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Praetoria Prima

Hors-ligne - Profil  ICQ  
Mer 14 Déc 2005, 00:58 Message
J'arrive toujours pas a accrocher au theme de la Rome antique, mais j'aime beaucoup ta facon de presenter les choses :D

Sur qu'une partie me laisserait un bon souvenir. Tiens on en fait une en janvier ?
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Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Jeu 15 Déc 2005, 11:26 Message
C'est gentil, ça. :oops:

Cette fois, rien de nouveau, mais j'ai besoin de vous.
Actuellement, au niveau civilisation, je sèche un peu. Je sais pas bien quoi rajouter : j'ai fait une rapide description des lieux importants de Rome, une rapide desciption des habitats romains - il me manque juste les illus - et un exposé sur les classes sociales. J'aimerais rajouter plein de trucs, mais j'arrive pas à me décider... Les vêtements ? Les provinces ? Le commerce et les monnaies ? Autre chose ?

Bref, j'hésite. Qu'est-ce qui vous semble le plus intéressant (parce que bon, je peux pas faire un bouquin que sur la vie quotidienne... Faut que e fasse un choix.)



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Jeu 15 Déc 2005, 19:10 Message
J'ai peut-être regardé un peu vite, mais je n'ai rien vu sur le sénat (fonctions, organisation) et les institutions.
J'imagine que tu en as parlé quelque part, mais dans le doute, je le dis. :)

Sinon quelques mots sur les provinces sénatoriales et impériales, ça pourrait être sympathique.

C'est du bon boulot, en tout cas ! Ca donne très envie de jouer !



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Lun 16 Jan 2006, 21:31 Message
Saleté de double post.



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Lun 16 Jan 2006, 21:32 Message
Allez, il y avait longtemps, mais en meme temps j'ai vachement bossé dessus avant de vous proposer quelque chose de nouveau.

Tout d'abord, les Prières ont été repensées et leur système simplifié. Des prières réservées aux Prêtres, destinées à gêner les cibles, ont été créées, et le système d'invocation a été unifié. C'est un peu long, et je m'en excuse d'avance, mais ça vous évitera de devoir télécharger un .pdf sur mon site, alors je vous le mets directement ici :



Les Prières



Par les prières, chaque Prétorien peut obtenir l’aide d’un dieu du Panthéon. Ce dieu peut alors le soutenir, mais jamais de façon visible : il n’apparaîtra pas sur le champ de bataille pour détourner un trait, mais peut très bien lui faire éviter ce même danger.
Pour les Romains, en effet, les dieux ont la capacité d’inspirer un être humain. Le souffle divin rentre en lui, et lui accorde certaines capacités hors du commun ; c’est le cas du poète inspiré, par la bouche duquel parlent les déesses des arts.
Dans Praetoria Prima, chaque prière permet ainsi de recevoir brièvement l’inspiration voulue. Pour cela, il faut bien évidemment que la Foi du Prétorien soit suffisante pour que le dieu se manifeste – ou de façon plus pragmatique, pour qu’il soit convaincu que le dieu s’est manifesté et l’habite.
Par ailleurs, chaque prière nécessite, en cas de succès, de payer le dieu invoqué par un sacrifice. Chaque prière a donc un coût si elle réussit, indiqué dans sa description. Ne pas y subvenir est une grave faute envers les dieux, et induit toujours une baisse de Pietas.


Choisir un dieu :
Chaque Prétorien se choisit à la création un dieu tutélaire. Les Romains avaient souvent ainsi un protecteur, qui illustrait la façon dont ils voyaient le monde, et dont ils se sentaient proches. L’habitude de communiquer avec ce dieu en particulier rend les rapports plus simples, et un personnage adressant une prière à cette divinité a droit à un bonus de 3 sur son jet de Foi. Les dieux habituellement liés à la Praetoria sont les suivants :

Apollon : dieu de la médecine et du soleil, protecteur des arts et des archers.
Diane : déesse de la chasse et de la lune, protectrice de la nature et des archers.
Jupiter : roi des dieux, garant de la justice, représentant de l’autorité divine.
Mars : dieu de la guerre et de la violence, père de la Peur et de la Terreur.
Mercure : dieu des voleurs et des commerçants, messager ailé des dieux.
Minerve : déesse de la sagesse, de la guerre et de la paix, protectrice des artisans.

S’y ajoutent les Pénates, dieux typiquement romains, chargés de protéger la famille de chaque citoyen. Une seule prière leur est associée, et elle est enseignée dès son adolescence à tout Romain pour attirer sur les siens la protection divine. Il faut leur rendre hommage quotidiennement pour respecter la Pietas.


Apprendre une prière
Il faut ensuite apprendre les prières pour profiter de la bienveillance des dieux. Un Prétorien n’est pas limité en nombre de prières ; il peut également apprendre des prières liées à un dieu différent de celui qui le protège. Sur ce point, aucune restriction.
Par ailleurs, le niveau de Foi n’interfère en rien dans cet apprentissage : même un personnage au score limité dans cette valeur peut apprendre une prière extrêmement difficile.
La prière ne peut être enseignée que par un prêtre la connaissant – et encore celui-ci peut-il refuser de l’enseigner à quelqu’un qu’il ne juge pas digne d’elle. Il passe alors un certain temps avec son élève : apprendre le texte par cœur est relativement rapide, mais ensuite, il faut maîtriser totalement le contenu et y croire assez fort pour que la prière soit efficace. En règle générale, il faut annoncer à l’avance celle que l’on veut apprendre, puis attendre bien un mois avant de pouvoir s’en servir.
La dernière étape tient à l’achat de la prière en points d’expérience. Toutes les prières ont le même coût : elles reviennent à 18 XP chacune.


Prier :
Ensuite, le Prétorien doit faire sa prière. Il passe un tour à demander le soutien de son dieu, puis il teste sa Foi pour voir s'il est vraiment convaincu de l'aide apportée. Cela se fait de trois façons :

Prière solitaire : le Prétorien récite une prière qu’il connaît, et dont il est persuadé de l’efficacité. Elle peut être récitée intérieurement, l’effet ne concernant que lui, puisqu’il ne prie que pour lui-même.
Système : le Prétorien fait un jet de Foi + 1D10 contre diff. Prière.

Ex : Polycratos est en train de soigner l'un des siens, et il sent que l'opération est délicate ; pour l'aider, il utilise la prière Bénédiction du Guérisseur liée à Apollon. Il a 6 en Foi, et fait 7, soit un total de 13, contre une difficulté de 12. Le dieu s'est tourné ver lui, et pour son action Polycratos pourra ajouter 3 à tous ses jets.

Prière étendue : réservée aux prêtres. Le Vates déclame une prière qu’il est peut-être le seul à connaître, et essaie de convaincre les autres que le dieu qu’il invoque va vraiment leur venir en aide – ou les maudire. Comme il doit s'adresser aux autres, et qu'il faut que ceux-ci l'écoutent, la prière est nécessairement plus longue : elle prend deux tours au lieu d'un.
Le prêtre peut toucher un nombre de personnes égal à son rang en Pietas ; pour cette raison, le seuil est plus élevé, et on ajoute donc 6 au seuil normal. Ce n'est que pour les prières qui lui sont réservées qu'un prêtre applique la difficulté notée dans le descriptif.
Cependant, plus la Foi de la cible est élevée, plus il aura tendance à être sensible à la Prière et à entraîner les autres ; pour représenter cela, on retire du seuil étendu le plus haut score de Foi du groupe ciblé.
Système : le Vates fait un jet de Foi + 1D10 contre diff. Prière étendue – Foi la plus élevée du groupe visé.

Ex : Laureus souhaite inspirer Vellaunos au combat avec la prière Fureur Divine de Mars. La difficulté de la prière est de 13 normalement, mais Laureus ne souhaite pas l'utiliser pour lui... il veut inspirer quelqu'un, et c'est bien moins simple. Enfin, il se trouve que Vellaunos a une Foi de 5, ce qui le rend relativement sensible à la prière du prêtre ; le seuil sera donc ici de 13 (difficulté de base) + 6 (difficulté étendue) – 5 (Foi de la cible) = 14.
Laureus a un score de 7 en Foi, et fait 8 sur son dé, arrivant ainsi à un total de 15. Le résultat de Laureus est suffisant.

