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| Auteur : | Seigi [ Mar 13 Jan 2009, 19:01 ] |
| Sujet du message : | Quelques questions générales sur le BG |
J'ai cherché pendant 5 minutes un titre de topic précis, mais je l'avoue, je n'ai rien trouvé. Voilà donc un sujet passe-partout, qui va me permettre de poser les questions qui me passent à l'esprit. Je précise que si je pose toutes ces questions, c'est parce que je vais me lancer dans la voie du MJ, et que n'ayant pas l'habitude, je préfère au moins maîtriser sur le bout des doigts le BG. Honneur Mes premières interrogations portent sur l'honneur. J'ai eu beau me farcir tous les topics qui en traitent (oui, ça en fait des pages), je n'ai pas encore pu me faire une idée précise sur un point. Si le daimyo d'un samurai demande à ce dernier d'aller au plus vite accomplir une mission, et qu'entre temps, un membre important de sa famille lui envoie une missive afin qu'il vienne à son secours au plus vite, car il est le seul à pouvoir le faire (pour une quelconque raison). Le Samurai s'engage t-il dans ce qu'on appellera "Way of the Mission Impossible" ? Reporter la mission du Daimyo (au risque de la voir échouer) me paraît inconcevable, mais laisser un membre de sa famille mourir serait impardonnable. Donc la seule solution viable est-elle le seppuku? (Sachant que c'est aussi ce qu'il risque s'il refuse de se soumettre aux ordres de son Daimyo, et que s'il abandonne sa famille, il sera "simplement" déshonoré) Ca, c'était pour la partie purement abstraite. Maintenant, plus concrètement. Un de mes futurs joueurs veut se faire un Yoritomo. Sauf que moi, mon aventure n'aura pas lieu dans les terres du clan de la mante, donc il sera en mode touriste. Voici donc les points qui justifient (de sa plume) son départ : -Son père s'était vu confié un objet très important. Il le perd. Il se fait seppuku. -Le fils veut le récupérer pour laver le déshonneur de son père, et se fait aider par des paysans pour convaincre le Daimyo de le laisser retrouver l'objet. -En fait c'est tout. S'il me paraît évident qu'une telle justification n'est pas viable, j'aimerais aborder quelques points plus précisément. Déjà, le père fait-il bien de se trancher les tripes? Après tout, puisque son échec consiste en la perte d'un objet, il pourrait aller essayer de le récupérer, plutôt que de s'ouvrir le ventre, non? Mais admettons qu'il décide quand même d'aérer ses organes internes (que de jolies façons de décrire le seppuku). On est d'accord que le fils n'a en principe aucune raison de partir, n'est-ce pas? Après tout, le père a lavé son déshonneur en se sacrifiant, le fils ne devrait donc pas estimer qu'il DOIT partir à la recherche de l'objet, je me trompe? Ce que je lui ai dit, c'est que ça passerait si le fils avait réellement une raison. Par exemple, si c'était à cause de lui que l'objet avait été perdu, mais que le père ne le sachant pas (ou ne voulant pas que ça se sache), il s'était ouvert le ventre. Et là, le fils, rongé par les remords, décide en l'honneur de son père de retrouver l'objet perdu. Ais-je raison sur ce point? Après, je lui ai aussi expliqué que même si les Yoritomo ont une meilleure image des paysans que la plupart des autres familles, il n'empêche qu'ils ne leur accordent probablement pas autant de crédit. J'aime à penser que si les paysans avaient autant d'influence, ils préféreraient demander plus de droits au daimyo, plutôt que permettre à un samurai d'accomplir son caprice. (Accessoirement, quelqu'un peut me rappeler si le clan de la Mante est déjà un clan majeur juste avant la guerre des Clans? Il me semblait que c'était Toturi qui leur conférait ce rang, mais n'ayant pas le bouquin sous la main je ne peux pas le confirmer) Bon, ça commence à faire long... Mais j'ai encore 2-3 trucs à demander. Appellations Je m'interroge aussi sur la façon dont les personnages doivent se nommer, car j'ai l'impression que les auteurs racontent un peu n'importe quoi par moment (une fois sur deux, quand il y a le mot "Oni", il est mal utilisé. Et je parle pas de certains noms propres ^^). Bref, on peut facilement mettre de côté les erreurs de débutants comme "Je ferai selon vos ordres, Sama", mais j'ai un doute sur d'autres choix. Déjà, appeler un samurai qu'on ne connait pas, et d'un rang éventuellement inférieur ou égal, en rajoutant le suffixe -sama me paraît assez étrange. J'avoue ne pas bien connaître l'emploi des suffixes du temps du Japon médiéval, mais à part pour les Samurai de renom, je doute qu'on ait utilisé -sama si souvent que cela. J'aurais plus dans l'idée d'appeler les Samurai quelconque avec le suffixe -san. De même, utiliser essentiellement le nom de famille me paraît être assez malvenu, sachant que les membres d'une même famille sont extrêmement nombreux. Si le Daimyo des kakita pourrait se voir appeler "Kakita-sama", je vois mal un Samurai de rang 2 se faire appeler "Kakita-sama" ou même "Kakita-san", surtout en la présence du Daimyo. Selon moi, il serait donc plus logique d'utiliser essentiellement les prénoms des Samurai, avec "san" si leur rang est relativement faible, et "sama" s'il est élevé. Ensuite, le nom de famille ne serait utilisé que lorsqu'on représente d'une certaine façon la famille (par