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MJ, PJ, vos obsessions, vos manies...
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Auteur :  Cleygan [ Ven 18 Jan 2008, 00:04 ]
Sujet du message : 

@ Wizzou :
Ma campagne étant écrite à l'avance, je potasse les scénarii un à un en fonction de leur évolution. Tout comme toi, j'ai le fil rouge d'écrit, les PNJ's, des idées de rebomdissements, les renvois à d'anciennes pistes avec compléments d'infos et les indices trouvables au mieux dans chaque endroit.

Il apparait que cette forme de construction du fil rouge est aujourd'hui appelé "Liberté" par mes joueurs. Pour autant, comme toi, cela n'est que de l'improvisation préparée.
Je tempère toutefois dans mon cas. C'est l'ordre dans lequel il font la campagne qui est improvisé. La dernière, il me l'ont faite à l'envers... Par contre, chaque scénario, passé le cap du premier, est préparé pour obtenir une boite noire minimum avec laquell je joue. L'improvisation se retrouve dans l'interprétation souvent décidée au dernier moment, les idées trouvée en jeu et les idées des joueurs.

Au final, à l'instar de l'Agence Tout Risque, ma campagne est un garage ou une grange avec un tracteur (le fil rouge) et les PJ's choisissent comment en faire un tank lanceur de melons ! :-o

Auteur :  Wenlock [ Ven 18 Jan 2008, 02:19 ]
Sujet du message : 

Il me semble que ce que nous appelons "impro" et "préparation" sont déjà des notions extrêmement relatives à chacun...

Personnellement, je pense laisser beaucoup de liberté à mes joueurs (puisque je ne m'offusque même pas qu'ils passent complétement à côté du scénar si c'est leur désir), mais je prépare quand-même nettement moins.
D'abord, mes parties sont en fait assez peu "scénarisées" : l'intrigue peut-être très complexe, il m'arrive de travailler beaucoup sur certains éléments importants (PNJ, décors, situations tactiques, historicité, références culturelles, etc...) mais presque tout le reste est flou. A titre d'exemple (que je crois représentatif) les PNJ majeurs de mes campagnes sont généralement l'objet d'une demi-page de notes, éventuelles carac/compétences et image comprises. Ca ne m'empêche pas d'avoir d'eux une idée très précise et de pouvoir répondre sans hésiter si on me demande la couleur de leur caleçon aujourd'hui. Mais j'ai pas besoin de le préparer, ça : ça vient tout seul parce que je connais mon perso.

S'il m'arrive de l'anticiper mentalement, je n'écris plus jamais ne serait-ce que le déroulement "par défaut" d'un scénar. Je prépare un contexte, je prépare un problème dans ce contexte et je crée une accroche pour que les joueurs aient de bonnes raisons d'être concernés par le problème, mais généralement RIEN DE PLUS.
Même la grande scène finale du scénario n'est JAMAIS (d)écrite à l'avance : j'ai quelques notes sur ce dont je suis sûr (où ça se passe, qui y sera à coup sûr, éventuellement quelle musique je vais mettre), quelques autres sur ce dont je suis pas sûr mais qu'il m'amuserait de placer (des indications de jeu, des effets visuels, le résultat probable de certaines actions...) et c'est marre : on verra bien sur place par quel bout les PJ y arrivent, ce qui semble le plus intéressant sur l'instant, ce qui fait le plus réagir les joueurs, si je suis d'humeur "happy end" ou "tragédie"...

Ma play-list est générique (j'ai un peu de tout et au mieux, quand je suis très très prévoyant, c'est classé par "thème" : cool, baston, ambiance spécifique, horreur glauque. Ensuite, je pioche dedans en fonction de l'ambiance du moment).
Lorsque "j'écris" un dialogue (c'est rare), c'est sous forme de notes résumées ("Perso X : pense ceci, le dira plutôt comme celà."). Je ne répète JAMAIS mon texte, je ne prépare jamais mon roleplay devant la glace, j'utilise peu d'accessoires et j'ai du me préoccuper de déco ou d'éclairage peut-être pour une 12aine de séances en 15 ans. Environ 2 PNJ sur 3 sont complétement improvisés (nom, carac et roleplay compris) sur l'instant.