Prière collective : réservée aux prêtres. Plusieurs prêtres peuvent parfois se réunir pour donner plus de force à leurs prières : c'est ce qui se passe lors des grandes cérémonies publiques. Dans ce cas, il faut désigner un prêtre qui mènera les prières – généralement celui avec le plus grand score de Foi. C'est celui-ci qui sera pris en compte pour le calcul ; chaque autre prêtre présent qui prie sous sa direction rajoute seulement +2 à son résultat.
Système : le Vates désigné fait le même jet que pour une prière étendue, mais ajoute à son score un bonus de 2 par prêtre qui le soutient.

Ex : Laureus, aidé par deux de ses collègues, prie Jupiter pour Inspirer la défaite aux ennemis de la Praetoria. Cette prière est réservée aux prêtres, il applique donc le seuil de base de 21, auquel il retire la Foi la plus élevée du groupe visé, soit 5. Pour réussir et influencer sa cible, il devra donc faire 16.
Laureus a un score de Foi de 7 ; il jette son dé et fait 5. Il arrive donc à un total de 12, auquel s'ajoutent la présence des deux autres prêtres – soit deux bonus de +2. Il arrive donc à un résultat final de 16, ce qui est tout juste suffisant. Sans l'aide de ses collègues, il lui aurait été impossible de réussir cette prière.

A cela, le Prétorien peut ajouter ou soustraire les divers modificateurs éventuels :


Prier avec ferveur :
Une prière prend normalement 1 tour ou 2 pour être dite ou adressée ; le Prétorien qui le souhaite peut prier pendant plus longtemps pour faciliter son contact avec le dieu.
Concrètement, pour chaque tour passé à prier en plus du premier (ou du deuxième dans le cas d'une prière étendue), le Prétorien peut diminuer la difficulté de 1, avec un maximum de 3.


Faire une prière immédiate :
Dans des cas désespérés, le Prétorien peut avoir besoin de l’aide du Dieu immédiatement. Il peut alors essayer d’agir tout en priant, en espérant que le dieu le soutienne dans l’instant.
La difficulté pour la Prière est alors augmentée de +2, mais l’effet s’applique dès que le jet est réussi.


Rendre hommage aux dieux :
Par la suite, le Prétorien dispose d’une semaine pour rendre hommage à la divinité. Le coût varie selon les effets, mais rien n’est jamais gratuit… Pour les Romains, et les hommes de l’Antiquité en général, la relation avec les dieux est très matérielle. Les sacrifices se classent en trois catégories :

libation : sacrifice de vin, répandu sur un autel ou au sol, en l’honneur d’un dieu.
sacrifice animal : sacrifice de victimes, souvent des bœufs, des cochons ou des chèvres, ornées de bandelettes sacrées avant d’être égorgées devant l’autel du dieu. Le prêtre doit ensuite faire brûler les chairs de la victime afin de nourrir le dieu.
offrande : don d’argent ou de biens, y compris alimentaires, déposés devant le temple du dieu. Les prêtres s’occuperont de brûler les aliments, et se serviront de l’argent pour entretenir le temple. Une version plus imposante de ce sacrifice consiste en la construction d’un temple à la divinité invoquée.

Quant à leur valeur, ils se classent de la façon suivante :

simple : sacrifice d’une petite victime (chèvre, porc…), grosse libation ou offrande.
conséquent : sacrifice d’une grosse victime (taureau, vache), très grosse offrande.
maximal : sacrifice de plusieurs animaux de tailles diverses, offrande colossale, fabrication d'un petit autel.
titanesque : fabrication d’un temple, hécatombe (100 animaux), autre réalisation incroyable.

Toutes les prières demandent à la base un sacrifice simple. Mais le Prétorien dans une situation désespérée peut choisir d’accroître le sacrifice qu’il promet au Dieu : celui-ci accorde alors son soutien de façon plus efficace. En terme de jeu, à chaque niveau au-dessus du simple, le Prétorien baisse la difficulté de la prière de 2.
Par ailleurs, dans le cas précis d’un Vates, faire une prière étendue implique d’augmenter le niveau d’hommage. Dès qu’une prière est destinée à plus d’une personne, le sacrifice de base passe à “conséquent”.

Ex : Vivax réclame l'aide de Diane pour échapper à ses poursuivants avec Echapper à la traque. Mais avec son score de 4 en Foi, il sait que la tâche sera difficile... Comme il n'a pas le choix, il décide d'accroître le sacrifice prévu : il prévoit de faire un sacrifice maximal, et de sacrifier plusieurs taureaux à la déesse.
Il baisse donc la difficulté de la prière de 4 – la faisant passer à 10 – et tente sa chance... il fait 7, et réussit donc sa prière. Bien caché à l'abri de ses traqueurs, il réfléchit à présent au moyen de réunir l'argent nécessaire à la réalisation de sa promesse...


A noter qu'il faut prendre en compte les ressources dont dispose un Prétorien lorsqu'il s'agit de faire le sacrifice. Un bœuf n'est pas donné, et il est possible qu'un légionnaire agisse un peu légèrement en promettant une hécatombe quand il ne dispose que de quelques deniers... N'oubliez pas qu'un sacrifice en retard, ou inférieur à ce qui avait été promis, fait toujours baisser en Pietas.


Dieux et prières :
Chaque dieu décrit ici fait partie du panthéon gréco-romain. Cependant, tous les dieux majeurs ne sont pas décrits : vous trouverez ici plutôt ceux qui sont honorés tout particulièrement dans la Praetoria. Ainsi, une déesse domestique comme Vesta ne sera pas traitée, car peu utile pour les situations dans lesquelles se retrouvent les légionnaires.
Les prières sont présentées comme suit :

Effets : description des applications de la prière en terme de jeu.
Difficulté : Seuil solitaire
Durée de l’efficacité : durée d’activité de la prière.


Phoebus - Apollon :

Apollon est le plus beau des dieux, et en tant que tel, il est Phœbus, le dieu du soleil, conduisant le char solaire à travers le ciel. Il est également l’archer divin, transperçant avec sa sœur Diane les rivaux de sa mère de ses flèches, et le dieu de la médecine, père d’Esculape, le premier médecin, capable par son art de ressusciter les morts. Enfin, depuis sa victoire sur Pan dans un concours de musique, il est dieu des arts et dirige les Muses.
La Praetoria a tendance à délaisser le côté artistique de ce dieu, pour se concentrer sur les aspects plus pragmatiques : la guérison et l’archerie.

Archer divin : inspiré par Apollon Ekatebolos, le Prétorien semble avoir acquis une précision redoutable lorsqu’il s’agit d’utiliser des armes de jet.
Effets : bonus de +3 pour l’utilisation de toute arme de jet
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : la scène

Bénédiction du guérisseur : le Prétorien est inspiré par le dieu guérisseur, et semble trouver les remèdes avec une surprenante efficacité.
Effets : bonus de +3 aux jets de Médecine ou Premiers Soins
Difficulté : 12
Durée de l’efficacité : la scène

Chrysostome : le dieu de la poésie semble parler par la bouche du Prétorien. Celui-ci adoucit sa voix, et trouve les mots qui conviennent dans toutes les situations.
Effets : bonus de +3 aux jets visant à séduire ou convaincre en utilisant la voix.
Difficulté : 12
Durée de l’efficacité : la scène

Douceur d’Apollon : apaisé par la pensée du dieu guérisseur, le Prétorien dépasse la douleur et apprend à l’ignorer.
Effets : ignore les pénalités liées aux blessures
Difficulté : 12
Durée de l’efficacité : la scène

Main d’Esculape : le Prétorien, inspiré par le fils d’Apollon, semble capable d’accomplir des miracles sur les champs de bataille, et rappeler les hommes encore aux portes de la mort.
Effets : le Prétorien peut, s’il dispose de la compétence Premiers Soins ou Médecine, ramener un personnage mort depuis moins de 30 minutes à 1 PV.
Difficulté : 16
Durée de l’efficacité : 1 tour

Maudire l'Archer : Réservée aux prêtres. Le Vates clame haut et fort qu'Apollon maudit une personne ; la cible qui l'entend, en cas de succès, est persuadée que c'est vrai, et que le Dieu agit sur sa main. Il est ainsi grandement déconcentré, et a plus de mal à viser.
Effets : -4 à toute utilisation d'une arme de jet.
Difficulté : 19
Durée de l'efficacité : 4 tours

Torture divine : Réservée aux prêtres. Le Vates maudit une personne en la vouant aux douleurs de la peste, maladie symbolique d'Apollon. Il lui lance des imprécations qui lui décrivent les symptômes avec tant de force et de persuasion qu'un court instant, la cible est persuadée que la maladie vient de le frapper violemment.
Effets : - 3 à tous les jets impliquant le physique.
Difficulté : 20
Durée de l'efficacité : 2 tours


Diane :

La sœur d’Apollon est comme lui déesse des astres, mais elle préside à la lune, sous le nom de Phœbé. Comme lui, elle excelle à l’arc, et se targue d’être meilleure que son frère ; c’est à la chasse qu’elle l’utilise le plus. Car Diane est avant tout une chasseresse : sauvage et farouche, elle ne laisse pas approcher les hommes, qu’elle fuit à jamais, préférant rester vierge. Elle choisit plutôt la compagnie des animaux, qu’elle connaît par cœur, et dont elle sait les langages.
Pour la Praetoria, elle est celle qui soutient en période de traque, mais aussi celle qui bénit les archers et apporte le soutien des animaux.