exemple, si un Kakita va chez les Shiba, et qu'il est le seul à y être, on l'appelle Kakita-x), pour le daimyo, ou pour les samurai dont on ne connaît pas encore le prénom. Vous avez quelle vision des nominations, vous? Suppléments Et je finis avec la question sur les suppléments. J'envisage de faire mon histoire peu avant la Guerre des Clans, assez tranquillement donc, et d'aller avec le temps vers des conflits plus sérieux. Time of the Void me semble donc indispensable, et j'envisage aussi de prendre Hidden Emperor. Les deux sont dispo sur le site officiel, donc ça va. Maintenant, Otosan Uchi n'étant pas dispo, est-ce que ce sera handicapant pour traiter le thème de la guerre des Clans? Ensuite, pour être sûr de bien comprendre la culture de Rokugan, j'avais dans l'idée d'acheter Emerald Empire. Les questions que je me pose portent déjà sur les autres suppléments de la 3e ED. Art of the Duel et Masters of War me semblent tous deux assez intéressants. Mais sont-ils vraiment indispensables, pour 30€? Ensuite, à propos des suppléments des premières éditions. J'aimerais bien m'acheter quelques "Secrets of xxx" ou "Way of the xxx", mais il y en a tellement que j'aimerais savoir lesquels sont dispensables, et lesquels sont indispensables (ils coutent 12$ sur le site officiel). Je pensais me prendre Secrets of the Scorpion (un PJ en jouera un), Secrets of the Lion (j'aime bien ce clan), et Secrets of the Dragon (sera ptet joué par un PJ, et j'aime bien). Y'a t-il un Secrets vraiment intéressant qu'il faudrait que je prenne en plus? Ensuite, est-il utile d'acheter un "Way of the xxx" si on a déjà la version "Secrets of the xxx" ? (par exemple, Secrets et Way of the Lion) ? Ou est-ce que ça fait un peu redite? Et enfin, Way of the wolf est-il un supplément instructif? J'aime beaucoup les ronin, mais si on apprend peu de chose sur leur univers, je préfère économiser cet argent. Voilà, merci à ceux qui auront eu le courage de lire ce long message :) |
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| Auteur : | DarkLoïc [ Mar 13 Jan 2009, 21:51 ] |
| Sujet du message : | Re: Quelques questions générales sur le BG |
Bonsoir, Bon, c'était très long, mais j'ai tout lu. Alors... ma vision des choses est la suivante : Seigi a écrit Honneur Mes premières interrogations portent sur l'honneur. J'ai eu beau me farcir tous les topics qui en traitent (oui, ça en fait des pages), je n'ai pas encore pu me faire une idée précise sur un point. Si le daimyo d'un samurai demande à ce dernier d'aller au plus vite accomplir une mission, et qu'entre temps, un membre important de sa famille lui envoie une missive afin qu'il vienne à son secours au plus vite, car il est le seul à pouvoir le faire (pour une quelconque raison). Le Samurai s'engage t-il dans ce qu'on appellera "Way of the Mission Impossible" ? Reporter la mission du Daimyo (au risque de la voir échouer) me paraît inconcevable, mais laisser un membre de sa famille mourir serait impardonnable. Donc la seule solution viable est-elle le seppuku? (Sachant que c'est aussi ce qu'il risque s'il refuse de se soumettre aux ordres de son Daimyo, et que s'il abandonne sa famille, il sera "simplement" déshonoré) AMHA, la solution honorable consiste à accomplir la mission, point. C'est, en tout cas, la solution politiquement (i.e. socialement) correcte, puisque les rokuganis affirment que les sentiments diminuent la capacité d'un samurai (Rappel : samurai signifie "celui qui sert") à servir son seigneur. En l'occurence, si porter secours à un membre de sa famille met en péril la mission, alors le samurai faillit à son devoir en faisant passer cette dernière en second. Par contre, s'il peut accomplir les deux, il serait tout aussi déshonorant de ne pas porter assistance à son parent. Rappel : Le seppuku nécessite l'approbation du daimyo du samurai. C'est une "récompense" en quelque sorte, pas une punition ! Dans ce cas, ce choix semble donc peu approprié, surtout si le samurai concerné n'accomplit pas la mission. Par contre, au cas où il mènerait la mission à bien, en laissant, volontairement, mourir son parent, un seppuku, a posteriori, serait envisageable (mais pas obligatoire), selon moi. Seigi a écrit Ca, c'était pour la partie purement abstraite. Maintenant, plus concrètement. Un de mes futurs joueurs veut se faire un Yoritomo. Sauf que moi, mon aventure n'aura pas lieu dans les terres du clan de la mante, donc il sera en mode touriste. Voici donc les points qui justifient (de sa plume) son départ : -Son père s'était vu confié un objet très important. Il le perd. Il se fait seppuku. -Le fils veut le récupérer pour laver le déshonneur de son père, et se fait aider par des paysans pour convaincre le Daimyo de le laisser retrouver l'objet. -En fait c'est tout. S'il me paraît évident qu'une telle justification n'est pas viable, j'aimerais aborder quelques points plus précisément. Déjà, le père fait-il bien de se trancher les tripes ? Oui, si l'honneur occupe une place prépondérante dans sa vie (i.e. Honneur à 3 ou +), AMHA. Seigi a écrit Après tout, puisque son échec consiste en la perte d'un objet, il pourrait aller essayer de le récupérer, plutôt que de s'ouvrir le ventre, non ? Oui, s'il est capable de vivre avec la honte de son