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Auteur :  ZedroS [ Ven 13 Août 2004, 03:49 ]
Sujet du message : 

Les forces de la coalition donnent l'assaut à Nadjaf
LE MONDE | 12.08.04 | 12h49 • MIS A JOUR LE 12.08.04 | 16h20
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L'opération visant à "détruire la milice" de Moqtada Al-Sadr a été lancée jeudi matin. Au total, 165 personnes ont été tuées et près de 600 ont été blessées dans des combats survenus au cours des dernières vingt-quatre heures en Irak, a annoncé en milieu de matinée le ministère de la santé irakien.

"Les opérations majeures pour détruire la milice ont commencé" à Nadjaf. L'annonce en a été faite, jeudi 12 août aux premières heures de la matinée, par le major David Holahan, officier commandant le premier bataillon du 4e régiment de Marines américain. Cette annonce est survenue après huit jours de ce qui ressemblait à une guerre de positions, marquée par des échanges de tirs entre l'armée américaine, la police et la Garde nationale irakienne d'une part, les miliciens de l'Armée du Mahdi, du chef radical chiite Moqtada Al-Sadr, d'autre part.

Hormis quelques percées rapidement repoussées, aucune des deux parties n'avait encore réussi à prendre racine sur le "territoire" de l'autre. Des militaires américains avaient pour leur part admis avoir été impressionnés par la ténacité des miliciens chiites. Commentaire, peu élégant, et néanmoins éloquent du capitaine McFall : "Je pense que ces gens-là ont une infrastructure de reproduction, qu'ils font du clonage."

Jeudi 12 août en milieu d'après midi, les miliciens chiites contrôlaient toujours le coeur de la vieille ville de Nadjaf, et les alentours du mausolée de l'imam Ali. Les troupes américaines et les forces de sécurité irakiennes bloquaient quant à elles toutes les voies menant au mausolée.

Les forces américaines bombardaient également des positions de miliciens à proximité de la maison de M. Sadr dans la vieille
ville. Des véhicules blindés américains ont pénétré dans le quartier Al-Ichtiraki dans l'est de Najaf, alors que des hélicoptères survolaient la zone. Le bruit de puissantes explosions provenait de cet endroit d'où s'élevait une épaisse colonne de fumée noire. Il était dans l'immédiat impossible de dire si Moqtada Al-Sadr se trouvait à son domicile.

D'après le major Holahan, des milliers de soldats américains prennent part à l'offensive. Prendre le contrôle du mausolée n'est pas un objectif en soi, mais "pourrait l'être", a dit Holahan. Les responsables militaires américains affirment que pour entrer dans le mausolée, une autorisation du premier ministre irakien, Iyad Allaoui est indispensable et qu'en tout état de cause toute opération visant le mausolée serait effectuée par des membres de la Garde nationale irakienne et non les troupes américaines.

Dès les premières heures de la matinée, des tirs incessants de canon de chars et de mitrailleuses lourdes des Marines avaient été déclenchés en direction du centre-ville, où sont retranchés les partisans de Moqtada Al-Sadr. Deux hélicoptères américains survolaient dans le même temps le cimetière de la ville sainte chiite, place forte des insurgés de l'Armée du Mahdi. Le plan militaire semblait indiquer une opération en tenaille des forces américaines et des policiers et gardes nationaux irakiens contre les miliciens chiites. Des tirs à l'arme automatique étaient également perceptibles. Des nuages de fumée noire étaient visibles dans le cœur historique de Nadjaf, où se trouve le mausolée de l'imam Ali.

La veille, l'armée américaine avait annoncé la couleur. Dans un communiqué, elle avait indiqué que "les Marines, les soldats américains et la Garde nationale irakienne continuent des exercices conjoints en préparation d'assauts majeurs contre les forces ennemies dans la ville de Nadjaf". Le gouverneur de Nadjaf, Adnane Al-Zorfi, avait toutefois démenti ces affirmations. Le vice-gouverneur, Jawdat Kadem Najm Al-Qoreichi, avait démissionné pour protester contre les "opérations terroristes américaines" dans la cité sainte.

Le responsable des services de santé de Nadjaf, Falah Al-Mahani, avait affirmé que le siège de la ville avait provoqué une "véritable catastrophe". "Les ambulances sont empêchées par les parties au conflit de parvenir jusqu'aux blessés. Nos personnels ne parviennent pas à se rendre dans les hôpitaux. Nous sommes paralysés", a-t-il assuré.

Moqtada Al-Sadr, qui se trouve à Nadjaf, avait appelé ses partisans à continuer le combat, même s'il était lui-même fait prisonnier ou "tombait en martyr". Il avait "remercié les chers combattants à travers l'Irak pour tout ce qu'ils ont fait pour combattre l'injustice". Ses partisans avaient menacé de dynamiter les oléoducs et les infrastructures portuaires de Bassora si l'assaut était donné à Nadjaf.

Dans la nuit de mercredi à jeudi, au moins 75 personnes avaient été tuées et 150 autres blessées dans la nuit dans la ville de Kout, à 180 km au sud-est de Bagdad, par des bombardements de l'aviation américaine, selon le ministère irakien de la santé. Des partisans de Moqtada Al-Sadr et de nombreux civils, dont des enfants, figurent parmi les victimes, selon Khader Fadal Arar, directeur de l'hôpital de Kout.

Quelques heures plus tôt, deux gardes nationaux avaient été tués dans des combats qui avaient éclaté dans la ville, lorsque les miliciens avaient bloqué des rues, attaqué le siège de la mairie et occupé le bâtiment du gouverneur de la province. D'après un porte-parole du gouverneur, ce dernier a été menacé de mort par l'Armée du Mahdi pour avoir refusé de proclamer la sécession de la province, afin qu'elle ne dépende plus du gouvernement intérimaire irakien.

Jeudi matin, dans un vaste mouvement de solidarité, plusieurs milliers de chiites sont descendus dans les rues de Bassora et d'un quartier de Bagdad, pour protester contre l'offensive lancée par les forces américaines contre Nadjaf. "Longue vie à Sadr. L'Amérique et Allaoui - le premier ministre - sont des infidèles", scandaient plusieurs milliers de manifestants à Bassora. Des miliciens en armes, des religieux et des responsables locaux ont pris part au défilé.

Une manifestation similaire s'est déroulée à Bagdad, dans le quartier chiite de Kadimiya. "Allaoui est l'ennemi de Dieu", criaient les participants. - (AFP, AP, Reuters.)

Un soldat britannique tué à Bassorah

Un soldat britannique a été tué et un autre a été grièvement blessé jeudi par l'explosion d'un engin piégé au passage de leur
patrouille dans la ville de Bassorah. Un engin piégé posé au bord d'une route "a explosé au passage de la
patrouille, tuant un soldat et en blessant un autre grièvement", selon le porte-parole de l'armée, Ian Clooney.

De source officielle, 63 militaires britanniques ont été tués depuis le début de l'invasion américano-britannique de l'Irak en mars 2003. - (AFP)

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 247,0.html

Auteur :  ZedroS [ Ven 13 Août 2004, 03:50 ]
Sujet du message : 

E n tout cas je ne leur souhaite pas de faire un martyr mediatique aux americains... Un homme, ca s'emprisonne, ca se tue, mais un martyr...

Par ailleurs, pourquoi ils bombardent Kout les americains ? Je comprends pas trop, le gros de l'action est sur Nadjaf non ? Ils veulent pouvoir avancer des chiffres importants d'ennemis tues ou quoi ?

Auteur :  ZedroS [ Ven 13 Août 2004, 04:04 ]
Sujet du message : 

US troops storm rebel cleric's Najaf home
By Donald Macintyre in Baghdad

13 August 2004

US troops began a determined offensive yesterday designed to tighten the military cordon round more than 1,000 Shia gunmen using the holy sites of Najaf as their base.

As marine units moved to isolate the insurgents loyal to Muqtada Sadr, American troops reportedly stormed the house of the absent radical Shia cleric, believed to be hiding elsewhere in the city.

US forces stopped short of mounting at least for the time being the full-scale ground and air assault some officers had threatened to launch against the insurgents occupying the sacred Imam Ali shrine and the city's ancient cemetery.

But they continued attempts to isolate the Sadr militia from supplies and reinforcements. Sadr, the son of a cleric assassinated by Saddam Hussein in 1999, has set himself up since April as a rival to moderate Shia leaders by posing as the champion of Iraqi resistance to the US-led occupation.

In the eighth day of heavy fighting in Najaf, mortar and gunfire continued in the Najaf cemetery, wounding at least two American soldiers. The US military says hundreds of gunmen of Sadr's Mehdi Army have died in the fighting.