Arc de la chasseresse : Diane inspire le Prétorien, qui se sert alors de son arc de manière totalement instinctive et précise.
Effets : Bonus de +4 pour la compétence Archerie – et seulement celle-ci.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : la scène

Bénédiction de la chasseresse : comme Diane dans ses bois, le Prétorien acquiert une aisance certaine pour pister ou chasser.
Effets : bonus de +3 pour Pister ou Survie.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : 1 journée

Compagnie animale : inspiré par la déesse, le Prétorien a un contact exceptionnel avec les animaux, quels qu’ils soient : on dirait presque qu’il sait se faire comprendre d’eux…
Effets : bonus de +3 à tout jet sur la compétence Animaux.
Difficulté : 12
Durée de l’efficacité : la scène

Débusquer la proie : Réservé aux prêtres. Avec cette prière, le Vates pousse les personnes qui se cachent à commettre une erreur qui peut les révéler. Il appelle sur eux la vigilance de Diane, censée les pister et les trouver personnellement, avec une telle conviction que celui qui entend cette prière, si elle est réussie, commet invariablement l'erreur de trop.
Effets : si le prêtre soupçonne la présence d'un espion ou d'un ennemi caché, il déclame la prière à voix haute dans la pièce où il se trouve. Le joueur fait son jet de Foi et annonce son score ; il revient au MJ de décider si la prière a convaincu l'intrus potentiel. Si c'est le cas, celui-ci commet une erreur qui indique sa position au Vates.
Difficulté : 19
Durée de l'efficacité : immédiate.

Echapper à la traque : dans ses bois, Diane a appris à rester cachée aux yeux des hommes pour mieux leur échapper. Le Prétorien inspiré par elle semble trouver sans difficulté les recoins où disparaître.
Effets : +3 aux jets de Discrétion.
Difficulté : 14
Durée de l’efficacité : la scène

Eveil sauvage : Diane accorde au Prétorien son incroyable capacité à repérer ses proies, mais aussi ses ennemis : il est ainsi toujours sur le qui-vive, toujours alerte.
Effets : +3 aux jets de Vigilance.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : la scène

Maudire le chasseur : Réservé aux prêtres. Comme Diane troublant les chasseurs pour sauver ses protégés, le prêtre maudit les arcs de sa cible, qui est déconcentrée par la prière et la conviction fugitive que les arcs ne leur obéissent plus.
Effets : -6 aux jets de tir à l'arc – et seulement de tir à l'arc.
Difficulté : 19
Durée de l'efficacité : 3 tours


Jupiter :

Jupiter est le Roi des dieux, celui qui a conquis de haute lutte le trône du monde contre son père Saturne, le maître incontestable du ciel. Il règne sur la foudre, mais aussi et surtout sur la justice, dont il est le garant. Il représente le pouvoir absolu, et tient la victoire entre ses mains.
Les Prétoriens voient en lui un symbole de l’autorité suprême, limité seulement par le Destin, et le soutien du juste en dernier recours.

Commander la victoire : soutenu par le sentiment de la Justice et de la bonne cause, le Prétorien inspiré reçoit l’aide de Jupiter et excelle dans toutes les situations. C’est cette prière qui est parfois utilisée collectivement par les prêtres de toute une Centurie pour assurer la victoire sur le champ de bataille.
Effets : permet de refaire autant de jets de dé ratés en une scène que le rang de Fides.
Difficulté : 14
Durée de l’efficacité : la scène

Inspirer la défaite : Réservé aux prêtres. La voix du Vates inspire le désespoir aux adversaires qui l'entendent : il appelle sur eux la colère de Jupiter, et les voue à l'échec. L'appréhension qu'ils ressentent est forte au point de commettre des erreurs impardonnables, proche d'une malchance incroyable. Cette prière est souvent utilisée conjointement par plusieurs prêtres pour maudire une armée ennemie.
Effets : - 2 à tous les jets
Difficulté : 21
Durée de l'efficacité : 5 tours

Juge des âmes : le Prétorien inspiré par Jupiter se concentre sur les expressions du visage et sur les gestes de son interlocuteur. Il réussit ainsi à déterminer les sentiments des gens en face de lui…
Effets : +3 à un jet de Vigilance pour deviner les sentiments des interlocuteurs.
Difficulté : 14
Durée de l’efficacité : 1 tour

Présence royale : comme Jupiter dans l’Olympe, le Prétorien en impose par sa seule présence. Ses gestes amples, sa voix puissante, son air sûr de lui, font qu’en société, on le respecte et l’admire.
Effets : bonus de +3 à tous les jets sociaux.
Difficulté : 14
Durée de l’efficacité : la scène

Roi des dieux : Réservé aux prêtres. Avec cette prière, le Vates en appelle au roi des dieux, et lui demande de mettre un terme aux agissements de ses sujets. Cette prière a donc un double avantage : elle gêne les prières adverses, solitaires ou étendues, et elle libère les Prétoriens de leurs effets.
Effets : - 3 à la Foi de la cible ou libère la cible de l'effet d'une prière non souhaitée
Difficulté : 20
Durée de l'efficacité : 3 tours

Voix impérieuse : grâce à cette prière, la voix du Prétorien inspiré semble enfler et gronder comme le tonnerre ; ses interlocuteurs l’écoutent alors avec attention, très impressionnés par son ton.
Effets : bonus de +3 à tous jets visant à convaincre quelqu’un d’agir ou à donner un ordre.
Difficulté : 12
Durée de l’efficacité : la scène


Mars :

Mars est le dieu de la guerre, mais surtout de la violence. Il est plus fin que son équivalent grec Arès : les Romains l’ont mélangé avec un dieu local, Quirinus, teinté de Romulus. Ainsi, contrairement à son équivalent hellène, Mars est un dieu relativement intelligent, capable de stratégie.
Cela dit, suite à son assimilation, il reste le père de Peur et de Panique, et est clairement invoqué à la Praetoria pour les situations désespérées ou pour les combats. Ses effets sont toujours spectaculaires, et ont sorti maintes Décuries de situations épineuse ; mais en contrepartie, ils sont très chers.

Adaptation : peu de choses peuvent surprendre Mars lorsqu’il est au combat. Ses sens sont en éveil total, et il sent ce que fait l’adversaire avant même que celui-ci attaque. Le Prétorien inspiré semble deviner ce que prévoit son adversaire, et peut réagir en conséquence : son bouclier est toujours sur le chemin des coups, ou il est toujours prêt à esquiver les attaques.
Effets : +3 à la Défense ou l’Esquive.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : la scène

Ambidextrie : inspiré par le dieu de la guerre, le Prétorien semble être capable de se battre dans toutes les situations. Délaissant son bouclier, il se sert de sa main gauche avec autant d’efficacité que sa main droite.
Effets : aucune pénalité pour se battre avec deux armes.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : la scène

Faiblesse du guerrier : Réservé aux prêtres. Le Vates réussit par sa prière à convaincre sa cible qu'elle ne parviendra jamais à blesser son adversaire. La victime du prêtre perd toute conviction dans ses frappes, et retient inconsciemment ses coups.
Effets : -3 au Physique pour calculer les dégâts.
Difficulté : 18
Durée de l'efficacité : 3 tours

Fureur divine : exalté par la prière et la pensée du dieu, le Prétorien est à la limite de la frénésie. Il se bat instinctivement, et ses coups semblent guider par Mars, tandis qu’il avance en se riant des blessures.
Effets : + 4 au jet d’attaque, mais -2 au jet d’Esquive ; pas de pénalités de blessures.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : 3 tours

Malédiction guerrière : Réservé aux prêtres. La personne visée par le Vates se déconcentre et semble perdre tout talent guerrier. Son utilisation des armes de mêlée est particulièrement touchée...
Effets : -4 aux jets de Mêlée.
Difficulté : 19
durée de l'efficacité : 4 tours

