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Westernus Anticus

Térinthe et Kérytros

lundi 24 mars 2014, par ceir

Les deux cités jumelles de Térinthe et Kérytros se touchent et appartiennent pourtant chacune à l’un des deux camps grecs.

Introduction

Par leur agencement et leur architecture, Térinthe et Kérytros sont, malgré leur extrême proximité géographique et des défenses communes face aux barbares, très dissemblables et représentatives chacune à leur manière de l’évolution qui a eu lieu pendant un siècle chez les deux civilisations grecques.

Ainsi, bien que la place du marché soit mitoyenne aux deux cités, un visiteur qui s’éloignerait de ce lieu n’aurait aucun mal à savoir s’il vient de pénétrer dans Térinthe ou dans Kérytros.

Térinthe, cas typique des cités de La Ligue de Délos

Dans l’ancien panthéon grec, il y avait un chef : Zeus. Désormais, même si les grecs parlent du panthéon Héphaïstos/Héra pour désigner les dieux du panthéon de La Ligue de Délos, l’ensemble des dieux regroupés se considèrent sur un pied d’égalité. Chacun a bien sûr son domaine de prédilection, mais les décisions importantes sont prises à la majorité. Contrairement à La Ligue de Délos qui fonctionne sur une oligarchie dirigée par des personnalités plus que centenaires comme Périclès, les dieux ont donc adopté un fonctionnement démocratique.

Et cette organisation se ressent dans l’architecture des villes. Térinthe, comme toutes les cités de La Ligue de Délos, a son propre Parthénon, à l’image de celui développé à Athènes au Vème siècle - même si ce dernier est de loin le plus magnifique et le plus prestigieux de toute la Grèce. Ainsi, chaque ville a regroupé tous ces temples sur l’éminence rocheuse la plus apte à les accueillir, et à l’intérieur de l’enceinte fortifiée d’un Parthénon chaque dieu est représenté à égalité des autres. Chaque temple est construit sur un modèle semblable, ce sont les fresques intérieures et les statues de chaque dieu qui peuvent différer. Mais d’apparence, l’égalité doit prédominer.

Si chaque habitant continue de prier à l’intérieur de son foyer ou de son lieu de travail, les fêtes religieuses se déroulent au sein du Parthénon.

Autres caractéristiques des cités de La Ligue de Délos, l’opulence et la puissance. Les grecs de la ligue possèdent bien sûr de vastes ressources d’argent, notamment la mine d’Heraklion en Macédoine, mais il faut bien garder à l’esprit que son commerce avec les Perses, les Egyptiens, les Etrusques et au-delà est florissant. Les cités déjà existantes ont donc pu largement se développer, remercier leurs dieux par d’imposantes offrandes architecturales et artistiques (les statues des dieux entourant Thèbes sont visibles à une demie-journée de marche). Quant aux nouvelles cités créées, il y a eu largement les moyens de les concevoir avant leur développement. Phidias et Callicratès, architectes du Parthénon, ont personnellement dessiné les plans et Parthénons de chaque nouvelle implantation. Pensés à l’avance donc, les plans de ces villes sont organisés : deux grandes rues entièrement pavées se croisent à angle droit, selon un axe nord/sud (l’Alpha) et un axe est/ouest (l’Oméga). Les rues secondaires, elles aussi pavées ou à défaut recouvertes de fins cailloux pour éviter à la boue de s’installer, sont tracées parallèlement aux deux axes principaux, créant ainsi de petits îlots où se regroupent la population des citoyens dans de petites maisons espacés, de plain-pied ou d’un étage.

Le long de l’Alpha et l’Oméga, les bâtiments sont bien droits et de plusieurs étages. Les poutres d’aciers permettent d’obtenir d’impressionnants édifices stables de 5 ou 6 étages. Le rez-de-chaussée est occupé par les boutiques des artisans, dont les propriétaires occupent les étages et louent les pièces vides aux visiteurs de passage. En pénétrant par l’une des quatre arches de Térinthe, un citoyen de La Ligue de Délos a ainsi droit au spectacle familier d’une longue avenue pavée, encadrée de parts et d’autres de hauts édifices, avec moult boutiques donnant sur la rue. En retrait, sur la hauteur, le visiteur ne manquera pas de découvrir le Parthénon de Térinthe, caractérisé par la pierre noire extraite des montagnes alentours.

Térinthe, peut-être plus que d’autres villes de La Ligue de Délos à cause de la menace barbare, est bien évidemment fortifiée. Néanmoins, les murailles sont sur le pourtour, en pierre, et ne doivent pas gâcher l’impression de sécurité et d’espace dévoué aux commerce de la ville.

Dans chaque cité de la Ligue de Délos, un visiteur découvrira aussi :

- des usines à l’écart, dédiées à l’exploitation des minerais, là où le vent ne portera pas les fumées sur la ville (sur la ville dédiée aux citoyens et aux métèques bien évidemment, car les petites habitations de bois qui s’entassent près des usines conçues pour les esclaves subissent cette quasi incessante fumée noire). Un port ferroviaire jouxte bien évidemment ces usines, permettant de communiquer avec le reste des cités de la Ligue.

