SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Secrets de la septième mer > Aides de jeu > Spoilers > Histoire (Réservé au MJ) > Les Hiérophantes à travers l’Histoire
Contribuer

Secrets de la septième mer

Les Hiérophantes à travers l’Histoire

jeudi 2 novembre 2006, par Géronimo

Vous trouverez dans cette aide de jeu les lignées des hiérophantes depuis Pierre le fondateur jusqu’à Innocentus IX qui meurt des mains de Léon-Alexandre IX.

Vous trouverez dans le fichier joint le tableau des hiérophantes et dans les lignes ci-dessous une description plus détaillée de certains d’entre-eux.

Précision : Pierre est le premier des Hiérophantes de l’Eglise du Vaticine et aucun autre hiérophante ne prendra son nom par la suite.

Pierre (15-36)
Pierre devient le premier dirigeant spirituel des vaticins mais pas le premier hiérophante, ce terme n’existe pas encore. Comme les autres témoins du Prophète, et comme le Prophète lui-même, il est torturé et condamné au bûcher par l’empire numain.

Gregorius (36-44)
Gregorius est nommé par Pierre comme son successeur à la tête des fidèles vaticins pour les guider sur le chemin spirituel qui les conduira à Theus. Lui-même nommera ensuite son successeur. Il en sera ainsi jusqu’à la création de la charge de hiérophante et la mise en place du conciles des cardinaux qui le nomme.

Pius II (305-310)
Pius II déclenche la première croisade à la mort du Deuxième Prophète en 306 pendant son pèlerinage dans l’Empire du Croissant. L’empereur Alexius, furieux de ne pas avoir eu de réponses à ses questions, ordonne que l’on châtie les “infidèles meurtriers” responsable de la mort du Saint Homme. Cette croisade durera près de cent cinquante années.

Gregorius III (310-325)
Gregorius III parvient à convaincre l’empereur Corantine de faire de la religion vaticine la religion d’état de l’empire numain.

Cornatius (325-338)
Cornatius aide l’empereur Corantine à créer le Credo Vaticine Il se base sur les travaux du premier concile, fonde l’Eglise du Vaticine et crée le poste de hiérophante, qu’il occupe immédiatement. Le siège de cette église est alors placé à Numa. A ce concile, le knias de la Rurik crache sur l’empereur Corantine et sur le Second Prophète. Il est exécuté, mais son scribe, Cyrille, parvient à s’enfuir. Son récit marque la création de l’Eglise Ussurane Orthodoxe en 327 avec la nomination du premier patriarche : Illarion Belafustus Pscov.

Caïus (344-351)
Caïus lance le deuxième concile corantien qui permet de mettre sur pied le dogme vaticin. Les quatre types de circonscriptions (Hieros, archidiocèse, diocèse et paroisse) sont créés et répartis suivant le chiffre dix. Ce chiffre est en effet sacré dans la religion vaticine. Ainsi, l’empire est divisé en dix archidiocèses comprenant dix diocèses et ainsi de suite. Chaque échelon de la hiérarchie ne peut être atteint que par le vote de ses pairs. Ainsi, seuls les dix cardinaux peuvent élire le nouveau hiérophante. Dans le même esprit, seul les dix archevêques d’un archidiocèse peuvent élire leur cardinal.

Joaquinius (606-608)
Joaquinius crée l’Ordre des Epées de Salomon, chargé de protéger les dignitaires de l’Eglise, et, parfois, de supprimer ceux qui abusent de leur position. Les techniques enseignées par Salomon Antone donnent naissance au style de combat des Epées de Salomon.

Anibaldius (608-622)
Le hiérophante Anibaldius est emprisonné à Numa en 608 et roué de coups par des nobles vodaccis qui l’accusent d’immoralité et de simonie (trafic de choses saintes) : ils souhaitent installer un remplaçant sur le Saint-Trône. Mais le hiérophante s’échappe et trouve refuge auprès de Carloman : le roi de Montaigne le reconduit sous bonne escorte à Numa. Il se disculpe des accusations en prononçant un “serment purgatoire” acceptant la punition divine s’il ment. En retour, Carloman reçoit du hiérophante Anibaldius dans la cathédrale de Numa le deuxième jour de la Messe des Prophètes 609 la couronne impériale : il est sacré Empereur des Numains. Cette consécration confirme sa réelle puissance et prouve qu’il est soutenu par le Saint-Trône dans ses ambitions de domination universelle : l’empereur tient de Dieu le pouvoir qui lui est conféré.

