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Westernus Anticus

La société avant et après le changement

samedi 22 février 2014, par ceir

Petit aperçu des modifications sur la société entraînées par la rupture entre les dieux et le début de l’industrialisation.

I. Mode de vie et citoyenneté avant le changement

A. Citoyens, hommes libres, non-libres et héros

Dans les cités grecques, les citoyens sont les habitants des familles de la ville. La citoyenneté se transmet par le père mais aussi par la mère. Le citoyen participe à la vie civique et politique de la ville (pas la femme au niveau politique). Seul un citoyen peut posséder une terre, les revenus excédentaires de la ville se partagent entre les citoyens, la souveraineté de la ville est assurée par les citoyens, enfin les citoyens sont jugés par leurs pairs uniquement. Le citoyen doit en contrepartie assurer son devoir militaire (l’éphébie) et peut perdre sa citoyenneté en cas de déchéance (atimie).

S’ils sont les décideurs, les citoyens sont loin d’être majoritaires dans les cités. Il y a toute une foule d’hommes libres non-citoyens. Parmi eux, on distingue les métèques : ce sont les personnes ne pouvant pas revendiquer la citoyenneté par la naissance, les étrangers à la cité s’installant dans une ville, les nombreux commerçants se déplaçant de villes en villes, et les esclaves affranchis. On trouve aussi les inférieurs libres, qui sont souvent les citoyens déchus de leur citoyenneté.

Dernière classe importante dans les villes, les esclaves qui sont des hommes non-libres. Ils n’ont ni liberté, ni droit, ni famille, ni possession. Dans la pratique, l’esclave est un bien que l’on doit préserver, il ne peut être maltraité sur une voie publique, et son témoignage en cas de procès à une valeur juridique reconnue.

Enfin, à la frange, il existe les héros. Le héros a un statut à part, il peut être citoyen ou non d’une cité, mais il a une ascendance divine reconnue ; le sang d’un des dieux coule en lui, et cela lui confère un statut à part. Le héros peut être soldat, aventurier, philosophe, politicien, commerçant reconnu, médecin, etc. Quelque soit sa fonction, on reconnaît le héros par sa volonté d’être le meilleur dans son domaine, de se faire connaître, et de mettre en valeur son (plus ou moins lointain) parent divin. Une autre caractéristique du héros est son nomadisme, son aptitude à voyager, qui va souvent avec le fait de se faire reconnaître ailleurs que dans sa ville natale.

B. Le travail dans les cités grecques

Le travail n’est considéré ni comme une activité négative, ni comme une activité positive. En fait, tout dépend du degré de contrainte qu’impose le travail. Et cette contrainte est souvent liée à son statut. Dans le monde agricole, par exemple un vignoble, un citoyen dirigera souvent l’exploitation mais ne travaillera pas de ses propres mains dans l’exploitation ; un homme libre sera ouvrier et supervisera les esclaves ; et les esclaves auront les fonctions les plus dures.

Dans le monde rural, le blé est important, ainsi que le vignoble et enfin l’huile (qui sert à la cuisine mais aussi à l’éclairage). Les exploitations sont souvent de tailles modestes. L’élevage est aussi présent, mais modestement, de même que la pêhce.
Dans l’artisanat on trouve les potiers, les forgerons (armes et bronzes) et les tanneurs.
Les villes produisant souvent leurs propres besoins, le commerce est peu répandu. Ils concernent essentiellement le blé et l’huile, faciles à conserver et à transporter dans des jarres (le vin est un peu plus difficile à conserver).
Au niveau du textile la confection des vêtements – dans une région où le climat est très agréable – se fait souvent dans le cadre familial. On trouve le péplos, pièce rectangulaire de laine ou de lin tenue par deux fibules, et la chlamyde qui est une sorte de manteau de laine. Mais on peut trouver dans les villes des ateliers de teinturerie et des ateliers de nettoyeurs.
Il y a peu de mines en Grèce, et la plus importante est celle du Laurion qui fournit l’argent. C’est un travail très rude et dangereux, réservé aux esclaves, qu’on enchaîne souvent pour éviter les fuites.
Les chantiers de construction occupent une place importante qui font appel à de nombreux corps de métiers : architectes, ouvriers, surveillants, charpentiers, peintres,..
Enfin, il existe toute une série de corps artistiques : acteurs, chanteurs, musiciens,… Ainsi que ce que l’on nommerait « les professions libérales » : magistrats, professeurs, comptables, « banquiers » (fonction détenue par les temples), prêtres,…

II. Les modifications suite à la révolution industrielle

A.Un début de société capitaliste

L’apparition du chemin de fer va développer le commerce. Pour les produits déjà existants comme le blé et l’huile, mais surtout pour le transport du charbon ainsi que du bois. La vitesse des trains étant encore assez faible, le déplacement à cheval reste tout aussi pratique, mais on trouve tout de même des déplacements de personnes par le train.

Avec le développement du commerce, les cités et leurs régions vont se spécialiser, chacune produisant ce qu’elle fait de mieux et le vendant dans les autres régions : une telle se spécialisera dans la laine, une telle dans le bois, une telle dans l’argent, etc

Enfin, le commerce va aussi entraîner un usage de plus en plus développé des monnaies, qui vont aller vers une uniformisation suivant les régions, mais les banques vont devenir essentielles pour gérer les différents poids et mesures dans les échanges. Et des spéculations temporaires vont même apparaître. Mais les banques ne serviront que peu à stocker les richesses ; les plus riches se répandent en évergétisme, c’est-à-dire qu’ils réalisent des constructions en l’honneur des dieux, payent de somptueuses liturgies, ou offrent d’immenses fêtes aux plus pauvres.