A column of US tanks lined one edge of the Wadi al-Salam cemetery while snipers crawled on the roofs of nearby one-storey buildings to fire at insurgents, according to an Associated Press reporter embedded with American troops.

In Basra, the country's mainly Shia second city, a British soldier was killed the second within three days and another seriously wounded when a roadside bomb exploded. Marc Ferns, 20, died, and Sergeant Kevin Stacey, 26, was left fighting for his life after an incident that the Ministry of Defence said may have been a deliberate ambush of an Army patrol.

Health ministry officials said five civilians had been killed in Najaf by late afternoon. But this was a fraction of a rapidly increasing death toll as US and Iraqi forces used airpower as well as ground defences in an attempt to suppress a series of uprisings across the country in response to the siege of Najaf, the spiritual centre of Shia Islam.

Easily the worst casualties for a single city in the previous 24 hours were an estimated 72 Iraqis killed in US air attacks and fierce fighting in Kut, 100 miles south-east of Baghdad, after insurgents attacked the city hall, police stations and Iraqi national guard barracks.

But the health ministry said that since Wednesday morning a total of 172 Iraqis had been killed as well as 643 injured. The ministry did not attempt to break down the total between militants and what appeared to be a rapidly growing number of deaths of civilians. The figures included at least 25 killed in Baghdad as fighting spread from the main battleground of Sadr City to half a dozen other districts of the capital.

Amid signs of restiveness in other Muslim capitals over the fighting around Najaf's mosque compound, Egypt urged the US-led coalition to rely on dialogue and the foreign ministry of Iran said the international community should intervene to prevent "the massacre of defenceless Iraqi people". Both Iraqi ministers and coalition governments have previously accused Iran of fuelling the insurgency.

Iraq's most venerated Shia cleric, the Grand Ayatollah Ali al-Sistani, who left Najaf for London a week ago on a visit whose timing diplomats and his aides have insisted was determined only by a course of medical treatment for a heart condition, expressed "deep sorrow and great worry" about the fighting.

A statement from his office called for a ceasefire "to preserve the holy sites" and said it was "continuing to exert efforts with all sides, Iraqi officials and others, to put a quick end to the current situation".

The statements underlined a dilemma for US and Iraqi forces undoubtedly aware of the volatile and unpredictable reaction in Iraq and beyond to any "final" military incursion into the holy sites to clear them of gunmen, not least one which could damage the holy Imam Ali shrine itself. The dome of the ancient shrine in Najaf covers the tomb of Imam Ali, considered to be the leader of the Shia, who was the cousin and son-in-law of the Prophet Mohamed.

The interim Iraqi Prime Minister, Iyad Allawi, denounced the "complete criminality" of the insurgents and repeated earlier calls for them to lay down their arms, adding: "Our brave troops never targeted the sacred holy shrine but the militia have made the site a target by occupying it."

The Interior Minister, Falah al-Naqib, declared that no US soldiers would enter would enter the Imam Ali shrine and stressed that only Iraqi police and national guardsmen would go in there. Several thousand Shias took to the streets in demonstrations in Basra and the Baghdad district of Kadmiah to protest the operations in Najaf.

* The Iraqi interior ministry said it had "no intention" of arresting the former Governing Council member Ahmad Chalabi in response to a warrant issued on counterfeiting charges "until finalising legal measures". The Iraqi National Congress, which Mr Chalabi leads, says he has returned to Iraq but will give no details of his whereabouts.

* A militant group calling itself The Master of Martyrs said it had seized a group of Arab truck drivers transporting equipment to US forces, according to a video shown yesterday on al-Jazeera television. The video showed three men, who identified themselves as Osama Moneer Eisa from Syria, and two men from Lebanon, whose names were not audible.

http://news.independent.co.uk/world/mid ... ory=550820

C'est marrant, ici, en Australie, la couverture de ces evenements est vite faite, certes en debut de journal televise mais bon il y a tout de meme peu d'images et ils en parlent peu. Cependant, les evenements ont l'air d'avoir une ampleur sur place....

Auteur :  ZedroS [ Ven 13 Août 2004, 04:07 ]
Sujet du message : 

Was the tragic suicide of a TA soldier his final protest against an unjust war?
By Jonathan Brown

13 August 2004

Peter Mahoney found it hard to settle into normal life after returning from the war in Iraq. Last week, he put on his Territorial Army uniform for one last time, his head freshly shaved, and returned to the home that he had, until five weeks earlier, shared with his wife and four children.

Attaching a hosepipe to the exhaust of the family car, parked in the garage of their home in Botcherby, a small estate on the outskirts of Carlisle, he started the engine.

His experiences as a soldier attached to the Royal Logistics Corps, ferrying medical supplies and injured soldiers between the front line and British Army field hospitals near the Kuwaiti border, had left him deeply scarred and suffering from depression.

He had never believed in the war and had been a vocal critic within his local community of the British Government's decision to invade Iraq. He had publicly accused Tony Blair of being George Bush's "puppet". Like many who opposed the invasion, he thought weapons of mass destruction were a "smokescreen". The real issue, he contested, was seizing Saddam's oilfields.

He was discovered by Donna, his childhood sweetheart to whom he had been married for almost 21 years. Even though the couple had been recently separated, they were trying for a reconciliation, hoping to go on a family canal boat holiday.

Emergency services however were unable to resuscitate him. He was 45 years old.

During the war, Donna, a staff nurse at the Cumberland Infirmary, had set up a support group for other wives facing the worry and isolation of being left at home while their partners fought in Iraq.

She also kept a diary revealing the distress the conflict was causing their children - Matthew, 18, Ashley, 16, Ben, eight, and Vicky, five.

Soon after his return, Mr Mahoney gave an interview to his local newspaper revealing the deep-rooted concern among many of those he served alongside in the TA in the Gulf. The Iraqi military, far from being well-equipped with the latest weaponry, were firing "sticks and stones", little match for the might of the Allies.

"The consensus among the troops was we were in Iraq so George Bush could seize control of the oil fields. All this talk of weapons of mass destruction was simply a smokescreen as far as we were concerned. There was certainly no evidence they existed," he said.

"I think Tony Blair was just following whatever Bush said. He was simply his puppet. He got in too deep and couldn't back out. From what we saw Saddam's regime did not have advanced weapons. Iraqi troops were using ancient Russian machines. They were firing sticks and stones. They might as well have had catapults."

Mr Mahoney was not afraid of military conflict. He had volunteered to serve in the conflict in Bosnia. But this time it had been different and he had been on the verge of quitting the TA when his call-up papers arrived.

At the time, Donna had urged the Government to rethink the war. It was "somebody else's battle," she said. None the less, in March 2003, the family travelled to a military centre at Salisbury Barracks to say farewell to Mr Mahoney before he flew to Kuwait.

He had spent three weeks in training, receiving a cocktail of anti-biological warfare injections. But despite the niggling doubts, his curiosity and sense of adventure prevailed.

"He joined the TA because he wanted to experience Army life and do something useful for his country,'' said Donna, whose own father had served in the Army for 24 years.

Startled by the ferocity of the fighting, she watched the war unfold on television. The family prayed at the local cathedral and met others for support at a local library. There was a candle-lit vigil at the town hall. But the children bore the brunt of the separation.

At the time, she said: "The kids had to cope with nasty comments at school about their father being killed. Watching the TV while the war was on was difficult as there was coverage on every channel.

"My little girl clings on when we go to school - she knows he's gone to war.'' Some of the children developed sleeping problems and the family ended up sharing a bedroom.

Communication was difficult. The flow of letters and parcels was one way. Telephone calls, when they came, were brief.

Mr Mahoney eventually returned on Vicky's birthday in July 2003. It was a special day for the family. Donna said: "Not only was it Vicky's best birthday present so far but it probably won't ever be beaten. We were all ecstatic to see Peter again."

Concluding that he had done his bit for his country, Mr Mahoney prepared to return to work at a local poultry plant. But all was not well. Despite leaving the TA in September to give his family "peace of mind" he could not shake the memories of the Middle East and was unable to share his feelings.

"Iraq changed him. I don't know what happened because I wasn't in his head but it changed him. He was a broken man. I really don't know what happened out there," said Donna. He became depressed but did not undergo treatment.

His decline is recorded by two photographs. In one, taken before Iraq, he is happy and smiling. On his return his demeanour has transformed. "You can see how he was and you can see how he changed. He was so lively before he went, so happy. Then when he came back - I don't know - he'd lost his character." The relationship deteriorated, but neither gave up hope. Mr Mahoney took a new job working in recycling for the local authority.