Seigneur de guerre : nul ne surpasse Mars dans l’utilisation des armes de mêlée. Le Prétorien inspiré puise dans son exemple, et frappe avec une force et une vigueur inégalée.
Effets : +3 à l’Impact.
Difficulté : 12
Durée de l’efficacité : la scène

Visage de Phobos : le Prétorien puise sa colère dans celle du dieu. Celle-ci rejaillit sur ses traits, et son visage devient incroyablement dur et effrayant.
Effets : +3 en Intimidation.
Difficulté : 12
Durée de l’efficacité : la scène


Mercure :

Mercure est avant toute chose le dieu des voleurs. Tout petit déjà, il volait les bœufs du troupeau d’Apollon, puis lui subtilisait ses flèches et son arc ! Par assimilation, il est également un dieu extrêmement rusé, toujours capable de parvenir à ses fins par le chantage : qu’il se fasse pardonner d’Apollon en lui offrant la lyre, ou qu’il obtienne les faveurs de Vénus en échange de la sandale qu’il lui a piquée, il a toujours une solution. De là, sans doute, lui vient d’avoir été considéré comme le dieu des marchands… Enfin, il est le messager des dieux ; avec ses sandales ailées, il parcourt le monde, et accompagne même les âmes aux Enfers.
Pour la Praetoria, Mercure est le dieu des Emissarii par excellence. Sous son inspiration, ils deviennent plus habiles pour mentir, tromper, se cacher ou jouer la comédie…

Confusion divine : Réservé aux prêtres. Le Vates, avec cette prière, persuade sa cible que Mercure joue avec lui et qu'il lui fait commettre des erreurs. La personne visée, troublée par ces mots, a tendance à laisser tomber des objets, à ne plus vraiment faire attention à ses gestes, pendant qu'elle essaie de se convaincre que tout va bien.
Effets : -2 à la Dextérité
Difficulté : 18
Durée de l'efficacité : 3 tours

Devenir Sosie : inspiré par Mercure, l’aplomb du Prétorien est incroyable. Il est capable de prendre la place de n’importe quel personnage et de l’incarner.
Effets : bonus de +3 en Comédie.
Difficulté : 14
Durée de l’efficacité : la scène

Marchandage : puisant son exemple chez le dieu du commerce, le Prétorien sait obtenir ce qu’il veut de son interlocuteur.
Effets : +3 aux jets de Subterfuge pour obtenir quelque chose par le mensonge ou le chantage.
Difficulté : 12
Durée de la prière : 1 tour
Durée de l’efficacité : la scène

Messager ailé : le Prétorien trouve dans sa Foi des ressources inexplorées. Inspiré par Mercure, il semble hériter de ses sandales ailées, et filer comme le vent.
Effets : double la vitesse de course.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : la scène

Ralentir la victime : Réservé aux prêtres. Gêné et troublé par la prière du Vates, celui qui l'entend demander au dieu ailé de se détourner de sa victime se sent faible et maladroit. Certain désormais qu'il ne pourra plus distancer ses poursuivants, ou rattraper ceux qu'il poursuit, il ne fait plus d'efforts et ralentit considérablement.
Effets : -5 à tous jets de course ou de vitesse.
Difficulté : 19
Durée de l'efficacité : 2 tours

Retenir le Psychopompe : par cette prière adressée à Mercure, le Prétorien peut lui enjoindre de ne pas emporter temporairement une âme nouvellement morte.
Effets : 30 minutes pour soigner la victime avant qu’elle meure définitivement.
Difficulté : 16
Durée de l’efficacité : 30 minutes

Roi des voleurs : comme Mercure, le Prétorien acquiert une maîtrise exceptionnelle de ses mouvements : il se saisit des objets sans bruit, et peut même subtiliser des biens dans la poche d’une personne sans qu’elle s’en aperçoive.
Effets : +3 à toute tentative de passer inaperçu pour toute action que ce soit.
Difficulté : 14
Durée de l’efficacité : la scène


Minerve :

Minerve est la déesse de l’intelligence, mais dirige aussi les arts de la paix (ceux des artisans), la science et les justes combats. Malgré son association à la guerre, et ses représentations fréquentes en déesse armée, elle a tendance à chercher les solutions pacifiques aux conflits. Cela dit, quand elle est forcée au combat, nul ne peut la vaincre, pas même Mars, car elle maîtrise davantage les subtilités tactiques du combat.
Pour les Prétoriens, elle est le soutien des oratores cherchant à convaincre leur auditoire, mais aussi de tous ceux qui comptent sur leur Dextérité plutôt que sur leur force brute au combat.

Apaiser le conflit : Réservé aux prêtres. Quiconque entend le Vates en appeler à Minerve pour apaiser les esprits dans un moment de conflit (physique ou pas)

Briser l'esprit : Réservé aux prêtres. Ecrasée par la prière du Vates, qui la menace en faisant appel aux pouvoirs sur l'esprit de Minerve, la cible se sent incapable de faire face à son interlocuteur, et perd toute volonté de lui résister.
Effets : -5 à toute tentative de résister à un ordre donné par le prêtre ou l'un de ses compagnons.
Difficulté : 18
Durée de l'efficacité : 5 minutes

Egide de Pallas : dans son assimilation avec Athéna, Minerve a hérité de ses fonctions protectrices. Grâce à l’Egide, elle protège le Prétorien, qui devient incroyablement efficace à manier le bouclier et à parer les attaques.
Effets : +3 à toute tentative de parer un coup ou +2 à la Défense avec un bouclier.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : la scène

Esprit d’Acier : la déesse de l’Intelligence inspire le Prétorien, et renforce son esprit. Celui-ci semble alors inflexible, mais aussi pénétrant et acéré.
Effets : +3 au Mental
Difficulté : 12
Durée de l’efficacité : la scène

Guerrier insaisissable : comme Minerve, le Prétorien inspiré sait exploiter les faiblesses de son adversaire et en tirer profit. Plutôt que d’attaquer brutalement, il semble littéralement intouchable.
Effets : +4 à l’Esquive.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : 3 tours

Pacificateur : comme Minerve, le Prétorien favorise la paix, et essaie de l’imposer aux autres. Par des raisonnements logiques, il prouve l’inutilité des combats et ramène le calme.
Effets : +4 à toute tentative de calmer une personne en colère.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : la scène

Talent divin : Minerve inspire le Prétorien et développe ses capacités intellectuelles. Le Prétorien sous son influence n’a aucune hésitation à essayer quelque chose qu’il ne sait pas faire, et augmente ses chances de le réussir la première fois qu’il s’y risque.
Effets : +3 à l’utilisation d’une Compétence non maîtrisée, une fois par Compétence.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : 1 tour


Dieux étrangers :

Les Prétoriens ne sont pas forcément de culture latine, et peuvent tout à fait croire en des dieux différents de ceux présentés ci-dessus. Mais les Romains pratiquaient le syncrétisme, c’est-à-dire qu’ils ont assimilé les dieux étrangers en les mêlant aux leurs ; de ce fait, les dieux des autres cultures ont accès aux mêmes prières, même si elles ne correspondent pas toujours complètement.


Egypte :

La religion égyptienne est très complexe, et les dieux ont parfois vu leurs attributions se mêler allègrement ; il est donc assez difficile de cantonner un dieu particulier à un domaine unique. En outre, selon leur volonté, chaque dieu pouvait devenir une autre divinité, compliquant davantage encore leur recensement.
En revanche, leur assimilation s’est très bien passée : ils ont été rapidement acceptés dans le panthéon romain, parfois sous leur propre forme originelle. C’est le cas d’Isis, déesse mère qui s’est rapprochée d’un culte monothéiste.
Les prêtres égyptiens sont issus de riches familles, et sont très respectés dans leur pays d’origine. Ils sont généralement érudits, et maîtrisent la difficile écriture hiéroglyphique (littéralement, “écriture sacrée”).

Amon : dieu à tête de bélier, avec généralement un disque solaire sur la tête, il est considéré comme le roi des dieux. Assimilé à Jupiter.

Anubis : dieu à tête de chacal qui conduisait les âmes en Enfer. Assimilé pour cette raison à Mercure.

Bastet : déesse très discrète à tête de chat, elle est très ambivalente : à la fois protectrice et meurtrière, maternelle et destructrice. Elle n’a été assimilée à aucun des dieux romains, mais ses prières, visant aussi bien à la discrétion pour la survie qu’à la destruction de l’ennemi la, rapprochent de Diane.