échec (cas le plus probable, cela dit, selon moi, vu qu'il s'agit d'un Yoritomo). Penser que l'on peut racheter ses actes par d'autres actes, c'est un peu une mentalité de marchand plus que de bushi, à Rokugan. Exemple : "oui, mon daimyo est mort assassiné sous mes yeux. Mais... il a un fils. Je n'ai qu'à le protéger, celui-là, et l'honneur sera sauf ! Non ?" Vivre pour réparer son erreur peut être considéré comme acceptable. Ca ne garanti pas, pour autant, qu'il réussira ! Seigi a écrit Mais admettons qu'il décide quand même d'aérer ses organes internes (que de jolies façons de décrire le seppuku). On est d'accord que le fils n'a en principe aucune raison de partir, n'est-ce pas ? Après tout, le père a lavé son déshonneur en se sacrifiant, le fils ne devrait donc pas estimer qu'il DOIT partir à la recherche de l'objet, je me trompe? Oui et non. Cf. ci-dessus. Ok, le père a préservé l'honneur de sa famille par son sacrifice. Ca n'a pas pour autant ramené l'objet perdu ! Donc, le fils ne peut, certes, pas invoquer l'honneur comme motivation. Mais il peut, tout simplement, vouloir récupérer un trésor appartenant à sa famille ou à son clan. Ce qui, en soit, est un acte tout à fait louable, AMHA. Seigi a écrit Ce que je lui ai dit, c'est que ça passerait si le fils avait réellement une raison. Par exemple, si c'était à cause de lui que l'objet avait été perdu, mais que le père ne le sachant pas (ou ne voulant pas que ça se sache), il s'était ouvert le ventre. Et là, le fils, rongé par les remords, décide en l'honneur de son père de retrouver l'objet perdu. Ais-je raison sur ce point? Hum... AMHA, c'est également une motivation possible. Cela dit, elle pose deux problèmes : 1) Le fils est une belle ordure d'avoir laissé son père mourir à sa place et assumer le déshonneur de leur famille ! 2) Il ne peut pas invoquer cette motivation, devant son daimyo, comme justification de son voyage, sans perdre la face. Seigi a écrit Après, je lui ai aussi expliqué que même si les Yoritomo ont une meilleure image des paysans que la plupart des autres familles, il n'empêche qu'ils ne leur accordent probablement pas autant de crédit. J'aime à penser que si les paysans avaient autant d'influence, ils préféreraient demander plus de droits au daimyo, plutôt que permettre à un samurai d'accomplir son caprice. Ca me semble valable. Seigi a écrit (Accessoirement, quelqu'un peut me rappeler si le clan de la Mante est déjà un clan majeur juste avant la guerre des Clans? Il me semblait que c'était Toturi qui leur conférait ce rang, mais n'ayant pas le bouquin sous la main je ne peux pas le confirmer) Clan Mineur. Seigi a écrit Appellations Je m'interroge aussi sur la façon dont les personnages doivent se nommer, car j'ai l'impression que les auteurs racontent un peu n'importe quoi par moment (une fois sur deux, quand il y a le mot "Oni", il est mal utilisé. Et je parle pas de certains noms propres ^^). Bref, on peut facilement mettre de côté les erreurs de débutants comme "Je ferai selon vos ordres, Sama", mais j'ai un doute sur d'autres choix. Déjà, appeler un samurai qu'on ne connait pas, et d'un rang éventuellement inférieur ou égal, en rajoutant le suffixe -sama me paraît assez étrange. J'avoue ne pas bien connaître l'emploi des suffixes du temps du Japon médiéval, mais à part pour les Samurai de renom, je doute qu'on ait utilisé -sama si souvent que cela. J'aurais plus dans l'idée d'appeler les Samurai quelconque avec le suffixe -san. De même, utiliser essentiellement le nom de famille me paraît être assez malvenu, sachant que les membres d'une même famille sont extrêmement nombreux. Si le Daimyo des kakita pourrait se voir appeler "Kakita-sama", je vois mal un Samurai de rang 2 se faire appeler "Kakita-sama" ou même "Kakita-san", surtout en la présence du Daimyo. Selon moi, il serait donc plus logique d'utiliser essentiellement les prénoms des Samurai, avec "san" si leur rang est relativement faible, et "sama" s'il est élevé. Ensuite, le nom de famille ne serait utilisé que lorsqu'on représente d'une certaine façon la famille (par exemple, si un Kakita va chez les Shiba, et qu'il est le seul à y être, on l'appelle Kakita-x), pour le daimyo, ou pour les samurai dont on ne connaît pas encore le prénom. Vous avez quelle vision des nominations, vous? Petit cours d'étiquette : 1) On ne s'adresse pas à un samurai en l'appelant "samurai', lorsque l'on est soi-même samurai, à moins de s'adresser à un ronin (qui, de toute façon, ne mérite pas que l'on souvienne de son nom). N.B. : Il est, néanmoins, possible d'employer ce terme, au pluriel, pour s'adresser à un groupe de samurai d'allégeances disparates. Exemples : A un ronin mal dégrossi : "Hé, toi, ronin, viens ici !" A un groupe comprenant un Crabe et une Grue : "Bonjour, samurai(-sama ou -san). Pourriez-vous m'indiquer la magistrature la plus proche ?" 