Il m'est arrivé de broder deux heures grâce à Elch et bernic qu'on sort sur l'exploration d'une planète complexe dont je n'avais, lorsque les joueurs y ont débarqué, que le nom et une note descriptive de moins d'une ligne (très exactement : "fascisme mou, passé guerrier idéalisé, culture slave, taux de change 0.1").
J'ai donc du improvisé sur le moment, en réponses à leurs nombreuses questions, toute une planète : de la couleur des uniformes des gardes du palais, l'emplacement des ambassades, le nom et le plan de la capitale, le contenu des vitrines et le programme de l'Opéra Royal (puisque, c'est bien connu, quand un commando de mercenaires galactiques s'arrête une journée dans un port spatial pour faire du carbu et prendre des infos, ils vont à l'Opéra pour se faire une idée du niveau culturel et des préoccupations symboliques de la population... :roll: :lol: ).
Bien entendu, il est rarissime que j'ai ne serait-ce que le bouquin de règles ou une référence livresque avec moi lorsque je mène une partie "préparée".

Et encore, je ne fais pas partie de ceux qui ont dit qu'ils préféraient l'impro, et ce que je décris là ce sont les scénarii que je considèrent avoir "préparé" : il m'arrive de mener en improvisation totale (10 minutes avant la partie, je ne sais pas encore à quoi on va jouer). :)

Par contre, je suis très conscient que mes parties ont fréquemment des problèmes de rythme (mais je travaille là-dessus), il m'arrive de casser l'ambiance en demandant une minute de réflexion avant de répondre à la question d'un joueur (ça je m'en fous, ça se camoufle facilement : "Il s'appelle comment, le chef des gardes ? On le connaît ? _Tu as combien en Social+Politique+Relations au Palais d'une part, et en Mental+Mémoire+Histoire Locale+Relations au Palais d'autre part ? _Heu... attends que je calcule... _Mais je t'en prie, prends ton temps..." :smile: ) et je suis régulièrement obligé de lire les notes des joueurs (de préférence en leur absence) pour retrouver le nom d'un pnj ultra-mineur inventé sur l'instant et vers lequel ils ont décidé de revenir trois séances plus tard parce que, eux, ils s'en souviennent... (là quand-même, je me dis que je pourrais au moins faire l'effort de noter ce que j'invente). :-?

Cleygan : Rhaa ouais, le tank lance-melons, qu'est-ce que c'était cool... :smile:

Auteur :  rollytroll [ Ven 18 Jan 2008, 05:36 ]
Sujet du message : 

Alors en tant que MJ
1. Je rédige des scénarios dirigistes (une intrigue plus ou moins tordue mais avec plein de passages obligés), souvent inspirés d'un film ou d'une bd (d'ailleurs, il m'est arrivé de masteriser la bd en question sur les genoux!) que ...
2. Je masterise en ayant l'air d'improviser (sans lire mes papiers, en développant "in game" des parties qui n'ont rien à voir, en intégrant des délires de joueurs, en favorisant certains passages roleplay, dialogues mis en scène...).
3. J'aime les combats épiques et visuels, les situations rocambolesques et quasi impossibles. (ça choque certains joueurs plus simulationnistes).
4. Je n'aime pas les règles et m'en sert peu (ou les détourne), mais comme mes joueurs/joueuses ne connaissent pas les règles... :P
5. J'intègre beaucoup d'éléments piqués à des films, des bouquins, des bd, voir à la vie réelle. D'ailleurs en contemporain, j'utilise des lieux réels, des personnages réels dont je pervertis l'histoire pour les besoins du scénario.
6. J'avais tendance à beaucoup disgresser Hors Partie, mais ça y est, je pense avoir résolu le pb.