Julius II (686-700), Erasmus II (700), Innocentus II (700), Romanus IV (700-701)
Après la mort du pape Vigilius II en 686, et l’effondrement du royaume de Vodacce avec la mort de Iago Ier, l’aristocratie vodacci (les Lorenzo, Gallili et Delaga) cherchent à contrôler l’Eglise du Vaticine. Ils ne parviennent cependant pas à intervenir dans l’élection du hiérophante. Si bien que les cardinaux choisissent eux-même le successeur au Saint-Trône de Pierre. Cependant, à la mort de Julius II en 700, les Lorenzo reviennent à Numa, décidés à se venger et obligent Innocentus II qui vient de succéder à Erasmus II, éphémère successeur de Julius II, à organiser un jugement posthume, que l’on a appelé le concile cadavérique.
Le déroulement du concile
Le cadavre desséché de l’ancien hiérophante Julius II est exhumé, son linceul est remplacé par les habits pontificaux et il est installé sur son ancien siège hiérophantique afin d’être jugé par le concile (qui est en réalité un synode) composé essentiellement de cardinaux vodaccis. Julius II est accusé de ne pas avoir tenu compte de son excommunication alors qu’il était évêque de Porto Spatia, et d’avoir par ambition rompu le serment qu’il avait prêté de ne plus briguer de charges ecclésiastiques. Le cadavre se voit attribuer un diacre pour avocat, ce dernier répondant aux questions à sa place. Julius II est ainsi jugé, condamné et dépouillé de ses insignes pontificaux, privé des doigts de la main droite qui lui avaient servi à bénir. Son élection comme hiérophante est déclarée invalide et tous ses actes pontificaux sont annulés. Son cadavre est livré au peuple de Numa qui le jette dans le fleuve.
“Une cérémonie abominable suivit, où le mort fut dégradé, dépouillé des vêtements pontificaux auxquels collaient les chairs putréfiées, jusqu’au cilice que portait ce rude ascète ; les doigts de sa dextre furent coupés, ces doigts indignes, qui avaient béni le peuple.”
Julius II a cependant laissé un bon souvenir à Numa et le peuple accepte mal la fin tragique du cadavre. Des émeutes éclatent et Innocentus II est déposé. Il finira étranglé en prison. Par miracle, le corps de Julius II est rejeté par le fleuve. Le successeur de Innocentus II, Romanus IV le réhabilite et le corps repêché est inhumé dans la basilique de Numa. La légende veut que, sur le passage du corps, les statues des saints se soient inclinées pour le saluer. Quoi qu’il en soit, les princes vodaccis ont maintenant un poids très important sur l’Eglise du Vaticine.

Gregorius V (779-791)
Gregorius V permet à l’Eglise du Vaticine de créer la Sainte République. En effet, l’imperator Gottschalk I, après avoir envahit une grande partie de la Vodacce, dont Numa, donne les terres entourant cette ville à l’Eglise du Vaticine. La Sainte République vient de voir le jour en 782. En remerciement de ce don, Gottschalk I est fait imperator par le hiérophante du moment. L’Eglise et l’Eisen sont si étroitement liés que l’Eisen elle-même est alors qualifiée de “Sainte République”.

Constantinius (844-858), Novatius IV (858-868), Cornellius II (868-871), Constantinius II (871-878), Salvatorius III (878-893), Vigilius IV (893-904), Sergius II(904-909), Evaristius III (909-910) et Erasmus IV (910-912)
Ils sont les hiérophantes de la période turbulente que l’on nomme Pornocratie. Durant cette période, l’Eglise subit la forte influence de stregha del sorte débauchées appartenant à la famille Lorenzo : essentiellement Vincenza l’Ancienne, et ses deux filles Vincenza la Jeune et Nicoletta. En réalité, les grandes familles vodacci font et défont les hiérophantes, plaçant souvent sur le siège épiscopal des laïcs incompétents. Ainsi, Constaintinius, donna sa fille Marozia pour épouse à Novatius IV, un noble de la famille Lorenzo. Ce dernier imposa son fils Cornellius II comme son successeur avant d’être tué. De tels hiérophantes ne sont évidemment que des fantoches avec une durée de vie très brève entre les mains des Lorenzos. Cette période est marquée par la débauche, les actes de cruauté et les sacrilèges. L’un des seuls faits importants est la visite du roi Elilodd d’Avalon, en 881, qui demande la création d’une chaire de cardinal pour son pays au hiérophante Salvatorius III, ce dernier accepte cette demande contre 2 000 kilos d’or. Scandalisé par un tel accueil, Elilodd effectue quand même cette donation mais décide que “son” cardinal garderait ses distances avec une telle Eglise.

Gregorius VI (912-916)
Gregorius VI met fin à la Pornocratie. L’imperator impose son candidat aux cardinaux qui deviendra Gregorius VI. Il sera rendu fou par les manigances de la Stregha del Sorte Nicoletta di Lorenzo avant de se suicider en 916.

