SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Secrets de la septième mer > Scénarios > Synopsis > Heureuse la Simple d’Esprit
Contribuer

Secrets de la septième mer

Heureuse la Simple d’Esprit

mardi 17 août 2010, par N’Qzi

Un scenario Oujidirépo originellement prévu pour NP2 mais adapté pour S7M. Une très courte enquête débouchant sur un combat dans des serres et une course-poursuite avec la garde.
Les mots à inclure :

  • Victoire à l’arraché
  • Lettres de noblesse
  • Une serre tropicale
  • Heureux les simples d’esprit

La trahison de Geert Vandebrande

Geert Vandebrande est un vil traître ! Ce membre d’une riche famille bourgeoise de la ligue de Vendel vient de trahir tous ses camarades de la ligue. En échange de quelques secrets commerciaux, il vient de se voir accorder ses lettres de noblesse par un Prince vodacce, le Prince de la maison Falisci. Il a reçu le titre de chevalier Geert, attaché à la maison Falisci. Les gens de la ligue en sont fort contrariés. Les autres princes ricanent et la populace apprécie ce bon coup car, en Vodacce, tout le monde sait que les gens de la ligue se livrent à un odieux chantage avec leurs sales guilders !

Les gens de la ligue de Vendel, pour se venger, décident de voler les lettres de créance de Geert ! Soucieux de ne pas entamer un conflit trop ouvert avec la maison Falisci, la Ligue a décidé de ne pas recourir à l’élimination pure et simple. Ils ont opté pour une autre solution. Ils veulent le ridiculiser et faire en sorte qu’on se moque tellement de lui, qu’on en oubliera son coup d’éclat ! Ils engagent donc un groupe de truands vodaccis, les Casseurs de Bras.
Ce groupe, dirigé par une racaille du nom de Leonardo Ziram, est plutôt spécialisé dans le racket mais ils ont accepté de rendre ce petit service aux gens de la ligue.

Le Chevalier Geert (puisqu’il faut quand même bien lui donner son titre) a confié les lettres à son intendant et ami, Gustaaf Vondel, un autre Vendel bien connu pour ses coups de gueule, ses coups d’éclat et ses coups de poing et est ensuite parti faire la fête. Le problème est que l’intendant n’est pas revenu... Et que les lettres de créance se sont volatilisées…

Retrouvez-moi ces lettres de créance !

Heureusement pour lui, Geert a de nombreux amis et il demande à ceux-ci d’enquêter discrètement. Les joueurs seront chargés par un tiers, ami de Geert Vandebrande, de mener l’enquête. Ils sont mis au parfum de l’histoire s’ils n’en ont pas déjà entendu parler.

On leur donne le nom de l’intendant Gustaaf Vondel, son adresse, l’adresse de sa maison de passe préférée (le Pavillon des roses), le nom de sa taverne préférée (Au Charlatan Ivre) et ce qu’il faut retrouver : des lettres de créance. On leur dit que l’intendant est réputé pour sa loyauté, qu’il n’a pas de problème d’argent (il en a même beaucoup) et qu’il était censé mettre les lettres de créance en sécurité.

Sur la piste de Gustaaf

Voici quelques indications sur lesquelles se baser pour gérer l’enquête des joueurs.

  • Se renseigner sur qui aurait pu faire le coup
    Rapidement, leurs soupçons devraient s’orienter vers les gens de la ligue de Vendel. Si possible, rajoutez-en. Mettez-leur, par exemple, un agent d’un autre prince qui charge explicitement les gens de Vendel. Faites-en assez pour que cela leur paraisse louche et qu’ils en finissent par croire que les gens de la ligue sont simplement des boucs émissaires.
  • Passer au Pavillon des Roses
    Cela leur permettra de découvrir la fille de joie préférée de Gustaaf : Imélis. Mais celle-ci ne l’a pas vu. Si on lui parle de la disparition (ce qui sera nécessaire si on veut quelques réponses et sa collaboration), elle se montrera très inquiète.
    Elle demandera aux joueurs de la prévenir de l’avancée de l’enquête.
  • Aller au charlatan ivre
    Là, les joueurs feront chou blanc. Il n’est pas passé par là et personne ne l’y a vu récemment.
  • Trouver qui aurait pu aider les gens de la ligue (moyennement facile)
    Il faut aller fureter du côté du comptoir de la ligue. Ensuite soudoyer un des domestiques qui leur apprendra qu’un mercenaire nommé Leonardo Ziram, un métis castillan/croissantin est passé et a été chargé d’une mystérieuse affaire. De là, il faut attendre qu’il se pointe et le filer.

Celle-ci devrait les mener à une gargote infâme où six hommes appartenant aux Casseurs de Bras essaient de faire dire à Gustaff où sont les lettres de créances. Les PJ n’ont pas le choix, ils doivent se défaire des affreux. Leonardo Ziram prend aussitôt la fuite, non sans avoir planté le pauvre Gustaaf au passage. Celui-ci a tout juste le temps de leur dire, avant d’expirer :" Heureux les Simples d’Esprit... " (Et oui, on dit parfois de drôle de choses quand on va mourir).

Les autres, se battent jusqu’au moment où le combat semble perdu.