En tant que PJ
1. Je joue surtout des personnages séducteurs, genre beau ténébreux. Il est impossible que mon personnage ne tente pas de séduire quelqu'un ou ne balance pas des allusions coquines à un personnage du sexe opposé à un moment du scénario.
ex: Toreador à Vampire, Scorpion à L5R
2. J'ai tendance à monopoliser la parole (un vieux travers de mj) et à vouloir décrire les scènes où mon personnage intervient... et parfois là, où il n'intervient pas.
3. Je connais (malheureusement) souvent mieux les règles des jeux auxquels je joue (que le mj / que ceux auxquels je masterise) et j'ai parfois du mal à me contrôler lorsque une règle est bafouée (surtout à mon désavantage !). ex : 7seas, Qin...
4. J'ai tendance à deviner l'intrigue au bout d'une heure de jeu, et à l'utiliser. (ce qui est frustrant pour le mj). ex : shadowrun !!!, Appel de cthulhu...
5. J'ai tendance à manipuler le mj. (Surtout si je connais mieux les règles ou le monde que lui). ex : ADD, Sorcellerie
6. Je soigne activement tous les travers précédents en jouant moins et mieux. (mais ça demande parfois de la concentration). Bizarrement, je suis plus cool, en tant que joueur en convention.


Peste ! J'ai encore du boulot pour redevenir un mj/joueur fréquentable ! :D

Auteur :  Didi [ Ven 18 Jan 2008, 10:26 ]
Sujet du message : 

Soledango a écrit
Quelqu'un est un fan de persos "classiques"?


Yep moi. Enfin pas que je sois fan, mais j'essaie d'en faire. Et en fait c'est surtout en réaction face aux joueurs qui cherchent à faire absolument original, moi je suis un rebelle mais plus contre mon milieu que contre la tendance générale ;)

Auteur :  Mercutio [ Ven 18 Jan 2008, 11:26 ]
Sujet du message : 

Pareil. J'aime pas vraiment les persos concepts qui sont décalés dans l'univers et le groupe de jeu - et ce que ce soit en MJ ou joueur.

Je préfère nettement un perso qui s'intègre à l'univers et qui peut participer à l'histoire, plutôt qu'un type qui s'acharne à faire un truc pour lequel il a pas les stats, mais il essaie quand même parce que c'est sa grande passion... Le ressor comique est sympa deux minutes,a près il me lasse et m'empêche de m'imprégner de l'ambiance.

Auteur :  wizard [ Ven 18 Jan 2008, 11:53 ]
Sujet du message : 

Soledango a écrit
Quelqu'un est un fan de persos "classiques"?
Ben, ça dépend ce que tu entends par là.

Le prètre bon à DD est un personnage classique. Si ce personnage a rejoint ce culte qui l'a accueilli comme le fils d'un noble dont la famille a été massacré et dont il usurpe l'identité, qu'il n'est qu'un enfant des bas fonds et qu'il est coincé entre une foi désormais sincère et son mensonge qui lui pèse de plus en plus mais dont il ne parvient pas à sortir (il a utilisé les fonds donnés par la noblesse local à ce pauvre orphelin de leur caste pour créer un orphelinat qui fonctionne grâce aux dons), est-il encore classique ?

Prendre une classe de perso rare à DD, un membre d'une lignée rarissime à Vampire, etc... ce n'est pas "classique" (encore que..) mais ça ne l'est pas moins que de prendre la classe de perso, le clan, la tribue, le groupe ou autre que tout le monde prend mais en détaillant un background pour en faire un perso unique.

Par contre, les persos loufoque, je supporte pas.
Je ne sais plus qui parlait d'un ex-militaire avec une double personnalité à COPS, mais si je suis le MJ je dis non direct !
Je vois pas ce que ça peut apporte aux parties (par contre, je vois bien ce que ça peut enlever) et c'est même pas crédible (bravo, tu es passé au travers de toutes les évaluations psychologiques menées pour entrer dans ce corps d'élite de la police).

