ne réapparaît publiquement qu’aux moments où sa présence est requise, pour se disparaître sitôt la tâche accomplie.

Elle fut durant ces années nommées, d’abord ironiquement puis de plus en plus souvent sans malice la « Lumière d’Eisen », allant apporter partout où elle passe un peu d’espoir dans le pays ravagé par la guerre et la famine.

On lui prête un rôle important dans la Guerre de l’Ombre en Eisen durant les années 1670 et 1671 auprès du Champion de Théus, le Furst Stefan Heilgrund, bien que, comme souvent, les témoignages directs n’abondent pas.

Elle participe au concile élisant Paul VI en 1671, étant apparemment resté en contact avec le Cardinal de Montaigne durant son long exil. C’est la dernière fois qu’elle apparaît en public.

En 1672, Esteban Verdugo lance à son encontre une accusation de sorcellerie. Paul VI, qui lui porte pourtant une réelle affection, lui ordonne peu après de se présenter devant lui. Les mois passant sans nouvelles, malgré les recherches des agents de l’Eglise et de l’Inquisition, Paul VI se voit au regret de prononcer « avec la plus grande tristesse » en avril 1673 sa révocation et son excommunication. Les rumeurs ont depuis été bon train, mais Erika Durkheim semble avoir disparu dans le même secret qui entoura la plupart de son existence.

Vodacce - Les « Cinque »

Cardinal Maceo Orsini (crée 1675)

Maceo Orsini est le plus jeune des « cinque ». Les Orsini sont une très ancienne famille, ayant même compté une principauté durant un temps. Ils sont aujourd’hui et depuis longtemps une sorte de satellite des Bernouillis, mi-alliés mi-vassaux de la puissante famille. Archevêque à l’époque, il eut l’honneur et la lourde responsabilité de succéder au « Grand Cardinal » Teodoro de la Ciosa. Par admiration du vieil homme ou par volonté de continuité, Orsini s’efforce de penser et de parler comme aurait pu le faire le « Grand Cardinal », adressant régulièrement ses prières au « bienheureux Teodoro ».

Ce comportement ne manqua pas d’irriter initialement, étant pris comme de l’arrogance de la part d’un homme ne connaissant pas mieux de la Ciosa que la plupart des autres cardinaux (en réalité, plutôt moins bien, il ne rencontra le Grand Cardinal que durant de grands rassemblement, et ne le vit jamais en tête à tête).

Mais c’était compter sans la persévérance d’Orsini, et la profonde humilité dans laquelle s’inscrit son action. S’il cherche effectivement des réponses dans les actes et paroles de de la Ciosa, c’est pour s’opposer à tout ceux qui disent ou pensent qu’un idéal de sainteté est incompatible avec les voies du monde. Au fil des ans, de nombreuses Vaticines sont venus vers lui en recherche des « voies du Grand Cardinal ». Dans leurs rangs au départ très humbles se sont petit à petit glissés des dignitaires de plus importants, jusqu’à ce qu’Orsini soit aujourd’hui surnommé très sérieusement « premier exégète du bienheureux Téodoro ».

Il faut dire que les actions et les paroles d’Orsini montrent souvent une rare profondeur et discernement. Certains commencent même à murmurer que, touché par la dévotion du jeune homme, de la Ciosa lui transmettrait du haut des cieux quelques bribes de sa sagesse...

Cardinal Mauricio Bilardo (crée 1672)

Sergio Bilardo fut cardinal pendant près d’un demi-siècle, s’éteignant en 1672 à 88 ans. Bien que très diminué et accablé par une mémoire de plus en plus floue, il incarna jusqu’à sa mort la ligne « traditionnelle » des « cinque ». Dans les faits, cela revint pour lui à s’attiré l’inimité tant des progressistes (Lucani, de la Ciosa, Durkheim), qui lui en voulait pour son immobilité, que des conservateur (Verdugo), pour son opposition aux « actes rendus nécessaires par l’époque ». Il fut pour ses pairs et pour toute l’Eglise le rappel constant de leur passage rapide dans plus de quinze cents ans de traditions.

