SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Secrets de la septième mer > Aides de jeu > Contexte > Théah prime > Théah’ en 1681 > Vodacce
Contribuer

Secrets de la septième mer

Vodacce

lundi 31 octobre 2005, par Martin

Née des ruines de la longue histoire de l’empire de Numa, la république de Vodacce est depuis plus de deux siècles plus une confédération de circonstance qu’une entité à part entière. Les différents princes règlent la grande majorité de leurs affaires indépendamment ou via des alliances bilatérales, et ne se réunissent que rarement.

Une chose est néanmoins commune dans cette mosaïque, c’est « El Gioco Grande », le grand jeu, héritier de la prose de Scarovese sur le rôle du Prince et l’art de régner. C’est le jeu qui donne aux intrigues vodaccis cet étrange mélange de grande subtilité et de terrible brutalité.

Derrière les beaux mots et les costumes de soie se cachent les épées acérées, et les vodaccis ne craignent jamais de s’en servir.

1°/ Les sept familles princières

Bernoulli (Angelo Vercelli)

Très liés à l’Eglise Vaticine, à laquelle ils ont au cours des derniers siècles fait d’innombrables preuves de loyauté. Les seconds fils Bernoulli font toujours des carrières ecclésiastiques, avec plus ou moins de volonté ou de réussite. En 1250, après les croisades, ils reçoivent de l’Eglise le monopole des relations avec l’Empire du Croissant, ce qui les a rendu fabuleusement riches.

Actuellement, ce monopole est doublement contesté : commercialement, par d’autres familles Vodaccis peu soucieux de respecter un si vieil accord, d’autant que personne ne peut le faire respecter, et éthiquement, par une Eglise Vaticine en plein regain de ressentiment contre les ‘infidèles’ et ceux qui traitent avec eux.

Le patriarche Gespucci Bernoulli maintint avec force la position de sa famille dans les toutes premières de Vodacce, parvenant même à se faire élire Doge par les autres Princes mais sa mort en 1678 vit le début des jours difficiles pour la famille. Les trois fils de Gespucci étant considérés comme peu capables et peu responsables, celui-ci fit de son homme de confiance, Angelo Vercelli, le gardien de sa famille pour cinq ans, terme auquel Vercelli passera à l’héritier le plus capable le titre de chef de famille.

Inutile de dire que les fils de Bernouilli sont tout sauf contents de cette disposition. Bien qu’ils n’aient pas trouvé jusqu’ici de manière de la contourner, ils ne cachent pas leur colère, et il faut toute l’habilité de Vercelli, l’appui du Prince Vestini et les menaces des Cardinaux pour maintenir l’accord en l’état.

Vestini (Marco Edouardo Vestini)

Grâce à l’action du précédent patriarche Vestini, cette famille contrôle une grande partie de l’artisanat Vodacce, ayant offert une somme substantielle a tout artisan venant s’installer sur ses terres. Puissante à l’époque, la famille avait pu imposer cette décision plutôt agressive face aux autres princes. Elle exporte maintenant la plupart de la marchandise et en tire de substantiels revenus. Mais les rumeurs veulent que cette richesse ai été acquis au prix du sang de ceux, nobles ou artisan, qui s’élevèrent contre cette tentative de monopole économique.

Marco Edouardo Vestini parvint a nouer une alliance avec Gespucci Bernouilli et Carmélio Allini, et fut le soutien du Doge pendant la courte période d’unité qui s’en suivi. Mais la mort du patriarche mis fin à leurs plans, et malgré toutes les tentatives de Vestini et Vercelli, la République de fait redevint république de nom, bien que Vestini en soit le nouveau Doge.

Les choses changèrent à nouveau en 1680, avec les tentatives d’invasion Croissantine. Comme à chaque époque critique, Vodacce s’est resolidarisée, autour de Vestini, pour faire face à l’ennemi ancestral.

Villanova (Giovanni Villanova)

Une des plus anciennes et des plus puissantes familles, composés des plus fins et ambitieux politiciens de Vodacce, contrôlée par la main de fer de Giovanni Villanova, qui se montre sinon un homme charmant, et surtout le plus grand mécène en matière de science du pays, via l’unique grande université de Dionna, ce qui semble lui attirer les regards furieux de l’inquisition, mais également de certains érudits castillans, estimant les méthodes de la Dionna peu scientifiques et par trop intéressées.

La famille Villanova entretien une guerre larvée avec la famille Caligari depuis bien longtemps, et Giovanni lorsque Vincenzo Caligari mourut, Giovanni vu l’occasion de régler une fois pour toute les vieux comptes, passant à une guerre totale contre les Caligari.