Constantinius III (916)
Constantinius III est placé sur le Saint-Trône de Gregorius VI par Nicoletta di Lorenzo, sa mère. Aussitôt l’imperator envoie un petit contingent de soldats émérites et le dépose en le pendant au balcon du palais du hiérophante en compagnie de sa mère.

Pius IV (916-824)
Pius IV accède au siège de hiérophante grâce à l’appui de l’imperator. Aussitôt, il publie une bulle hiérophantique concernant tout particulièrement les Stregha del Sorte. Il interdit qu’elles puissent accéder à l’éducation et demande aux princes vodaccis de ne pas enseigner la lecture, l’écriture et les sciences à leurs filles naissant avec le don afin de pouvoir les contrôler. C’est tout d’abord avec réticence qu’ils obéissent à cet ordre religieux, mais l’avantage de cette situation leur apparaît dans les vingt années suivantes, alors que leurs femmes, sœurs et filles deviennent plus malléables entre leurs mains. Afin de compenser cela, la famille Lorenzo ouvre la première école de courtisane pour les membres féminins de sa famille ne disposant pas de dons de sorcellerie. Les femmes nées sans le don deviennent alors utiles pour les princes vodaccis.

Honorius II (998-1010)
Honorius II qui doute du Troisième Prophète entre dans une grotte du Monte Joyas en sa compagnie en l’an 1000. Là, un feu s’allume de lui-même et se met à parler au hiérophante. Ce dernier ressort de la grotte ses doutes envolés. Depuis, cette grotte porte le nom d’El Fuego Sagrada. En l’an 1001, il met en place l’inquisition ordonnée par le Troisième Prophète. En 1002, le Troisième Prophète lance la deuxième croisade qui se terminera en 1011.

Zacharius IV (1010-1012)
Zacharius IV met fin à la deuxième croisade en 1011. Il lance également, sous les ordres du Troisième Prophète, la construction de la Cité Sainte en Castille. Il lance également la création des universités à travers toute la Castille.

Innocentus III (1012-1030)
Innocentus III remplace Zacharius IV, destitué par le Troisième Prophète qui n’a pas supporté deux de ses initiatives : la fin de la croisade et le lancement des universités. Aussitôt intronisé, et sur les ordres du Troisième Prophète, Innocentus III déplace la capitale de l’Eglise du Vaticine de Numa à La Cité du Vaticine, provoquant les guerres du Hieros. Il couronne également Ramon Sandoval comme nouveau Rex Castillium, remettant un roi sur le trône de ce pays après quatre années sans dirigeant. Innocentus III meurt le même jour que le Troisième Prophète.

Gregorius VII (1052-1062)
Gregorius VII marque son règne par sa folie. Il nomme son chat préféré comme cardinal, oblige les curés à porter des étoles vert pomme et des bonnets d’ânes, inverse le signe de la croix, faire dire la messe à l’extérieur, autorise les nobles à assister à l’office sur leurs chevaux et en armure mais demande à ce que la paysannerie se parfume avant de mettre les pieds dans ses églises (l’eau de Cologne est aimablement fournie dans les bénitiers !). Toutes ces mesures farfelues seront abrogées par son successeur. Seul la possibilité de dire la messe en plein air, qui avait rencontré un beau succès, est maintenu. Les îles d’Avalon apprécient particulièrement ce type de cérémonie qui leur rappellent l’époque druidique.

Constantinius VII (1077-1091)
Constantinius VII demande, en 1088, aux cinq cardinaux de Vodacce (ses compatriotes) de placer les bibliothèques d’Alexia - des livres, des parchemins et des manuscrits volés à l’empire du Croissant - dans la cité de Numa comme “cadeau du hiérophante”. Ce don permet de consolider la puissance de la Vodacce au sein de l’Eglise du Vaticine.

Romanus IX (1099-1102)
Romanus IX lance la troisième croisade dès son accession au Saint-Trône. Il s’agit plus d’enrichir Théah sur le dos de l’Empire du Croissant qu’une question de religion.

Sixtius III (1118-1122)
Sixtius III, dès son accession au pouvoir, au plus fort des croisades contre l’Empire du Croissant, fonde un nouvel ordre de chevaliers chargé de la protection des terres conquises et des pèlerins souhaitant se rendre au pays natal du Deuxième Prophète. C’est ainsi que naît le Saint Ordre des Pauvres Chevaliers du Prophète.

