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Vampire : la mascarade

[Lasombra] Soif de Vengeance

vendredi 27 janvier 2006, par Gential

Mary-Ann se tenait droite, regardant respectueusement la place San Marco par cette claire nuit de novembre. La fraîcheur de la lagune remontait le long de corps, mais restait insensible à ce genre de chose depuis près de mille ans. Elle avait toujours estimé que la majesté de ce lieu intimait le respect à toute créature, et elle appréciait que le Giovanni le garde à l’écart de toute créature hostile, bien que ce n’eut pas été l’intention première du clan lorsqu’ils s’étaient déclarés maître de la ville des années auparavant. Ce soir elle allait enfin pouvoir nourrir son désir de vengeance, elle tenait la demande d’Augustus Giovanni en personne, peu d’indépendants du rang de Mary avaient put rencontrer cet homme sans d’amères conséquences, mais ce soir, elle était dans son camp. Quelques heures plus tôt elle se tenait devant lui, recevant de ses mains l’autorisation de mener sa chasse à bien.

Elle n’avait jamais chassé Thomas Serven particulièrement, mais avec le temps, l’occasion venait de se présenter, Le Mausolée avait découvert la présence du Tremere à Venise et n’avait pas apprécié que cet impudent croit pouvoir échapper à leur vigilance, de plus, il menait à bien des recherches qui n’enchantait pas les Giovanni, de sombres rituels apparemment, mais mary-Ann n’en avait cure, elle voulait le sang de Serven, et pour plus d’une raison, il était Tremere, et il s’était déjà par deux fois interposé entre elle et sa cible, s’en était trop.

Etreinte à vingt et un ans en 1069 par La Dame Belladone Des Cora, elle faisait parti d’une lignée de Lasombra toute particulière qui n’évoluait pas de la même façon que les autres caïnites. Dès son Etreinte, elle avait été livrée à elle-même au cœur d’une cité en guerre, et dut choisir son camp. Elle fut manipulée et violentée par les thaumaturges pendant une année, confronté aux sorciers à chaque mission qu’elle devait accomplir, et pendant ce temps sa haine du clan grandit, et grandit, et grandit...

Prague, 1702, elle avait été engagée par une ancienne Lasombra pour retrouver une relique que lui avait dérobé un toréador nommé Marc, un voleur de renom, mais un peu naïf, qui ne savait pas reconnaître un gibier trop gros pour lui. Elle l’avait fait courir jusqu’au château, et l’avait rattrapé dans les jardins, elle allait lui donner le coup de grâce, et récupérer la croix d’or que cet inconscient avait emporté. Mais le vol inopportun d’une sphère de flammes dans sa direction changeât ses plans, elle fut malgré elle prise d’une crise de panique incontrôlable et s’enfuit, ayant juste put entr’apercevoir le sourire sadique et les yeux de fouine de son agresseur.

Berlin, 1941, Mary-Ann avait pour mission d’assassiner un espion américain infiltré dans l’entourage proche D’Hitler, cela ne l’enchantait guère, mais elle sera bien rémunérée. Elle put exécuter l’homme de justesse avant que le même regard ne se pose sur elle à nouveau, le même homme que 239 ans auparavant. Mary-Ann avait des nerfs bien plus solides, mais l’apparition d’autres vampires aux côtés de l’homme la poussa à prendre la fuite, son contrat était remplit, après tout. Mais elle retrouverait ce sorcier, et alors elle lui ferait goûter aux plaisirs des ombres.

Un mois plus tôt, Mary-Ann avait interrompu sa prestigieuse carrière d’assassin professionnel afin de mener cette tâche à bien une fois pour toute. Elle avait depuis plusieurs année ris des renseignements sur Serven et sa Cabale de Tremere, ils étaient 7 au total, comme toute cabale Tremere soucieuse du schéma des cercles. Elle en avait éliminé quatre dans le mois, et était assez fière d’elle, un travail rapide, propre, seule la mort du dernier avait mit la puce à l’oreille de Serven, qui avait rappelé à lui tout les autres, sans qu’il ne sache encore pourquoi, seuls deux avaient répondu. Ils seraient donc trois, plus quelques goules, et peut-être une ou deux gargouilles, rien de bien méchant pou Mary-Ann lorsqu’elle était en chasse, et ce soir, c’était clairement le cas.

