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Warhammer

D comme Duelliste

L’abcdaire du Vieux Monde

dimanche 1er février 2004, par ZedroS

Encore une description de carrière pour Warhammer, qu’on s’l’dise !

Par Rev. Lepper

Traduction française de la Warhammer Team, et plus particulièrement Zero Kaizer.

Pourquoi devenir duelliste ?


Il n’y a probablement pas de figure plus marquante dans la haute société actuelle que celle du duelliste, un maître d’armes, mais aussi de la mode et des traits d’esprit. Invention récente du siècle dernier, ils se sont emparés de l’imaginaire collectif à cause de leurs épées scintillantes, de leur maniement du pistolet de duel, leur façon de précéder la mode et leur maîtrise de la répartie en toutes circonstances. Ils suscitent l’envie et l’admiration de la plupart mais d’autres les craignent. Car, malgré leur raffinement, ils sont parmi les plus rapides et mortels des combattants. Leur habilité, parfois élevée au rang d’art, a atteint un haut degré de sophistication et de complexité sans égal.

Ils sont des figures modernes, hérauts d’un nouvel âge, un âge marqué par l’opulence de la noblesse et cette sensibilité détachée si caractéristique. Les duellistes ont les armes les plus soignées, élaborées par un petit nombre d’armuriers triés sur le volet. Leurs habits ne sont pas moins chers ou rares et changent périodiquement au rythme des caprices de la mode.

Aussi, la plupart des nobles intéressés par les compétences martiales aspirent à connaître l’art du duel. Un noble qui ne les connaît pas est vu comme un provincial et un paysan, il est rejeté par ses pairs. Quand à ceux désireux de devenir des gentilshommes, le duel est un des seuls moyens d’y parvenir. Beaucoup des professeurs de duel sont des bretteurs célèbres qui ont ouvert leur chemin à coups d’épée jusqu’à accéder à des positions respectables. D’autres cherchent à obtenir le respect de la noblesse en rivalisant avec dans les compétences de duel. Ainsi, nombreux sont les marchands et autres vaniteux qui louent les services des mêmes maîtres que les nobles. Devenir duelliste permet d’obtenir le respect de la société dans son ensemble.

Il est important de noter que la plupart des riches de ce monde se sont entraînés dans l’art du duel, des nobles aux marchands en passant par les étudiants et les médecins. Savoir se battre en duel, même si la personne ne s’en sert jamais, est un signe de sophistication. Tous ceux qui pratiquent le duel et le font bien ne sont pas des duellistes. Les duellistes sont plutôt ceux qui embrassent corps et âme l’art du duel ou gagnent leur vie de leur habilité en tant que duelliste.

Rôle des duellistes dans la société

Le rôle de duelliste prend ses racines profondément dans les traditions des classes supérieures, dans la haute société particulièrement. Bien que les nobles aient toujours été connus pour leur tradition martiale, la richesse, le pouvoir et l’oisiveté tendent à les éloigner de leur fier et, parfois, violent passé. L’art du duel et son importance parmi les gentilshommes assurent que la noblesse peut toujours satisfaire son goût pour le sang d’une façon raffinée et hautement sophistiquée.

Dans le Nord, les duellistes sont une longue histoire, mais la plupart des raffinements et de la sophistication actuels de cet art sont le résultat de développement dans le Sud et l’Ouest du Vieux Monde. C’est dans les cours raffinées d’Estalie et de Tilée que l’art du duel a émergé. Rapidement, la Bretonnie s’en est emparée et ajouta à l’art du duel ses règles raffinées du « décorum » et son suivi outrageux de la mode.

Les Estaliens et les Tiléens améliorèrent la pratique, les Bretonniens inventèrent le spectacle. L’Empire a, quant à lui, commencé à attirer les plus brillants des pratiquants.

L’importance croissante des villes et cités dans le monde, ainsi que le mouvement des nobles de leurs domaines campagnards vers des endroits plus cosmopolites, alimentent le succès du duel. L’esprit et la mode y règnent en maître et les conflits sont résolus soit par un duel de mots ou d’épées. Les duellistes sont une extension des anciennes traditions martiales et le duelliste contemporain est autant compétent, à sa manière, que l’archaïque seigneur à cheval des temps anciens. L’art du duel est une façon de se maintenir en bonne condition physique et compétent, tout en obtenant du prestige pour cela. Plutôt que de guerroyer l’un contre l’autre sur des champs de bataille, les nobles et leurs proches résolvent leurs différends d’une façon plus efficace et avec bien plus de style. Pour les affaires moins importantes, le duel sert à canaliser les instincts les plus agressifs des nobles et leur fournit un débouché socialement acceptable pour leurs faiblesses personnelles.