Constantinius VIII (1123-1133)
Constantinius VIII et le Dictatus Hierophantæ. S’appuyant sur l’époque de la Sainte République, il veut redonner la prééminence du hiérophante sur les rois et princes terrestres. Le Dictatus Hierophantæ est un ensemble de 27 propositions, publié par le hiérophante Constantinius VIII en 1125. C’est une œuvre majeure du droit canonique, qui vise à établir la monarchie absolue de Theus sur l’ensemble du monde (dominium mundi), et donc celle de son vicaire, le hiérophante. C’est ce qu’on appelle la théocratie. Les décrets du Dictatus hierophantæ sont les suivants :
-  L’Église du Vaticine a été fondée par Theus seul ;
-  Seul le hiérophante vaticin est dit à juste titre universel ;
-  Seul, il peut déposer ou absoudre les cardinaux ;
-  Son légat, dans un concile, est au-dessus de tous les cardinaux, même s’il leur est inférieur par l’ordination, et il peut déposer contre eux une sentence de déposition ;
-  Le hiérophante peut déposer les absents ;
-  Vis-à-vis de ceux qui ont été excommuniés par lui, on ne peut entre autres choses habiter sous le même toit ;
-  Seul, il peut, selon l’opportunité, établir de nouvelles lois, réunir de nouvelles paroisses, transformer une collégiale en abbaye, diviser un évêché riche ou unir des évêchés pauvres ;
-  Seul, il peut user des insignes impériaux ;
-  Le pape est le seul homme dont tous les princes et les rois baisent les pieds ;
-  Il est le seul dont le nom soit prononcé dans toutes les églises ;
-  Son nom est unique dans le monde ;
-  Il lui est permis de déposer les empereurs ;
-  Il lui est permis de transférer les cardinaux d’un siège à un autre, selon la nécessité ;
-  Il a le droit d’ordonner un clerc de n’importe quelle église, où il veut ;
-  Celui qui a été ordonné par lui peut gouverner l’église d’un autre mais non faire la guerre ; il ne doit pas recevoir d’un autre cardinal un grade supérieur ;
-  Aucun synode ne peut être appelé général sans son ordre ;
-  Aucun texte canonique n’existe en dehors de son autorité ;
-  Sa sentence ne doit être réformée par personne et seul il peut réformer la sentence de tous ;
-  Il ne doit être jugé par personne ;
-  Personne ne peut condamner celui qui fait appel au Siège apostolique ;
-  Les causæ majores de n’importe quelle église doivent être portées devant lui ;
-  L’Église du Vaticine n’a jamais errée ; et selon le témoignage de l’Écriture, elle n’errera jamais ;
-  Le hiérophante, canoniquement ordonné, est indubitablement par les mérites de saint Pierre établi dans la sainteté ;
-  Sur son ordre et avec son consentement, les vassaux peuvent porter des accusations ;
-  Le pape peut déposer et absoudre les cardinaux en l’absence de synode ;
-  Celui qui n’est pas avec l’Église n’est pas considéré comme vaticin ;
-  Le hiérophante peut délier les sujets du serment de fidélité fait aux injustes.
À cause de leur portée politique, ces décrets ne sont publiés ni en Eisen, ni en Montaigne, ni en Avalon, ni dans les Marches des Highlands, ni en Inishmore. En fait, ils ne sont publiés qu’en Castille et en Vodacce.

Simplicius II (1195-1211)
Simplicius II n’était pas un homme, mais une femme. S’étant fait passer pour un homme depuis son plus jeune âge afin de pouvoir prétendre à de hautes fonctions dans l’Eglise du Vaticine, elle parvient à se faire élire hiérophante. Une fois à ce poste, elle fait passer des bulles hiérophantiques afin que les femmes puissent exercer un ministère de curé et atteindre les plus hautes fonctions de l’Eglise, jusqu’à la place de hiérophante. Ce n’est qu’à sa mort que l’Eglise se rendra compte qu’une femme l’a dirigé pendant plus de quinze années.

Vigilius VI (1211-1221)
Vigilius VI abroge l’une des bulles de sa prédécesseur : les femmes pourront être curée, évêque ou même cardinale, mais jamais hiérophante.

Terricus III (1233-1244)
Terricus III édicte le traité de la règle monacale. Il reconnaît les grands ordres monastiques et interdit la création de tout nouvel ordre, afin de limiter leur multiplication. Les ordres reconnus sont les suivants : Les Pauvres Chevaliers du Prophète, l’Ordre Gnostique, l’Ordre Bénéfactin, l’Ordre de la Croix Noire et l’Ordre de Saint-Victor.

Aznarius II (1259-1273)
Aznarius II annonce sa Déclaration de Déférence en 1267.