Une fois rassasiée par la force de l’endroit, Mary-Ann quittât la place San Marco, et s’engagea par les ruelles sombres qui entrait dans Venise derrière la Basilique. Les touristes encore nombreux à cette heure n’avaient rien à craindre d’elle, mary-Ann aimait les hommes, même si elle le gardait pour elle. Les anciens du Sabbat n’appréciaient guère ce genre de sentiments.

Sans que personne ne s’en rende compte, Mary-Ann pris de la vitesse, devint silencieuse, puis invisible, les ombres accompagnant chacun de ses gestes.

Elle se trouvât rapidement devant la petite porte cochère de couleur bleue, quelconque si l’on ignorait la rune minuscule dans le coin supérieur droit, et le crépitement d’électricité statique à un taux très élevé dans l’air. Mary-Ann étendit ses perceptions au-delà de l’entrée, puis, tout danger écarté, se figeât. Croisant les bras sur sa poitrine, elle s’enfonçât instantanément dans l’ombre de la porte. Elle ressurgit devant un couloir décoré tableaux, menant à une grande pièce qui paraissait être un salon. Un coup d’œil suffit pour reconnaître des copies de Renoir mêlées à des faux Dali, non seulement Serven n’avait aucune classe, mais il possédait également un somptueux mauvais goût pour arranger les toiles. Les deux portes entrouvertes ne dissimulaient aucun piège... étrange. Elle S’avançât dans la pièce, un magnifique salon du second empire, le niveau de décorateur d’intérieur de Serven remontait, mais cela ne le préserverait pas de la mort finale.

Aucun bruit, personne, aucun piège en dehors de l’entrée, c’était trop facile, sa proie ne pouvait être aussi stupide, Mary-Ann se concentrât, alors elle perçut un grincement sous ses pieds, elle se mit immédiatement en garde. Rien. Elle finit par trouver une trappe sous un tapis, menant certainement à un niveau inférieur. Ne faisant depuis longtemps plus qu’un avec les ombres, elle se fondit en elles et passa au travers du parquet, débouchant dans une grande salle circulaire. Qui devait s’étendre sur cinquante bon mètre, elle devait atteindre le dessous de la Basilique, impressionnant. Serven et ses deux acolytes menaient apparemment une expérience sur ce qui, Mary le ressentait, avait dut être un jour un membre du Clan Giovanni, mais le vampire était en torpeur, atrocement mutilé. 6 Hommes armés se tenait au niveau de l’escalier qui accédait du salon à ce sous-sol, certainement prête à la recevoir. Seul Hic, de part ses disciplines particulières, Mary-Ann n’avait aucune odeur, n’émettait aucun son et résistait à la plupart des détections mentales, et apparemment, les 6 goules n’avait pas la puissance suffisante pour briser sa dissimulation. Invisible, elle se glissât entre eux, son sang bouillant dans ses veines mortes. En l’espace de quelques secondes les six hommes étaient au sol, lacérés.

Les trois Vampires ne s’étaient pas retournés et incantaient fort, très fort, à, tel point que la Lasombra eut du ma à se concentrer. Elle regrettait tout à coût de ne pas avoir suivit les conseils des membres de sa coterie de Londres, il y a 1000 ans, et de s’initier à la magie. Soudain, elle parvint à reprendre le contrôle, lançât toutes les ombres que son sang lui permettait d’invoquer à l’assaut des restes de la cabale de Serven. Un dôme de ténèbres submergeât le fond de la pièce, puis le silence. Un rugissement qu’on sent monter en puissance. La peur irradie violemment toute la pièce, Mary-Ann se rue sur les goules, grappillant le plus de sang possible. Puis la lumière reprit le dessus, révélant à l’assassin une vision terrifiante. Serven et ses comparses n’avaient rien, et se dressant à la place du Giovanni une monstrueuse gargouille, mais de toutes celles que La Lasombra avait put voir, aucune ne lui ressemblait, elle était plus grande, plus terrifiante, plus...Magique !