Quand il mourut, un an à peine après l’élection de Paul VI, son fils cadet Mauricio lui succéda, ayant déjà passé dix ans auprès de lui comme secrétaire particulier. S’il n’a pas la légendaire rudesse de son père, Mauricio ne diffère qu’assez peu sur le fond de son défunt père, rappellant régulièrement les règles de leurs fonction et la place qui est la leur « pour faire respecter et progresser la parole de Théus et des Prophètes, et non pour la faire évoluer ».

Il s’est heurté quelques fois à Orsini concernant le Grand Cardinal. Si Bilardo honore comme toute l’Eglise la mémoire de de la Ciosa, il parle volontiers d’ « idolâtrie » quand il évoque le comportement de ses pairs (et particulièrement d’Orsini) vis-à-vis des actes et édits du grand homme.

Entre les idées « novatrices » de Lucani, les « concessions » accordées par Falisci à l’Eglise de Montaigne et la « souplesse » d’Orsini, Bilardo ne trouve du soutien qu’auprès d’Angelina Delasi quand à leur rôle de gardiens de l’Eglise éternelle et de la seule vraie foi.

Cardinal Angelina Delasi (créée 1650)

Angelina Delasi est bien consciente que sa nomination en 1650 tint plus à ce qu’elle n’était pas qu’a ce qu’elle était. Fille d’un marchand roturier, elle du s’enfuir de chez elle pour rentrer dans les ordres en cachette de son père, qui la jeta hors de sa vie dès le moment où il l’apprit. N’ayant plus désormais comme famille que l’Eglise, Angelina s’en trouve une seconde dans la République de Vodacce, dont elle lut les grandes heures dans les livres d’histoires de l’Université de Dionna. Voyant dans les conflits entre les Princes la raison de la fin de l’âge d’or Vodacci, elle en conçu un patriotisme républicain pour le moins peu commun.

Quand mourut en 1650 le cardinal de Numa, une lutte de pouvoir sans merci se déclencha entre Villanovas et Caligaris pour la nomination d’un nouveau cardinal. Alors que se succédait pressions, menaces voir assassinat, le Grand Cardinal coupa l’herbe sous le pied des deux opposants en proposant Angelina, alors simple Monsignor, à la nomination. Voyant la sagesse de la proposition de de la Ciosa, et peu volontaires de voir les « cinque » devenir un vulgaire terrains d’affrontement entre Princes, ses pairs accédèrent bien vite à sa proposition, propulsant Delasi à une place que jamais elle n’aurait cru occuper et pour laquelle elle manquait avec évidence de capacités.

Passées quelques « erreurs de jeunesses », dont Bilardo père riait souvent, Delasi parvint petit à petit à se créer sa place, traditionnelle et assez conservatrice sur le terrain de la foi, et patriotique et républicaine sur celui de la politique.

C’est Delasi qui fut le meilleur soutien de Bernouilli puis de Vestini lorsque, confronté à une nouvelle guerre avec le Croissant, ils tentèrent de faire renaître la République de ses cendres. Bien qu’elle ai toujours estimé que leur position de cardinaux faisait de facto de chacun des « cinque » un soutien de la République, elle n’a pas connu de grand succès de conviction de ce côté.

Cardinal Bertrando Della Spada Lucani (crée 1642)

S’il choisit la carrière ecclésiastique, il y a maintenant plus de 60 ans, par manque cruel des capacités nécessaire à survivre au « Gioco Grande » vodacci, il ne pouvait savoir que ce serait elle qui ferait de lui le dernier des Lucanis.

Bertrando fut le témoin des efforts désespéré de son frère Alberto pour ramener leur famille à sa gloire d’antan, de son désespoir de n’avoir enfanté que des filles, de la mélancolie qui le gagna petit à petit.

Durant ces années, il mena la vie pieuse d’un homme dévoué à Théus et à ses frères, montant lentement mais sûrement dans la hiérarchie Vaticine. Amateur d’auteurs classiques, il porta très vite un grand intérêts aux nombreux débats s’organisant entres exégètes. Sa nomination comme évêque fut sans doute le tournant de sa carrière. Tandis que la Maison Lucani s’enfonçait doucement dans les ténèbres, le nom de Lucani commença à sortir des bouches de ses confrères évêques, puis des « cinque » eux-mêmes. Toujours aussi présent dans les discussions permanentes agitant l’Eglise, Bertrando commença à y amener des opinions... radicales voir outrancières, suscitant la haine mais aussi et surtout des débat d’un niveau comme dit-on on en avait plus vu depuis Matthias Leiber.