Joaquinius III (1295-1311)
Joaquinius III déclare les Pauvres Chevaliers du Prophète hérétiques. Comprenant que les chevaliers deviennent une menace sérieuse pour sa sécurité politique, le hiérophante Joaquinius III prend une décision fatidique. Il ordonne une enquête ecclésiastique. Douze curés vodaccis sont chargés de récolter les preuves de l’hérésie de ces derniers. Après une année d’enquête, il s’avère que les Pauvres Chevaliers collaboraient et s’acoquinaient avec les Croissantins et Légion. Le hiérophante Joaquinius III déclare alors que tout le Saint Ordre des Pauvres Chevaliers du Prophète est hérétique et donne à chaque souverain de Théah le droit d’arrêter et de juger les chevaliers pour leurs crimes. Les têtes couronnées ne peuvent garder, toutefois, que la moitié des biens qu’ils saisissent, le reste devant être remis à l’Eglise.
Le hiérophante Joaquinius III fait arrêter le grand maître Jacques de Muguet et son état-major. Il exige alors une confession publique de Jacques de Muguet. Devant son refus, il ordonne qu’un chevalier soit chaque jour amené au bûcher, jusqu’à ce qu’il accepte. Malgré cela, il refuse toute confession pendant quarante-cinq jours, et quarante-quatre chevaliers meurent sur le bûcher sous les yeux du hiérophante Joaquinius III et du roi Philippe de Montaigne. Avant de mourir, chacun des condamnés dit la même phrase : “Je jure que nous serons vengés.” Le quarante-cinquième jour, n’y tenant plus, Jacques accepte de passer aux aveux. Il est amené devant ses accusateurs qui lui ordonnent de demander pardon au créateur pour les crimes commis au nom de l’Ordre. Jacques refuse et est amené au bûcher. Cet événement marque la fin du contrôle par l’Occident des terres de l’empire du Croissant. Il meurt sur le bûcher sans un cri en regardant le hiérophante Joaquinius III dans les yeux. Juste avant de mourir, il lance “Je jure que nous serons vengés.” La dernière croisade prend ainsi fin en 1308.

Adrius V (1368-1380)
Adrius V crée l’Ordre de sainte Francesca de Gallilli. Submergé de pétitions, le hiérophante, accepte de faire une exception au refus de créer de nouveaux ordres religieux et permet la naissance de l’Ordre de sainte Francesca de Gallilli le même jour que sa canonisation.

Lucius III (1396-1405)
Lucius III (anciennement Federico di Vestini) ordonne l’éradication de la famille Bianco. L’Eglise du Vaticine autorise la famille Vestini, une famille mineure, à éradiquer les Bianco. Monsignori Leonardo Vincenza a fait parvenir des preuves de l’adoration de Légion par la famille Bianco au hiérophante Lucius III. Au bord de l’échec, c’est grâce à l’aide d’Andare del Casigula Rosa, que la famille Vestini parvient à en finir avec les Bianco. C’est le plus grand chevalier qu’est connu la Vodacce. Il meurt, de façon mystérieuse, peu après cette bataille et est enterré dans la petite ville de St Ivo della Sapienza en Mantua. L’île des Bianco (précédemment celle des Lorenzo) est engloutie dans l’océan pendant la bataille. C’est ainsi que se termine la sinistre lignée des Lorenzo en Vodacce.
Après cette décision qui fait l’unanimité, malgré le favoritisme accordé à sa famille, le hiérophante Lucius III en prend deux autres plus contestées :
- L’inquisition peut utiliser la torture : C’est à cause du conflit avec la famille Bianco que la torture devient un moyen officiel et acceptable de soutirer des informations et des confessions ; mais uniquement pour l’inquisition. Alors que le hiérophante ne voyait là qu’une pratique à utiliser exceptionnellement, l’inquisition en fit un outil de travail.
- le commerce des Indulgences : en temps normal, l’Eglise n’accorde son indulgence qu’une fois que le pécheur a confessé ses mauvaises actions ; elle exige un acte de foi. Toutefois, à partir de 1400, cette règle est gangrenée par la corruption. Il suffit alors de débourser de l’argent pour s’absoudre de ses péchés. Ainsi, la sorcellerie recommence à se répandre parmi la noblesse de Théah puisqu’il suffit aux sorciers de débourser quelques pièces d’or pour s’acheter une âme neuve malgré leur usage de la magie.

Loganius III (1405-1420)
Loganius III subit, en 1408, la pression de l’imperator Arvid I afin qu’il accuse l’Ordre de la Croix Noire des mêmes hérésies que les Pauvres Chevaliers du Prophète afin de s’emparer de leurs richesses. Loganius III fait alors parvenir au hochmeister Kurgen une lettre lui expliquant les plans de l’imperator destinés à discréditer et à détruire l’Ordre. Publiquement, il ne peut rien faire pour aider les Croix Noires, mais en privé, il leur offre un sanctuaire en Castille où ils se réfugient en 1411. Sur son lit de mort, il se repentira encore de l’extermination des Croix Noires et leur demandera pardon.