La pièce restait silencieuse, aucun son ne parvenait à briser la lourde atmosphère qui avait pris place ici cette nuit là. Tout ce qui put être prévisible était loin de pouvoir inquiéter mary-Ann, mais cette créature ne pouvait être prévisible, enfin pas par elle.

" Alors ? La Dame des ombres aurait-elle peur de moi ? "

La voix de Serven était cinglante, et l’agaçait profondément, pourtant mary-Ann restait calme, réfléchissant à la posture qu’elle devait prendre. L’aura de la gargouille s’étendait à la pièce entière et neutralisait apparemment sa dissimulation, de plus, la créature venait de repousser ses ombres, la situation était délicate.

" On ne répond pas, tu as pourtant le droit à la dernière parole du condamné Lasombra ! Tu as été trop présomptueuse, tu ne peux rien contre ma création ! "

" Serven, tes jouets ne me font pas peur, il ne font que retarder l’inévitable, toi et les tiens serez bientôt réduit à l’état de cendre.

" Holà ! La fillette serait-elle en colère ? Esclave, écrase cet insecte nuisible immédiatement ! : "

La gargouille s’avançât, elle était massive, mais incroyablement rapide, et Mary-Ann ne parvenait pas a user de sa célérité, la créature lui assénât un violent coup de griffe dans l’estomac, l’envoyant s’écraser dans les marches de pierre de l’escalier.

Le sang de Mary-Ann ne fit qu’un tour, elle fit circuler sa vitae dans ses muscles, bondit en avant, et frappa d’un puissant coup de pied le monstre au thorax, la gargouille reculât d’un pas, les tremeres ricanait, sûr d’eux, au fond de la pièce. C’est alors que les Pouvoirs de la Lasombra de déchaînèrent, elle sortit de son fourreau un klaive en argent millénaire, et visât la gorge, elle fermât les yeux, ses traits se crispant sous la tension, et fit appel à la force de sa volonté. Durant un bref instant, elle ne fit qu’un avec son arme, et le klaive du carnage pénétrât la gorge de l’abomination, séparant la tête du reste de sont corps. Aussi vive que la lumière, la dame des ombres disparut sous les pieds de la bête et réapparut instantanément derrière Un sorcier, le klaive remplit son office, tranchant chair et os du bassin jusqu’aux omoplates, le Tremere devint cendres en quelques centièmes de secondes.

" Maudites soit-tu, Mary-Ann de Carlton ! "

Thomas Serven déchaînât un torrent de flammes vers la lasombra qui prit la vague de plein fouet, le second sorcier restant en méditation. Mary-Ann était au plus bas, sa vitae avait considérablement diminué, et elle était sérieusement brûlée. Elle se mit en garde, profitant de l’écran de fumée provoqué par le jet de flammes pour lancer son pouvoir favori. Lorsque la fumée fut dissipée, Serven ne vit que les ténèbres.

" Mary-Ann, serait-tu devenue lâche avec les années ? aurait tu peur de moi, n’est-ce pas pour me tuer que tu es venue ? "

Le silence régnait dans la pièce, en dehors des paroles du Tremere, le vide sidéral n’aurait pas été plus silencieux.

" Tu croyais que j’attendrais bien gentiment que tu décime les membres de ma cabale sans que je m’en aperçoive ? Tu m’as sous-estimé Des Cora ! "

" Et oui, je sais qui tu es, et tu ne me fais pas peur. Tes ombres ne sont que des effets dignes d’une boîte de nuit. Je te mettrais en pièce, ha ha ha ha !!!

Le regard sournois et vicieux scrutait le mur d’ombre à la recherche de l’assassin, mais il n’y avait rien, pas un changement, pas un bruit. Pas un bruit ?

" Mais ? "

Serven venait de se rendre compte que le silence régnait dans la pièce, il se retournât et vît le dernier membre de sa cabale allongé sur le sol, ils n’incantaient plus. Il se mit à tourner sur lui-même, scrutant l’obscurité tandis que la peur s’emparait de lui, il parvenait à entendre des grognements venant du plus profond de lui-même, la panique nourrissait sa bête elle menaçait de surgir.