Des avancées dans le domaine du duel se font à une vitesse remarquable car il y a un grand réseau de professionnels qui parcourent sans relâche le Vieux Monde, combattant sans cesse les uns contre les autres et perfectionnant ainsi leur maniement de l’épée. Par conséquent, il faut un entraînement et une pratique constante pour rester à niveau. L’art imparfait du duel avec des armes à feu évolue rapidement et demande sans cesse une précision et une fiabilité accrue. Un groupe de maîtres artisans se spécialisant dans la fabrication manuelle des pistolets de duel les plus travaillés a émergé, poussant de la sorte à une plus grande sophistication des armes à feu.

Cela peut sembler étrange, mais il est sans doute plus important de connaître les lois des duels que de maîtriser les armes. Les règles entourant les duels sont nombreuses et variées et cela peut prendre des années, voir des décennies, pour les appréhender car chaque école d’escrime, chaque culture et même chaque cour a ses propres règles, habitudes et standards en matière de duel. Si quelqu’un remporte un duel, mais d’une façon qui n’est plus à la mode, cette personne sera ridiculisée et moquée sans merci.

Dans sa forme la plus primitive, un duel n’implique que deux combattants. Pour être légal cependant, un duel nécessite un juge ou des témoins. Pour être socialement acceptable, un duel a besoin de bien plus que ces expédients de base. Un duel respectable nécessite deux assistants, un par duelliste, deux porteurs de bannières, afin de communiquer avec leur égal de quelles règles seront utilisées, et un médecin pour prendre soin d’un éventuel blessé ou mourant. Les duels les plus absurdes impliquent aussi de nombreux observateurs et leur entourage, des serviteurs pour tous ceux qui prennent part, l’entraîneur personnel et les armuriers des duellistes voire même des musiciens pour distraire la foule le temps que les salutations et ultimes négociations soient faites.

L’image du duelliste est romantique, mais la vérité est que cet art est empêtré dans les excès et extravagances des fortunés. Les études sur le sujet sont excessivement chères, ainsi le fait de suivre des entraînements est autant une marque de prestige que la parure et les bijoux que porte un noble. C’est une autre façon de se distinguer du tout venant et de mettre en exergue l’élitisme du riche seigneur parmi les siens. Pour un art, les participants passent un temps incroyable à parader et discuter. Les changements sont tels que les anciens praticiens voient le duel moderne comme une atteinte à ce qui était une pratique honorable, en faisant quelque chose d’aussi banal, superficiel et anodin qu’une réception mondaine.

Il y a aussi un côté sombre dans l’art du duel. Les plus dangereux et psychotiques s’en servent pour commettre des meurtres et terroriser les environs en se reposant sur les règles du duel pour se protéger de toute poursuite. Certains utilisent simplement les duels pour se débarrasser de leurs ennemis de la façon la plus sanglante qui soit acceptée par la société. De cette façon, beaucoup ont augmenté leur pouvoir et étripé leurs rivaux. Un duelliste avide de sang et couronné de succès peut terroriser ses pairs avec peu d’efforts. D’autres utilisent les lois du duel pour commettre des assassinats excusant le meurtre par les circonstances. D’autres défient de malheureuses victimes dans un duel à mort pour se lever d’une prétendue injustice puis leur extorquent une forte somme pour éviter le duel et donc la mort. Il y a aussi ceux qui, malhonnêtes et tortueux, feront tout pour gagner un duel : modifier les règles en leur faveur, conspirer contre l’autre duelliste, avoir recours au poison, au sabotage ou à des assistants malfaisants pour distraire leurs rivaux à l’instant critique.

Mode de vie

Duelliste n’est pas reconnu comme une profession à part entière, mais un titre ou un talent auquel on aspire. Une personne ayant l’intention d’être duelliste ne se réclame pas d’une profession, mais déclarera plutôt ses titres à une personne considérée comme également talentueuse et possiblement rivale.