Terricus VI (1430-1437)
Terricus VI pousse le commerce des indulgences encore plus loin. Il affirme qu’il peut soustraire les âmes des morts aux punitions qu’elles endurent. Contre une somme d’argent donnée, les amis et les membres de la famille endeuillés peuvent acheter une indulgence pour accélérer l’ascension d’un proche décédé à la vie éternelle.

Letius VIII (1510-1518)
Letius VIII doit faire face aux débuts du mouvement de la protestation ou de la Lieberation. Le 1er Octavius 1517, en Heilgrund (dans le sud de l’Eisen), Matthias Lieber affiche ses quatre-vingt-dix-neuf questions sur la porte de son supérieur et exigeant des réponses. Convoqué par un représentant du hiérophante lui demandant d’abjurer ses fautes, Matthias Lieber sort de sa bourse une poignée de pièces et demande au conseiller si cela suffit à acheter le pardon du hiérophante. Il quitte ensuite le bureau dans un silence de plomb, convaincu de la fausseté de l’Eglise.
Pendant que Matthias Lieber enseigne sa version du Livre des Prophètes, un messager hors d’haleine vient lui annoncer la condamnation officielle de ses enseignements, signée du hiérophante Letius VIII, lui-même. Lieber, s’attendant à un tel acte, brûle le décret en public et affirme que seul Theus peut juger de son travail. Il déclare également qu’il ne craint nullement le hiérophante ou toute institution créée par l’homme.
Lieber est ensuite convoqué en Castille lors du conclave annuel des cardinaux. Le hiérophante lui-même préside l’assemblée, mais c’est le cardinal Thomas Chandler, fer de lance des opposants aux idées de Lieber, qui est le plus véhément dans ses attaques. Alors que le second accuse le premier d’hérésie et de blasphème, l’autre répond ouvertement par le fait que l’Eglise est corrompue, dépravée et conspire pour laisser ses fidèles dans l’ignorance du vrai message des Prophètes. Le hiérophante Letius VIII le fait alors arrêter et excommunier promptement. Son exécution est prévue pour la nuit suivante.
L’imperator Franz II, maintenant l’ami de Lieber et voyant une certaine sagesse dans ses paroles, avait envoyé un groupe de chevaliers d’élite pour le protéger au cas où. Ces derniers organisent alors une évasion spectaculaire de la Cité du Vaticine avant de rejoindre la sécurité de l’Eisen. L’imperator cache ensuite Lieber dans l’un de ces châteaux près du Marais Eternel.

Adrius VI (1520-1532)
Adrius VI abuse de son autorité. Voyant d’un très mauvais œil cette critique ouverte de sa religion qu’est Le Livre de Lieber, le hiérophante menace d’excommunier entièrement l’Eisen et demande à la Castille de le soutenir en brandissant la menace d’une guerre si l’Eisen n’obtempérait pas. Franz II met au défi la Castille d’occuper son pays. Le Rex Castillium, peu désireux de déclarer la guerre à la plus grande puissance militaire de Théah, refuse. En 1525 a lieu le douzième Concile Corantien qui n’a qu’un seul sujet : “Que faire des partisans de Matthias Lieber ?”. Après moult débats, le Concile arrive à la conclusion suivante : les croyances protestataires sont fondamentalement hérétiques et ne peuvent en aucun cas être tolérées au sein de l’Eglise du Vaticine. Ceux qui se disent protestataires sont excommuniés et interdits de sacrement. En réponse, les curés protestataires démissionnent en masse mais continuent de donner la messe tout en communiquant épistolairement entre eux. Il développe alors petit à petit leur religion. De l’autre côté, la religion vaticine fait le nettoyage dans ses rangs et se débarrassent de ses éléments les plus corrompus.

Innocentus IV (1561-1576)
Innocentus IV lance son appel aux arts. Il demande que l’art instruise et entretienne la piété. Après sa mort, cet appel est renforcé par l’Eglise qui considère l’art comme un moyen de restaurer la foi chez le peuple et d’exalter la Gloire de Theus.