Auteur :  Drunken Octopus [ Ven 18 Jan 2008, 12:50 ]
Sujet du message : 

Pour ma part, et pour approfondir un peu sur ce qui a été dit, en tant que joueur je n'aime pas les personnages stéréotypés. Or, malheureusement, je trouve que certains jeux poussent au stéréotype. Tous les jeux à "classe", évidemment, mais pire : les jeux à "clans". Là, le joueur se voit fortement suggérer la manière dont le PJ doit se comporter et son caractère, ses attitudes vis-à-vis des autres... Et beaucoup trop de joueurs, à mon avis, se laissent aller à ne pas aller plus loin que ce qu'ils peuvent lire dans les fameux player's handbook.

J'oubliais mes principaux tics en tant que MJ, dans mon post précédent :
- ne jamais, ô grand jamais, écrire de scénario sur papier : c'est trop long et trop fatigant, houlala... :)
- mais pour rassurer les joueurs sur mon sérieux, tout de même entasser des feuilles de brouillon derrière l'écran, histoire de faire comme si...
- inventer des noms de PNJs en live. Puis les oublier en cours de scénar et se retrouver bien embêté lorsque les PJs repassent voir le fameux PNJ !
- Improviser tout le temps, avec une ligne directrice grossière (aussi nommée "intrigue") en tête. Improviser non pas parce que c'est la classe et que ça fait artiste, mais parce qu'on est un gros feignant qui à la paresse de préparer un scénar nickel. Le désavantage est que ça rend parfois brouillon ou que ça génére des temps morts ; l'avantage est que forcément je reste "open" et que les joueurs sont ainsi très libres.
- mettre en place des situations dont on ne sait absolument pas comment les joueurs vont se dépêtrer. Et pourquoi les gardes du château auraient-ils une brêche dans leur tour de garde ? Que dalle ! Ceci dit, je ne vois pas comment vont pouvoir faire les PJs... :)
Bref, mettre en place des situations inextricables et se marrer en observant les PJs se dépatouiller avec ça. :smile:

Auteur :  Wenlock [ Ven 18 Jan 2008, 13:11 ]
Sujet du message : 

Ben, ce qui m'intéresse moi dans le fait de jouer des cinglés, c'est qu'ils portent en eux une problématique et un moteur dramatique propre : vont-ils partir en couille, vont-ils s'amender ou s'équilibrer ? Leur "folie" n'est-elle pas simplement le prix à payer pour leurs activités et leurs choix ? Comment vivent-ils au quotidien ? Alors bien sûr, si c'est juste pour foutre la magnolia et ramer en sens inverse du reste du groupe, c'est complétement sans intérêt. Mais justement, un perso qui a déjà, de lui-même, des tas d'emmerdes, de désirs et de préoccupations est en fait déjà dans uen dynamique narrative avant même que le scénar commence. Et parce qu'il porte sa propre histoire, l'intégrer au reste du groupe ne fait qu'enrichir l'histoire commune.

Dans la plupart des jeux, on vous propose comme perso "classiques" des tas de dangereux cintrés en puissance qui ne disent simplement pas leur nom (assassins, vampires, mages,...) et dont, étrangement, la part de névrose intrinsèque est rarement jouée. Je trouve ça dommage (parce que c'est intéressant pour construire un roleplay "humain") et irréaliste ("Mon perso tue des gens tous les jours pour gagner sa croûte, il vit dans la paranoïa et la violence mais ça ne l'empêche nullement d'avoir des relations humaines stables et enrichissantes avec le reste de l'humanité..." :roll: ), mais c'est aussi un choix de jeu, d'avantage tourné vers l'action et les classiques fantasmes de puissance que vers l'analyse et la mise en scène de personnalités.

Auteur :  wizard [ Ven 18 Jan 2008, 13:25 ]
Sujet du message : 

Wenlock a écrit
Ben, ce qui m'intéresse moi dans le fait de jouer des cinglés, c'est qu'ils portent en eux une problématique et un moteur dramatique propre : vont-ils partir en couille, vont-ils s'amender ou s'équilibrer ? Leur "folie" n'est-elle pas simplement le prix à payer pour leurs activités et leurs choix ? Comment vivent-ils au quotidien ? Alors bien sûr, si c'est juste pour foutre la magnolia et ramer en sens inverse du reste du groupe, c'est complétement sans intérêt. Mais justement, un perso qui a déjà, de lui-même, des tas d'emmerdes, de désirs et de préoccupations est en fait déjà dans uen dynamique narrative avant même que le scénar commence. Et parce qu'il porte sa propre histoire, l'intégrer au reste du groupe ne fait qu'enrichir l'histoire commune.
Ah, mais ça, j'aime bien. J'adore avoir des persos à la psychologie super-développée plein de problèmes sur lesquels on peut rebondir et trouver des intrigues.