But, on 3 August, he took his own life. The reason why he put on his old uniform and shaved his head in military style is unclear. It may have been a final protest against the war, Donna will not speculate. The cause of death given at his inquest was carbon monoxide poisoning.

On Tuesday, more than 150 mourners gathered at St Aidan's Church - where the couple were married, and two of their children baptised. There were members of the TA and friends from the couple's life together in this close-knit and friendly community.

A classic motorbike led the procession, and his coffin was draped in a Union flag.

Canon David Baxter who had officiated at both wedding and baptisms, led the service. He said: "Peter was a good friend of my son Andrew, who committed suicide himself in 1986 when he was 23. I know what the family must be going through."

He said: "On his return from Iraq, I hear his personality changed quite dramatically and - if that is the case the war in Iraq has done him a great disservice."

As for Donna, she is left to pick up the pieces.

She said: "I loved Peter and I have always loved him. We were like chalk and cheese but we were so in love.

"We are all so sad that this has happened. The whole family love him, his friends love him. They can't believe what has happened. The children are absolutely devastated."

A FAMILY'S RECORD OF WAR

7 MARCH 2003

"He [Peter Mahoney] joined the TA because he wanted to experience army life and do something useful for his country. He volunteered to go to Bosnia in October 1998 because he thought it was a good idea. But this time it's different. We just don't understand the moral point of this war."

Donna Mahoney

17 MARCH 2003

"Waiting for President Bush and Tony Blair to say we are at war is terrifying but it also means all this uncertainty will have come to an end. My children are scared, the little ones miss their dad. My daughter Vicky sticks like glue to her teacher at school. She is scared that other people she loves will leave too."

18 MARCH 2003

"My eyes sting with the lack of sleep. My heart pounds with fear of the unknown and the ache for my husband Peter ... Please God, bring my baby home. Protect him and all the other soldiers over there."

21 MARCH 2003

"We just hope this war will soon be over and we pray for our loves ones that they remain safe, and we pray for the people of Iraq - and the families of the 16 soldiers who died today.''

24 MARCH 2003

"It was such a shock to see how quickly the war had erupted. The whole of Baghdad's skyline was lit up. The sight was awesome. The casualty list was limited for such devastation ... I took Ben and Vicky to the cathedral to light a candle and say a prayer, not only for their daddy but for everyone."

16 JULY 2003

"The general consensus among the troops was that we were in Iraq so George Bush could seize control of the oilfields. All this talk of weapons of mass destruction was simply a smokescreen as far as we were concerned. There was certainly no evidence they existed."

Peter Mahoney

"Not only was it Vicky's best birthday present so far but it probably won't ever be beaten. We were all ecstatic to see Peter again."

Donna Mahoney

SEPTEMBER 2003

"I will be happy to turn my back on the TA. It also gives my wife and children peace of mind."

Peter Mahoney

23 DECEMBER 2003

"The kids had to cope with comments at school about their father being killed. Watching the TV while the war was on was difficult. It was on every channel."

Donna Mahoney

"He was a broken man. I don't know what happened out there ... He was so lively before. Then when he came back, he'd lost his character."

Donna Mahoney

http://news.independent.co.uk/uk/this_b ... ory=550846

Auteur :  ZedroS [ Ven 13 Août 2004, 04:12 ]
Sujet du message : 

On continue, cette fois on s'en prend aux mechants iraniens :

Rift grows as Iranians caught fighting for Sadr

Michael Howard in Baghdad
Friday August 13, 2004
The Guardian

Security officials in Baghdad were last night urgently investigating the background of 30 Iranians who were caught fighting for a rebel Shia cleric in Iraq, amid mounting concern over the involvement of the Tehran regime in the uprising.

The Guardian has learned that the most senior members of the Iraqi government were briefed about the capture of the men yesterday, and also told of other evidence that fighters and equipment have been crossing the border from Iran.

The 30 men were captured in the southern city of Kut on Wednesday and officials are trying to establish whether they have any links to Tehran.

"We are checking their identities but if they are found to have links to the Iranians then that would be tantamount to a declaration of war by them," said a senior Iraqi source, who spoke on condition of anonymity.

The source said members of Iraq's national security committee had yesterday been presented "with revealing information about the extent of Iranian involvement in Iraqi affairs", which was being taken seriously at the "highest echelons of government".

There was increasing frustration "at our neighbour's apparent indifference to cross-border security, despite promises of cooperation".

The source said two trucks laden with weapons destined for the fighters of the militant cleric, Moqtada al-Sadr, had been stopped at the Iranian border on Wednesday night.

Sabbah Kaddim, a senior adviser at the ministry of the interior, declined to confirm the seizure of the two trucks or the arrest of the Iranians. But he confirmed "there were a number of non-Iraqi elements" captured in Kut.

He added: "There has been a continuous stream of vehicles over the last few weeks trying to ferry arms across the border from Iran.

"We catch some, others must get through. The trouble is knowing who exactly is behind all this."

The violence between US and Iraqi forces and Mr Sadr's supporters has destabilised Shia areas of the capital and several cities across southern Iraq where Iranian influence is at its strongest.

Baghdad knows the unrest poses a critical test of strength for the interim administration of Ayed Allawi, whose success will be judged on the ability to deliver a secure environment in which to hold the country's first post-Saddam elections, scheduled for next January.

Iran denies stirring up violence in Iraq. It says it does not knowingly let fighters cross the long border between the two countries, but accepts that some might cross illegally.

Foreign fighters account for only a fraction of the insurgents in detention in Iraq.

Relations between Iran and Iraq, who fought a ruinous war from 1980-88, have plummeted in recent weeks. Iran yesterday summoned Iraq's top envoy in Tehran over the alleged arrest in Iraq of several reporters from Iran's state news agency and the fate of a kidnapped Iranian diplomat. Iran also denounced the assault by US marines and Iraqi forces in the holy Iraqi city of Najaf as "inhumane and horrible".

Foreign diplomatic observers in Baghdad have been alarmed by the "stoking up of tension" between the two neighbours. One senior diplomat said the Iranians were pursuing their activities in Iraq "more aggressively than three months ago, and they were hardly passive then".

Some foreign diplomats, however, question whether Iran would be able to do anything in Iraq than other than "stir things up a bit".

"Iranians will never be fully trusted by a majority of the Shia in Iraq," said one, suggesting there was not much the Iraqi government could do other than keep relations at a manageable level and allow the "game to play out in Iran, between those who want to help Iraq and those extremists who want to see the whole thing fail".

The differences among hawks and doves on the Iranian side are mirrored in the administration of Mr Allawi, some of whom represent political parties with ties to Tehran.

The Iraqi finance minister, Adel Abdel Mahdi, a senior member of the Supreme Council for Islamic revolution in Iraq, described cooperation between Iran and Iraq as "positive" after he led a large delegation to Tehran last week to attend a conference on reconstruction. Iran was one of the first to recognise the new Iraqi government and has also invited the interim prime minister Mr Allawi for an official visit.

An interior ministry official said yesterday: "We do have problems, but we believe that we can take the problems to the Iranian side and discuss them.

"The invitation was something of a surprise but it perhaps is an acknowledgment that Iran realises that things could get out hand in the south. It is not in their interests for there to be chaos. Many many Iraqi Shia are against what Moqtada al-Sadr are doing, and the sensible elements of the Iranian government know that. We believe we can develop better relations if we are honest with one another."

But one Iraqi diplomat, a former member of the Iraqi opposition who took part in the postwar planning, said: "You know we didn't misread the reaction of the Shia in postwar Iraq, as many analysts have suggested; our big failing was to misread the reaction from our neighbours. They really don't want to give us a chance."

http://www.guardian.co.uk/Iraq/Story/0, ... 15,00.html

L'Iraq en images, c'est aussi sur le Guardian :
http://www.guardian.co.uk/gall/0,8542,1281744,00.html

Auteur :  ZedroS [ Dim 15 Août 2004, 07:21 ]
Sujet du message : 

Un peu de hors sujet mais j'aime la polemique alors bon...

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 161,0.html

POINT DE VUE
Je hais l'islam, entre autres..., par Patrick Declerck
LE MONDE | 11.08.04 | 13h35
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Kant rendait hommage à Hume pour l'avoir éveillé de ses années de somnolence dogmatique. Mais s'il était une somnolence dogmatique particulière à la démocratie ? Mais si la démocratie, au-delà de ses institutions politiques, avait la propriété sournoise et insidieuse de créer, de par ses prolongements idéologiques, un effet opiacé, soporifique ? Une douce sidération de la pensée ? Quelque chose comme l'équivalent de l'incision des lobes frontaux, laissant le sujet citoyen plaisamment semi-conscient, mollement béat.