Néanmoins, il y a ceux qui vivent de leur rôle de duelliste. La plupart sont des étrangers faisant à l’occasion office de professeur ou ayant été instruits par des professeurs étrangers. Ces maîtres sont à l’origine des guerriers, rarement des nobles, car un noble n’accepterait qu’avec dédain d’être payé par un autre noble. Ainsi, les façons snobinardes des nobles permettent à des personnes de plus humbles origines, mais aux manières cultivées, de servir de professeur à la noblesse. Les plus pauvres de ces maîtres sont ceux qui enseignent à de pauvres nobles dans leurs domaines campagnards ou à de pauvres marchands, cas dans lesquels ils facturent généralement de une à vingt couronnes d’or par leçon, une leçon durant une heure ou deux.

Les maîtres les plus demandés servent un large panel de nobles, ce qui leur permet de gagner des sommes astronomiques, tout en se faisant de nombreuses relations et devenant des figures familières et acceptées des cours. Pour ces quelques chanceux, la leçon rapporte de vingt à cent couronnes, un prix que les nobles paient avec entrain. C’est une marque de prestige que d’être entraîné par un professeur populaire dont les prix exorbitants sont communément connus, car cela témoigne de la fortune des nobles en question.

Les maîtres les plus habiles, bien que rares, ne peuvent progresser au-delà d’un certain niveau, car ils sont retenus par des patrons particulièrement exigeants en tant que professeurs. Un noble particulièrement riche veut avoir son propre maître, dont les secrets sont les siens et inconnus des nobles rivaux. Ces maîtres ne sont pas payés à la leçon, ils sont généreusement récompensés. On leur donne les habits à la mode les plus recherchés, les plus belles armes, puis ils deviennent membres de l’entourage du noble et sont même considérés comme l’égal du noble. De fait, ils sont traités avec respect et déférence par les nobles eux-mêmes. Peu sont les personnes d’origine roturière traitées avec un tel respect. Le coût d’un tel maître est parfois mesuré en dizaine de milliers de couronnes par an.

Pour ceux qui pratiquent le duel d’une façon moins professionnelle, le duel est simplement un aspect de leur vie, même s’il est important. Ainsi, ils en tirent leur revenu et leur statut quoi que leur naissance leur ait offert. Les nobles utiliseront leurs rentes pour continuer leur entraînement, les marchands continueront leur commerce et ainsi de suite.

Qui peut devenir duelliste ?

C’est une chose rare, certains disent même une farce de Ranald, mais une poignée des duellistes les plus renommés ont d’abord été de modestes bandits de grands chemins. Parmi les brigands et autres hors-la-loi du Vieux Monde, les bandits de grands chemins sont parmi les plus nobles, un genre à part. Il est naturel pour ceux qui revêtent de beaux atours, des armes à feu et une certaine de noblesse combattante soient attirés par les duels. Une carrière de bandit de grand chemin couronnée de succès offre à de rares chanceux l’opportunité financière, grâce à leurs biens mal acquis, de percer dans la haute société.
Le bandit de grand chemin est en fait inspiré par l’art du duel, il en est même, dans une certaine mesure, qu’une conséquence, indépendamment de son illégalité. Cependant, la plupart des bandits de grands chemins, bien qu’ils aspirent à l’idéal du duelliste, n’en sont que de pâles copies.

Avant les duels, il était de coutume de résoudre les disputes par l’intermédiaire d’un Champion de Justice, homme se battant pour le compte d’un noble. Cette tradition est toujours populaire et, dans certains cas, ordonnée par les tribunaux. Cependant, l’art du duel est bien plus cavalier et exigeant, il insiste même sur le fait que le noble se batte lui-même. Les affaires d’importance ne doivent pas relever d’une personne engagée pour l’occasion, quelles que soient ses compétences. Ainsi, le duel entre parfois en compétition avec un jugement par champion interposé.

Sans surprise, un grand nombre de Champions ont pris bonne note du changement et sont devenus eux-mêmes des duellistes. La transition n’est pas difficile et beaucoup continuent, en fait, de fonctionner comme des Champions de Justice, s’engageant dans des duels pour des nobles, d’autres deviennent des professeurs et quelques rares élus gagnent des titres qui leur permettent de devenir nobles à leur tour, situation dans laquelle ils peuvent pratiquer librement et en toute indépendance le duel.