Mais j'avais plus l'impression qu'il avait été question de persos "décalés" dans le sens Gaston Lagaffe dans From Hell.

Auteur :  Mercutio [ Ven 18 Jan 2008, 13:34 ]
Sujet du message : 

Oui, pareli. Autant un perso décalé au sens de fou, je vois bien l'intérêt qu'il y a à le jouer, autant un perso décalé par rapport à l'univers, je vois pas l'intérêt.

Auteur :  Cleygan [ Ven 18 Jan 2008, 13:43 ]
Sujet du message : 

A mon avis il y a décalé et décalé.
Les miens le sont parce qu'ils réfléchissent différement. Pourquoi prendre le problème par un bout qaund on peut le prendre en plein milieu ?

Un exemple valant mieux qu'un long discours...
A Champions (un jeu de super-héros), nous jouions dans le futur où les mutants étaient victimes de ségrégations, travaux forcés et d'isolement ad patres dans des caisson spéciaux.
Evidement, j'ai joué un des type qui a vécu dans un de ces caissons d'isolement. Je vivais en tenu d'hopital, n'ais pas mit de slip ou de calecon depuis trente ans, et j'ai vécu dans la littérature fantastique et les livres d'histoires.
Quand nous nous sommes évadés, on a brisé ma cage et je pouvais à nouveau me téléporter. J'ai emmené tout le monde jusqu'à Sydney, la capitale de l'Australie.
Au yeux de tous, c'était une folie parce que seraient visible comme le nez au milieu de la figure. Pour moi, Sydney avait été victime d'une attaque mutante massive et était alors rasée de la carte. On ne risquait donc rien. Premier événement à la pensée oblique.
Plus tard, nous avons remonté le temps pour changer l'histoire et est arrivé le moment de choisir des fringues. Bin désolé, mais trente ans sans pantalons ni slip, cça vous forge un homme : mon costume constitué d'un kilt ! :-o :smile:

Comme vous le voyez, on peut être décalé mais vivre avec son temps et ne pas être complément sorti du context :D

Auteur :  Wenlock [ Ven 18 Jan 2008, 15:26 ]
Sujet du message : 

wizard a écrit
Mais j'avais plus l'impression qu'il avait été question de persos "décalés" dans le sens Gaston Lagaffe dans From Hell.

Heu... oui, oui. Je répondais au "vous jouez jamais des classiques ?" autant qu'à la notion de "décaler par rapport au groupe" en fait, mais j'ai encore été pas clair.

Auteur :  rollytroll [ Sam 19 Jan 2008, 03:31 ]
Sujet du message : 

## un grand classique : le paladin loyal bon, jusqu'au boutiste. J'aime bien, en jouer un de temps en temps. Pour une raison obscure, il a un temps été de mode de dénigrer les paladins, de leur préférer des personnages plus sombres, plus roublards, voir même de développer plus le côté sombre des personnages (influence de Vampire(tm) ?). Du coup, j'ai un peu surpris mon mj en voulant interpreter un bon vieux pal des familles même pas biclassé. D'ailleurs, j'ai décliné le concept sur toute sa famille en y developpant des historiques et des vision du paladinat différentes (à voir sur John Justelame


## sinon, effectivement, quand j'ai l'impression que la plupart des autres persos sont plutôt originaux, j'aime assez faire un personnage bien classique (décalage, provocation par rapport aux autres joueurs ?), genre un détective à l'appel de cthulhu, un shugenja ISAWA à L5R, un paladin à DD, un wuxia à Qin... C'est nécessaire pour que ceux qui décident de jouer "décalé", puissent réellement le faire. C'est nécessaire pour que le mj ne puisse se rattacher à un élément cohérent et que la partie ne sombre pas dans la parodie totale. C'est aussi très plaisant car il est plus facile de mettre de l'originalité dans un personne classique que l'inverse : il suffit alors d'un détail.