" Alors Thomas, tu t’es bien amusé j’espère ".

Mary-Ann se tenait au niveau de l’escalier, droite, posée, exprimant l’assurance qui désormais faisait défaut à Serven.

Elle se mit à approcher de lui lentement, ne semblant plus ressentir les effets des blessures. Un sourire Froid se lisait sur son visage.

" Durant des siècles ta magie vous a servi, toi et ton clan, mais ce soir, il est temps de payer. De payer pour les Hommes, et les vampires que les Tremere ont sacrifié pour mener à bien leurs expériences de savant fou. Vous étiez bien plus sages lorsque vous étiez mages tu sais ? J’ai même finit par croire ce qu’un Brujah disait de vous, des joueurs d’AD&D à qui ont aurai donné des pouvoirs magiques en leur expliquant qu’ils fonctionnaient. Hmmmm, je trouve que ça sonne bien, vous restez terrés dans vos laboratoires et quand vous sortez, c’est pour montrer votre si grande supériorité. Pfff.

Serven tentait tant bien que mal de contenir sa bête, mais la Lasombra le provoquait, et il savait qu’il ne pourrait la retenir très longtemps.

Mary sentait la bête du Tremere remonter à la surface, et agissait en conséquence, elle savait très bien que Serven tenait à son statut de laborantin, faisant part de fabuleuses recherches attirant sur lui toute la gloire possible. Elle avait réfléchit dans l’ombre tandis qu’il parlait, et elle avait décidé de l’achever par la technique qu’employait un membre de sa coterie de Londres, Stephen Horst, tué sous ses yeux de la main d’un magus en 1544, à Vienne. Elle fit entrer en ébullition le peu de sang qui restait en elle et imposât sa volonté à Serven.

" Thomas, tu n’es rien, m’entends-tu ? Tu n’es rien ! "

L’âme de Serven ne résistât pas, il cédât, et la bête prit le dessus, ses yeux devinrent incandescent, ses mains prirent la forme de flammes, et il se ruât à l’attaque.

" Stop ! "

L’animal qu’était devenu Serven stoppa net devant mary-Ann, il s’écroulât. La voix de mary-Ann résonnât alors dans la pièce, douce, mais froide, dévastant le silence qui régnait un instant.

" Tu savourais la gloire d’emprisonner les corps et les âmes dans tes si jolies gargouilles, et bien Tremere, vois-tu ? Ta vanité t’aura permis d’accéder au point culminant de tes expériences, j’ai brisé ton âme, puis j’ai brisé la volonté de ta bête, tu n’es plus maintenant q’un jouet entre mes mains prisonnier de ton propre corps. Ta punition sera pire encore, je l’ai choisit en conséquences. Tu verras... "

Serven entendait, comprenait, mais se sentait si faible, comme s’il était de la taille d’une fourmi. Il ne sentit pas Mary-Ann l’emporter telle un ballot de paille, il ne sentit pas la fraîcheur de l’air lui effleurer la peau, il n’entendit pas les pas, les mots, et les bruits de portes et d’ascenseurs... Il n’entendis pas la voix de Mary-Ann remerciant Augustus Giovanni. Petit à petit, ses sens refaisaient surface, même s’il sentait que jamais il ne lui serait possible d’en être maître. Les premières paroles qu’il parvint à comprendre une fois son ouïe revenue, furent également les dernières... des incantations, Nécromancie.

La seule information que son corps put lui communiquer par la suite fut la douleur...

Mary-Ann de Carlton était contente, vraiment contente, pour la première fois depuis 901 ans, elle éprouvait un peu le sentiment de paix qu’elle espérait. Elle était parvenue à venger en partie la mort de ses compagnons, Roderick.... Stephen.... Anna.... Evrart.... Sabrina... elle sentait presque leurs âmes la remercier. Elle estimait enfin, ne serait-ce qu’un tout petit peu, que justice avait été faite. Mais le travail n’était pas finit, le Clan Tremere comprenait encore de nombreux membres...



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