Horus-Rê : dieu à tête de faucon, régnant sur le ciel et symbolisant le soleil. Assimilé pour cette raison à Apollon.

Ptah : dieu à tête d’ibis, patron des scribes, des artisans et de l’intelligence. Assimilé à Héphaïstos par les Grecs et à Vulcain par les Romains, il se rapproche dans les faits de Minerve au niveau des prières.

Sekhmet : déesse à tête de lion, chargée de détruire les ennemis du soleil. Elle a un certain nombre d’attributs qui la rapprochent de Mars.


Gaule :

Les dieux gaulois sont excessivement nombreux, même pour les Romains qui en avaient déjà un bon nombre. Leur assimilation s’est parfois faite avec quelques difficultés, et certains dieux ont ainsi continué à exister parallèlement, en n’étant adorés qu’en Gaule.
Le prêtre de religion gauloise prend le titre de druide en privé, même s’il se présente devant les Prétoriens comme un simple Vates. Il a en revanche un savoir généralement très complet sur la nature, et connaît les plantes et leur pouvoir ; il peut également être un forestier accompli, ainsi qu’un très grand érudit, les druides étant chargés en Gaule de l’éducation des enfants.
Sur les quelques 500 dieux que compte la religion celtique pratiquée par les Gaulois, seuls cinq seront décrits ici, et encore cette description ne sera-t-elle que succincte, pour ne pas entrer dans des détails fastidieux.

BELENOS : dieu de la médecine et du soleil. Il représente le principe de la lumière, et son culte se base sur de grands feux allumés pour l’honorer. Assimilé à Apollon.

BELISAMA : grande déesse reine, compagne de Belenos, elle est une déesse guerrière mais réfléchie. On l’a assimilée à Minerve.

Cernunnos : dieu de la chasse, adoré en masse en Gaule. Souvent représenté avec des bois de cerf, il conduit tous les ans, à la fête de Samhain, la Chasse sauvage, sortant des Enfers et de la forêt pour les chasses hivernales. Il disparaît tous les solstices d’été pour revenir à ceux d’hiver. Assimilé à Diane pour les prières, même si les Romains n’ont jamais fait ce rapprochement pour des raisons de sexe.

LUGH : dieu majeur de Gaule, adoré sur l’ensemble du territoire, il règne sur le commerce mais aussi sur le principe d’unité (lumière et obscurité, vie et mort…). Assimilé à Mercure par César.

ESUS : dieu de la guerre et de la mort violente, il est destructeur et coléreux. Il est tout naturellement assimilé à Mars.

TARANIS : dieu du ciel, du tonnerre et de la foudre, il est d’essence royale. Il est assimilé à Jupiter.


Dieux mineurs :

Ces dieux, quoique importants et respectés, sont des dieux qui apparaissent comme secondaires aux hommes de la Praetoria. Ils ne peuvent donc pas être choisis comme divinités tutélaires, mais leurs prières sont néanmoins accessibles.


LES PENATES :

Dieux protecteurs de la familles, il accompagnent les Romains tout au long de leur vie. Tout foyer, toute demeure, possède un petit autel qui leur est dédié, et sur lequel il faut leur rendre hommage quotidiennement. Manquer à ce devoir deux jours de suite entraînerait automatiquement la perte d’un point de Pietas, qui se reproduirait chaque jour supplémentaire sans hommage.

Une seule prière leur est associée, dans laquelle le Romain appelle l’aide de ces dieux sur la famille et la maison.
Effets : +2 à toute action visant à protéger sa famille – et seulement sa famille – ou à la tirer d’une situation critique.
Difficulté : 10
Durée de l’efficacité : la scène



FORTUNA :

Déesse de la chance, souvent représentée les yeux bandés, elle accorde son soutien aux hommes de la façon la plus inconstante qui soit. La roue est son symbole, représentant la façon dont la chance tourne, et elle tient une corne d’abondance, rappelant les bienfaits qu’elle apporte.
Pour les Prétoriens, une prière à Fortuna en situation critique n’est jamais à négliger. Mais la chance tourne trop souvent, et elle ne s’attarde jamais longtemps sur la même personne : si la prière est réussie, elle ne peut être réutilisée dans le scénario.

Forcer la Fortune : le Prétorien inspiré par la déesse apprend à forcer la chance : il fait tellement tout pour réussir que ses succès semblent dus à Fortuna.
Effets : une fois par scénario, +4 à une action dont la difficulté dépasse 20.
Difficulté : 13
Durée de l’efficacité : une action


Le cas des dieux uniques...

L’Empire romain connaît déjà les religions monothéistes, qui recouvrent plusieurs catégories.

D’une part, les dieux réellement uniques. Ils sont adorés par les Chrétiens et par les Hébreux, et ne sont pas issus d’un panthéon originel. C’est le cas également de Mithra, divinité solaire importée en occident des pays moyen-orientaux, et dont les fidèles sont organisés en sociétés secrètes.
D’autre part, on a les dieux issus de religions polythéistes, qui ont suffisamment prospéré pour prendre le dessus sur leurs semblables. Ainsi Isis, déesse égyptienne dont le succès est tel qu’elle à supplanté tous les autres pour devenir la Déesse Mère universelle.
Pour ces dieux omnipotents, il n’existe pas de prière affiliée. Prendre comme dieu tutélaire Isis ou Yahvé donne donc accès à l’intégralité des prières ; mais le bonus habituellement lié à la présence d’une tutelle est de 1, et non de 3, car l’essence de la divinité est bien moins aisée à saisir pour le commun des mortels.
En outre, un prêtre monothéiste essayant d’utiliser sa prière sur des Prétoriens “païens” doit composer avec une augmentation de 8 de la difficulté de la prière invoquée, au lieu du 6 habituellement lié aux prières étendues.
Enfin, chaque dieu implique un certain nombre de lois à suivre pour ne pas régresser en Pietas. Un Hébreu ne devrait jamais manger de nourriture qui ne soit pas casher, un Chrétien doit respecter les prières, se faire baptiser, et suivre les fêtes religieuses, les adorateurs de Mithra doivent l’invoquer 3 fois par jour... Bref, être monothéiste implique un certain nombre de contraintes que n’ont pas les adorateurs polythéistes. Ce à quoi s’ajoute la réputation parfois bien négative dont jouissent les fidèles : les Chrétiens, surtout, ont l’immense défaut de refuser de prêter serment à l’esprit divin de l’Empereur, arguant que seul Dieu est divin, ce qui les rend suspects aux yeux de la nation. Par ce refus, ils ne reconnaissent pas l’autorité du Prince, et on considère souvent qu’ils sont des traîtres en puissance...


Etre Athée.

Quelques rares cas d’intellectuels éclairés sont athées, à Rome. Ils considèrent les mythes comme des fables bonnes pour éduquer le peuple et les enfants, mais ne s’abaissent pas à croire.
Ces personnes, très rares, n’ont donc aucune chance d’apprendre la moindre prière, et ne peuvent pas non plus être perméables aux prières d’un prêtre. Cela peut-être un avantage face aux prières agressives, mais présente également l’inconvénient majeur d’empêcher toute inspiration : l’athée doit chercher sa force au fond de lui, et non au fond de sa foi.
Sa Pietas est également un problème : il n’a aucune occasion de progresser dans cette qualité par son attachement aux dieux, et doit donc se rattacher à sa patrie et à sa famille plus encore que les autres.



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Lun 16 Jan 2006, 21:35 Message
Deuxième chose dans la même soirée : j'ai rebossé le chapitre Background. Le passage sur Rome ne change pas, par contre j'ai décrit 3 provinces qui me semblent essentielles (Grèce, Gaule et Egypte), ajouté un descriptif du système administratif et politique impérial, et écrit un truc sur des éléments de vie quotidienne.
Même chose que précédemment : je vous mets ça là.