- un ilot de la ville est dédié aux plaisirs et à l’amour, grâce aux charmes des prêtresses d’Aphrodite.

- développée à Hérapolis, où le climat est un peu plus rude l’hiver, puis propagée dans toutes les cités, la pratique des thermes est en plein essor. On peut ainsi trouver plusieurs établissements thermaux dans Thérinte, sous le patronage de Poséidon, et dont l’eau provient de la rivière Uracani séparant Thérinthe de Kérytros.

- au sud de la ville, une vaste zone de forêt a été défrichée pour faire place à des cultures que l’on place sous la protection de Déméter.

- enfin, un îlot est dédié au culte d’Asclépios. De hauts murs isolent cette partie de la ville, l’entrée est surveillée, et on n’y rentre que sous certaines conditions. Se pratiquent dans ces lieux la résurrection des morts, élément essentiel de la vie de La Ligue de Délos depuis le changement. D’ailleurs, Asclépios est le seul dieu à avoir un temple en dehors du Parthénon.

Kérytros, à l’image des Partisans de Zeus

Réfugiés très loin au nord, désorganisés, soumis à des attaques barbares, les grecs exilés ont d’abord mis en avant leur sécurité. A leur portée ils avaient d’imposantes forêts et des ressources en bois quasi illimitées. Se réfugiant sur des hauteurs, les grecs entourèrent leurs campements de remparts en bois, creusèrent des fossés devant qu’ils hérissèrent de pieux. A l’intérieur de cette enceinte les bâtiments, souvent de bois aussi, étaient resserrés autour d’une vaste tour – le pyrgos - permettant d’observer les alentours.

Avec le temps, une meilleure maîtrise du territoire, et surtout l’arrivée du progrès industriel, les cités commencèrent à s’organiser autrement.

Néanmoins, le schéma défensif est toujours présent, et Kérytros est à cette image. Alors que Térinthe jouxte l’Uracani dans la vallée, Kérytros qui s’est développée la première s’est installée sur la hauteur surplombant la rivière. Au delà de la place du marché, il faut monter à pied par des escaliers taillés à même la roche, ou bien suivre les courbes d’une route zigzaguant à flanc de colline pour atteindre la cité même.

Cette dernière s’organise autour d’un vaste pyrgos qui permet de voir assez loin dans la vallée. L’agora – la place où ont lieu les débats politiques - surmontée d’un vaste porche fait d’acier et de bronze pour les journées pluvieuses jouxte cette tour, ainsi qu’un certain nombre de bâtiments : le temple de Zeus où sont stockées les richesses de la ville, les demeures des plus riches, ainsi que celle du stratège et du serifis. Le pyrgos, l’ensemble de ces structures et l’agora sont entourés d’une enceinte de pierres noires ouverte le jour et fermée la nuit d’une lourde grille d’acier. Des tours régulièrement espacées ornent cette enceinte, chacune dotée d’un hydrotone à missile de cuivres. En cas d’attaque, la majeure partie des habitants peut tenir au coeur de cette enceinte, où d’importantes réserves de nourriture ont été stockées dans le pyrgos.

Au delà, le développement se fait de manière plus chaotique. Une rue principale pavée mène à la porte de l’enceinte jusqu’au pyrgos. On trouve le long de cette route les artisans, en général regroupé par fonction : les céramistes, les potiers, les tenanciers d’échoppe, etc... Les constructions sont souvent de bois, parfois de torchis sur une structure métallique. De part et d’autres de la rue principale partent de nombreuses venelles étroites, parfois pavées, au mieux recouvertes de cailloux et au pire d’une terre battue se transformant rapidement en flaques boueuses qu’il faut contourner sur des planches. On trouve le long de ces venelles des habitations, et la texture du sol indique souvent la richesse des habitants que l’on y trouvera au bout.

Concernant les temples du panthéon de Zeus, ils sont disséminés à travers les villes, et parfois dans les environs. Par exemple il faut marcher jusqu’à la forêt pour trouver le temple d’Artémis. On prie Hermés sur de petits autels à la sortie de la cité, pour demander sa protection sur la route avant de voyager. Ou encore, le temple d’Hadès se trouve au coeur de la colline non loin du port ferroviaire. Le temple d’Appolon domine le marché, juste à côté des marches.

Tout comme Térynthe, Kérytros possède son port ferroviaire, ses usines pour traiter les minerais, mais aussi pour préparer le bois ainsi que des industries de tisserands (de nombreux bergers évoluent au coeur de la vallée et dans les hauteurs, fournissant la laine nécessaire au tissage) alors que Térynthe se fait desservir par les chemins de fers. Les usines sont situées en contrebas de la colline, et il se murmure que des tunnels traversent la colline permettant de relier directement le pyrgos au port ferroviaire.

