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Vampire : la mascarade

Baali

vendredi 20 janvier 2006, par MaëL

Surnom : les Diables

Ce sont ceux que même les monstres de Caïn ne nomment pas à la légère. En des temps plus anciens, c’est du moins ce qui est raconté, l’un des Premiers Rejetons s’est élevé contre les Treize. Ce traître démoniaque, plus vieil infant né d’un Antédiluvien coureur, esclave de basse extraction d’un peuple proto mésopotamien, a forgé une alliance avec ceux qui vivaient dans les ombres à la périphérie de ce monde. Ce faisant, l’enfant démoniaque prit quelque chose de cet Au-delà, devenant un peu plus et un peu moins qu’humain. Rassemblant des apôtres dans les rangs de ses frères, le premier shaïtan de Baal, appelé le Destructeur, rassembla ses armées et assiégea la Seconde Cité. Le sang rencontra le sang alors que les enfants de Caïn se combattaient parmi des ruines rasées et des plaines léchées par les flammes.

Il est dit qu’à la longue le géniteur lui- même s’intéressa au conflit. Un terrible cataclysme s’ensuivit. Le ciel laissait tomber des éclairs de feu et des larmes de sang. La bataille s’arrêta aussi brusquement qu’elle avait commencé. Les douze al’shaitani furent mis à mort et leurs hordes démoniaques repoussées. Cependant, il n’y avait aucune trace du garçon. Les horreurs qui lui avaient autrefois juré allégeance étaient perdues dans les vents de la légende. Maïs cette légende est vite redevenue réalité. La capture et la destruction d’une cabale d’infernalistes nord-américains (et la découverte de leurs grimoires blasphémateurs) a attiré l’attention des vampires sur une vérité ténébreuse. Les enfants de Baal ne furent pas tous éliminés par l’inquisition, comme tout le monde le pensait.

Les enfants du shaïtan étaient censés avoir été repoussés vers les sables du Proche Orient, où les hommes et les monstres s’étaient intégrés au peuple et au folklore de la région depuis des millénaires. Leurs pères s’agenouillaient aux mêmes autels et vénéraient les mêmes dieux ténébreux que les philosophes et guerriers enfants de Brujah et d’Haqim. En effet, les légendes Caïnites mettent ces trois lignées à la base de la culture pré sumérienne. Ces mêmes contes parlent de citadelles noires, d’étoiles tombées, de villes créées dans le cratère d’une comète, de rois-sorciers maléfiques et de toutes sortes de dépravations qui remontent à la ville maudite de Chorazin, prétendument perdue dans l’Ancien Testament.

Les Baalis sont avant tout des explorateurs, des étudiants de l’inconnu, de l’inconnaissable, de l’indicible. Leurs yeux et leurs oreilles glanent des secrets oubliés. Ils aiment la chanson du secret qui résonne à leurs oreilles de toute éternité, depuis que leur géniteur a secoué la corde discordante qui a fracturé le mur entre les mondes. Et leurs doigts se sont montrés agiles et patients de manière à recoudre la blessure.

Les nuits actuelles voient les rares Baalis survivants dans une sorte de no man’s land à l’écart des factions innombrables qui peuplent le Monde des Ténèbres. Ils se meurent, haïs, craints, chassés par la Camarilla, le Sabbat et tant d’autres, proies de détracteurs et de divisions internes et externes. Ils tombent dans une spirale infernale, minés par une implacable dégénérescence de l’esprit qui en fauche de plus en plus à chaque nuit. Ils sont condamnés à un passage lent mais certain de l’état de magicien à celui de monstre. Pourtant, ils luttent toujours contre l’érosion et la destruction éventuelle de ce monde, pour frayer à chemin à Ceux qui Attendent dans l’Au-delà.

Secte : Les Baalis ne sont d’aucune secte et ces dernières ne voudraient pas d’eux. Bien qu’ils prétendent avoir rallié de nombreux vampires à leur cause, la vérité semble montrer le contraire, à moins que leurs convertis ne soient très doués pour se cacher.

Apparence : Lorsqu’ils ne sont pas drapés dans leurs vêtements rituels, la plupart des adorateurs de Baal semblent parfaitement normaux, voire calmes. Ils ont des vêtements simples et des manières subtiles. (Certains diables moins stylés puisant dans les composants les plus vils de leur répertoire et de leur réputation préfèrent l’image vulgaire de tatoué transmise par les médias. Les anciens considèrent ces trublions dépassés avec un mépris certain.) La plupart ont des comportements prudents, cérébraux et studieux. Certains sont trop loquaces, voire éloquents, face à un public attentif, particulièrement s’ils pensent pouvoir le convertir. Des années de dévotion à des sujets d’outre monde et à des buts amoraux donnent à ces Caïnites un aspect froid et étrange. Beaucoup sont fascinés par les insectes, les rongeurs et autres vermines, en un hommage inconscient au “Seigneur des mouches”.