2) Un samurai s'adressant à un autre samurai auquel il n'a pas été formellement présenté à deux solutions : a) Il connaît, néanmoins, le nom de son interlocuteur, auquel cas il doit s'adresser à lui en accolant le suffixe "-sama" à son nom de famille, quel que soit leur statuts respectifs ! Exemple : Bayushi Kachiko à Doji Hoturi : "Bonsoir, Doji-sama." b) Il rencontre le-dit samurai pour la première fois, auquel cas il est de bon ton de se fier au mon arborré par celui-ci, sur son épaule gauche, en accolant le suffixe "-sama" au nom de famille correspondant. Exemple : Un impétueux Matsu prêt à en découdre avec un Shinjo arborant le mon de la famille Kakita (en souvenir de sa mère) : "En garde, Kakita-sama !" N.B. : - Il est possible de substituer le suffixe "-san" au suffixe "-sama", si l'intercoluteur est, manifestement, d'un statut inférieur à celui du samurai qui s'adresse à lui. Exemple : Un rikugunshokan (i.e. général) du Clan du Lion s'adressant à un hohei (i.e. homme du rang) de la famille Ikoma : "Tenez cette position, coûte que coûte, Ikoma-san !" - Il est également possible de substituer le statut de l'interlocuteur, si le samurai s'adressant à lui le connaît. Exemples : Tono (i.e. seigneur ; N.B. : Sans suffixe !), Magistrat-san, Taisa-sama, etc. 3) Il n'est possible d'utiliser le nom personnel (i.e. "prénom") d'un samurai si et seulement si celui-ci vous a été formellement présenté ! - Il est alors suivit du suffixe "-sama", pour s'adresser à un supérieur. - Il est suivit du suffixe "-san" pour s'adresser à un égal. - Il peut être employé sans suffixe pour s'adresser à un inférieur. - Il peut, également, être suivi du suffixe "-san", pour s'adresser, avec respect, à un inférieur. - Enfin, il peut être suivi du suffixe "-chan" pour s'adresser à un intime (i.e. enfant ou amant). Seigi a écrit Suppléments Et je finis avec la question sur les suppléments. J'envisage de faire mon histoire peu avant la Guerre des Clans, assez tranquillement donc, et d'aller avec le temps vers des conflits plus sérieux. Time of the Void me semble donc indispensable, et j'envisage aussi de prendre Hidden Emperor. Les deux sont dispo sur le site officiel, donc ça va. Maintenant, Otosan Uchi n'étant pas dispo, est-ce que ce sera handicapant pour traiter le thème de la guerre des Clans? Non, sauf si tu veux jouer le Coup d'Etat du Clan du Scorpion et le Second Jour des Tonerres. Cela dit, tu peux quand même t'en passer, si tes joueurs ne connaissent pas la ville, de toute façon. Seigi a écrit Ensuite, pour être sûr de bien comprendre la culture de Rokugan, j'avais dans l'idée d'acheter Emerald Empire. Les questions que je me pose portent déjà sur les autres suppléments de la 3e ED. Art of the Duel et Masters of War me semblent tous deux assez intéressants. Mais sont-ils vraiment indispensables, pour 30€? Tout dépend de ton style de jeu. L'Art du Duel s'adresse plutôt au jeu de cour et présente l'avantage de traiter touts les clans. Les Maîtres de la Guerre, lui, traite uniquement trois clans (i.e. Crabe, Licorne et Lion) et consacre l'essentiel de son contenu à la guerre. Donc, si tu veux jouer cours d'hiver, chez les Phénix, mieux vaut oublier les Maîtres de la Guerre, AMHA. Par contre, si tu veux jouer une bonne campagne Full Metal Kimono, alors, là, oui, ça vaut le coup ! P.S. : Pour ton projet pré-Guerre des Clans, je pense que Palais d'Hiver Kyuden Asako te serait, plutôt, utile. Seigi a écrit Ensuite, à propos des suppléments des premières éditions. J'aimerais bien m'acheter quelques "Secrets of xxx" ou "Way of the xxx", mais il y en a tellement que j'aimerais savoir lesquels sont dispensables, et lesquels sont indispensables (ils coutent 12$ sur le site officiel).
Je pensais me prendre Secrets of the Scorpion (un PJ en jouera un), Secrets of the Lion (j'aime bien ce clan), et Secrets of the Dragon (sera ptet joué par un PJ, et j'aime bien). Y'a t-il un Secrets vraiment intéressant qu'il faudrait que je prenne en plus? Ensuite, est-il utile d'acheter un "Way of the xxx" si on a déjà la version "Secrets of the xxx" ? (par exemple, Secrets et Way of the Lion) ? Ou est-ce que ça fait un peu redite? Et enfin, Way of the wolf est-il un supplément instructif? J'aime beaucoup les ronin, mais si on apprend peu de chose sur leur univers, je préfère économiser cet argent. Tout d'abors, ils sont tous dispensables, surtout si tu investis dans les nouveaux suppléments, principalement les Masters of... Cela dit, ils ont tout de même leur utilité. Deuxièmement, chaque Secret of... est complémentaire de son Way of... Donc, si tu souhaites investir dans un clan, je te conseille d'acheter les deux. Enfin, compte-tenu de l'investissement conséquent que cela représente, je te conseille de n'investir que dans les clans qui t'intéressent et te seront utiles pour ta campagne. N.B. : La solution adoptée par certains MJ que je connais consiste à laisser cet investissement à la charge des joueurs, chacun étant libre de se contenter des informations et options disponibles auprès du MJ ou d'acheter le(s) supplément(s) consacré(s) au clan de son PJ. EDIT : La Voie du Loup est certes un supplément intéressant, sur les ronin, mais, à moins que ta campagne n'inclue un ou plusieurs PJ ronin autour desquels tu comptes centrer l'intrigue, tu peux t'en passer, AMHA. |
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| Auteur : | Kakita Inigin [ Mer 14 Jan 2009, 14:14 ] |
| Sujet du message : | |
Citer a) Il connaît, néanmoins, le nom de son interlocuteur, auquel cas il doit s'adresser à lui en accolant le suffixe "-sama" à son nom de famille, quel que soit leur statuts respectifs !