Julius IV (1585-1603)
Julius IV demande à Cameron McCormick, en 1586, bon vaticin et très instruit, de reconstituer la vie et de suivre l’itinéraire des trois Prophètes, en commençant par leur lieu de naissance jusqu’au lieu de leur mort. Quinze ans plus tard, Cameron McCormick se rend auprès du hiérophante Julius IV pour se faire pardonner son départ et l’abandon de sa mission en cours de route. En effet, il présente également au saint homme la création de la société des explorateurs afin qu’elle bénéficie de sa bénédiction et ne soit pas poursuivi par les inquisiteurs comme hérétique et qu’il puisse étudier les différentes ruines syrneths. Ce dernier accepte la réconciliation et les buts de la société nouvellement créée.

Tobiasius II (1609-1624)
Tobiasius II se trouvera confronté à deux problèmes pendant son règne :

- l’apparition des Chevaliers de la Rose et de la Croix. En effet, au cours de l’année 1613, des pamphlets sont retrouvés dans les rues de Crieux, en Montaigne, de Stärke, en Eisen et dans la cathédrale de San Cristobal.
Les premiers annoncent la création d’un ordre de gentilshommes ayant fait trois vœux : rendre justice aux victimes de l’injustice, protéger ceux qui sont incapables de se défendre et servir les porteurs du sceau sacré de l’ordre. La dernière phrase : “Vous ne nous connaissez pas et ne nous voyez pas. Mais nous vous observons.” La brochure arbore un emblème représentant une croix entourée de quatre roses entrelacées.
Les seconds parlent d’hommes et de femmes agissant incognito au sein du peuple, “apportant la justice à ceux qui sont trop faibles pour lever la main, et faisant œuvre de charité là où les autres détournent les yeux.” La brochure arbore un emblème représentant une croix entourée de quatre roses entrelacées et une signature Verkündigen Rosenkreuz.
Les troisièmes, enfin, déclarent que les desseins de la Rose et la Croix sont de “servir les Prophètes et tous ceux qui œuvrent pour leur Sainte Mission.” La brochure arbore un emblème représentant une croix entourée de quatre roses entrelacées.
Le hiérophante Tobiasius II demande tout d’abord à l’inquisition de retrouver les auteurs des pamphlets avant d’ordonner que “les hommes de la Rose et la Croix se fassent connaître et précisent leurs intentions.”
Le 05 octavus 1615, l’Ordre de la Rose et la Croix se révèle. Cent cinquante théans se mettent à porter ostensiblement une petite broche en argent représentant une croix entourée de roses, révélant ainsi leur appartenance à l’ordre mystérieux. On compte parmi eux, Frère Domingo del Aldaña, le conseiller le plus proche du hiérophante Tobiasius II, Béatrice Desaix de Pau, la sœur du roi Léon-Alexandre XIII et Salvatore di Vestini, l’héritier du prince Augusto di Vestini.
Le 17 corantine 1617, le hiérophante Tobiasius II reconnaît la légitimité de l’Ordre. Il déclare officiellement les chevaliers “serviteurs de l’Eglise et pères de la justice”. Avec la bénédiction ecclésiastique, l’Ordre se met à croître rapidement.

- la sécession de l’Eglise d’Avalon. En 1622, Richard IV demande au hiérophante Tobiasius II le droit de divorcer de sa femme car elle ne lui a donné qu’une fille, Margaret. Tobiasius II refuse.
Richard IV fait alors voter l’Acte de Suprématie qui créée l’Eglise Avalonienne, indépendante de l’Eglise du Vaticine, et dont le hiérophante est le roi d’Avalon lui-même. Il supprime du même coup le poste de cardinal et le remplace par celui d’archevêque (ou chef des évêques) afin de limiter les pouvoirs du cardinal/archevêque Guilbert.
La réaction immédiate de Tobiasius II est de mettre l’Avalon et son Eglise sous embargo vaticin. La nouvelle Eglise d’Avalon, ses prêtres, sa propagande et son chef, le roi d’Avalon sont concernés par ce dernier. De plus, le roi Richard IV et l’archevêque Guilbert sont excommuniés.

Innocentus V (1624), Innocentus VI (1624), Innocentus VII (1624-1625), Innocentus VIII (1625), Cornatius X (1625), Bonifacius VI (1625-1626), Romanus XVIII (1626), Terricus VIII (1626) et Romanus XIX (1626)
Ils sont les victimes plus ou moins consentantes du Grand Jeu vodacci qui touche particulièrement l’Eglise du Vaticine dans les années 1624, 1625 et 1626. Chaque prince essaie en effet d’avoir un membre de sa famille a cette place de choix. Empoisonnements, assassinats, suicides et folies seront le lot de ces neufs papes.

Alexandrius III (1626-1632)
Alexandrius III met fin à cette série meurtrière. Même s’il est également d’origine vodacce et si son règne n’est pas des plus longs, il est issu de la paysannerie et n’y entend rien en politique vodacci. Il fait donc consensus et les princes reprennent leurs querelles en dehors de l’Eglise pour s’entretuer de nouveau entre eux.