Malgré tout, le duelliste que l’on rencontre généralement est en fait un noble. C’est la noblesse, avec son argent, ses loisirs et certaines formes culturelles, qui rend et a rendu l’art du duel possible. C’est en effet la pratique du duel par les nobles, et les leçons, donc les professeurs qui vont avec, qui sont les fondements de la société des duellistes. Se battre en duel est une extension des moyens particuliers pour la noblesse de résoudre les conflits, ainsi que de ses traditions martiales. Ce sont également les nobles qui se sont jetés corps et âme dans la pratique du duel, dépensant au passage sans compter. Certains disent que la plupart des nobles ne pratiquent le duel que par pression sociale, mais une poignée de nobles est profondément impliquée dans les duels et tend à être aussi compétente et redoutable que n’importe quel duelliste.

Si pour une majorité des nobles le duel est un loisir, pour certains faire couler le sang est un commerce. Les spadassins, qui vivent de leur habilité à l’épée et au poing, désirent souvent devenir duelliste. Ils peuvent de la sorte progresser socialement, gagner plus et se battre d’une façon socialement acceptée qui peut en plus leur faire gagner beaucoup de prestige ! Les spadassins sont souvent engagés par les nobles pour leurs muscles afin d’accomplir diverses besognes. Un spadassin habile peut profiter de cette opportunité pour gagner la confiance et le respect d’un noble, puis, peu à peu, enseigner à ce dernier les subtilités du combat. Les nobles apprécient les spadassins qui se comportent de la sorte. En effet, ils peuvent contrôler et utiliser pour leurs propres buts ces duellistes, en leur faisant faire le sale boulot et utilisant le sombre passé de spadassin du duelliste pour s’assurer de sa loyauté.

Et après ?

Quel que soit le pouvoir de séduction de la pratique du duel, il y a de nombreuses choses qui requièrent l’attention des nobles et de leur entourage. Pour d’autres, des affaires plus importantes les obligent à mettre de côté les entraînements ou, au moins, à ne plus s’y consacrer exclusivement.

Pour d’autres, tuer devient facile et même rentable. Un duelliste est connu pour ses compétences et son sang froid. De telles capacités peuvent être utilisées à d’autres fins si le prix est suffisant. Ainsi, certains duellistes deviennent peu à peu les assassins des nobles qu’ils servent, sans forcément que le duelliste en question s’en rende compte. La vie est tellement facile quand la poche est bien remplie... De nombreux spadassins, devenus duellistes sous la tutelle d’un gentilhomme, sont souvent reconnaissants envers leur noble employeur. Chemin faisant, ils en viennent à servir leur noble d’une façon plus secrète.
Cependant, le destin est joueur. Parfois, le monde change radicalement, un roi devient paysan, un paysan roi (NDT : bien que cela soit plus rare...). Les duellistes, malgré leur position enviable dans la société, ne sont pas au-dessus des lois et nombreux sont ceux qui commettent des impairs irréparables, ce qui les force à devenir des bandits de grands chemins, se comportant comme des voleurs mais en tentant d’agir comme s’ils étaient des nobles.

Des nobles encore, réduits à vivre de crimes, ont secrètement une double vie, une en tant que noble duelliste le jour et une en tant que noble bandit de grand chemin la nuit.

Bien sûr, l’art du duel a toujours attiré ceux ayant un penchant pour les choses militaires. Certains duellistes finissent par retourner à leur ancienne vie ou cherchent à s’accomplir par un engagement militaire. Ainsi, avec leur argent de duelliste ou celui de leur ancienne vie, de nombreux duellistes montent leur propre compagnie mercenaire et vont chercher fortune de par le Vieux Monde. D’une certaine façon, les lois de la guerre sont les mêmes que celles d’un duel. Etre un capitaine mercenaire revient aussi à engager un duel, mais à une plus grande échelle, aspect qui plaît à beaucoup de nobles et leurs semblables.

Bien évidemment, la plupart des duellistes sont des nobles qui ne voient aucun intérêt à changer de mode de vie. L’art du duel, si un noble s’y intéresse, fait beaucoup pour la réputation. Un duelliste populaire et puissant peut facilement influencer une cour, car il gagne un grand prestige et beaucoup d’honneurs de son talent. Certains en profitent même pour accroître leur fortune en obtenant des titres et terrains au moyen de leur réputation et de leurs relations.

Idées d’aventures

Apportez-moi Don Carlos !

Un noble rival vient juste de louer les services du fameux duelliste Estalien Don José. Les PJs, ou leur noble patron, ont été pris par surprise. En effet, leur rival est désormais sous les feux de la rampe à la cour et cela ne va pas sans menacer certains intérêts. La seule solution pour résoudre le problème est d’aller trouver le rival de Don José, que certains disent même plus habile, Don Carlos. Ainsi, les PJs sont envoyés trouver Don Carlos en Estalie, Tilée ou Bretonnie (suivant où se trouve le duelliste). Ils doivent ensuite trouver une façon de rentrer dans une cour étrangère puis d’intriguer en vue de ramener Don Carlos à leur propre cour et sous leur tutelle.