Enfin, un élément est caractéristique de toutes les cités des Partisans de Zeus : son théâtre. Des tragédies et comédies y sont présentées tous les soirs, et les grands débats publics se déroulent en son sein et non sur l’agora. C’est un lieu essentiel de la vie des grecs liés au panthéon de Zeus, et le temple de Dionysos y est adjacent. A Kérytros il est situé à l’opposé de la ville, en retrait du pyrgos.

Les éléments communs

Les vastes mines dans les contreforts des collines Mecsekis ont attiré les deux civilisations grecques. D’abord les grecs Partisans de Zeus, qui ont donc bâti Kérytros sur les hauteurs, puis les grecs de la Ligue de Délos qui se sont installés dans la vallée, au-delà de la rivière Uracani. Les deux civilisations grecques choisirent, à défaut de coopérer, du moins de cohabiter l’une à côté de l’autre. Les fréquentes attaques barbares, réfugiés dans les denses forêts des collines Mecsekis, incitèrent les deux nations grecques à se rapprocher.

Toutefois, il n’y a pas de coopération du tout dans l’extraction du minerai car les techniques divergent fortement. Les grecs de la Ligue de Délos occupent la partie à ciel ouvert de la carrière, partant d’un vaste carré que l’on creuse au fur et à mesure en extrayant et remontant le minerai de charbon sur des pentes aménagées le long des faces du carré. Quant aux partisans de Zeus ils creusent des galeries directement dans la colline, favorisés par Hadès qui, étant maître des ressources souterraines, peut orienter ses partisans vers les meilleurs filons.

Le marché est donc commun aux deux villes. Entre le flanc de colline abrupte sur laquelle se situe Kérytros et le pont enjambant l’Uracani et menant à Térinthe, se trouve un espace plat assez important. Cette zone a d’abord été maintenue neutre, puis au fil des années des échanges commencèrent à avoir lieu. D’abord ce furent des rencontres au bord de l’Uracani : soldats décrassant pièces d’armures et armes, femmes venues nettoyer des vêtements, enfants amenés à se côtoyer sous le regard de leurs tuteurs,... Puis il y eut quelques échanges commerciaux : vins de la Ligue de Délos arrivés des vignobles plus au Sud et jarres d’huile d’olive contre des vêtements plus épais et des possibilités d’accéder à la Pythie. Enfin, après quelques années, il fut décidé de paver ce vaste espace et d’en faire un marché commun, avec une grande halle couverte, où les habitants des deux cités se croisent quotidiennement.

Par contre, les circulations à l’intérieur des villes restent extrêmement limitées même si elles se sont ouvertes récemment : les partisans de Zeus peuvent accéder, de manière réglementée, au quartier d’Aphrodite ainsi qu’aux thermes. Et pour la Ligue de Délos il est possible d’acceder au temple d’Apollon et à ses oracles. Là s’arrête les échanges entre Térinthe et Kérytros. Seuls les héros, surtout les plus connus du moment, peuvent circuler presque librement entre les deux cités (exceptés les accès dans les temples, non pas qu’ils soient interdit d’y pénétrer, mais se serait provoquer un dieu de l’autre panthéon, et aucun héros n’a vraiment envie de s’attirer les « foudres » d’un dieu, même opposé à son propre panthéon).

Enfin, le dernier et non le moindre point commun des deux cités, ce qui les a incitées à se rapprocher : le grammi, qui signifie la ligne, c’est-à-dire la frontière avec les barbares. Tout au nord des mondes connus se situe l’Hyperborée où Apollon va se reposer l’hiver, peuplée d’habitants pacifiques et immortels, royaume dont l’entrée serait protégée par des griffons. Mais entre la Grèce et l’Hyperborée, les vastes régions centrales sont peuplées de barbares. Les tribus s’y sont longtemps battues entre elles pour des petites portions de territoires, mais ce dernier siècle ils ont vu l’arrivée de civilisations organisées, très en avance technologiquement. Les barbares ont dû se replier dans les collines et montagnes, cachées au milieu d’une forêt très dense, et ils attaquent régulièrement et férocement les grecs. Plus grave, les tribus commencent à s’allier contre cet ennemi commun que représentent les deux civilisations grecques ; il semblerait même qu’un chef serait en passe de rallier l’ensemble des peuples barbares sous son commandement pour lancer une vaste offensive. Les habitants de Térinthe et Kérytros ont donc fortifié chacun leurs villes à leurs manières, mais ils ont aussi créé un réseau de fortifications appelé le grammi. Ils consistent en un vaste fossé hérissé de pieux et surmonté d’une palissade de bois, où sont régulièrement installées des tours de guet. Le grammi est éloigné des deux cités mais les cerne entièrement. Les habitants de chaque cité entretiennent en commun le grammi ainsi que sa surveillance. Térinthe gère une portion et Kérytros l’autre. Le service militaire obligatoire dans les deux cités pour les citoyens se fait donc sur le grammi, et la décision a été prise récemment de mélanger les habitants des deux cités là où les portions se rejoignent. De nombreux héros, notamment les plus guerriers, ont rejoint les cités pour s’illustrer sur le grammi face aux barbares.

Le plan des deux cités



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