La dramatique chute de la Maison Lucani ne fit apparemment que renforcer l’ardeur et la combativité du « Dernier des Lucanis », qui accéda peu après à la pourpre.

Aujourd’hui le plus âgé et le plus ancien des Dix, Lucani n’a rien perdu de sa verve, tout au contraire, dit-on. Bertrando semblant aller toujours plus loin dans le contradictoire, d’aucuns se demandent combien de temps il lui faudra pour commettre l’irréparable en s’attaquant à un pilier de la doctrine.

Cardinal Michele Del Falisci (crée 1666)

Second fils du Prince Falisci, Michele compris vite que s’il avait hérité du légendaire charme familial et ne manquait pas d’intelligence, son relatif manque d’ambition (pour un noble Vodacci) ne lui permettrait pas de s’élever dans les sphères séculières. Heureusement pour lui, les second fils eurent toujours une carrière bien tracée dans les rangs de l’Eglise Vaticine.

Lorsque son frère aîné décéda subitement, Michele avait complètement renoncé à être Prince, et fut soulagé de voir son jeune frère Donello prendre les rênes de la famille.

Son charisme naturel, sa connaissance de Scarovese et le soutien de son frère offrirent à Michele une carrière rapide : monsignor à 21 ans, évêque à 24 et cardinal à 30. Lui-même en eut un instant le tournis, se sentant initialement encore trop jeune et trop inexpérimenté.

Mais une lettre de son prédécesseur allait changer tout cela, demandant dans ses dernières volontés à Michele d’utiliser toutes les ressources de sa fonction pour ramener Montaigne dans le giron de l’Eglise. Nanti de cette mission, Michele s’y plongea corps et âme, ne lésinant sur aucun moyen. Il écrivit de longues lettres à l’Empereur et à son entourage, entretenant une relation épistolaire régulière avec l’Impératrice Morella Caligari.

Ses efforts furent néanmoins vains jusqu’à la fin de la guerre en Castille et l’intervention flamboyante de François d’Hersfeld. Michele ressentit à l’époque assez vivement de voir le montaginois profiter de ses années de préparation pour en tirer un succès personnel, succès qui lui valut d’ailleurs la pourpre.

Aujourd’hui, Michele suit toujours de près la situation en Montaigne. Les concessions faites par l’Eglise à l’Empereur furent toujours temporaires dans son esprit, et la Régence en cours devrait offrir de nouvelles possibilités. Il s’agit simplement de ne pas aller trop vite, car ce serait courir le risque de perdre Montaigne à nouveau.

Malgré cette mission et les innombrables activités propres à un Cardinal, frère de Prince de surcroît, Michele s’ennuie quelque peu. On le dit à la recherche d’un nouveau combat dans lequel jeter ses impressionnantes capacités.

« Le Grand Cardinal » Teodoro de la Ciosa (décédé - 1675)

Issu comme Esteban Verdugo d’un milieu très modeste, Teodoro de la Ciosa personnifia le parfait Vaticine, dévot, tolérant et d’une profonde compassion. Grand ami de la famille Bernouilli, il se servit de son influence sur l’Eglise et Vodacce pour le bien de tous durant de nombreuses années. Apprécié du peuple comme des grands, leader incontesté des « Cinque », de la Ciosa traça le chemin pour les générations à venir.

Quand meurt le Hiérophante Alexandre II, personne ne doute du nom de son successeur. Mais le Cardinal de Montaigne, Etienne D’Argeneau, disparaît avant que le concile puisse se rassembler sur son nom. Cinq années passent, et quand enfin les Dix se trouvent réunis à San Baldarezzo, de la Ciosa entre au concile Hiérophante... Pour en sortir Cardinal. La surprenante élection et la longévité de Paul VI le priveront de la plus haute charge.

Teodoro de la Ciosa s’est éteint le 12 juillet 1675. Reconnu « bienheureux » par Paul VI à peine deux mois après sa mort, il veille désormais sur son troupeau du haut des cieux. Mais nombreux sont ceux qui regrettent l’immense sagesse et les conseils avisés du Grand Cardinal. Six ans après sa mort, si son procès en canonisation est quasiment terminé, son absence ici bas se fait toujours aussi cruellement sentir.



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