Don Carlos, bien sûr, est très satisfait de sa situation actuelle et le persuader de partir fera l’objet de beaucoup d’efforts.
Voilà de quoi s’offrir un joli voyage et une intrigue de cour fort sympathique.

Pris à partie

Un honnête marchand sans trop de prétentions ni d’envergure a un gros problème. Un négociant plus riche et puissant, qui pratique assidûment le duel, a astucieusement manipulé l’infortuné marchand afin de le provoquer dans un duel à mort. Le riche marchand n’a pas moins de deux professeurs es duel, l’un venant d’Estalie et l’autre de Tilée. Il est bien connu pour ses qualités martiales. Le marchand honnête, prit de court par le défi, a été incapable de le refuser avant que le riche marchand ne s’en soit retourné tel une tornade. Comme il ne veut pas mourir, le pauvre marchand, terrifié, va voir les PJs pour qu’ils le sortent de ce mauvais pas.

De nombreuses possibilités s’offrent aux joueurs pour résoudre cette affaire. Ils peuvent avoir recours à des hommes de loi, ou équivalent, pour trouver des raisons légales permettant d’envoyer un substitut, modifier, annuler le duel ou quoi que ce soit de légal pour éviter une mort certaine à leur employeur. Ils peuvent aussi essayer d’entraîner en un temps record leur sympathique marchand, mais il est peu probable que cela suffise. Discréditer ou faire chanter le marchand rival, trouver une solution pour le neutraliser avant le combat ou l’affaiblir sont autant d’autres possibilités. Des PJs ingénieux peuvent aisément trouver d’autres solutions.

Maudit !

Le Baron Kaltstein, un duelliste connu pour avoir participé à un nombre incroyable de duels d’une grande violence, a récemment disparu de la circulation. Il loue les services des PJs ou les appelle en tant qu’amis, pour l’aider. Il leur fait alors jurer de garder secret ce qu’il va leur dévoiler. Il leur montre alors sa main droite, totalement desséchée. Il suggère que la Sorcellerie est responsable de cela ou, mais il ose à peine le murmurer, qu’il s’agit peut-être d’une mutation.

Il veut retrouver sa main en parfait état et que le coupable soit démasqué. Les PJs peuvent se contenter de chercher un remède, mais vu le nombre de duels que le Baron a faits, il a un nombre conséquent d’ennemis qui pourraient faire l’objet d’une enquête. Pire, le Baron est un seigneur oppressant et se renseigner sur son distant domaine révèle que les habitants désabusés savent pour le mal de leur maître, comme leur dit une femme pleine de sagesse... A-t-elle eu recours à la divination ? Est-elle responsable ? Le monde est peut être meilleur avec un Baron qui ne peut se battre...
Si on considère que le mal dont souffre le Baron est psychologique et non physique, le scénario peut être singulièrement différent. Ses mains tremblent et il ne peut plus porter une rapière ou un pistolet. Encore une fois, il affirme que cela est dû à de la Sorcellerie. Mais peut-être est-ce un trouble psychologique ? Cela pourrait être dû à la culpabilité, car il a tué un grand nombre de personnes. Les fantômes des morts hantent peut-être ses nuits ? Ou, plus mondain, peut-être que le Baron boit trop ou qu’il est dépendant à une quelconque drogue ?

Même si on lui répond le contraire, le Baron est convaincu que la cause de tout cela est magique et qu’il n’y a aucun problème avec lui ou son mode de vie. L’importante récompense qu’il offre est quant à elle plus qu’un encouragement pour les PJs.