Letius IX (1632-1637)
Letius IX est confronté, sur la fin de sa vie, aux débuts de la guerre de la Croix. En effet, après la mort de l’imperator Weiss, un modéré dans les affaires religieuses, son successeur, Riefenstahl, est son exact opposé, un vaticin fanatique. Les protestataires du sud, inquiet pas sa nomination, vont jusqu’à défenestrer les gouverneurs qu’il nomme dans ces régions. Sa réponse est immédiate et violente Sa politique religieuse intransigeante entraîne des révoltes dans les baronnies du sud et déclenche une guerre civile qui va durer trente ans. Bien entendu, Letius IX soutient inconditionnellement l’imperator Riefenstahl dans sa guerre contre les protestataires.

Innocentus IX (1643-1666)
Innocentus pousse le rex castillium Salvador del Aldaña de Sandoval a attaqué l’hérétique reine d’Avalon grâce à son invincible armada. Celle-ci est écrasée en 1659 au grand dam du hiérophante.
C’est également sous son mandat que la Guerre de la Croix prend fin sans réel vainqueur et que l’Eisen est dépecée entre ses voisins et ses Eisenfürsts ambitieux et perclus de haine.
Mais son plus grand défi se présentera quelques années plus tard en 1666. En effet, le roi Léon-Alexandre XIV déclare publiquement être un sorcier. Afin de lui faire plaisir, la plupart des nobles utilisant la magie Porté le déclarent également. De plus, court-circuitant le hiérophante, le cardinal Verdugo envoie un corps expéditionnaire de chevaliers-inquisiteurs en Montaigne avec pour objectif Charousse et le Palais Royal (afin de tuer le roi hérétique Léon-Alexandre XIV). Cette tentative est un échec grâce à la défense héroïque du caporal Montègue.
Afin de réparer l’erreur du cardinal Verdugo et de son intervention malheureuse en Montaigne, le hiérophante Innocentus IX se rend à Charousse. Il est reçu au Palais du Soleil par l’Empereur Léon-Alexandre XIV. Il est venu s’excuser de l’intervention impétueuse de l’Inquisition. Le pontife ordonne à Jacques Renault de rester à la porte tandis que Dirk Grossenkir suit les deux puissants dans l’escalier qui mène à la salle du trône. Dirk reste un peu trop en arrière alors que la discussion entre le hiérophante et l’Empereur commence à s’envenimer. Jacques les regarde avec anxiété lorsqu’ils atteignent le haut des escaliers, Dirk toujours en arrière, et s’arrêtent devant le garde du corps de l’Empereur, Rémy de Montaigne. La conversation atteint apparemment un point culminant car l’Empereur se retourne et pousse le vieux hiérophante dans les escaliers - et ceci avant que les gardes ne puissent réagir. Le hiérophante dégringole en passant à côté de Dirk et atterrit en bas des escaliers tel un pantin désarticulé, le cou brisé. L’Empereur se retourne alors vers Rémy et lui ordonne : “Tuez ces deux-là. Je ne veux pas de témoins.” Dirk, réalisant son erreur, dégaine son épée et hurle à Jacques de s’enfuir. Il affronte Rémy pendant quelques instants mais le garde de l’Empereur lui transperce le cœur de son épée. Le sacrifice de Dirk permet néanmoins à Jacques de s’échapper et de prévenir l’Ordre. Ensuite, Rémy nettoie la pièce et place sur le lieu du crime, un petit morceau de tissu provenant manifestement d’un tabard de chevalier de la Rose et la Croix afin de faire croire à l’intervention inopportune de ces derniers.

Trône vide (1666-1670)
Le Saint-Trône de hiérophante est ensuite vide pendant quatre années. En effet, Maurice d’Argeneau, le cardinal de Montaigne disparaît de la scène publique interdisant ainsi à l’Eglise d’élire un nouveau hiérophante. De même, les dix évêques de Montaigne disparaissent également, interdisant l’élection d’un nouveau cardinal de Montaigne. L’Eglise du Vaticine est dans une impasse.

P.-S.

Cette aide de jeu n’est pas finalisée, elle ne le sera que lorsque j’en aurai fini avec les lignées royales de Montaigne (presque terminée), de Castille (lignées terminées, il reste les descriptions des rois), des marches des Highlands (en partie traduit car disponible sur le site d’AEG), d’Inishmore, l’histoire des grandes familles vodacce, les gaius successifs et la lignée des haut-roys vestens ! Car pratiquement tous ont une intéraction avec le saint-siège et je développerai donc les hiérophantes concernés...



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.