ex : mon détective à l'appel de cthulhu rappelle étrangement John Constantine : fume cigarettes sur cigarettes, profondement athée malgré une immense connaissance de l'occultisme et des religions, ne raterait l'heure du thé pour rien au monde, manie la réplique qui tue comme d'autres manient la mitraillette thompson...

ex : mon shugenja ISAWA qui ne peut/veut pas être discret. Il a l'arrogance des ISAWA (nous sommes les meilleurs shugenja de l'empire) et donc utilise des sorts surpuissants juste pour conforter cette image de marque. (tremblement de terre pour arrêter un type qui s'enfuit dans une ville, feu intérieur quand il part à la chasse, ailes de feu pour faire une entrée remarquée lors d'un palais d'hiver... la classe bourrine !)

Auteur :  one else [ Sam 19 Jan 2008, 16:31 ]
Sujet du message : 

wizard a écrit
Dites, juste pour savoir, je vois beaucoup de personnes qui écrivent ici qu'ils improvisent beaucoup dans leurs parties. Mais je ne suis pas sûr de bien comprendre ce que ça veut dire.

Ca veut dire : je mène mes parties en partant de rien et en me laissant aller à l'inspiration du moment ou bien ça veut dire que vous laissez beaucoup de libertés à vos joueurs ?

Parce que, personnellement, j'ai pas l'impression de particulièrement brimer mes joueurs côté liberté d'action mais je suis un adepte de la préparation des improvisations.
Par exemple, dans ma dernière partie, mes PJ se sont balladés dans une bonne partie de l'Europe de l'Est. Je n'avais aucune idée des villes où ils se rendraient mais j'avais fait un memo pour la plupart des villes dans lesquels ils étaient susceptibles de se rendre (carte à distribuer aux joueurs, nombre d'habitants approximatifs, moyens d'accès à la ville, personnalités marquantes et quelques pistes de rebondissements envisageables).

Ca ne m'a pas empêché d'improviser en fonction des actions des persos mais à chaque fois qu'ils allaient quelque part, j'avais des éléments sur lesquels m'appuyer.


Ben non, quand je dis j'improvise, c'est que j'ai rien préparé ou presque, disons que je sais pas directement a l'instant donné ou je veux allez ni comment. Généralement, mes scénarios se resument à un pitch de 5 à 15 lignes et une vague story line quand je dis scénario ca va m'occuper pendant 4 a 5 scéances de 6 heures environ. Ce qui me sauvent ce n'est pas une préparation mais une connaissance de mon monde, les villes je ne les ai pas décrites sur une fiche mémo que je peux sortir au besoin mais je les connais par coeur après les avoir lu ou découverte dans des suppléments...

Prenons un exemple, on joue à ShadowRun et les PJs vont braquer un batiment de chez ARES, je dessinne le batiment au fur et a mesure de la progression des PJs sans savoir moi même ce qu'il y aura réellement derrière la porte qu'ils franchissent (enfin les trois quarts du temps), mais je sais parfaitement comment se comporte le personnel ARES, comment est l'organisation générale de leur batiments, pourquoi les PJs sont Là et ce qu'il cherchent a faire et c'est là que nait le réalisme de la chose... mon improvisation est totale mais souvent plausible a cause de cette connaissance de l'environnement de jeu .

Si il veulent visité le Québec par hazard ou juste pour m'emmerder ben libre a eux je suis capable de leur décrire Montréal ou Qébec par coeur comme si il y étaient et si ils vont ailleurs ben je créerais un décors de toute pièces , peu m'importe en fait.


Dans tous les cas je suis incapables de planifier scrupuleusement un scénar, ni l'envie ni le temps dailleurs...