Le pistolet du mort

Vlad Boroshkin, expatrié en provenance de Kislev et seul duelliste connu de cette région, est mort récemment au cours d’un duel. Beaucoup pensent que la sorcellerie est à l’origine de ce décès, d’autres parlent de sa passion pour les boissons alcoolisées. Toujours est-il que son pistolet finement ciselé a disparu ou qu’on se dispute sur son propriétaire légitime. Cette arme était réputée enchantée de façon à ne jamais rater sa cible. Or elle manque, quelqu’un est suspecté de l’avoir volée au cours du duel, une enquête est donc lancée. Si on se dispute pour savoir à qui revient l’arme, le duelliste rival l’a pour le moment. La maîtresse du défunt, appartenant à la famille du Tsar, proclame l’arme comme sienne. Un armurier reconnu dit que l’arme n’a jamais été totalement payée. Enfin, pas moins de trois membres de la famille du défunt réclament l’arme en tant que partie de leur héritage. Le propriétaire actuel refuse bien sûr de rendre l’arme à quiconque et défie (au pistolet, bien sûr !) quiconque réclame l’arme. Personne ne veut défier le vainqueur car les pouvoirs du pistolet sont bien connus. De plus, les précédents laissent à penser que si le propriétaire actuel venait à être défait, le nouveau vainqueur devra à son tour faire face à des réclamations judiciaires à propos de sa possession. Il suffit pour cela de considérer la situation actuelle.

Par conséquent, de leur propre initiative ou pour une des parties en présence, les PJs doivent trouver un moyen, légal ou non, de mettre la main sur ce fameux pistolet !

Différence d’opinion

Un PJ est défié. Cependant, avant que le duel ne commence, une dispute éclate à propos des règles à employer. Leur opposant insiste sur un ensemble de règles qui en fait lui bénéficie. Lui et ses compagnons en viennent même à énumérer des règles et à écrire un petit livret sur le sujet. Les PJs devraient être en désaccord, appeler d’autres témoins, leur professeur et commencer une bataille sur les conditions du duel. Bien sûr, tout le monde a une opinion et bientôt, étrangement, il y a deux douzaines de versions différentes sur ce qui devrait, ou pas, être fait.

Des spectateurs pourraient même se retrouver à défier d’autres spectateurs en colère. Les PJs pourraient avoir à faire une demi-douzaine de défis pour fixer les règles avant que le vrai duel puisse commencer.

Périmé !

Un des PJs est défié en duel le jour même par un ou plusieurs opposants connus pour leur habilité et leur brutalité. Sans l’ombre d’un doute, le PJ (et ses compagnons) a un gros problème. Il ne reste que quelques heures avant le duel. Aussi, le PJ doit trouver une façon d’assurer sa victoire, ou du moins la survie. Empoisonner ou affaiblir l’autre partie peut être une solution. Altérer les armes du duel (voire en recouvrir une de poison), trouver des subtilités légales (« Ah ah ! La loi de Von Ludwig dit que tous les roux doivent se battre de la main gauche avec les yeux bandés ! »), visiter en avance le lieu du duel et arranger les choses au bénéfice du PJ ou utiliser la magie pour s’assurer la victoire sont d’autres possibilités. Des joueurs pleins de ressources peuvent aussi avoir un bon plan s’ils enquêtent vite et bien sur les forces et faiblesses de leur adversaire.

Trahison !

Les PJs arrivent en retard au duel d’un ami noble. Une fois sur les lieux, ils découvrent que leur compagnon est sur son lit de mort. Dès qu’il les voit, leur noble ami insiste sur le fait qu’il y eut tricherie et devant l’exécutant de son testament, en présence des PJs, affirme que son domaine ne pourra être partagé tant qu’il ne trouvera pas le repos. Sans donner plus d’indices, il meurt. Son domaine est conséquent et l’exécuteur testamentaire est déçu des dernières volontés du noble. Il pousse alors les PJs pour qu’ils se renseignent rapidement, voire superficiellement, pour qu’il n’y ait plus d’obstacle à l’exécution du testament.

Cependant, quelque chose doit montrer que l’affaire ne pourra pas être résolue rapidement. Peut-être y a-t-il du poison dans le corps du défunt ? Ou une petite fléchette empoisonnée dans son cou ? Il faut que quelque chose suggère une tricherie.

Une bonne vingtaine de personnes a assisté au duel, il y a donc un grand nombre de témoins. Certains veulent cacher la vérité, d’autres ont sans doute des informations intéressantes pour les joueurs. Y a-t-il eu une conspiration impliquant l’autre duelliste et certains spectateurs ? Un des héritiers est-il impliqué dans cette triste affaire ?

L’âme de leur ami ne trouvera pas le repos tant que cette affaire ne sera pas résolue. Les joueurs risquent d’avoir des visites nocturnes, un fantôme familier les pressant de continuer et de trouver le coupable.

P.-S.

La version originale de cet article se trouve sur Strike To Stun :

http://www.strike-to-stun.com/WFRP/AtoZ/Duellist1.htm

Enjoy !



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