Mais si la démocratie était en fin de compte aussi une maladie mentale ?


Ainsi, par exemple, la proposition : "Je hais l'islam." Voilà bien quelque chose qui, en bonne compagnie, ne se dit pas. Et ce pour plusieurs raisons, qu'ânonnent, dans un bel ensemble, les boy-scouts de tout bord.

D'abord, en ces temps de tolérance programmatique et de vacuité d'un respect exigé a priori, "haïr" ne se fait plus. C'est même pratiquement illégal. Et d'un laisser-aller des plus odieux... Ainsi, nos dogmes politico-religieux - et la démocratie a placé l'homme à la place très exacte qu'occupait la divinité dans l'ancienne architectonique de la théologie chrétienne - nous interdisent de penser l'ennemi, de le concevoir, de se le représenter. Bref de le haïr.

Un bel esprit, bien scrupuleusement de centre gauche, annonçait récemment qu'il n'avait pas d'ennemis. Enfant ! Comme si le choix était possible, comme si l'ennemi était subjectif... La subjectivité, l'affect, l'émotion, voilà aujourd'hui ce qui, pour les démocrates, tient lieu de pensée.

Aussi la question se pose : la démocratie permet-elle, dans son fondement, dans son essence même, qu'existe encore un fait ? Un fait objectif ? Que subsiste, quelque part, l'heuristique morsure du principe de réalité ? Non. Non, car la démocratie n'est in fine que le dernier masque avili et souillé du christianisme, cette vieille consolation des esclaves de Rome. Cette religion fondée par un homme tellement affolé par la perspective du conflit œdipien face à un père réel qu'il alla jusqu'à s'imaginer, malheureux psychotique, un père céleste... Or "la guerre et le courage ont fait plus de grandes choses que l'amour du prochain. Ce n'est pas votre pitié mais votre vaillance qui jusqu'à présent a sauvé les malheureux." Ainsi parlait Nietzsche ! Ainsi parlait Zarathoustra ! Ainsi parlait la virilité !

En attendant, en face, on s'organise. On s'organise, on planifie, on égorge et on décapite... Je hais l'islam... Mais on ne critique pas l'islam. Ou alors, seulement avec une très prudente obséquiosité et mille précautions langagières. En s'entortillant, confus, dans la périphrase, le néologisme et la litote : ce n'est pas d'islam, mais d'islamisme qu'il s'agirait. Pas de religion, mais de fanatisme. Pas de contre-racisme, mais de communautarisme...

Et l'on se tourne vers les discutables secours des recoins de l'histoire. Morceaux soigneusement choisis. De l'islam, on vante avec nostalgie le passé brillant. On exhume l'un ou l'autre érudit, de préférence sourd, aveugle et sénile. Ça ne manque pas. On le dépoussière rapidement. Et on lui fait rappeler fort à propos que, cependant, Avicenne, au XIe siècle...

Très drôle vraiment ! Un peu comme si Erasme, More et Montaigne effaçaient, de par leur seule grandeur, le scandale des guerres de religions interchrétiennes ou celui de quatre siècles de livres mis à l'Index par l'Eglise de ces catholiques, forts récents champions de la tolérance tout-terrain. Et fort récents parce que, faut-il le rappeler, fort récemment contraints à le devenir...

Les religions sont des névroses de l'humanité, disait Freud. Mais il est, n'en déplaise, névrose et névrose... Le judaïsme tend à la névrose obsessionnelle : le rite pour le rite. Au cœur du christianisme se tapit l'espoir anxieux de noyer le pulsionnel dans un indifférencié asexué : l'amour christique, cette tisane tiède... L'islam, lui, tend à rendre fou parce qu'il instaure un partage entre les sexes extraordinairement et spécifiquement pathologique : une horreur et une terreur de la femme et de sa jouissance sexuelle fantasmée comme toute-puissante.

Face à cette dernière, il ne reste d'autre solution à l'homme que l'oppression farouche de toute féminité. Oppression d'autant plus radicale qu'elle a pour fonction première de recouvrir de son voile phobique le vertige secret, intime, muet, mais omniprésent, de l'impuissance masculine et de son éternel compagnon, la répulsion-tentation de l'homosexualité latente... D'où la nécessité aussi de l'alliance érotisée et défensive des "frères" de l'islam. Devant les hallucinatoires menaces du vagin denté, la sécurité et la fuite résident dans le nombre. Ainsi, pour se protéger, l'homme musulman vit-il en banc. Comme les petits poissons...

Je hais le fait religieux en général, parce qu'il aliène l'homme en lui faisant prendre des messies pour des lanternes. Je hais l'islam en particulier, parce que l'islam est un système d'oppression tragique des deux sexes.

En attendant, en face, on s'organise. On s'organise, on planifie, on égorge et on décapite... J'entends bien qu'indiscutablement une majorité de musulmans désapprouvent ces actes. Pourtant je persiste à haïr l'islam, parce qu'en tant que système de pensée et d'être au monde il permet la guerre sainte. Il permet la charia.

L'égorgement et la décapitation y sont toujours présents, ne serait-ce qu'en tant que possibilité structurelle, car il est au cœur de l'islam, un topos pour cela. Tout comme la pensée tardive de Marx abrite, en son sein, la pérenne potentialité des affres des dictatures prolétariennes. Tout comme le christianisme est inextricablement, consubstantiellement vérolé d'antisémitisme...

Cette haine de l'islam, je revendique publiquement le droit de l'exprimer. Publiquement. Quitte éventuellement à transgresser, oui, les lois de la République. Car dénoncer aujourd'hui les féroces imbécillités des croyances religieuses est plus qu'un plaisir, c'est un devoir. Et un honneur. Celui de montrer qu'il est possible d'exister debout, sans béquilles et sans illusions.

En ces temps où, une nouvelle fois, la religion fait la guerre, il urge de revendiquer encore, et toujours, et hautement, la dignité supérieure de l'homme sans dieu.

Patrick Declerck est psychanalyste et écrivain, auteur de "garantie sans moraline" (flammarion, 2004).
• ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 12.08.04

Auteur :  ZedroS [ Lun 16 Août 2004, 03:23 ]
Sujet du message : 

Bon, j'espere que je ne derange personne avec ma mise a jour reguliere de ce thread. Si c'est le cas cependant, dites le et j'arreterai !

Au programme du jour, de la torture par le gouvernement provisoire (enfin je ne sias plus trop le nom officiel de cette entite) :
http://www.guardian.co.uk/Iraq/Story/0, ... 84,00.html
No Pentagon inquiry into abuse by Iraqis at prison

Suzanne Goldenberg in Washington
Monday August 16, 2004
The Guardian

A unit of the Oregon national guard was ordered not to intervene on behalf of Iraqi prisoners who were being beaten and starved by their Iraqi jailers, it has emerged.

The order, which compelled US forces to withdraw from a compound of Baghdad's interior ministry housing dozens of prisoners, was issued on June 29, the day after Iraq formally returned to sovereign rule under the interim administration of Iyad Allawi.

The episode, reported in the Oregonian newspaper, was the first known instance of abuse by the new Iraqi authorities, the publication claimed.

Under the terms of the handover, all forces in Iraq remain under Pentagon command, not that of the fledgling Iraqi government. US military codes require troops to report abuse.

The US embassy in Baghdad confirmed the incident, and said it had asked Iraq's interior ministry to explain the "brutality". The Pentagon said it had no plans to investigate.

The Oregonian said that through his rifle scope, a US sentry near the ministry compound saw an Iraqi in civilian dress beating a handcuffed and blindfolded prisoner in the prison yard. The soldier radioed his headquarters, threatening to shoot the Iraqi guards if there was no intervention. The battalion commander then led a procession of Humvees into the yard and took control of the prisoners.

Captain Jarrell Southall, the only soldier willing to come forward publicly, told the paper that many prisoners had belt bruises and were barely able to walk; one had been shot in the knee. They appeared to have been accused of ordinary crimes.

The policemen denied abuse and the Americans were ordered to withdraw.

La conference sur le futur politique du pays a l air de continuer malgre quelques tentatives d interruption, ce qui est plutot de bon augure (ce = que ca continue) :

Blasts shake Iraq conference

Violence in holy city and capital threaten talks on democracy

Luke Harding and Michael Howard in Baghdad
Monday August 16, 2004
The Guardian

Insurgents yesterday launched a concerted effort to disrupt an historic national conference in Baghdad when they lobbed mortars at the venue where the assembly was being held, killing two people.