L'Empire et ses provinces

Rome et le monde

L'Empire romain s'étend sur tout le pourtour de la mer méditerranée ; pour cette raison les Romains l'appellent le Mare Nostrum, « notre mer ». A ceci, il convient d'ajouter la Bretagne, constituée d'une bonne partie des îles britanniques, moins la Calédonie (Ecosse actuelle), et l'Irlande.
Dans l'ensemble, toutes les Provinces romaines ont grosso modo le même mode de gestion. Dirigées par un Préfet, l'administration y est délocalisée pour répondre plus facilement aux besoins du territoire.
La présence militaire dépend grandement de la pacification des populations. Si les Provinces méditerranéennes sont plutôt calmes, et ont de facto un nombre de légions minimum, constitué principalement de camps fixes dans les grandes agglomérations, celles plus éloignées du centre romain sont plus surveillées.
Ainsi, l'est de la Gaule lyonnaise, constamment menacé par les Germains, est très surveillé ; les Germains sont considérés comme l'ennemi prioritaire de Rome, et constituent aux yeux des Romains l'archétype même du barbare – barbu, poilu, parlant une langue constituée d'immondes borborygmes, et dont l'activité première semble être la baston.
De même, l'est de l'Asie Mineure est étroitement défendu contre l'Empire parthe. Celui-ci n'est pas une menace réellement tangible ; de temps en temps, les légions doivent faire face à une tentative timide d'invasion, généralement rapidement repoussée. Mais dans l'ensemble, Parthes et Romains se considèrent un peu de la même façon : ils sont trop éloignés l'un de l'autre, et ont des objectifs trop divergents, pour vraiment tenter de s'annihiler.
Pour le reste, les Provinces romaines sont plutôt tranquilles, et vivent dans une harmonie relative...


Gaule

Territoire
La Gaule a longtemps été, pendant la période républicaine, un solide adversaire de Rome. Ses habitants apparaissent aux Italiens rustres, forts, musclés et belliqueux. Leur habitude de boire le vin pur leur vaut en outre une réputation de buveurs invétérés, et ils symbolisent pendant longtemps les barbares aux portes de la ville. Ils sont au-delà des Alpes, et les Romains distinguent donc deux peuples : la Gaule cisalpine, sise en Italie, sur ce qui sera plus tard le Piémont et la Lombardie ; et la Gaule transalpine, dans ce qui sera plus tard la France et la Belgique.
Avec la conquête de César, cependant, on redécouvre le pays et ses coutumes.
Celui-ci est divisé en une myriades de villages fortifiés, appelés Oppidum. A leur tête se trouve un chef reconnu par la population, un « vergobret », qui est généralement élu par une assemblée du peuple. Les Gaulois y mettront un terme : la Gaule est divisée par Auguste en trois régions à la tête desquelles se trouvent un Légat, mandaté par l'Empereur lui-même :
Gaule Aquitaine, occupant toute la moitié sud-ouest de ce qui sera la France (de la région de Massilia, Marseille, au sud de l'Armorique), dont la capitale est Mediolanum Santonum (aujourd'hui Saintes)
Gaule Lyonnaise, occupant toute la moitié nord-est de la France, et dont la capitale est Lugdunum (aujourd'hui Lyon)
Gaule Belgique, occupant un territoire qui s'étendait du Rhin aux rives de la Seine, et dont la capitale est Remorum (aujourd'hui Reims)

Société
Dès la conquête de la Gaule par César, l'élite gauloise se romanise à très grande vitesse. Les nobles et commerçant se mettent très rapidement à parler latin, et la culture du conquérant se répand comme une traînée de poudre chez les officiels et les riches. Les Gaulois sont également très vite assimilés, et sont très vite acceptés comme faisant partie de la société romaine. Certains indigènes accéderont ainsi rapidement à des postes officiels, et entreront au Sénat sans aucune résistance.
En revanche, malgré le rôle tenu par le Légat impérial, le personnage essentiel est et restera toujours la figure du Druide. Gardien d'une tradition religieuse animiste, il a de lourdes fonctions dans le village : grand prêtre, philosophe, professeur de la Sagesse et du Savoir, juge, détenteur de l'histoire du peuple, conseiller militaire, enseignant... Face à cette multitude de tâches, certains se spécialisent.
Ainsi le barde se concentre-t-il sur la poésie récitée ou chantée ; il loue ou blâme les hommes, et déclame la satire, prière religieuse qui s'achève par la mort de la cible. De même le vate se spécialise-t-il dans les cultes et la divination, tâche à laquelle sont affiliés autant de femmes que d'hommes.
De fait la société, dominée par la caste sacerdotale, est ensuite divisée en 2 autre groupes : les guerriers, et les travailleurs. Aux premiers revient la charge de protéger la population ; aux seconds celle de la nourrir. Dans les couches inférieures de la population gauloise, on reste ainsi très attaché à ce type de distinctions, ainsi qu'aux traditions et coutumes ancestrales, que les Romains n'ont jamais essayé de supprimer – à part les sacrifices humains, qui les horrifiaient.
Du coup, même sous l'Empire, ce que les Romains et les Grecs retiendront de la Gaule, ce sont ses guerriers blonds, aux cheveux longs, qui chargent en hurlant les civilisés...


Egypte

Territoire
L'Egypte, terre de légendes, de savoirs et de mystères aux yeux des Romains, s'étend tout en longueur le long des rives du Nil, et compte de grandes et glorieuses cités, dont Thèbes, Memphis et Alexandrie. La fertilité due aux crues du fleuve en fait le principal grenier à blé de l'Empire, et sans doute l'une des Provinces les plus riches.
Son prestige et son rayonnement lui vient à l'époque de de la puissante ville d'Alexandrie, capitale d'Egypte. Fondée par Alexandre le Grand, gérée pendant 300 ans par les Ptolémée (descendants du général d'Alexandre), elle a connu une gloire immense pendant plusieurs siècles : ses artistes, ses écrivains de langue grecque, étaient parmi les plus célèbres et les plus inventifs du monde connu, et faisaient des émules partout autour du bassin méditerranéen. C'était donc un grand centre culturel et commercial. Seule Rome mit fin à cette apogée.
Les monuments, toujours visibles au 1er s. ap. J. -C., permettent aux touristes nombreux qui affluent de s'en apercevoir. L'arrivée au port se fait en dépassant l'imposante tour de l'île de Pharos, qui guide les navires vers la capitale ; là, la gigantesque bibliothèque, intégrée au non moins célèbre Musée, présente avec fierté aux érudits du monde entier ses dizaines de milliers d'ouvrages. Enfin, le temple de Sérapis, divinité protectrice de la ville, attire les regards de tous, et garde en réserve quelques milliers de volumes qui n'ont pas trouvé leur place dans la bibliothèque.

Société
L'Egypte sous l'Empire reste très semblable à ce qu'elle était avant de devenir une province en 30 av. J. -C. Le roi est remplacé par un Préfet impérial, mais le reste de l'administration reste identique – à la différence près que les Grecs sont remplacés, au plus haut de l'état, par des Romains. Cependant, le Grec est toujours la langue la plus utilisée, et la majorité des services administratifs sont encore occupés par des Grecs.
Très peu d'Egyptiens de souche occupent des postes d'importance, pour deux raisons : on ne les laisse pas franchement faire, et ils ne s'y intéressent pas. Les indigènes continuent de vivre leur vie selon leurs coutumes religieuses et sociales, sans être le moins du monde gênés par leurs occupants ; bien au contraire, leurs croyances sont souvent adoptées par les colonisateurs. Sur ce point, il n'y a aucun problème de racisme ou de xénophobie, ni d'un côté, ni de l'autre.
En revanche, un conflit violent oppose la communauté hellène à la communauté juive. Les deux sont de nombre à peu près équivalent, et surtout, la ville d'Alexandrie est le deuxième centre du judaïsme dans le monde. Les Grecs estiment que les Juifs profitent du système ; les Juifs estiment que les Grecs les exploitent ; et tous se haïssent et s'affrontent. Heureusement, le reste du pays est épargné par cette haine communautaire, et la vie égyptienne continue de faire fantasmer les jeunes Romains.

Grèce

Territoire
La Grèce se résume principalement sous l'Empire à la province romaine d'Achaïe. Celle-ci est composée de la presqu'île du Péloponnèse et une partie du territoire au nord de l'isthme. Ses villes principales sont Athènes, sa capitale, Sparte et Thèbes.
Son territoire, autrefois très fertile, a été ravagé sous la République par Rome qui voulait réduire au silence sa grande rivale menaçante. Aussi l'Achaïe n'est elle pas encore redevenue la richissime province qu'elle devrait être : près de 150 ans après, elle est encore en reconstruction.
Ses villes ont en revanche été épargnées : les Romains ont une culture fortement influencée par la Grèce, et ils ne se sont donc pas pris à ce qui était leur base culturelle. Mieux, les monuments construits par les Préfets qui administrent la province contribuent à embellir les Cités, qui conservent une certaine indépendance et, souvent, une assemblée du peuple qui sert de gouvernement local.
Athènes reste cependant aux yeux des Romains le meilleur symbole du monde grec. Ses temples, surtout, imposent le respect : le Parthénon dédié à Athéna, déesse protectrice de la cité, domine la ville du haut de la colline de l'acropole ; le temple de Zeus Olympien, à l'est, dresse ses colonnes démesurées (17m !) contre le ciel grec.
Mais d'autres édifices fascinent également les visiteurs : ainsi la Tour des Vents, dressée sur le forum, qui indique les directions des huit vents et donne l'heure en permanence grâce à ses cadrans solaires et à sa clepsydre.
Du coup, le tourisme est une valeur commerciale sure : les jeunes romains de la haute société viennent y faire des études, et on arrive de tout l'Empire pour visiter la glorieuse Grèce, patrie des dieux et des héros. D'ailleurs, le Grec est la langue des élites : à Rome, à Lugdunum, à Alexandrie comme ailleurs, on parle grec quand on est bien élevé.

