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[Synopsis] La Spirale

jeudi 11 avril 2013, par rollytroll

Un scénario sombre pour personnages expérimentés. Certaines idées peuvent choquer le public. Bienvenue dans un monde sombre et cruel. Un vernis de polar hard-boiled est conseillé pour consommer ce synopsis.

L’exorcisme de trop

Tout commence par un banal exorcisme. Des esprits font la java dans une maison chic et terrorisent les occupants. L’exorcisme se révèle plus violent que prévu avec de nombreux dégâts matériels (poltergeists). Les personnages sont à la peine, les occupants sont blessés, peut-être même un début d’incendie : les voisins préviennent les autorités. Dans les décombres, les inspecteurs de police découvrent au moins un cadavre. Les personnages font de parfaits suspects et les enquêteurs qui les interrogent, très peu réceptifs au surnaturel, ne les ménagent pas.

Depuis le temps que les personnages trempent dans le milieu occulte, ils ont
croisé la route de vivants et de morts, et sont liés de près ou de loin à plus
d’une affaire mystérieuse. Le passif des personnages éveillent les soupçons d’un inspecteur un peu trop scrupuleux et qui ne les lâchera plus. Les preuves de leur implication, de leur responsabilité et peut-être même de leur culpabilité s’accumulent. L’avenir s’annonce aussi sombre qu’une cellule sans fenêtre.

Le deal

La garde à vue s’allonge. Les personnages sont mis en relation avec un avocat qui leur propose un arrangement plus que douteux (en vision astrale, il s’agit d’un agent démoniaque), aux conditions tellement inacceptables que les personnages vont bien sûr refuser (genre lui vendre leur âme ?). L’avocat sourira de façon énigmatique, et l’inspecteur trouvera "miraculeusement" de plus en plus de preuves pour les retenir en prison. A chaque fois que l’avocat revient, et qu’ils refusent, les preuves accumulées empirent. Finalement, l’avocat accepte de baisser ses conditions, s’ils se contentent de tuer un autre détenu (dont il précisera le nom et montrera une photo). Une fois le deal accepté, et par une pirouette juridique dont les démons sont passés maîtres, l’avocat du Diable les innocentera, ou du moins laissera planer un doute suffisant pour qu’un non-lieu soit prononcé en leur faveur. Évidemment qu’ils acceptent ou non n’a que peu d’importance, les personnages finiront par se faire piéger pour qu’effectivement, ils soient responsables de la mort du type en question. Mais revenons sur cet instant tragique.

La malédiction

Qu’ils le tuent volontairement ou pas, au moment de mourir, la victime agrippera la jolie tenue orange offerte par l’état d’un des personnages les mains ensanglantées.

"Vous ne savez pas ce que vous avez fait ! Mon enveloppe meurt mais le Don perdure et il est pire qu’une malédiction."

En parlant de malédiction, à partir de ce moment précis, le personnage ayant recueilli le dernier souffle du condamné se verra affublée d’une capacité peu ordinaire : à chaque fois qu’il touchera quelqu’un, il verra soit son pire crime soit ce qui le tourmente le plus. Bref, rien d’agréable. Surtout si on y ajoute des prémonitions sur des crimes qui touchent de près ces personnes et qui ne manqueront bien évidemment pas de se produire.

Suite au non-lieu donc, les personnages finissent par être relâchés, et aux premiers contacts physiques dans la foule, le personnage chanceux découvre son nouveau Don ou plutôt cette malédiction. Une obsession surpasse toutes les autres au point de se transformer en cauchemars récurrents et concerne une petite fille. Son visage n’est pas inconnu aux personnages qui ont eu l’occasion de passer de longues heures au poste de police. C’est celui d’une jeune disparue.

La seconde disparition

Dans la maison exorcisée a été retrouvé le cadavre d’une jeune fille. Les
personnages ont d’abord été suspectés, puis ont été "innocentés" par la force (démoniaque) des choses quand une seconde jeune fille a disparu pendant qu’ils étaient en garde à vue. Les personnages sont pris de vision, se heurtent aux inspecteurs, visitent le cadavre à la morgue, peut-être même rencontrent les parents de la première puis de la seconde jeune fille. Ils décrivent toutes leurs petites comme des petites filles modèles. Depuis la veille, les parents de la seconde jeune fille remarquent que des choses bizarres se déroulent dans leur maison (portes qui s’ouvrent, grincement de parquet, lumières qui clignotent). Mais ils ne veulent pas entendre parler d’exorcisme.

Un cadavre de plus

Grâce aux "visions" des personnages, les personnages finissent par retrouver le cadavre de la seconde jeune fille. L’inspecteur (qui les a pris en filature) les
surprend au moment où les personnages découvrent le second cadavre. Difficile moment d’explications en perspective (l’inspecteur ne croit absolument pas aux "visions" et pensent que les personnages sont les meurtriers).

Quoiqu’il en soit les visions s’affinent, et même s’ils ne voient toujours pas
le visage du meurtrier dans leurs cauchemars, son profil devient plus précis.
Mais les cauchemars "dans la peau du tueur" sont toujours aussi éprouvants.
L’enquête se poursuit, visiblement, la première jeune fille connaissait le tueur
et prévoyait de s’enfuir avec lui avant qu’il ne la trahisse et la poignarde.
Enfin, le rapport d’autopsie révèle qu’elle était enceinte.

L’histoire dans toute son horreur

Le fin mot de l’histoire est simple. Le père de la seconde jeune fille est
tourmenté par l’agent démoniaque, qui tente de l’amener du côté obscur pour en faire un nouvel agent (le père bosse dans une entreprise d’armement et ça participe à un plan démoniaque plus large). Le père de la seconde jeune fille avait la première jeune fille comme maitresse. Celle-ci, lorsqu’elle apprit qu’elle était enceinte avait projeté de s’enfuir avec son amant. Hors, l’homme en question, marié, ayant une enfant du même âge, ne l’a pas entendu de cette oreille-là, pris d’un accès de rage surnaturel, l’a tué.

La fureur d’un spectre

Pour compliquer les choses, sa fille l’a vu (l’agent démoniaque a pris un malin
plaisir à réunir les circonstances pour ça). Le père a donc du "enlever" sa
fille, jouer la comédie et l’a finalement tué par accident. A partir de là, c’est devenu une spirale infernale pour lui qui s’accentue sur la fin quand le fantôme de la
fille vient réclamer des comptes à son père. Incontrôlable le fantôme va laisser exploser sa colère. Les personnages devront faire un choix difficile : sauver un meurtrier limite pédophile mais le seul capable de les innocenter définitivement et d’expliquer à l’inspecteur le fin mot de l’histoire, ou laisser un fantôme exercer sa légitime vengeance et aller en prison.



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