Refuge : Les enfants de Baal semblent attirés par des endroits antiques, qu’il s’agisse de bibliothèques, de temples, de pierres levées ou d’autres lieux de pouvoir depuis longtemps abandonnés. De tels lieux, au fil des décennies et des siècles, semblent affectés par leurs détenteurs. Des sigles anciens et indéchiffrables sont gravés dans les plaines herbeuses environnantes et sur les excroissances rocheuses, les enfants et le bétail sont mort-nés ou hideusement déformés. De semblables symboles porteurs de mauvais augure marque le passage de ces adorateurs comme des empreintes démoniaques. Récemment, quelques coteries de guerriers de la Camarilla se sont vues confier la tâche de trouver et détruire ces refuges. Elles sont revenues avec des histoires troublantes de Baalis qui se reproduisent et vivent avec des familles isolées. Les Démons se rassemblent avec des goules et initient d’autres clans aux orgies de la chair, ravivant les anciennes hérésies du partage du sang et autres pratiques moins savoureuses...

Histoire : Les Baalis étreignent dans les rangs des artistes, des mystiques, des érudits et principalement de castes plus utiles (prostituées, mercenaires, personnalités...). Certaines nouvelles recrues, plus nombreuses dans les domaines de la Méditerranée et du Moyen-Orient, sont nées dans la lignée et y renaissent. Qu’ils soient sélectionnés et éduqués dans les carrières prometteuses ou choisis parmi les goules, ces disciples inhumains sont élevés pour le pouvoir dès leur enfance et s’élèvent immanquablement pour occuper le tiers supérieur de la lignée.

Création de personnage : Les Baalis préfèrent les attributs sociaux et mentaux et favorisent les savoirs académiques, existentiels et occultes par-dessus tout. Cependant, certains suivent la voie des “champions des Anciens Dieux” et font de la guerre leur spécialité. La plupart détiennent un nombre impression nant de Connaissances et de Compétences suite à de nombreuses années d’étude et... d’expériences. Leurs Natures tendent à être soumises à leurs maîtres architectes, conformiste, juge ou martyr. Certains sont de véritables déviants ou monstres. Ils peuvent avoir n’importe quel comportement, male sont habituellement tournés vers le prosélytisme. Les Historiques communs sont Troupeau, Mentor, Ressources et Serviteurs. Plusieurs anciens Baalis adhèrent a des variantes des Voies du Sabbat celle de la Mort et de l’Ame ou la voie des Cathares. La plupart des jeunes observent l’Humanité en apparence, même si leur niveau est faible. Ceux qui survivent assez long temps adoptent généralement une Voie qui leur permette d’interagir avec leur environnement. Une majorité grandissante de jeunes Baalis se place sur la Voie des Révélations maléfiques ou sur celle du Pouvoir et de la Voix intérieure. Ceux qui sont au parfum prétendent que les Diables ont leur propre éthique, la Voie de la Ruche, mais les Caïnites extérieurs à la lignée en savent très peu.

Disciplines de clan : Daïmonon, Occultation, Présence.

Faiblesses : Suite à leurs préoccupations et occupations d’outre monde, les Baalis craignent la religion et ses pièges, qui les rebutent plus encore que les autres vampires. La Foi Véritable a deux fois plus d’effet sur eux (doublez les effets de tous les échecs des Baalis et des succès de leurs adversaires). Nombre d’entre eux ne peuvent même pas regarder ou toucher des objets religieux communs. Mais craignent-ils les crucifix et l’eau bénite ? L’âge et leurs origines culturelles déterminent-ils la nature de ses aversions ? Seuls les plus anciens des adorateurs de Baal pourraient y répondre.

Organisation : Deux fois seulement dans l’histoire Caïnite connue, les serviteurs de Ceux qui Attendent dans l’Au-delà se sont levés pour porter la bannière de leur seigneur. Ils se sont fait écraser chaque fois. De lors, ils ont été chassés jusqu’à l’extinction, ou presque. Les survivants forment des sous sectes éparses. Il y a presque autant d’apparitions et d’appellations liées au panthéon Baali (si tant est que l’on puisse parler d’une telle chose) qu’il y a d’adorateurs. Menés par la tradition et les nécessités de la survie, nombre de Baalis se rassemblent en chapelles de trois à treize membres (rarement plus). Celles-ci sont dirigées par une poignée de shaïtan (de mystérieux maîtres des arcanes) et d’al-shaitan (maîtres des légendes et des chapelles). Pour ceux de l’extérieur, les Baalis ne ressemblent pas à des adorateurs du diable. Seuls ceux qui font partie du culte - ou qui en ont dérobé les secrets sans que cela se sache - connaissent les véritables profondeurs de la philosophie des Baalis.



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