Exemple : Bayushi Kachiko à Doji Hoturi : "Bonsoir, Doji-sama." A quoi Hoturi, s'il ne connait pas le nom de son interlocutrice mais sait qu'elle est arrivée cote à cote avec Bayushi Shoju, daimyo de la famille Bayushi, lui répondra fort civilement : - "Le bonsoir à vous, Bayushi-gozen." la question du -sama à un samurai inconnu sert à éviter les écarts. L'appeler -san, c'est à dire le traiter en égal, peut être présomptueux (et pris comme une insulte). le fait de ne pas mettre de suffixe au prénom, même pour un inférieur, peut éventuellement être pris comme une marque d'intimité plus forte que -chan. A ce propos, si -chan est utilisé entre amants, il est aussi utilisé pour s'adresser aux jeunes filles et -kun pour les jeunes garçons. Par familiarité, certains samurai proches de leur daimyo (hatamoto) utilisent -chan avec la fille de leur seigneur, surtout s'ils sont assez proches (comme s'ils étaient des sortes de vieux oncles en somme), ou s'ils sont leur sensei. Sur le terme Dono/tenno, il est utilisé seul si tu t'adresses à ton seigneur : daidoji Uji à Doji satsume : - Tenno, blabla ... mais en suffixe si tu t'adresses à un autre seigneur "suprême" Daidoji Aki à un daimyo mineur daidoji qui n'est pas le sien : Daidoji-daimyo. à son propre daimyo : Daimyo-sama. au daimyo de sa Famille (de toute la famille daidoji) : Tenno. au daimyo de la famille Akodo : Akodo-tenno. (Dono a le même sens mais sera réservé à un prince impérial, utilisé indifféremment* en appel ou en suffixe. * ça pourrait se discuter ... Pour finir, même avec une présentation formelle, il est extrêmement rare d'utiliser le prénom seul (avec le suffixe qui convient) sauf si on est dans la même famille (auquel cas on ne va pas rappeler son propre nom en permanence). mais par exemple, un fier Doji ne laissera jamais un Asahina se dispenser de lui donner son nom prestigieux (les Doji étant la Famille régnante de la Grue, contrairement aux Asahina qui ne sont que des "pièces rapportées"). L'appelation la plus courante entre égaux, est donc "Nom Prénom-san". Après, entre vieux amis, le formalisme peut être allégé. |
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| Auteur : | Seigi [ Mer 14 Jan 2009, 16:00 ] |
| Sujet du message : | Re: Quelques questions générales sur le BG |
DarkLoïc a écrit Bonsoir, Bon, c'était très long, mais j'ai tout lu. Vu la précision de la réponse, je pense que j'aurais deviné seul que tu avais tout lu ^_^. Merci pour cette réponse extrêmement complète en tout cas ! Et merci aussi à Inigin pour les précisions apportées ! Citer Rappel : Le seppuku nécessite l'approbation du daimyo du samurai. C'est une "récompense" en quelque sorte, pas une punition ! Dans ce cas, ce choix semble donc peu approprié, surtout si le samurai concerné n'accomplit pas la mission A propos de ce passage, en fait j'envisageais plus le seppuku dans cet ordre là : "Le samurai est face à son dilemme. Il ne trouve pas de solution, donc il exécute l'ordre de son Daimyo, puis il s'ouvre le ventre pour avoir laisser mourir le membre de sa famille". C'est vrai que je n'avais pas été clair ^^. Citer Seigi a écrit Ce que je lui ai dit, c'est que ça passerait si le fils avait réellement une raison. Par exemple, si c'était à cause de lui que l'objet avait été perdu, mais que le père ne le sachant pas (ou ne voulant pas que ça se sache), il s'était ouvert le ventre. Et là, le fils, rongé par les remords, décide en l'honneur de son père de retrouver l'objet perdu. Ais-je raison sur ce point? Hum... AMHA, c'est également une motivation possible. Cela dit, elle pose deux problèmes : 1) Le fils est une belle ordure d'avoir laissé son père mourir à sa place et assumer le déshonneur de leur famille ! 2) Il ne peut pas invoquer cette motivation, devant son daimyo, comme justification de son voyage, sans perdre la face. En fait, à propos de ce point là, je pensais plutôt à une faute indirecte. Par exemple, il fait une faute dans l'entretien du bateau, sans s'en rendre compte. Son père perd l'objet à cause de cela, mais le fils ne l'apprend qu'après le seppuku, ou alors il ne fait le rapprochement qu'après cela. Exemple : "Quoi, tu veux dire que quand mon père a fait tomber l'objet, c'est parce qu'un tonneau mal attaché s'était projeté sur lui? Mais c'était moi qui m'étais chargé de l'attacher !" Bon, l'exemple est moyen, mais l'esprit est là. En gros, la faute est indirecte, mais elle est là, et il ne s'en rend compte que trop tard. Pour ce qui est des suppléments, je tiens bien compte de tes conseils. J'aurais aimé faire participer mes joueurs à leur achat, mais deux raisons m'en empêchent : La première, c'est que certains n'ont pas envie d'investir. Ca, c'est un problème auquel tout le monde est confronté je pense. La deuxième, c'est que quand j'achète un bouquin, j'aime qu'il soit à moi. Je suis prêt à payer 15€ pour avoir le bouquin du Clan du Dragon chez moi. Par contre, 7€ pour qu'il fasse l'AR entre chez moi et chez un ami, ça ne me tente pas ^^. Je vais faire comme tu me le conseilles et acheter Palais d'Hiver Kyuden Asako en tout cas. Pour les autres "Secrets" et "Way of", je suppose que je ne prendrai que ceux qui m'intéressent et que mes joueurs jouent. Et pour finir, sur les suffixes. En fait, si je me posais ces questions, c'est parce que les explications que je trouve sur internet et sur le bouquin sont parfois un peu approximatives. Je m'explique. Je parle moi-même japonais, et je tique donc clairement avec l'emploi qui est fait de certaines appellations. Je sais que ça peut être dû au fait que le japonais ancien et le japonais moderne sont différents, mais je pense que les sources des rédacteurs du bouquin sont réellement discutables. Pour vous donner quelques exemples, en japonais moderne, on utilise tout le temps -san avec des supérieurs. Moi même quand je parle à un japonais qui est de 10 ans mon aîné, j'utilise -san. Mais dans un autre ordre d'idée, certaines personnes qui me sont "supérieures" utilisent aussi -san en me parlant. Bref, -san, c'est une forme de respect, mais aussi d'une absence d'intimité. Mais en principe, dire "Miyamoto-san..." ne signifiera aucunement qu'on place l'interlocuteur à un rang égal (ou inférieur). Ça veut juste dire qu'on fait preuve de respect, et qu'on ne le connaît pas suffisamment pour parler de manière moins distante. Maintenant, je sais que l'emploi de -sama était bien plus fréquent avant qu'aujourd'hui, mais je doute qu'il ait été un jour plus fréquent que -san. Autre exemple, -chan. C'est un suffixe qui marque une certaine intimité, mais surtout, une très nette légèreté. Je vois franchement mal un Samurai honorable appeler sa femme "Mariko-chan", ce serait déplacé. Ça passerait entre paysans ou entre jeunes idéalistes, mais entre deux "nobles", ça j'en doute. Sinon, le fait de zapper le suffixe en utilisant le prénom est en effet un impair à éviter à tout prix. Ce serait très impoli. Ou alors très osé si la personne visée est une femme (vu que quand on utilise juste le prénom d'une personne du sexe opposé, c'est que généralement on est plus que de simples amis) Par contre, utiliser -chan ou -kun avec une personne qu'on ne connait pas, ce serait soit passer pour un ovni, soit être suffisamment important, sage et respecté pour que ça se justifie. Un autre exemple. Je crois que dans le bouquin, il était dit que si un Samurai voulait en insulter un autre, il pouvait utiliser -kun, mais ce serait là aussi une mauvaise idée. Si on veut montrer à quelqu'un qu'il vient de se ridiculiser en racontant de la magnolia, c'est effectivement ce qu'on utilisera. Exemple : "Musashi-kun... Tu devrais connaître le diction -l'homme fou dit ce qu'il sait, l'homme sage sait ce qu'il dit-, alors laisse nous donc régler le problème nous-mêmes". Par contre, si on est énervé, -kun n'aura pas sa place. Exemple : "Musashi !!! Espèce d'enfoiré !!" (bon, vous me pardonnerez l'anachronisme sur cet exemple ^^) En fait, l'emploi des suffixes est déjà très compliqué en japonais moderne, mais il est rendu d'autant plus difficile que les anime/manga renversent les règles. Rajoutons à cela le fait que les auteurs se trompent par moment, et que les noms de famille sont presque tous les mêmes dans Rokugan, et ça donne un résultat qui laisse planer un doute, et c'est ce doute que j'aimerais dissiper. J'essaierai de faire des recherches à l'occasion sur le japonais ancien à l'occasion, ça devrait être intéressant.[/quote] |
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| Auteur : | Gap [ Mer 14 Jan 2009, 16:21 ] |
| Sujet du message : | |
Pour moi, -kun et -chan sont réservés aux enfants et au mépris (comme évoqué dans ton exemple), ou dans l'intimité d'un couple extrêmement proche (mariage d'amour, très rare). -san convient effectivement à la plupart des situations (y compris entre époux), mais je pense que -sama est largement plus utilisé dans le contexte rokugani que dans le Japon contemporain (jusqu'à l'épouse qui l'utiliserait face à son mari en public, pour peu qu'il ait un statut vraiment notable). Le -san pourrait être acceptable en cas de doute, mais en cas de différence probable de statut, le -sama s'impose vraiment. Et sincèrement, je doute que les auteurs aient fait des recherches linguistiques poussées au-delà du visionnement de quelques films de samurai en vo sous-titrée. On parle de L5R, pas d'un jeu sérieux. Franchement, je trouve qu'on se prend un peu la tête pour pas grand-chose dans ce sujet. En tout cas, pour ceux que ça branche vraiment, DL et KI ont donné des réponses merveilleusement complètes pour tous ceux qui souhaitent vraiment exploiter ce point à fond. Ca va faire un article |
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| Auteur : | DarkLoïc [ Mer 14 Jan 2009, 16:38 ] |
| Sujet du message : | Re: Quelques questions générales sur le BG |
Seigi a écrit En fait, à propos de ce point là, je pensais plutôt à une faute indirecte. Par exemple, il fait une faute dans l'entretien du bateau, sans s'en rendre compte. Son père perd l'objet à cause de cela, mais le fils ne l'apprend qu'après le seppuku, ou alors il ne fait le rapprochement qu'après cela. Exemple : "Quoi, tu veux dire que quand mon père a fait tomber l'objet, c'est parce qu'un tonneau mal attaché s'était projeté sur lui? Mais c'était moi qui m'étais chargé de l'attacher !" Bon, l'exemple est moyen, mais l'esprit est là. En gros, la faute est indirecte, mais elle est là, et il ne s'en rend compte que trop tard. Je pense que ça peut être peut-être une motivation pour le PJ. Ca ne change rien, cependant concernant le daimyo, AMHA. Seigi a écrit Pour ce qui est des suppléments, je tiens bien compte de tes conseils. J'aurais aimé faire participer mes joueurs à leur achat, mais deux raisons m'en empêchent : La première, c'est que certains n'ont pas envie d'investir. Ca, c'est un problème auquel tout le monde est confronté je pense. C'est leur problème. S'ils ne veulent pas investir, tant pis pour eux, vous vous passez, simplement, du supplément en question. On peut très bien se contenter du livre de base, si on le souhaite. Seigi a écrit La deuxième, c'est que quand j'achète un bouquin, j'aime qu'il soit à moi. Je suis prêt à payer 15€ pour avoir le bouquin du Clan du Dragon chez moi. Par contre, 7€ pour qu'il fasse l'AR entre chez moi et chez un ami, ça ne me tente pas ^^. Oui, acheter en commun peut être source de problèmes et ce n'est pas ce que je suggérais. Ma proposition consiste plutôt à poser comme principe que le MJ achète ce qui lui est nécessaire (i.e. livre de base, Empire d'Emeraude, etc.). Pour les suppléments spécifiques (i.e. livres de clans), si les joueurs veulent les utiliser, ils les achètent. Sinon, ils s'en passent. Seigi a écrit Et pour finir, sur les suffixes.