Soon after delegates from around the country had begun debating, an explosion ripped into a taxi and bus stand a few hundred metres away. At least 17 people were injured.

The blast rattled windows at the venue for the three-day conference, a key step towards democracy and elections, but no one inside was hurt.

Opening the conference inside Baghdad's heavily fortified "green zone", Iraq's prime minister, Ayad Allawi, told some 1,300 delegates that the country needed to push on in its efforts to create democracy after decades of brutal rule under Saddam Hussein.

"Your presence here today is the biggest challenge to the forces of darkness that want to tear this country apart," he said. "This is not the end of the road, it is the first step on the way to democracy."

The political and religious leaders gathered for the meeting will choose a 100-member assembly, or national council, to oversee the interim government until elections are held, theoretically in January.

But the prime minister's comments were undermined by new fighting in the holy city of Najaf, and confusion over how his interim government intends to resolve its 10-day standoff with the radical Shia cleric Moqtada al-Sadr.

Explosions and gunfire rattled through the centre of Najaf again yesterday as US troops in armoured vehicles and tanks returned to the streets. Dozens of explosions from tanks shells and mortars reverberated across the city's vast cemetery, where fighters from Mr Sadr's Mahdi army have been hiding.
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An American tank shell landed near the outer wall of the Imam Ali shrine, where the Mahdi militia has its base, killing one fighter, according to witnesses. "The shrine was not hit," Ahmed al-Shaibany, an aide to Mr Sadr added.

Last night Iraqi police ordered all journalists to leave Najaf. Four police cars surrounded a hotel where journalists were staying and presented the order, signed by Najaf's police chief, Brigadier Ghalib al-Jazaari, the Associated Press news agency reported. Police said reporters who remained would be arrested, journalists said.

The renewed violence in Najaf followed the apparent collapse of talks to end the crisis. On Saturday Iraq's national security adviser, Mouwaffaq al-Rubaie, said he had given up trying to negotiate a deal with Mr Sadr, who has demanded that the US withdraw from the city and free his captured fighters.

"After three days, my government thought there was no use in continuing," Mr Rubaie said. Mr Sadr's aides claim a deal was agreed, but fell through after Mr Allawi torpedoed it.

The fighting in Najaf during the past 10 days has spread to seven other Shia cities in southern and central Iraq, and has severely dented Mr Allawi's credibility, in what has been his first big test since taking office at the end of June.

Mr Sadr and a leading Sunni religious organisation, the Muslim Clerics' Association, both decided to boycott yesterday's conference in Baghdad, claiming that it lacked legitimacy.

"They call it a national conference, although it is not," Mr Sadr told the Arabic television network al-Jazeera.

The conference was due to open in late July, but was delayed after the United Nations demanded more time for preparations. Some delegates have accused the government of stacking the slate with Allawi supporters.

"The political parties in power now have the overwhelming majority of delegates. They left no room for independents," Muhammad Bahr al-Uloum, a leading Shia cleric and a former president of the now defunct Iraqi governing council, said.

Another delegate, Nadim al-Jadari, of the Shia Political Council, yesterday ran on to the platform and threatened to quit the conference unless talks were resumed to end the Najaf fighting.

Lieutenant Yasser Fawaz of the Iraq police said yesterday's mortar attack had been intended to hit the high-security green zone.

Instead, it crashed into the bus station by mistake, he said. Two mini-vans that took the force of the blast were perforated with shrapnel. A large pool of blood lay nearby. Police officers took away the dead and injured in pick-up trucks.

Elsewhere in the capital there was more violence yesterday as insurgents killed an American soldier in a roadside bomb blast. South of Baghdad, a Ukrainian soldier died in a mine blast, while a Dutch soldier was killed and five others wounded late on Saturday in an attack in southern Iraq.

Dossier du l'Irak du Guardian :
http://www.guardian.co.uk/Iraq/0,2759,423009,00.html
Avec en plus des articles nommes :
Dialogue before bullets
Freed journalist recounts thwarted escape strategy

Un article du Figaro :
La Conférence nationale à Bagdad perturbée par la reprise des combats à Nadjaf


Avec AFP.
[15 août 2004]

Les combats ont repris aujourd'hui dans la ville sainte de Nadjaf après l'échec la veille de négociations avec l'Armée du Mahdi de Moqtada al-Sadr, perturbant la première réunion à Bagdad de la Conférence nationale, qu'une centaine de délégués ont quittée en signe de protestations.

Des combats ont éclaté en fin de matinée à Nadjaf (130 km au sud de Bagdad), rompant un cessez-le-feu de 36 heures après l'échec des négociations la veille entre le gouvernement intérimaire et la milice du chef radical chiite Moqtada al-Sadr.

Les forces américaines, venues appuyer les forces de sécurité irakiennes, avaient bouclé la vieille ville où leur tiennent tête depuis le 5 août al-Sadr et ses partisans. Les rues du secteur étaient complètement désertes alors que de violents échanges de tirs avaient lieu.

La reprise des combats a coïncidé avec l'ouverture à Bagdad, dans une atmosphère très tendue, de la Conférence nationale censée lancer le processus politique démocratique devant conduire à des élections générales en janvier 2005. Cette conférence devrait réunir pendant trois jours quelque 1 300 délégués venus de toutes les provinces irakiennes.

Une centaine de représentants se sont cependant retirés de la réunion après la fin de l'intervention du représentant du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan en Irak, Ashraf Jehangir Qazi, en criant : «Aussi longtemps qu'il y aura des frappes et des bombardements (à Nadjaf), il n'y aura pas de Conférence !»

Yahya Moussaoui, un représentant de la «Maison chiite» qui regroupe des personnalités politiques et religieuses chiites, est monté à la tribune avant d'en être écarté par le principal organisateur de la réunion, Fouad Maasoum.

«L'essence de la démocratie est que vous écoutiez le peuple irakien. Il est temps que vous nous écoutiez. Nous demandons l'arrêt immédiat des opérations militaires à Najaf et l'ouverture d'un dialogue», s'est-il écrié.

Moqtada Sadr a également appelé dimanche à la reprise des négociations, a déclaré son porte-parole, Ahmad al-Chaibani.

Les mesures de sécurité draconiennes prises à Bagdad pour cette Conférence n'ont pas empêché au moins trois obus de mortier de tomber à proximité de l'édifice où se tient la conférence, dans la zone fortifiée où se trouvent notamment l'ambassade américaine et le siège du gouvernement irakien.

Deux personnes ont par ailleurs été tuées et 17 autres blessées par des tirs d'obus sur le quartier Allaoui, dans le centre de Bagdad.

Ce quartier se trouve à proximité de la rue Haïfa, fief des partisans du président déchu Saddam Hussein, où des combats opposaient les GI'S et la Garde nationale irakienne (auxiliaire de l'armée) à des rebelles, a constaté l'AFP.

Les violences se sont également poursuivies ailleurs en Irak. Un soldat néerlandais de la Force multinationale (FMN) a été tué et cinq autres blessés samedi soir dans une attaque contre leur patrouille. Un officier ukrainien a pour sa part été tué dimanche par l'explosion d'une mine au sud de Bagdad, selon l'armée polonaise chargée de ce secteur.

Un autre article un poil plus recent, toujours du Figaro :
Irak: offensive majeure imminente sur Najaf, ouverture de la Conférence nationale

[dimanche 15 août 2004 - 19h33 heure de Paris]


Un tank de l'armée américaine, dimanche à Najaf
© AFP Karim Sahib
NAJAF (AFP) - Une "offensive majeure" pour déloger la milice chiite du chef radical Moqtada Sadr de Najaf était imminente dimanche alors que la reprise des combats dans la ville sainte a perturbé l'ouverture à Bagdad de la Conférence nationale.

Les forces irakiennes soutenues par l'armée américaine vont lancer "rapidement une offensive majeure" contre les miliciens de Moqtada Sadr à Najaf, a annoncé le ministère de l'Intérieur, alors que les journalistes ont reçu l'ordre de quitter la ville sous peine d'être arrêtés.

Des combats ont éclaté en fin de matinée à Najaf (130 km au sud de Bagdad), rompant un cessez-le-feu de 36 heures après l'échec des négociations la veille entre le gouvernement intérimaire et la milice de Moqtada Sadr.

Les GI's ont bouclé la vieille ville où leur tiennent tête depuis le 5 août M. Sadr et ses partisans. Les rues du secteur étaient désertes alors que des échanges de tirs ponctuels avaient lieu.

La reprise des combats a coïncidé avec l'ouverture à Bagdad, dans une atmosphère très tendue, de la Conférence nationale censée lancer le processus politique démocratique devant conduire à des élections générales en janvier 2005. Cette Conférence doit réunir pendant trois jours quelque 1.300 délégués venus de toutes les provinces irakiennes.


