SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Westernus Anticus > Aides de jeu > Les relations entre la Ligue de Délos et les Partisans de Zeus
Contribuer

Westernus Anticus

Les relations entre la Ligue de Délos et les Partisans de Zeus

samedi 22 février 2014, par ceir

Une présentation des relations entre les deux nations grecques.

I. La guerre pour les dieux

Comme souvent, les hommes se sont retrouvés les jouets des dieux. S’il y a bien eu des esprits pour critiquer le progrès technique, la majorité des hommes n’ont pas pris conscience qu’une révolution technique avait lieu. En fait, les hommes ont pris conscience de cette révolution en même temps qu’ils découvrirent que leurs dieux se scindaient en deux groupes farouchement hostiles.

Il n’en fallut pas plus pour créer de nombreuses zones de conflits. Dans un premier temps, on vit des villes prendre parti pour l’un ou l’autre panthéon, puis bannirent leurs citoyens et prêtres restés fidèles à l’autre parti, refusant l’accès aux étrangers partisans du panthéon opposé. Quant aux indécis, voulant continuer à « jouer sur les deux tableaux », s’ils étaient discrets on ne leur faisait guère de tort.

Mais les dieux ne se contentèrent pas de cette situation ; la scission était telle qu’on ne pouvait supporter le culte d’un dieu du panthéon opposé. Le malheur s’abattit sur les villes refusant de se débarrasser de leurs indécis, la Grèce connut la montée du fanatisme religieux et ce fut le début de la guerre pour les dieux.

Car une ville choisissant le panthéon de Zeus dans une région dominée par La Ligue de Délos vouée au panthéon Héphaïstos/Héra ne pouvait guère subsister longtemps. Or, forte de ces victoires sur les Perses, forte de ses premiers progrès techniques, forte de son vaste territoire, et face à la nécessité de s’emparer des mines de charbon de Macédoine, La Ligue de Délos étendit au fur et à mesure son emprise sur toute la Grèce, faisant du culte d’Héphaïstos/Héra le culte majoritaire.
Si beaucoup résistèrent, au prix de batailles fort meurtrières à certains endroits, Zeus et ses fils comprirent rapidement qu’un repli était nécessaire. L’exil fut long, dur, et il fallut atteindre les Carpathes pour se sentir enfin à l’abri et rétablir une civilisation digne de ce nom.

II. L’accalmie

Lorsque Hadès rejoignit le camp de Zeus, et que la Ligue de Délos se rendit compte que ses morts étaient voués aux Enfers, il y eut une accalmie. Les partisans de Zeus s’étant réfugiés loin au Nord, il ne servait à rien d’aller risquer des vies inutiles malgré une domination militaire écrasante de La Ligue de Délos. Certes, Héra aurait volontiers exterminé tous les partisans de son ex-mari volage, mais Athéna la tempéra, et Héphaïstos était satisfait de la tournure des évènements, considérant que Zeus avait été suffisamment puni ; désormais, il pouvait se consacrer à ce que l’on appellerait l’industrie.

C’est durant cette accalmie, de près de soixante quinze ans, que La Ligue de Délos s’industrialisa fortement. Le commerce se développa, d’abord maritime puis ferroviaire quand l’invention du train se mit en place. Les guerres ne furent plus territoriales, il s’agissait de s’affirmer devant les autres royaumes étrangers comme les Perses, et surtout il fallait trouver de nouvelles mines de charbon et de nouveaux esclaves pour travailler dans ces mines.

Au nord, les partisans de Zeus reconstituèrent de nouvelles cités. La plus importante, au sein des Carpathes, fut Delphes. A travers la Pythie, Apollon imposa à sa cité de fuir la Béotie pour le Nord, et lorsque La Ligue de Délos s’empara des lieux ils y trouvèrent une cité morte ; et le choc fut rude. Non seulement ils découvrirent qu’Apollon avait fait le choix de rallier son père, mais en plus la géographie du monde en était remaniée. Car si le choix de s’enclaver au sein des montagnes des Carpathes apparaît comme défensif, il n’en est rien ; l’emplacement de la nouvelle Delphes ne devait rien au hasard car cette ville est précisément au centre du monde (pour les grecques, le monde est plat et circulaire et Delphes en est le centre). Et devant un ordre du monde remanié, un nouveau centre s’impose. Bien que le panthéon Héphaïstos/Héra ne manqua pas de critiquer cette décision, que cela impliquait un changement dans la taille du monde,… dans l’esprit des hommes de La Ligue de Délos le nouveau centre était ailleurs désormais, et ils n’en faisaient plus partie.

La seconde ville importante fut Zeusia, construite en l’honneur de Zeus. Située elle aussi dans les Carpathes, non loin d’Illium (la nouvelle Olympe pour le panthéon de Zeus) et à proximité d’une mine de charbon ; c’est de là que débuta l’industrialisation pour les partisans de Zeus

III. Des relations tendues

Les deux civilisations s’ignorèrent donc pendant près d’un siècle. Les relations ne furent toutefois pas inexistantes : un commerce se développa, d’abord isolé et erratique, puis plus régulier le long de réseaux facilement utilisables.

Néanmoins, entre une civilisation au Nord voulant rattraper son retard et une civilisation au Sud recherchant toujours plus de mines de charbon, le contact fut inévitable. La frontière en est le fleuve Danube, où La Ligue de Délos s’est arrêtée sur la rive Sud, tandis que les partisans de Zeus en occupent la région au Nord. Deux villes coexistent même côte à côte, Terinthe pour la Ligue de Délos et Kérytros pour les Partisans de Zeus, envoyant leurs habitants travailler sur une immense mine de charbon commune aux deux cités, et à l’occasion se prêtant main forte pour se défendre face aux barbares.

Ni les dieux ni les hommes n’étaient donc prêts à se refaire la guerre. Malgré le culte d’Asclépios, la crainte de l’Enfer pour les humains de La ligue de Délos était trop forte ; et pour leurs dieux, leur domination sur la Méditerranée était telle qu’ils n’avaient rien à craindre de cette civilisation isolée dans les montagnes. Pour les Partisans de Zeus, qui ont vu maintenant deux générations d’humains naître au sein des Carpathes, l’ennemi identifié était clairement les barbares qu’ils avaient fréquemment à combattre plutôt que ces Grecs venant du Sud avec qui ils n’avaient que peu de contacts, et exclusivement commerciaux de surcroît. Quant à Zeus et ses fils, ils étaient bien conscients de leur infériorité numérique du moment, et qu’ils devraient prendre leur mal en patience.

Cependant, à moyen terme, aucun des deux camps ne se leurrent sur une future guerre à venir, qui sera massive et meurtrière. Beaucoup d’humains affirment même que les dieux des deux panthéons suivent de très près les villes de Terinthe et Kérytros, où de nombreux héros de multiples lignées y résident. Lorsque la situation se dégradera entre ces deux villes, ce sera le signal que les dieux sont prêts pour la guerre… Une guerre de Troie à l’âge industriel.



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.