Les filles cachées

Mince... Que faire avec cela ? Se renseigner, pardi. Mais comment découvrir ce que cela veut dire ? Et bien la seule qui pourrait les aider est la fille de joie nommé Imélis. Elle connait une bien triste histoire. Comme elle leur a demandé de passer la voir dès qu’ils apprenaient quelque chose, ils devraient passer par chez elle. Elle leur livrera alors ce qu’elle sait dans l’espoir qu’on puisse retrouver l’assassin de Gustaaf. Elle leur promet même une récompense (en nature) s’ils tuent l’assassin.

« La petite histoire d’Imélis »

Gustaaf a un jour cogné une femme enceinte. Il était saoul et, une fois sorti de son coma éthylique, il a méchamment culpabilisé. Et cela ne s’est pas arrangé puisque la femme est morte lors de l’accouchement... Il a donc pris à sa charge l’enfant et l’a confié à un couple d’ouvriers payés pour s’en occuper. Hélas, la jeune fille s’est rapidement avérée être une simplette. Il l’a alors confié à un hospice : l’hospice de Darlamo, un hospice tenu par un moine et depuis, il paie pour son entretien. Rongé par le remord (il est persuadé que ce sont ses coups qui ont tué la mère et rendue idiote la fille), il a même payé la construction d’une serre tropicale lorsqu’il s’est avéré que "sa fille" aimait jardiner et avait un don pour cela.

Cet hospice abrite en outre une autre jeune fille de la famille Villanova. C’est un secret bien gardé, personne ne veut qu’on sache qu’il existe une fille d’une maison princière complètement folle. C’est la raison pour laquelle l’hospice est en permanence surveillé par quelques hommes de main de la famille Villanova dirigés par un ancien lieutenant de l’armée Simone Zangetti qui a reçu ce poste tranquille comme remerciements pour services rendus. Tous ces gens connaissent Gustaaf Vondel sous le nom du brave Wim Goen, marchand qui vient souvent rendre visite à sa fille Inge.

L’hospice de Darlamo

C’est en se rendant chez elle, lorsque le chevalier fraichement nommé l’a libéré et lui a confié les lettres de créance, que Gustaff s’est aperçu qu’il était suivi. Il tout de suite senti le coup fourré. Il a alors confié les précieux documents à Inge, "sa fille". Celle-ci n’a rien trouvé de mieux qu’enterrer l’étui sous une plante "pour faire une bonne blague à son papa"...

Gustaaf a été capturé mais n’a rien dit. L’arrivée des PJ lui a été fatale. Hélas pour lui, les truands, par acquit de conscience, ont décidé d’aller fouiller l’hospice où il avait passé un petit temps. Et rapidement découvert qu’il était passé par la serre... Ce qui les a menés à la pauvrette…

Cette intrusion n’est pas passée inaperçue : les gens de Villanova arrivent, menés par Zangetti qui a été promptement alertés par ses guetteurs. La garde a également été appelée par le moine qui s’est enfui mais elle arrivera plus tardivement.

Les brigands étaient pourtant rentrés presque sans coup férir dans l’hospice. Ils avaient silencieusement éliminé le jardinier venu leur ouvrir (qui était d’ailleurs un agent des Villanova). Et ils ont tout de suite trouvé la pauvrette.

C’est elle qui a donné l’alarme. Elle a d’abord accueilli avec joie ces visiteurs imprévus. Elle a gaiement répondu à leurs questions sur les lettres. "L’étui avec les lettres ? Il est sous la plante ! Hihihi...".

Quand les mécréants l’ont menacée pour savoir sous quelle plante exactement elle avait enterré l’objet, elle a compris que quelque chose n’allait pas. Prise de peur, elle a crié aussi fort qu’elle a pu. Les mécréants, surpris, l’ont alors fait taire un peu trop expéditivement. Son cadavre gît maintenant à l’entrée de la serre...

Le reste de la bande engagée par la Ligue est donc déjà à pied d’œuvre dans la serre quand les PJ arrivent. Ils arrachent les plantes, les unes après les autres, pour trouver l’étui avec les lettres de créance. Les truands, conscients de l’arrivée possible de la garde, préfèrent continuer à arracher les plantes plutôt que de se battre contre les PJ. Leonardo Ziram, qui est arrivé peu avant les PJ a remarqué du remue-ménage dans une maison proche (celle des Villanova) et pense que d’autres intervenants vont arriver. Il va donc tout faire pour éviter que le combat n’éclate et proposer une trêve temporaire. A partir de là, au MJ de gérer la situation. Les PJ peuvent accepter ou refuser cette trêve, le temps de retrouver les lettres. Et que vont faire les gens de Villanova quand ils arriveront ?

Probablement qu’emportés par le désir de venger leur compagnon, ils ne feront pas dans la dentelle… Quand la garde arrivera à son tour, tout ce beau monde préfèrera déguerpir plutôt que d’avoir à fournir de longues explications… Au moment de la fuite, un des groupes aura-t-il l’étui ? Et se battront-ils pour le récupérer ? Même les Villanova pourraient être intéressés par un objet pour lequel des gens s’entretuent et ils feront peut-être du zèle…

Ce devrait donner un final d’enfer et une victoire à l’arraché (de plantes, évidemment) !



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.