Le président irakien Ghazi Al-Yaouar, dimanche à Bagdad
© AFP/POOL Hadi Mizban
Une centaine de représentants se sont cependant retirés d'une réunion après la fin de l'intervention du représentant du secrétaire général de l'Onu Kofi Annan en Irak, Ashraf Jehangir Qazi, en criant : "Aussi longtemps qu'il y aura des frappes et des bombardements (à Najaf), il n'y aura pas de Conférence !"

Yahya Moussaoui, un représentant de la "Maison chiite" qui regroupe des personnalités politiques et religieuses chiites, est monté à la tribune avant d'en être écarté par le principal organisateur de la réunion, Fouad Maasoum.

"L'essence de la démocratie est que vous écoutiez le peuple irakien. Il est temps que vous nous écoutiez. Nous demandons l'arrêt immédiat des opérations militaires à Najaf et l'ouverture d'un dialogue", s'est-il écrié.

Moqtada Sadr a appelé dimanche à la reprise des négociations, a affirmé son porte-parole, Ahmad al-Chaibani.

Le Premier ministre Iyad Allaoui a pour sa part exigé le "désarmement inconditionnel" de l'Armée du Mehdi, son départ de Najaf, et sa participation au processus politique comme conditions sine qua non à une solution pacifique. Des conditions qui n'ont guère de chances d'être acceptées par M. Sadr.


Un soldat américain, dimanche à Bagdad
© AFP Sabah Arar
Les mesures de sécurité draconiennes prises à Bagdad pour la Conférence nationale n'ont pas empêché au moins cinq obus de mortier de tomber à proximité de l'édifice où se tenait la conférence, dans la zone fortifiée qui abrite notamment l'ambassade américaine et le siège du gouvernement irakien.

Deux personnes ont par ailleurs été tuées et 17 autres blessées par des tirs d'obus sur le quartier Allaoui, dans le centre de Bagdad.

Ce quartier se trouve à proximité de la rue Haïfa, fief des partisans du président déchu Saddam Hussein, où des combats opposaient les GI'S et la Garde nationale irakienne (auxiliaire de l'armée) à des rebelles.

Deux soldats de la Force multinationale (FMN) ont par ailleurs été tués.

Un soldat néerlandais de la FMN a été tué et cinq autres blessés samedi soir dans une attaque contre leur patrouille. Un officier ukrainien a pour sa part été tué dimanche par l'explosion d'une mine au sud de Bagdad, selon l'armée polonaise chargée de ce secteur.

Concernant le diplomate iranien retenu en otage depuis le 4 août, "l'Armée islamique en Irak", qui a revendiqué ce rapt, a menacé de "punir" l'otage si l'Iran ne libérait pas sous 48 heures 500 Irakiens faits prisonniers pendant la guerre entre les deux pays (1980-1988), selon la télévision d'Etat iranienne.

Un etat des lieux du Monde/AFP plutot bien fait :
Conférence nationale à Bagdad sur fond de violences
LEMONDE.FR | 14.08.04 | 18h48 • MIS A JOUR LE 15.08.04 | 14h09
A 12 h 15 par e-mail, découvrez toute l'actualité économique et financière. Abonnez-vous au Monde.fr, 5€ par mois
La conférence s'est ouverte dimanche matin à Bagdad, alors que la ville est en proie à des violences et qu'à Nadjaf les combats ont repris.

Conférence nationale à Bagdad. Censée lancer le processus politique démocratique en Irak, elle s'est ouverte dimanche à Bagdad. La conférence nationale, prévue dans un premier temps le 31 juillet, avait été reportée à la demande du secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, qui avait dit souhaiter y associer plus de partis irakiens. La conférence, qui se veut représentative des Irakiens, aura à désigner un conseil consultatif et de contrôle, le "Conseil national intérimaire".
Cette instance, qui comprendra 100 membres, devra approuver le budget 2005, pourra mettre son veto à des décisions gouvernementales à la majorité des deux tiers et interroger les ministres, et sera consultée sur l'organisation des
élections générales. Selon les organisateurs, 1 300 délégués, dont un quart de femmes, représentant des partis politiques, des groupes religieux et des organisations de la société civile, devaient être présents à la conférence. La réunion est entourée de très importantes mesures de sécurité, dont la plus visible est l'imposition d'un couvre-feu diurne dans le centre de la capitale irakienne.

Une centaine de représentants se sont cependant retirés de la réunion après la fin de l'intervention du représentant du secrétaire général de l'ONU Kofi Annan en Irak, Ashraf Jehangir Qazi, en criant : "Aussi longtemps qu'il y aura
des frappes et des bombardements (à Nadjaf), il n'y aura pas de conférence !".

Reprise des combats à Nadjaf. Les combats ont repris dimanche matin à Nadjaf où le canon de char a été entendu du côté du cimetière, au nord du mausolée de l'imam Ali, où sont retranchés des miliciens chiites loyaux au chef radical Moqtada Sadr. Le chef radical chiite a appelé dimanche à la reprise des négociations suspendues le veille par le gouvernement irakien, a déclaré son porte-parole, Ahmad al-Chaibani. "Moqtada Al-Sadr a demandé (au conseiller pour la sécurité nationale) Mouaffak al-Roubaï de revenir à Nadjaf pour reprendre les négociations", a-t-il dit. Le gouvernement intérimaire irakien avait prévenu samedi que les opérations militaires allaient reprendre à Najaf après l'échec des négociations avec l'Armée du Mahdi de Moqtada Sadr.

Les combats ont commencé le 5 août entre les miliciens chiites qui défendent un réduit d'un kilomètre carré dans la vieille ville, avec au centre le mausolée de l'imam Ali, et les forces américaines censées apporter un appui aux forces irakiennes.
L'Armée du Mahdi de Moqtada Al-Sadr a accusé le premier ministre irakien Iyad Allaoui d'être responsable de l'échec des négociations.

Combats à Bagdad. Deux personnes ont par ailleurs été tuées et 17 autres blessées par des tirs d'obus sur le quartier Allaoui, dans le centre de Bagdad. Ce quartier se trouve à proximité de la rue Haïfa, fief des partisans du président déchu Saddam Hussein, où des combats opposaient les GI's et la Garde nationale irakienne (auxiliaire de l'armée) à des rebelles, a constaté l'AFP. Ce secteur, qui se trouve à moins de 5 km du lieu où se tient la conférence nationale.

Décès d'un soldat néerlandais. Un soldat néerlandais a été tué et cinq autres grièvement blessés dans une fusillade survenue samedi soir, a fait savoir dimanche le ministère de la défense néerlandais. Le ministère affirme dans un communiqué que l'incident a vraisemblablement commencé par l'attaque d'un véhicule militaire dans le secteur d'Ar Roumassah (Sud de l'Irak), où sont stationnés une partie des 1 200 soldats néerlandais présents en Irak. Un porte-parole du ministère a fait savoir que le décès de ce membre de la police militaire était le deuxième d'un soldat néerlandais en Irak. Le premier avait trouvé la mort en mai.

Al-Sadr accepterait des Casques bleus. Al-Jazira a diffusé, samedi, un entretien avec Moqtada Al-Sadr, réalisé avant l'annonce de l'échec des négociations. L'imam y affirme que "la démission du gouvernement irakien nommé par (les forces d') occupation constitue une demande du peuple. Le peuple rejette (ce gouvernement), et donc, je le rejette aussi, car je parle en leur nom (...) et je suis l'un d'entre eux". Selon lui, "la guerre contre Nadjaf" a été lancée parce qu'il s'était élevé pour défendre les droits des Irakiens, demandant la remise en marche des services publics, et parce qu'il avait refusé de participer à la conférence nationale qui s'est ouverte dimanche. "Mais non, je n'accepterai jamais quelque poste que ce soit tant que durera l'occupation. Il ne peut pas y avoir de politique sous occupation, pas de liberté, pas de démocratie. Que (les forces de) l'occupation partent, et (...) les Irakiens seront capables de gouverner l'Irak. Il n'y aura pas de guerre civile", a-t-il prédit.

Le porte-parole du chef radical chiite, Ahmad Chaibani, a assuré que l'imam est prêt à accepter des "casques bleus" de l'ONU en Irak à la place de la Force multinationale qui est une "force d'occupation". Il a précisé que "Moqtada Sadr était prêt à rencontrer le représentant de l'ONU si ce dernier lui fait la demande", et également prêt à participer à une conférence nationale "composée de représentants de la Hawza (direction religieuse chiite), des oulémas (sunnites), des deux partis kurdes et d'autres responsables des différentes communautés ethniques et religieuses de l'Irak sous les auspices des Nations unies", mais pas à la Conférence nationale irakienne- une "farce" -, qui a débuté dimanche.