Auteur :  Arnok [ Sam 19 Jan 2008, 21:29 ]
Sujet du message : 

Moi j'ai toujours été partisan de l'improvisation préparée. Pour moi on ne peut mener a bien une improvisation si tout le reste est bien préparé - les personnages, les lieux, les idées, les évènement sindépendant des PJ (tout du moins à la base). Apres l'histoire et son déroulement y'a tellement d'aléa que à part une vague trame y'a rien de prêt. Par contre tous les PNJ (même ceux qui ne serviront peut être pas - mais je suis un malade des PNJ que eux j'ai horreur d'improviser), les lieux (encore je me suis calmé, j'essaie de plus faire tous les plan de tous les endroits à l'avance...) et surtout les évènements sensé se produire sont bien préparés et décris.

Pour les perso décalé, c'est plutot prendre du classique et lui ajouter un handicap (physique ou moral) : le guerrier con comme ses pieds à D&D, le magicien megalomaniaque et paranoïaque, le pretre obstiné et borné. Un de mes persos préférés est un marchand à D&D doué de pouvoir psy (qui lui permet d'améliorer ses marchandages).

Auteur :  Sagrim-Ur [ Sam 19 Jan 2008, 22:54 ]
Sujet du message : 

Un petit hors sujet si vous me le permettez: J'ai improvisé une fois lors de ma troisième partie en temps que MJ. C'était à Prophecy. Pour moi, le plus dur, c'était pas d'improvister une intrigue mes de gérer des PNJs qui apparaissaient comme ça. Ce qui m'amène à l'improviste à approuver Arnok. C'est vrai que c'est très agréable d'improviser. Encore faut-il y être préparé.

Auteur :  Yachou [ Sam 19 Jan 2008, 23:22 ]
Sujet du message : 

Hum .. étant donné que je ne masterise que très rarement, j'ai pas vraiment de manies à ce niveau, si ce n'est que j'amène les PJs que je fais jouer à se prendre la tête pendant des heures à essayer de deviner si quand je souris, c'est du bluff ou si ils vont tous mourir :smile:

En tant que joueur, j'ai la manie de collectionner dans mon équipement les objets les plus divers et les plus bizarres, et l'art de leur trouver une utilité dans les situations les plus imprévues ... et ceci dans le plus total respect du roleplay :lol: Ce qui amène souvent les MJs à vouloir m'étrangler :)

...

En fait, je suis un roliste tout ce qu'il y a de plus désirable à sa table, je me rends compte :diablo:

Auteur :  shamanphenix [ Dim 20 Jan 2008, 13:27 ]
Sujet du message : 

Oh tiens, deux manies en tant que joueur : si il y a une compétence "Nager", mon person aura des points dedans. pareil pour la compétence "Esquive". J'y peux rien, c'est plus fort que moi, j'aime pas les morts cons.
Bon, sauf si je joue un paraplégique, mais ce n'est arrivé qu'une seule fois. :razz21:

Auteur :  Kellyan_ashram [ Dim 20 Jan 2008, 14:16 ]
Sujet du message : 

Bon à mon tour

En tant que PJ

J'aime bien aussi varier mes styles de perso. Néanmoins, ils sont toujours assez classique, mais j'essaye de leur donner un tit quelque chose avec plus ou moins de succès. Parfois je m'amuse aussi à créer des PJs assez "marrant" ou "fun" (ex : à Warhammer, un halfling mage des taillis - i.e. mage de campagne : peut lancer des sorts de toutes les écoles, mais avec une faible force mentale -). Ha oui, quand je peux créer un perso par répartition de point, j'ai toujours tendance à booster l'Agilté et/ou le Pouvoir. Sinon une constante pour les créations aléatoire : je tire toujours des caract foireuse, et le pire, je préfère toujours les garder plutôt que de relancer pour en avoir des meilleurs (sauf si c'est vraiment injouable). la pluparts de mes perso sont du bons côté de la force (certain ont surnommé la plupart de mes perso de "moralisateur"), et tous n'ont pas de passé plus sombre ou tragique que ça, même si j'adore les perso ayant un passé "dramatique" (enfant illégitime, parents malades, ...). En tout cas, en générale j'essaye de faire subtil avant bourrin, parfois ça marche, d'autre fois ça foire. quoi qu'il en soit, j'aime bien me tourner vers une alliance entre des caapcité guerrière et magique. Enfin, mes persos sont enclin à l'action (malgré le fait que souvent j'ai plus envie de pratiquer le discourt).