En fait, si je me posais ces questions, c'est parce que les explications que je trouve sur internet et sur le bouquin sont parfois un peu approximatives. Je m'explique. Je parle moi-même japonais, et je tique donc clairement avec l'emploi qui est fait de certaines appellations. Je sais que ça peut être dû au fait que le japonais ancien et le japonais moderne sont différents, mais je pense que les sources des rédacteurs du bouquin sont réellement discutables. Non. C'est dû au fait que Rokugan n'est pas le Japon ! |
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| Auteur : | Seigi [ Mer 14 Jan 2009, 17:47 ] |
| Sujet du message : | |
Sans vouloir relancer le débat "Rokugan est-il comme le Japon?", il reste qu'on considère que la langue parlée est le japonais. Après tout, tous les noms sont japonais, même les noms de ville. Certains ont même un sens, même s'il n'a absolument aucun lien avec l'endroit en question (je pense à "Sukoshi zutsu", qui veut dire "juste un peu"). Moi il me paraît logique de penser que les règles linguistiques qui s'appliquent (même si effectivement, on est très proche d'un problème culturel) sont celles du Japon, et qu'ils ont juste fait quelques fautes, ce qui est normal vu qu'ils n'ont probablement pas engagé des traducteurs bilingues pour obtenir un peu plus d'authenticité ^^. M'enfin, je ne vais pas détailler plus mon point de vue, car sinon je vais vraiment relancer ce débat :P Et c'est vrai, Katsugi, que c'est probablement pousser un peu loin que de vouloir rechercher une telle authenticité. Mais si je me suis intéressé à ce JDR, c'est justement parce qu'il s'inspire en grande partie du Japon, donc j'aimerais coller dans mes parties le plus possible à l'esprit du Japon médiéval, ne serait-ce que pour l'aspect linguistique, vu que c'est un sujet qui me tient à coeur. Maintenant, j'ai bien conscience d'aller un peu loin, et que c'est quelque chose que la plupart des gens trouveront inutile :D Au fait, une interrogation vient de me revenir (et mon bouquin continuant de tourner entre les mains des PJ, je ne peux pas vérifier)... En occident, on avait un système de seigneurie basée sur les relations "seigneur / vassal". L'intérêt était que le vassal d'un homme était aussi le seigneur d'un autre. Est-ce qu'on retrouve aussi un principe de ce genre dans Rokugan? En gros, est-ce que le Daimyo a des représentants (avec donc leur domaine) dans des terres plus éloignées, de manière à couvrir tout le territoire du pays? Ces personnes pouvant donc faire office de maître pour les PJ (comprendre "le type pour qui ils bossent"). |
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| Auteur : | DarkLoïc [ Mer 14 Jan 2009, 18:47 ] |
| Sujet du message : | |
Sérieusement et sans aucune animosité (je préfère préciser, afin d'éviter les procès d'intention) : Seigi a écrit Sans vouloir relancer le débat "Rokugan est-il comme le Japon?", il reste qu'on considère que la langue parlée est le japonais. A ma connaissance, la langue de Rokugan est le rokugani (c'est écrit, noir sur blanc, dans plusieurs suppléments, autant que je m'en souvienne), pas le japonais, même si ça y ressemble. Seigi a écrit Après tout, tous les noms sont japonais, même les noms de ville. Non, ils sont rokuganis (cf. ci-dessus). Seigi a écrit Certains ont même un sens, Bien sûr qu'ils ont un sens ! Certains ont, aussi, un sens, en japonais, bien sûr, et c'est normal puisque, effectivement, la langue inventée par les auteurs, pour leur univers fictif, est inspirée du japonais. Seigi a écrit Moi il me paraît logique de penser que les règles linguistiques qui s'appliquent (même si effectivement, on est très proche d'un problème culturel) sont celles du Japon, Pourquoi ? AMHA, au contraire, il n'y a, justement, aucune raison pour que ces règles s'appliquent puisque Rokugan n'est pas le Japon, dixit les auteurs (oui je sais, c'est bien commode, mais c'est un fait et ça simplifie grandement lavie, croyez moi, quand on l'accepte comme tel Seigi a écrit et qu'ils ont juste fait quelques fautes, ce qui est normal vu qu'ils n'ont probablement pas engagé des traducteurs bilingues pour obtenir un peu plus d'authenticité ^^. L5A n'est pas un jeu sur le Japon ! Il n'a donc aucune vocation à prétendre à une quelconque authenticité. Il y a d'autres jeux qui font déjà cela très bien (Bushido, Sengoku, GURPS Japon, etc.). Seigi a écrit Au fait, une interrogation vient de me revenir (et mon bouquin continuant de tourner entre les mains des PJ, je ne peux pas vérifier)... En occident, on avait un système de seigneurie basée sur les relations "seigneur / vassal". L'intérêt était que le vassal d'un homme était aussi le seigneur d'un autre.