Reprise d'exportations de brut, fermeture d'un oléoduc. L'Irak a repris totalement ses exportations de pétrole par le nord vers le terminal turc de Ceyhan. Le pompage "a repris samedi à 8 heures dans les champs pétrolifères de Kirkouk vers Ceyhan à un débit atteignant 600 à 800 000 barils/jour", a affirmé un responsable de la Compagnie pétrolière du Nord (NOC), qui n'a pas voulu être identifié. Il s'agit d'un niveau de pompage inégalé depuis un an pour l'oléoduc du nord qui était pratiquement inutilisé en raison de multiples sabotages. D'importantes mesures de sécurité avaient été prises pour prévenir tout nouveau sabotage, avec des gardes de sécurité postés tous les cinq kilomètres le long de l'oléoduc, et des patrouilles sur la route entre Kirkouk et Baïji.

La Compagnie pétrolière du Sud a pour sa part annoncé la fermeture de son principal oléoduc du sud, en raison de menaces proférées par des partisans du chef radical chiite Moqtada Sadr de s'attaquer aux installations pétrolières. Des saboteurs ont fait sauter une oléoduc samedi au sud de Bagdad, a déclaré un responsable du secteur pétrolier. Cela a perturbé le fonctionnement de la raffinerie de Dora, d'une capacité de 110 000 barils par jour, qui alimente Bagdad, et des files d'attente se sont formées dans les stations-service de la capitale.

Avec AFP, AP et Reuters

Auteur :  ZedroS [ Lun 16 Août 2004, 03:31 ]
Sujet du message : 

Autre article, The Independent cette fois :
Battle for Iraq's future
Donald Macintyre in Najaf

16 August 2004

Democracy was a long way from Najaf yesterday. As fighting resumed in the Shia holy city, Iyad Allawi's government moved to impose an authoritarian media clampdown before any full-scale assault on the holy sites which insurgents have made their base.

Amid continued exchanges of fire, US tanks roBattle for Iraq's future
Donald Macintyre in Najaf

16 August 2004

Democracy was a long way from Najaf yesterday. As fighting resumed in the Shia holy city, Iyad Allawi's government moved to impose an authoritarian media clampdown before any full-scale assault on the holy sites which insurgents have made their base.

Amid continued exchanges of fire, US tanks rolled deeper into the old city in an attempt to tighten the cordon around the militants loyal to Muqtada Sadr based in and around the shrine of Imam Ali. Sporadic explosions continued throughout the day when US forces used Apache helicopters, warplanes and tank shells in response to mortars, rocket-propelled grenades, and machine-gun fire by the insurgents.

Sadr's militants were shown in a television film parading two pieces of decorated brickwork thought to have been part of a door in the shrine compound that was hit by shrapnel from a tank shell. The blood-covered body of a man, apparently shot in the head, was carried from the scene as insurgents took up positions in the deserted and boarded-up streets within the loose cordon of US tanks.

Peace talks aimed at ending a 10-day uprising in the city in which hundreds have died collapsed at the weekend, and after an uneasy truce during which US forces had loosened their noose around the mosque fighting was expected to resume.

And yesterday was to have been the day a battered nation embarked on the road to democracy. Would-be fathers of the new Iraq travelled to Baghdad for a conference intended to guide the country toward free elections next year. Even there though, in the heart of the capital, the harsh reality is that this is a country in chaos. Mortars fell close to the conference centre. An American soldier died after a roadside bomb exploded. A Ukrainian soldier was killed by a mine south of the city.

At the three-day conference 1,300 delegates are to choose a 100-member assembly to oversee the interim government until elections in January.

But for now, the roads from Baghdad do not lead to democracy. They lead to places such as Muthana province in the south of the country, where a Dutch soldier was killed and five others were wounded late on Saturday. They lead to places such as Najaf.

Despite indications that any full-scale assault in the city might await completion of the conference in Baghdad, most Arab television crews and other reporters left the city last night after armed police came to the Bar Najaf hotel, where nearly all foreign and Arab journalists are staying, to order them to leave for Baghdad. Journalists who protested were told: "You have been warned. You have two hours. If you don't leave you will be shot."

During the day two bullets were fired at the gate to the hotel entrance and through the open doorway of the hotel. The second bullet hit a glass panel inside the hotel, which slightly injured an Arab journalist when it fractured. Although there was no confirmation that the bullets had been fired by police, the hotel is only a few hundred metres from the local police station and much farther from the main positions of Sadr's insurgents.

The move against reporters in Najaf, designed to intimidate journalists other than those embedded with US forces into leaving the city, began when Najaf's police chief, Ghalab Jazaree, summoned reporters to announce that they had two hours to start the return journey to Baghdad.

Initially, Mr Jazaree, whose uncle was recently kidnapped by Sadr's men, told reporters that police had found a car loaded with dynamite which had been intended by insurgents to blow up the Bar Najaf. He said that police had guarded the hotel and added: "We didn't tell you yesterday but we have decided to tell you this morning because it will not be safe this afternoon to travel to Baghdad."

He said: "We know you are neutral journalists, even though you have not reported the bad actions by Sadr people when they beheaded and burned innocent people and the Iraqi police." In view of the media's neutrality "we are protecting you". The order for the journalists to leave had been issued by the Ministry of Interior in Iyad Allawi's interim government, he added.

Mr Jazaree said that while he would not be able to arrest foreign journalists, he would order the arrest of their translators and drivers if they failed to carry out the order.

But nearly five hours after the deadline had passed without incident, police armed with pistols and AK-47s arrived at the hotel and again told all journalists to leave within two hours.

As a group of Arab and Western journalists were attempting to meet the Governor, Adnan Zurufi, to protest against the order, a second police contingent arrived bearing a written order to all journalists in the city to leave. The journalists at the Governor's office were turned back by a plain-clothes security officer who told them: "You have been warned. You have your two hours. If you don't leave you will be shot."

The attempted media ban reminiscent in its own way of the Saddam Hussein regime toppled 15 months ago is in contrast to the media savvy of Sadr spokesmen who have welcomed reporters to the Imam Ali shrine and made visits to the Bar Najaf hotel to give press conferences.

But yesterday afternoon, a convoy of journalists including reporters from The Independent, Daily Telegraph and The Times briefly came under machine-gun fire in the boarded-up streets of the old city between the line of widely separated US tanks and the holy sites controlled by Sadr's militants.

The road to democracy, it seems, it far longer and more difficult to traverse than many imagined.lled deeper into the old city in an attempt to tighten the cordon around the militants loyal to Muqtada Sadr based in and around the shrine of Imam Ali. Sporadic explosions continued throughout the day when US forces used Apache helicopters, warplanes and tank shells in response to mortars, rocket-propelled grenades, and machine-gun fire by the insurgents.

Sadr's militants were shown in a television film parading two pieces of decorated brickwork thought to have been part of a door in the shrine compound that was hit by shrapnel from a tank shell. The blood-covered body of a man, apparently shot in the head, was carried from the scene as insurgents took up positions in the deserted and boarded-up streets within the loose cordon of US tanks.

Peace talks aimed at ending a 10-day uprising in the city in which hundreds have died collapsed at the weekend, and after an uneasy truce during which US forces had loosened their noose around the mosque fighting was expected to resume.

And yesterday was to have been the day a battered nation embarked on the road to democracy. Would-be fathers of the new Iraq travelled to Baghdad for a conference intended to guide the country toward free elections next year. Even there though, in the heart of the capital, the harsh reality is that this is a country in chaos. Mortars fell close to the conference centre. An American soldier died after a roadside bomb exploded. A Ukrainian soldier was killed by a mine south of the city.

At the three-day conference 1,300 delegates are to choose a 100-member assembly to oversee the interim government until elections in January.

But for now, the roads from Baghdad do not lead to democracy. They lead to places such as Muthana province in the south of the country, where a Dutch soldier was killed and five others were wounded late on Saturday. They lead to places such as Najaf.

Despite indications that any full-scale assault in the city might await completion of the conference in Baghdad, most Arab television crews and other reporters left the city last night after armed police came to the Bar Najaf hotel, where nearly all foreign and Arab journalists are staying, to order them to leave for Baghdad. Journalists who protested were told: "You have been warned. You have two hours. If you don't leave you will be shot."