B. Spécificités dans le territoire de la Ligue de Délos

Les changements entraînés par la société industrielle ont été très nets dans les territoires de la Ligue de Délos.
L’Attique et la Béotie ont fortement muté, les forges se sont multipliées, et certains bâtiments sont tellement vastes et emploient un tel nombre d’ouvriers que l’on peut parler d’usines. Ces usines fournissent des armes mais aussi les traverses, rivets, plaques, et toutes les pièces nécessaires aux voies ferrées, ainsi qu’aux constructions de bâtiments reposant sur des poutres en fer. Le port du Pyrée à Athènes a pris une place essentielle dans le commerce ; la Sicile et les villes d’Asie mineure se sont fortement développées, relayant le progrès et la société industrielle vers les régions moins développées.

Les mines demandant de plus en plus de main d’œuvre, de nombreux hommes libres sont devenus contremaîtres, surveillants, etc. mais la charge de travail la plus lourde, la plus contraignante et la plus dangereuse a été donnée aux esclaves. Esclaves qu’il fallait en grande quantité. De nombreuses guerres furent ainsi menées, surtout contre les Perses qui virent d’un mauvais œil ce progrès et cette menace des cités grecques unifiées. Si un traité de paix fut finalement signé avec Darius, les perses durent en échange payer un lourd tribu sous formes d’esclaves, qui alimentèrent donc en grande quantité les mines de charbon. A l’intérieur même de la catégorie esclave, une distinction s’est faite : l’esclave des cités, plutôt protégé et choisi pour ses qualités à satisfaire les fonctions qui lui seront dévolues dans la maison ou aux champs, souvent d’origine grecque, et l’esclave des mines, majoritairement prisonniers de guerre, étrangers, enchaînés, exploitables à merci.

Au niveau politique, il y a toujours un semblant de démocratie, mais en réalité on parlerait plutôt d’oligarchie. Les citoyens partisans de Zeus ont été frappés d’atimie ou bien se sont exilés d’eux-mêmes. En conséquence les citoyens, déjà minoritaires, ont vu leurs effectifs diminués ; et comme ils sont ressuscités régulièrement par les prêtres d’Asclépios, ce sont les mêmes dirigeants depuis de nombreuses générations.

C. Spécificités dans les territoires des partisans de Zeus

La société a été assez bouleversée pour les nombreux hommes et femmes qui ont préféré le panthéon de Zeus à celui d’Héphaïstos et Héra.

D’une société éclatée et composée de populations nomades dans les premiers temps, vivant de chasse et de rapine, elles se sont regroupées au cœur des montagnes des Carpathes. Si l’agriculture y est difficile, surtout sans l’aide de Déméter, la chasse y est abondante et permet de nourrir une population nombreuse, et de nombreuses zones d’élevage ont été mises en place.

Proche de certaines mines, la société industrielle s’est aussi installée (à un moindre degré), copiant les techniques développées dans les régions de la Ligue de Délos.
Le changement climatique fut très rude pour cette nouvelle population : d’un climat méditerranéen sec, doux en hiver et chaud en été, ils doivent désormais faire face à un climat continental très marqué, avec des chaleurs étouffantes en été, des pluies aux saisons intermédiaires, et un hiver froid, sec et enneigé.

D’ailleurs, si l’industrie textile n’a que peu changé dans la Ligue de Délos, elle a connu un fort essor dans les Carpathes, afin de pouvoir satisfaire une importante population devant prévoir au moins 3 types de vêtements pour une année, et où l’usure des vêtements est plus marquée.

Une autre contrainte de ce nouvel emplacement fut la population locale : de nombreuses tribus barbares vivaient dans ces régions, et il fallut se battre pour les repousser (menace qui est toujours présente malgré les années, obligeant les nouvelles cités à vivre sans arrêt sur le qui-vive).

Enfin, le statut des personnes a aussi fortement changé : les cités se sont créées sur place et la population qui s’y est installée était composée d’hommes libres et citoyens de différentes cités mais aussi de nombreux esclaves ayant rejoint les partisans de Zeus non pas tant par conviction que pour fuir leur condition et l’espoir d’obtenir un nouveau statut. Les critères anciens n’étaient donc plus applicables. Une tyrannie fut mise en place au début et confiée à Cimon, ostracisé d’Athènes. Devant tant d’attente et devant la fragilité de la situation, Cimon fit le choix d’abolir l’esclavage et de donner la citoyenneté à toutes les personnes vénérant le panthéon de Zeus. Face à cette égalité pour tous, c’est la richesse qui crée le statut désormais : de nombreux anciens citoyens, ayant perdu leur terre, perdirent de leur prestige mais ils étaient minoritaires. Au contraire, de nombreux météques virent leur statut revu à la hausse. Quant aux anciens esclaves, ils sont au bas de la société, réalisent les tâches les plus dures, mais ils peuvent avoir des biens, participer à la vie politique et avoir une famille.

E. La place des héros après le changement

Leur statut n’a guère changé, mais désormais il y a deux camps très nets : les héros descendants du Panthéon de Zeus et les héros descendants du Panthéon Héra/Héphaïstos. Deux camps, par ailleurs, très inégaux car Zeus et nombre de ses fils furent très prolifiques par le passé.

Les héros des deux camps furent très nombreux à se diriger vers le nord, territoire fraîchement découvert où l’on pouvait se faire un nom de multiples manières : encadrer politiquement une nouvelle ville, repousser une attaque barbare, éradiquer les créatures nocturnes et assoiffées de sang des Carpathes, etc



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