Société
Aux yeux de la plupart des Romains, les Grecs se divisent en deux camps : ceux qui sont érudits, et ceux qui sont efféminés.
Les érudits tiennent leur réputation de l'incroyable étendu qu'a connue la culture grecque dans le bassin méditerranéen. La fondation d'Alexandrie a permis cette expansion, encore véhiculée par les colonies siciliennes et les liens avec les Etrusques. Pour le monde antique, on doit donc aux Grecs la majorité des découvertes mathématiques, médicales, géométriques, physiques ou mécaniques... Du coup, le Grec fait un esclave très prisé, pour ses connaissances et son éducation.
Les autres tirent leur réputation d'un point de société : une bisexualité admise et, à la limite, encouragée, de la part de la majorité des hommes. Elle tient à des considérations platoniciennes sur l'amour : celui pour la femme se résumerait à de l'attirance physique, du désir pur, et se rapprocherait donc de l'animalité ; celui pour un homme se baserait sur une entente parfaite des âmes, et serait une amitié transcendée, qui rapprocherait du divin.

Mais pour les personnes légèrement obtuses, la bisexualité grecque se résume à l'homosexualité ; et si on y ajoute le soin particulier, hérité de l'Egypte et de l'orient, que les Grecs accordent à leur corps, ce point de vue a encore de beaux jours devant lui...
Au point de vue politique, la Grèce est gérée de façon très lâche. Les Romains sont loin d'y avoir établi un pouvoir fort : ils laissent le pays en relative liberté. Grâce à une administration décentralisée dans la province, les Grecs se gèrent tout seuls dans la majorité des cas, et les cités conservent une autonomie presque totale. Dans l'ensemble, les relations entre les deux pays sont excellentes : cette province se développe dans une paix agréable, appelée la Pax romana, qui ne concerne que les territoires grecques et d'Asie mineure.


Annexe : Vie quotidienne

Habiter dans la ville

Rome, sous les Empereurs, est l’une des villes les plus peuplées du monde. On estime sa population à près d’un million d’habitants, dont une majorité de personnes vivant dans la misère. Un tiers environ de la population a à peine de quoi se loger, tandis que certains vivent dans des surfaces gigantesques.
Selon leurs revenus, les habitants de Rome logent donc dans trois types de maison, très différents :

La Villa
Réservée aux personnes immensément riches, la villa est une sorte de palais personnel. Installée en périphérie de la ville, ou même directement à la campagne pour échapper aux bruits et pollutions de la ville, elle peut s’étendre sur plusieurs hectares, et comprendre des loisirs raffinées et luxueux : théâtres privés, plans d’eau majestueux et autres gymnases ou bibliothèques ne sont pas rares dans ces lieux particuliers.

La Domus
C’est la maison traditionnelle romaine. Bâtie sur deux étages, elle est organisée en carré autour d’une pièce principale, l’atrium ; cette pièce contient traditionnellement un autel dédié aux dieux lares et aux pénates de la famille, et un réservoir pour recueillir l’eau de pluie, qui se déverse à l’intérieur par une ouverture pratiquée dans le toit.
On y trouve la plupart des conforts possibles : chambres nombreuses (cubiculum), salle à manger (triclinium), jardin, bureaux, et pour les plus aisés, salle de bain avec eau chaude. La cuisine est assez rare, et ne se trouve que dans les maisons les plus spacieuses ; la majorité des Romains font venir leurs repas de l’extérieur.

L’Insula
Dans ces immeubles de bois, parfois montés sur plus de sept étages, vivent la majorité des Plébéiens. Le confort y est rudimentaire – une ou deux chambres peu spacieuses – et l’insonorisation inexistante… le tout pour des loyers incroyablement élevé. Il n’est pas rare, du coup, que les Romains sous-louent leur appartement à d’autres personnes, en séparant simplement les pièces d’un rideau de tissu. En outre, vu le matériau qui les constitue, les incendies dans les quartiers populaires sont souvent meurtriers, et ravagent des centaines d’habitations.


Les catégories sociales

Les Patriciens
Ce sont les nobles de Rome, qui se prétendent issus des 100 premiers habitants de la ville. Au début du développement romain, ils étaient l’élite, et régnaient sans partage sur la cité : les mariages avec des rangs inférieurs leur étaient interdits, et ils étaient les seuls à pouvoir assumer les postes du cursus honorum, la carrière qui menait à la tête de l’état.
Sous l’empire, cependant, leur influence a fortement diminué. Le statut de Patricien est principalement honorifique, et s’il ouvre les portes des meilleures sociétés, il est accordé à tous ceux qui ont prouvé leur valeur aux yeux de Rome.
Mais pour les vrais, ceux qui font remonter leur arbre aux grands héros fondateurs, cela n’est rien : seul le sang compte.

Les Plébéiens
Les Plébéiens forment l’autre partie des citoyens romains. A la base, le terme de plèbe désigne dans la ville les descendants des brigands, voleurs et vagabonds qui avaient été appelés par Romulus pour peupler Rome.
Par la suite, cela a simplement désigné tous les citoyens qui n’étaient pas d’origine patricienne.
Les Plébéiens ont longtemps souffert de leur infériorité. De nombreux affrontements ont cependant amené leurs adversaires à leur accorder de plus en plus de droits et de pouvoirs ; leur situation se débloque réellement quand ils obtiennent eux aussi l’accès au cursus honorum, qui leur permet de défendre leurs intérêts au sommet de l’état.
Par la suite, certains Plébéiens deviennent assez riches pour pouvoir s’assurer le soutien de Patriciens ; la barrière entre les deux castes s’efface ainsi peu à peu.
Sous l’Empire, si la majorité de la plèbe est toujours dans une situation précaire, la dichotomie entre les deux a disparu en quasi totalité. Plus personne n’est condamné à un statut infamant pour la totalité de sa vie, et les mentalités ont bien évolué. Etre plébéien, ce n’est plus forcément être à la limite de l’esclave...

Les affranchis
Cette position peu enviable revient plutôt aux affranchis. Est affranchi toute personne ayant été esclave à un moment de sa vie, et ayant gagné, par un moyen ou un autre, une liberté méritée et reconnue.
Les affranchis sont une population croissante de Rome. Avec l’assouplissement des lois sur l’esclavage, et l’évolution des mentalités, les esclaves urbains font vraiment partie de la famille, et il n’est pas rare qu’un maître compatissant libère ceux qu’il apprécie vraiment.
L’esclave ainsi libéré, après une cérémonie rituelle, change d’identité et prend comme surnom le nom de son ancien maître, afin de rappeler à qui il doit sa liberté. De même, il garde des rapports privilégiés avec lui, devenant son client, à qui on doit protection.
Il a un statut de quasi citoyen, mais ne possède pas tous les droits accordés aux Plébéiens et aux Patriciens ; seule sa descendance sera considérée comme libre et dotée de droits civiques complets.

Les esclaves
L’esclavage fait partie des fondements de la société antique. Le statut d'esclave se rapproche de celui du meuble : on peut le donner, le prêter, le vendre, et le mettre à la poubelle quand il est cassé. Longtemps, aucune poursuite ne sera engagée contre les maîtres d’esclaves battus à mort : c’est à eux, il en font ce qu’ils veulent.
Le nombre d’esclave possédé par une famille peut-être gigantesque, et ce d’autant plus qu’ils ont spécialisés : entre l’échanson, chargé d’apporter le vin aux repas, le cuisinier, chargé de préparer les plats, et le pédagogue, qui s’occupe des enfants de la famille et leur fait réviser les leçons, il n’y a rien à voir.
Heureusement, avec le temps, les mentalités, encore une fois, évoluent. On en vient à devoir payer pour la perte d’un esclave, et les philosophes exhortent à les respecter, faisant valoir que eux aussi, sont des hommes. L’esclavage devient moins pénible, et certains sont même payés, ce qui leur permet de pouvoir racheter leur propre liberté.
Enfin, sous l’Empire, les esclaves affiliés à l’administration, sans maître réel, ont un poste très enviable. Ce sont des fonctionnaires très bien payés, aux horaires peu contraignants, et à la responsabilité quelquefois immense...