Est-ce qu'on retrouve aussi un principe de ce genre dans Rokugan? En gros, est-ce que le Daimyo a des représentants (avec donc leur domaine) dans des terres plus éloignées, de manière à couvrir tout le territoire du pays? Ces personnes pouvant donc faire office de maître pour les PJ (comprendre "le type pour qui ils bossent"). Rokugan possède une structure féodale simple. Elle suit le modèle théorique : Empereur Champions de Clans Daimyo de Familles Majeures Daimyo de Familles Vassales Daimyo provinciaux Gokenin Samurai Ji-samurai Certaines familles possèdent une double allégeance. Mais c'est très rare. En dehors de ça, il n'y a pas de boucles d'allégeances du type A est le vassal de B, lui-même vassal de A, comme il y en avait en occident. |
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| Auteur : | Kakita Inigin [ Jeu 15 Jan 2009, 09:14 ] |
| Sujet du message : | |
Citer quote:
-------------------------------------------------------------------------------- Originally posted by Seigi: Et pour finir, sur les suffixes. En fait, si je me posais ces questions, c'est parce que les explications que je trouve sur internet et sur le bouquin sont parfois un peu approximatives. Je m'explique. Je parle moi-même japonais, et je tique donc clairement avec l'emploi qui est fait de certaines appellations. Je sais que ça peut être dû au fait que le japonais ancien et le japonais moderne sont différents, mais je pense que les sources des rédacteurs du bouquin sont réellement discutables. -------------------------------------------------------------------------------- Non. C'est dû au fait que Rokugan n'est pas le Japon ! Je dirais même plus : le rokugani n'est pas le japonais moderne. (c'est comme si tu disais "le Japon moderne est un Etat féodal" ... ) j'ajouterais que, si à mes tables j'insère des éléments de la culture japonaise (bah oué, faut bien varier les suffixes du fils de l'Empereur et le nom des salles du Daidairi ... |
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| Auteur : | tamar [ Jeu 15 Jan 2009, 16:14 ] |
| Sujet du message : | |
est ce que L5R été traduit en japonais??? j'espère que non, sinon ce doit etre un beau supercalifragilisticexpidélicieux sur les forum L5R japonais. |
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| Auteur : | DarkLoïc [ Jeu 15 Jan 2009, 16:51 ] |
| Sujet du message : | |
| Auteur : | Gap [ Jeu 15 Jan 2009, 16:52 ] |
| Sujet du message : | |
Non. D'ailleurs, le jeu de cartes n'a jamais percé là-bas non plus, alors qu'il est diffusé ailleurs en Asie (il y a eu au moins un kotei aux Philippines à l'époque où je jouais, de mémoire). |
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| Auteur : | Seigi [ Jeu 15 Jan 2009, 21:08 ] |
| Sujet du message : | |
Inigin, j'ai moi-même dit que c'était probablement dû au fait que le japonais ancien était différent du japonais moderne. Je partais donc évidemment du principe que le Rokugani était inspiré du japonais ancien ^_^. Si tu relis mon message, tu remarqueras que j'exprime bien le fait que je suis conscient que je ne peux pas comparer complètement le japonais tel que je le connais, et le rokugani. Ensuite, c'est qu'une façon personnelle de voir les choses, mais quitte à inventer un langage, autant le faire ex-nihilo, non? Car sinon, je trouve ça un peu bizarre de se dire "on va utiliser le japonais à 95% comme langue, et sur le reste on fera des contre-sens, comme ça, pour le fun". Il serait normal que ce soit simplement un manque de volonté, et qu'ils n'aient pas souhaité faire plus de recherches pour obtenir un langage parfait (et dans ce cas là il faut plutôt partir du principe que la base est de suivre les vraies règles de japonais, quand on les connait). Maintenant, s'ils ont volontairement changé le sens de certains mots, alors là je trouve ça vraiment bizarre. Je sais pas, c'est comme si moi je créais un JDR, avec un monde appelé "Anglemer", inspiré de l'Angleterre, et dans lequel on trouverait des "castle". Sauf que ces "castle", dans mon monde, ce serait pas des châteaux, mais des cabanes au fond du jardin où s'accouplent des cochons et des perroquets (si si). Ou alors c'est comme si je disais qu'appeler un mec "sir" revenait à l'appeler "maraud". Ça apporterait pas grand chose :P Mais tu marques un point DL en disant que d'autres JDR recherchent à être fidèle au Japon de l'époque (Sengoku comme tu le citais), et que L5A n'en fait tout simplement pas partie, c'est un choix. Maintenant, je peux toujours dire que je trouve douteux "d'inventer" une langue en s'inspirant à 95% d'une déjà existante, mais comme je le dis souvent moi-même, "si quelque chose ne te plaît pas, tu es libre d'y mettre un terme". Bref, comme ce serait puéril de dire "C'est nul, pourquoi ils ont fait ça comme ça?!", je m'arrête ici ^_^. M'enfin bref, je vais appliquer la règle magique du JDR, qui est : "Aucune clause d'aucun contrat ne m'oblige à suivre les règles édictées dans un bouquin de JDR" :D . Donc jusqu'à ce que je fasse des recherches sur le japonais ancien, je me contenterai d'appliquer les même principes qu'en japonais moderne, en ajoutant des nuances logiques (on utilise pas -kun et -chan avec n'importe qui, on utilise -sama avec les personnes clairement supérieures, etc...). Et merci pour les dernières précisions DL. Avec ça je sais maintenant tout ce que je voulais :) |
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| Auteur : | DarkLoïc [ Jeu 15 Jan 2009, 21:15 ] |
| Sujet du message : | |
@Seigi : On est, AMA, très loin des 95% quand même ! D'autant plus que, dans la 3ème Ed., beaucoup de termes à consonnance japonaise ont été supprimés (i.e. les Compétences d'armes, par exemple). Seigi a écrit Et merci pour les dernières précisions DL. Avec ça je sais maintenant tout ce que je voulais
De rien. A ton service.
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| Auteur : | Kakita Inigin [ Ven 16 Jan 2009, 11:00 ] |
| Sujet du message : | |
Citer Mais tu marques un point DL en disant que d'autres JDR recherchent à être fidèle au Japon de l'époque (Sengoku comme tu le citais), et que L5A n'en fait tout simplement pas partie, c'est un choix.
En fait, là encore, il y a un problème : tu parles de quelle époque ? parce que, par exemple, le système féodale rokugani est inspiré du système occidental, alors que le système féodale japonais évolue considérablement entre l'époque de Nara et celle d'Edo, avec des transferts progressifs des fonctions de Direction nominale des terres, d'administration civile, de levée des impots, d'entretien de forces de milice ... bref, entre Nara, Muromachi, Ashigaka, le Sengoku Jidai, et Edo, tu as au moins 5 systèmes féodaux différents (et qui attribuent des sens différents aux mêmes termes), avec des états transitoires à chaque fin/début de période (et la superposition de plusieurs systèmes en même temps). |
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| Auteur : | tamar [ Ven 16 Jan 2009, 15:58 ] |
| Sujet du message : | |
Katsugi a écrit Non. D'ailleurs, le jeu de cartes n'a jamais percé là-bas non plus, alors qu'il est diffusé ailleurs en Asie (il y a eu au moins un kotei aux Philippines à l'époque où je jouais, de mémoire).
merci pour cette réponse, mais j'ironisais. je me pose autant la question de savoir si rokugan est proche ou non du japon à une quelqconque de ses époque que la question de savoir si les secret de la 7mers s'inspirent ou non d'une époque quelconque de l'europe. |
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