Seule l’intervention croissantine et la « Paix des braves » imposée par les cinque l’empêcha de venir définitivement à bout de la famille ennemie. Mais celle-ci en fut très diminuée.

Caligari (Mauricio Caligari)

Vincenzo Caligari était un vieil homme rongé par la peur de mourir. En prévention, il fit appel à toute médecine, science ou art occulte susceptible de lui prolonger sa vie. Arnaque ou non, il vécu sans une maladie jusqu’à près de 80 ans, où il fut emporté par un mal foudroyant.

Alors que ses fils et petits fils se battaient pour sa succession, la famille fut la cible d’une attaque sans merci menée par Giovanni Villanova, et de toute évidence préparée de longue date.

Alors qu’il se préparait à l’exil, la plupart de ses dépendances aux mains des Villanova, Caligari fut sauvé par l’appel des cinque à l’union contre l’ennemi Croissantin. Néanmoins, les Villanova ne sont pas repartis, et l’empire de Mauricio n’est plus que l’ombre de celui de Vincenzo.

Mondavi (Alcide Mondavi)

Seconde famille essentiellement basée sur l’agriculture, les Mondavis vivaient quelque peu à part des innombrables fêtes qui émaillent la vie en Vodacce.

Le « Prince Tranquille » révéla toute son ingéniosité et sa maîtrise de Scarovese lorsqu’il lança en 1669 une attaque comme Vodacce n’en avait jamais vue : terrestre, concentrée sur le continent, soutenue par des mercenaires Eisenors. En quelques semaines, Mondavi s’était taillé une principauté de belle taille en conquérant les terres Lucani et une part de celles des Villanova.

Durant le règne du Doge Bernouilli, Mondavi assit sa place de premier pouvoir militaire, et fut d’ailleurs surnommé « El Principe Condottiere ».

Falisci (Donnello Falisci)

Les Falisci ont une très longue tradition agricole, possédant une part importante des terres fertiles de Vodacce. Charmeur et subtil, Donnello Falisci fait ce que son père et grand père ont fait avant lui : produire le meilleur vin de tout Théa, et organiser les fêtes les plus luxuriantes, au point qu’elle figurent parmi les obligations stricte de tout homme de bon goût et de haute naissance.

Allini (Carmélio Allini)

Le plus récent et le moins puissant des Princes, Allini fonda son titre sur un coup de force mené de main de maître contre la Maison Lucani, au moment de sa déchéance. Après plusieurs mouvements politiques risqués, l’ex chandeleur parvint à stabiliser son pouvoir sur l’Ile, mais perdit dans le mouvement toutes ses possessions continentales au profit de Mondavi. Malgré ces débuts difficile, et grâce à une alliance avec deux Princes puissants (Bernouilli et Vestini), Allini est aujourd’hui un Prince reconnu en Vodacce pour ses talents de négociateurs et de politicien.

Sa (relative) pusillanimité faisant de lui un Prince peu dangereux pour ses pairs, Allini a déjà à plusieurs reprises arbitré des conflits entre familles. Il est également devenu l’un des premiers ambassadeurs de la République.

2°/ L’Eglise Vaticine

Acteur central de la vie religieuse mais aussi politique de Vodacce, l’Eglise Vaticine de Vodacce est aux mains des « cinq Vodaccis » (ou cinque), à savoir les cinq cardinaux acquis au fil des siècles et des intrigues à l’ancienne patrie de l’Eglise.

Tout dignitaires ecclésiastiques qu’ils soient, les cinque sont également des personnalités politiques de premier plan, connaissant souvent Scarovese aussi bien que les Princes. Les cinque font pendant au pouvoir des princes, et arbitrent occasionnellement leurs disputes. Ils gouvernent également directement Numa, l’ancienne capitale de l’empire.

Les cinque ont récemment à leur actif la réconciliation des Princes sous le Doge Bernouilli, puis sous le Doge Vestini, afin de faire face à l’ennemi Croissantin.

Cardinal Teodoro de la Ciosa - Mort en 1675

Téodoro de la Ciosa était considéré par tous ses pairs comme le « Hiérophante idéal ». C’est des dix celui qui se démena le plus pour qu’une solution fut trouvée pour élire un Hiérophante au plus tôt. La surprenante longévité de Paul VI le priva de la plus haute charge, mais il fut un soutien indéfectible du vieil homme et le leader incontesté des cinque, que sa mort a laissé quelque peu désemparés. Il s’éteint en 1675, serein et dans la paix de Théus.



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.