La mode

Les hommes

Les vêtements
On se représente souvent le Romain vêtu d'une toge blanche, de jour comme de nuit, été comme hiver. Celle-ci est bel et bien le vêtement national : ce demi-cercle de 6m de diamètre est fortement ancré dans les coutumes de Rome. Mais elle est très longue à draper, et peu pratique à porter – bien que ses plis multiples permettent d'y cacher quantité de choses. Elle est ainsi réservée aux grandes occasions.
On lui préfère donc généralement la tunique, tenue de tous les jours à manches courtes qui couvre les jambes jusqu'au genou. Au départ portée sous la toge, elle se généralise par la suite comme vêtement à part entière, principalement pour sa simplicité. Plusieurs tuniques, d'épaisseurs différentes, peuvent être portées les unes au-dessus des autres pour se protéger du froid.
Pour lutter encore contre le froid, les Romains disposent de plusieurs manteaux.
Le premier est le pallium. D'origine grecque, c'est une grande pièce de tissu rectangulaire dans lequel on se drape, ou qu'on jette sur ses épaules.
On peut également porter la lacerna, très à la mode au début de l'Empire, qui vient tout droit de gaule. Cette pièce d'étoffe circulaire, de taille moyenne, est jetée sur les épaules et maintenue par une fibule pour couvrir le haut du corps.
Enfin, la paenula est un manteau simple, très apprécié en voyage. Confectionné dans une laine imperméable, il consiste en un demi-cercle que l'on noue autour du cou, et qui couvre le corps jusqu'aux genoux. Il comprend généralement une capuche, ce qui permet de se protéger efficacement de la pluie... ou de cacher son visage.

L'apparence
Les Romains attachent toujours une certaine importance à leur apparence.
Tout d'abord, il convient d'être glabre. Le tonsor est ainsi quelqu'un qui gagne bien sa vie : les citoyens se pressent tous les matins dans son office pour s'y faire raser, lorsqu'ils n'ont pas les moyens de se payer un esclave spécialisé. Le moindre poil facial est chassé avec acharnement : seuls les Grecs et les orientaux portent la barbe.
Ensuite, les cheveux doivent être courts. Peu d'éléments de mode dans cette pratique : les hommes se contentent d'avoir une coupe régulière qui dégage le visage. Là encore, seuls les Grecs et orientaux affectionnent de porter les cheveux longs, ce que les Romains considèrent souvent comme une marque de féminité.

Les femmes

Les vêtements
La femme romaine ne porte pas de toge, vêtement exclusivement masculin. Elle doit se contenter d'une tunique colorée, semblable à celle de l'homme, à ceci près qu'elle descend jusqu'aux talons.
Par dessus ce vêtement, qui sert principalement de tenue de dessous, elle porte la stola, longue bande de tissu parfois très richement décorée, qu'elle drape autour de ses épaules et de sa poitrine. C'est d'ailleurs souvent le seul élément qui la différencie des autres femmes, puisque les tuniques n'ont guère de particularité.
C'est pour cette raison que celles qui en ont le moyen accordent tant d'importance aux bijoux. Et surtout, à leur coiffure...

L'apparence
Les coiffures suivent une mode très versatile. Il est très difficile de se tenir à la page, et certaines riches Romaines ont plusieurs esclaves dont la seule fonction est, tous les matins, de les coiffer selon la dernière mode.
Ces coiffures peuvent être extrêmement complexes, avec des étages, des rajouts, des armatures pour maintenir le tout... Il faut parfois plusieurs heures pour arriver au résultat escompté.
Heureusement, pour les femmes plus occupées et moins riches, la chose est bien plus simple : les cheveux sont souvent ramenés en chignon pour dégager le visage.



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Mar 17 Jan 2006, 02:40 Message
Un peu long qu'il disait :-o

Sinon toujours le meme avis sur ton jeu ;)

Donc quand qu'on y joue que je change d'avis ? :smile:



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Jeu 02 Fév 2006, 11:26 Message
Ayé, Praetoria est terminé ! La première version est désormais disponible en un seul fichier, disponible ici :
http://abelseb.free.fr/Praetoria/Praetoria-Prima.PDF

Le fichier fait 4,03 Mo, et contient :

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la nouvelle d'intro

Chap 1 : Légionnaires Prétoriens : les règles de création.

Chap. 2 : Les règles

Chap. 3 : Qualités et Prières : les capacités "spéciales" des légionnaires

Chap. 4 : Organisation : comment fonctionne la cellule secrète, qui sont ses chefs...

Chap. 5 : Historique : processus de création de la Praetoria Prima, son existence sous les empereurs julio-claudiens, sa fin

Chap. 6 : Vivre à Rome : description de Rome et de son Empire, les cadres sociaux, la vie quotidienne.

la feuille de personnage
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Le tout fait 75 pages.

Voili voilou !



Hors-ligne - Le Maudit du SDEN
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Jeu 02 Fév 2006, 11:31 Message
Et mes articles? :smile:



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Jeu 02 Fév 2006, 11:33 Message
Ils sont faits... dispo sur le Spip.



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Jeu 02 Fév 2006, 14:19 Message
Chic ! Ca va être un bon jeu pour initier des biclassés histoire/archéologie au jeu de rôle ! :smile:
Je teste ça pendant ces prochaines vacances ! :)



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Jeu 02 Fév 2006, 17:59 Message
Ben ça, c'est émouvant ! :oops:



Hors-ligne - Ne joue ni au squash ni au billard
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Jeu 02 Fév 2006, 18:20 Message
Felicitations mercutio! 75 pages, ca en fait de la sueur! :yua:


Non je n'ai pas encore lu, pourquoi? :oops:



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Jeu 02 Fév 2006, 18:27 Message
En fait, si j'ajoute la couverture et la feuille de perso, ça fait 78 ! :yua:

Au fait, si l'un de vous a des critiques à formuler - genre des remarques concernant la structure du jeu, ou des grosses fôtes - hésitez pas...

Je finis en rappelant aux historiens qu'il y a là dedans quelques simplifications, qui me semblaient plus intéressantes pour le jeu, comme la séparation des cohortes urbaines et prétoriennes dans deux camps différents : je recherchais un effet police normale Vs FBI, avec deux QG rivaux, alors que dans la réalité, ils sont resté dans le même endroit pendant plus de 2 siècles...



Hors-ligne - Schtroumpfiviste, leader du MLSS
Profil  Site internet  
Jeu 02 Fév 2006, 20:34 Message
Et je rappelle à Mercutio que je peux héberger son JdRA pour pas un rond :smile:



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
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Jeu 02 Fév 2006, 20:55 Message
Je sais... Mais je pense que je vais peut-être faire un site dédié pour sa mise à disposition.

Cela dit, je veux bien le mettre aussi sur l'Arche... Après tout, il n'en sera que mieux diffusé. :smile:



Hors-ligne - Ne joue ni au squash ni au billard
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Jeu 02 Fév 2006, 21:01 Message
Au fait, ca ne te dit pas de le commercialiser comme c'est la grande mode des jeux indie?

L'interet pour toi? Euh, je ne sais pas, mais c'est la mode! :smile:




Lyagor, fashion victim



Hors-ligne - Schtroumpfiviste, leader du MLSS
Profil  Site internet  
Jeu 02 Fév 2006, 21:15 Message
Mercutio a écrit
Je sais... Mais je pense que je vais peut-être faire un site dédié pour sa mise à disposition.

Cela dit, je veux bien le mettre aussi sur l'Arche... Après tout, il n'en sera que mieux diffusé. :smile:


Ah bah faudra choisir, parce que ce sera soit sur l'Arche, soit sur un portail de liens :smile:

En même temps, l'Arche gère AUSSI les sites dédiés :smile:



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
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Jeu 02 Fév 2006, 21:19 Message
Roooh, c'est vrai ? C'est magique, ça ! Alors c'est avec plaisir !



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Ven 03 Fév 2006, 18:37 Message
Au fait, je bosse actuellement sur un écran de jeu. Du coup, il me vient la question suivante... A votre avis, quels sont les éléments essentiels à retrouver, pour un MJ, sur un écran ?
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