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Westernus Anticus

La Macédoine et Sparte

lundi 24 mars 2014, par ceir

La nation macédonienne et les spartiates ont évolué différemment des autres cités grecques. Voici leur évolution respective.

I. La royauté macédonienne

Suite au recul des perses après les guerres médiques, le roi macédonien Alexandre Ier développa son royaume vers l’ouest. Il se heurta aux autres tribus macédoniennes dans le Pinde, et entama alors une guerre de conquête pour les intégrer de force.
Incapable de le repousser, les tribus du Pinde en appelèrent à la Ligue de Délos. Si cette dernière n’avait que faire des macédoniens, dont le seul intérêt était de faire tampon avec les tribus barbares thraces, il s’avéra que la Macédoine était riche : mines d’argent, d’or et de cuivre. Mais aussi en ressources de bois, résine, chanvre et poix, essentielles au développement naval.
La Macédoine se retrouva divisée : les partisans de la royauté demandèrent l’aide de Sparte, qui ne put rivaliser avec la Ligue. Ils s’enfuirent alors vers le nord, se heurtèrent aux thraces, aux illyriens et finirent par trouver refuge en bord de mer, au nord de l’Illyrie. Ceux qui ont appelé à l’aide la Ligue de Délos se retrouvèrent annexée à celle-ci : ils y gagnèrent la démocratie et la sécurité, mais n’eurent plus guère d’autonomie et se virent contraints d’adopter le panthéon Héphaïstos/Héra.

Désormais, lorsqu’on parle de Macédoine, cela désigne la royauté macédonienne réfugiée au nord de l’Illyrie. Si l’installation dans leur nouvelle contrée fut rude, Sparte, qui n’avait pu aider militairement la royauté, l’aidera financièrement mais aussi technologiquement, en leur fournissant les savoirs nécessaires à la mise en place de la vapeur.
Afin de se défendre et d’assurer l’unité des macédoniens ayant suivi la royauté, les rois firent des plus riches leurs compagnons au sein de la cavalerie, équipés d’aérotone à javelines. Les fils des plus riches sont élevés au cœur d’Alexandrie, avec les enfants des rois. Quant aux paysans libres, ils forment les fantassins, regroupés dans des phalanges serrées équipées d’une arme redoutable mise au point par Philippe II : la sarisse à vapeur.

Lorsque les Illyriens, sous la pression de La Ligue de Délos, durent fuir vers le Nord, ils se heurtèrent donc aux Macédoniens. Unis, soudés autour du roi Philippe II - stratège accompli - ces derniers écrasèrent les Illyriens. Ne voulant pas se lancer dans une guerre qui pouvait se révéler meurtrière, la Ligue de Délos préféra ignorer cet ennemi.
Prévoyant, Philippe II appliqua l’adage « l’ennemi de mon ennemi est mon ami » et il proposa une alliance aux Partisans de Zeus, qui venaient de s’installer dans une nouvelle cité minière à l’est. Afin de sceller cette alliance, une voie ferrée fut installée reliant Alexandrie à Kérytros, permettant aux macédoniens de combler leur manque de charbon. En échange, les macédoniens se vouèrent à Zeus et son panthéon, notamment à Apollon dont la présence fut essentielle dans la conclusion de l’alliance.

II. La neutralité de Sparte et du Péloponnèse.

Si Sparte participa à la victoire sur les Perses, leur absence à Marathon pour des raisons de fêtes religieuses incita leurs alliés Thèbes et Delphes à se rapprocher d’Athènes et de La Ligue de Délos. Seule Corinthe resta fidèle.

Lorsque le changement se produisit les deux rois spartiates s’exprimèrent : l’un était en faveur d’Héra et Héphaïstos et l’autre en faveur de Zeus. La double royauté choisit donc la neutralité, qui fut acceptée par la gérousia (le conseil des anciens).
Poséidon, qui était extrêmement adoré dans le Péloponnèse (à Sparte on l’appelait même Généthlios, le créateur) fit un geste envers cette terre qu’il chérissait avant de rejoindre le panthéon Héra/Héphaïstos : il rompit l’isthme de Corinthe, séparant le Péloponnèse du continent. Cela fit beaucoup pour maintenir la décision de neutralité. La réputation des spartiates comme meilleurs combattants grecs y contribua aussi largement (la formation des jeunes, l’agogé, et la terrible épreuve de la cryptie, sont connues dans tout le monde grec ; idem du sacrifice de Léonidas et ses 300 hommes aux Thermopyles, afin de repousser un demi million de perses, resté dans toutes les mémoires).
Enfin, bien que fortement divisés, certains dieux estimèrent qu’il serait bon d’avoir un lieu neutre où se rencontrer. Le temple de la vieille divinité Orthia devint ainsi un temple dédié à tous les dieux, un lieu où dialoguer. Néanmoins, voilà plus de vingt ans qu’aucun dieu ne s’est manifesté en présence d’un dieu de l’autre camp.

Pour terminer, avoir l’oreille de tous les dieux permit aux spartiates d’entrer dans l’âge industriel. Néanmoins, fidèle à leur réputation d’efficacité ancrée dans le concret, le progrès scientifique ne servit pas à embellir la ville où les temples. L’essentiel alla dans l’amélioration des armes et des transports.
D’ailleurs, bien que réputé vivant en autarcie et plus à l’aise sur terre que sur mer, les spartiates n’en développèrent pas moins leur commerce : avec des îles grecques, avec la royauté macédonienne mais aussi avec le peuple étrusque au nord de l’Italie.
C’est à cette occasion que les spartiates se rapprochèrent du dieu Cronos, réfugié en Etrurie, et qui fit lui aussi le choix de la neutralité.



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