Comme MeuJeu

Déjà je suis trop gentil avec les PJs, j'ai toujours du mal à les buter, mais j'adore les foutres dans la magnolia ou leur dévoiler un passé "sadique" s'il me laisse des liberté (untel est une expérience raté, un amnésique était un tueur d'enfant, untel est d'origine extra-terrestre, ...). J'adore les rendres hors du commun. Par contre, si je peux pas les tuer, je peux néanmoins les affubler de blessure grave (éborgné, incapacité magique temporaire, ...). Les univers que je fais jouer sont en nuance de gris, j'essaie de rendre mes PnJs humains : mes Méchants ont de bons côtés ou possède un background justifiant de tel penchant (un boucher sadique psychopathe faisant tout pour protéger un enfant, un guerrier maudit volant de puissant artefact ou semant la terreur pour trouver un remède à sa condition, ...). J'adore aussi ajouter ce que je considère comme MES PnJs, des gars "spécial" que je souhaite jouer, mais peut pas car MJ. Ils peuvent être de tout bord et de toute origine : comique (à runequest : un canard voleur assez couard, ou un adepte du bouffon excentrique), brave et honorable (l'adepte du dieu de la mort à runequest toujours, qui se bât tout nu), le beau ténèbreux (guerrier sombre, indic mystérieux), .... Et puis j'adore les moments d'héroïsmes, à un moment ou un autre il y a toujours une situation où les PJs peuvent se faire remarquer (combat en pleine mère contre un Kraken, chevauché à dos dragon en plein milieu de dizaine de ces bestioles devenus folles, course poursuite sur la brèche contre le grand méchant, ...). A chaque fois, lorsde ces moments jouissifs pour moi et pour eux, je les aide plus que d'habitude et c'est des moments où je m'applique plus dans mes descriptions, alors que d'habitude j'ai du mal avec. J'attache aussi une grande importance au Roleplay et au récit de l'histoire à plusieurs. Je sais m'adapter aux PJs. Par contre, si un PJ me demande quelque chose (genre que je fasse entrer en scène tel sorte de PnJ ou souhaite avoir tel sorte d'objet) il doit savoir qu'avec moi y'a toujours un prix à payer dans ce cas, mais en général il est loin d'être insurmontable (je veux bien m'dapater et dire "oui" à beaucoup de chose, mais le joueur doit savoir aussi en faire autant). Par contre j'ai tendance à vouloir écrire et préparer mes scénar à l'avance, mais à chaque fois ça ne sert strictement à rien à cause des PJs.


Voili Voilou :smile:

Auteur :  Kellyan_ashram [ Dim 20 Jan 2008, 14:19 ]
Sujet du message : 

Yachou a écrit
Hum .. étant donné que je ne masterise que très rarement, j'ai pas vraiment de manies à ce niveau, si ce n'est que j'amène les PJs que je fais jouer à se prendre la tête pendant des heures à essayer de deviner si quand je souris, c'est du bluff ou si ils vont tous mourir :smile:

En tant que joueur, j'ai la manie de collectionner dans mon équipement les objets les plus divers et les plus bizarres, et l'art de leur trouver une utilité dans les situations les plus imprévues ... et ceci dans le plus total respect du roleplay :lol: Ce qui amène souvent les MJs à vouloir m'étrangler :)

...

En fait, je suis un roliste tout ce qu'il y a de plus désirable à sa table, je me rends compte :diablo:


Et n'oublie pas que tu as l'art d'avoir LES compétences et LES situations les plus pitoresques. Par exemple la compétence balayer qui surpasse les compétences magiques de ton sorcier, ou ton trésorier qui au final se retrouve intendant sans avoir rien demandé :smile:

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