During the day two bullets were fired at the gate to the hotel entrance and through the open doorway of the hotel. The second bullet hit a glass panel inside the hotel, which slightly injured an Arab journalist when it fractured. Although there was no confirmation that the bullets had been fired by police, the hotel is only a few hundred metres from the local police station and much farther from the main positions of Sadr's insurgents.

The move against reporters in Najaf, designed to intimidate journalists other than those embedded with US forces into leaving the city, began when Najaf's police chief, Ghalab Jazaree, summoned reporters to announce that they had two hours to start the return journey to Baghdad.

Initially, Mr Jazaree, whose uncle was recently kidnapped by Sadr's men, told reporters that police had found a car loaded with dynamite which had been intended by insurgents to blow up the Bar Najaf. He said that police had guarded the hotel and added: "We didn't tell you yesterday but we have decided to tell you this morning because it will not be safe this afternoon to travel to Baghdad."

He said: "We know you are neutral journalists, even though you have not reported the bad actions by Sadr people when they beheaded and burned innocent people and the Iraqi police." In view of the media's neutrality "we are protecting you". The order for the journalists to leave had been issued by the Ministry of Interior in Iyad Allawi's interim government, he added.

Mr Jazaree said that while he would not be able to arrest foreign journalists, he would order the arrest of their translators and drivers if they failed to carry out the order.

But nearly five hours after the deadline had passed without incident, police armed with pistols and AK-47s arrived at the hotel and again told all journalists to leave within two hours.

As a group of Arab and Western journalists were attempting to meet the Governor, Adnan Zurufi, to protest against the order, a second police contingent arrived bearing a written order to all journalists in the city to leave. The journalists at the Governor's office were turned back by a plain-clothes security officer who told them: "You have been warned. You have your two hours. If you don't leave you will be shot."

The attempted media ban reminiscent in its own way of the Saddam Hussein regime toppled 15 months ago is in contrast to the media savvy of Sadr spokesmen who have welcomed reporters to the Imam Ali shrine and made visits to the Bar Najaf hotel to give press conferences.

But yesterday afternoon, a convoy of journalists including reporters from The Independent, Daily Telegraph and The Times briefly came under machine-gun fire in the boarded-up streets of the old city between the line of widely separated US tanks and the holy sites controlled by Sadr's militants.

The road to democracy, it seems, it far longer and more difficult to traverse than many imagined.

A noter que les journalistes sont vires de la scene avant ce qui pourrait etre une grosse attaque... Mais Al Jazirah est dans la place il me semble, et puis les corps ca ne disparait pas si aisement (cf le scandale sur les evenements de Jenine post incursion de l armee israelienne).

Autre point, si vous pouvez aller voir Control Room, foncez !

Auteur :  ZedroS [ Lun 16 Août 2004, 07:22 ]
Sujet du message : 

Encore un peu de HS vu que ca concerne Al Quaeda :

http://www.economist.co.uk/displaystory ... id=3084455

Intro :
Chasing al-Qaeda

Plots, alarms and arrests

Aug 12th 2004
From The Economist print edition

How significant was the recent flurry of terrorist revelations? Some follies aside, it shows that the threat has changed

Auteur :  Alien [ Mar 17 Août 2004, 09:55 ]
Sujet du message : 

Et pendant ce temps, un peu ailleurs :

Citer
Washington ne reconnaît pas la victoire de Chavez (AFP)

Un responsable du Département d’Etat, ayant requis l’anonymat, a indiqué que les Etats-Unis n’étaient pas convaincus par les allégations de l’opposition vénézuélienne.

EPA

Les Etats-Unis ont refusé lundi de reconnaître l’issue du référendum confirmant le mandat du président vénézuélien Hugo Chavez et ont réclamé une enquête rapide, complète et transparente sur les «fraudes» dénoncées par l’opposition.

Tout en «remarquant» et en saluant le travail réalisé par les observateurs du Centre Carter, de l’ancien président américain Jimmy Carter, et de l’Organisation des Etats américains (OEA), le Département d’Etat a indiqué que Washington n’était pas prêt à accepter leurs conclusions.

«Nous remarquons que le rapide décompte de l’OEA et du Centre Carter est cohérent avec les résultats préliminaires du Conseil national électoral (CNE)», a dit Tom Casey, un porte-parole du Département d’Etat.

«Nous notons également leur proposition de travailler avec l’opposition pour mener une enquête complète sur les résultats (du référendum) et pour examiner toutes les inquiétudes soulevées», a-t-il ajouté.

«Nous encourageons le Conseil national électoral à autoriser une enquête transparente pour répondre à toutes les interrogations et assurer les citoyens vénézuéliens que le référendum était libre et juste», a-t-il dit devant la presse.

Un responsable du Département d’Etat, ayant requis l’anonymat, a indiqué que les Etats-Unis n’étaient pas convaincus par les allégations de l’opposition vénézuélienne.

«Si l’opposition a le sentiment d’avoir des preuves crédibles de fraudes, elle doit les présenter», a-t-il dit. «Il faut les analyser et après cela, vous avez théoriquement quelque chose que tout le monde peut accepter».

Il a souligné que les résultats du Centre Carter et de l’OEA ne reposent que sur des résultats préliminaires communiqués par des responsables vénézuéliens du référendum et qu’une véritable proclamation de l’issue du référendum devrait reposer sur les résultats officiels.

Le Centre Carter et l’OEA ont confirmé lundi la victoire du président vénézuélien qui restera au pouvoir jusqu’au terme de son mandat, en décembre 2006.

MM. Cesar Gaviria, qui dirige l’Organisation des Etats Américains (OEA) et Jimmy Carter, observateurs dans le référendum vénézuélien, ont confirmé lundi dans une conférence de presse à Caracas les résultats officiels du Conseil national électoral (CNE) proclamant la victoire confortable du président Chavez.

Ils ont écarté définitivement les accusations de «fraudes électorales» de certains dirigeants de l’opposition.


Quand on sait toutes les manipulations faites par Washington pour faire tomber Chavez, et à quel point G. Bush Junior est parfaitement apte à juger de la légitimité d'une élection ...

Auteur :  Invité [ Mar 17 Août 2004, 12:14 ]
Sujet du message : 

Alien a écrit
Quand on sait toutes les manipulations faites par Washington pour faire tomber Chavez, et à quel point G. Bush Junior est parfaitement apte à juger de la légitimité d'une élection ...


Après ce référendum, la question devient : l'opposition va-t-elle en rester là et laisse Chavez finir tranquillement son mandat ou, les moyens constitutionnels étant épuisés, va-t-elle tenter un second coup d'Etat qui, comme le premier, sera soutenu par Washington ?

T.

Auteur :  mad [ Mar 17 Août 2004, 15:12 ]
Sujet du message : 

Cahvez est plus que probablement prét.

Auteur :  Styren [ Mer 18 Août 2004, 12:48 ]
Sujet du message : 

US Army pourrait retenir 60M$ sur les paiements de HALLIBURTON


(AOF) - Précédemment, nous évoquions suite à un article du "Wall Steet Journal" la possibilité que le Pentagone suspende les paiements à Halliburton dans le cadre de prestations pour l'armée américaine en Irak et au Koweit. En effet, une commission en charge d'un audit avait révélé que les contrôles internes étaient inappropriés pour déterminer les coûts. Dans un article daté de ce jour, le "Wall Street Journal" annonce que l'US Army pourrait suspendre un paiement de 60 millions de dollars. Plus tôt dans la journée, l'Armée avait annoncé qu'elle comptait retenir 15% des paiements.

Cette suspension fait suite à une règle qui veut que l'Armée, en accord avec le gouvernement, ne paie pas plus que 85% des factures jusqu'à ce que les coûts soient totalement déterminés.

Halliburton avait déjà prévenu ses actionnaires que si le Pentagone venait à couper ses paiements, la trésorerie du groupe en serait affectée. Mais la société a fait savoir que cette décision ne pèserait pas sur la trésorerie du groupe.

Des responsables du Pentagone s'étaient déjà montrés inquiets car les problèmes financiers d'Halliburton pourraient avoir des répercussions sur son travail en Irak au service de l'armée américaine. Au sein du Pentagone, le journaliste souligne qu'un vif débat intervient entre les partisans d'une manière dure envers Halliburton et ceux plus enclins à la clémence.

Auteur :  mad [ Mer 18 Août 2004, 14:27 ]
Sujet du message : 

hé vous avez lu?

http://www.lemonde.fr/txt/article/0,1-0 ... 347,0.html

Auteur :  Styren [ Mer 18 Août 2004, 16:36 ]
Sujet du message : 

mad a écrit


Et tu crois que Sadam pourrait leur faire un procès pour diffamation ? :smile:

Auteur :  mad [ Mer 18 Août 2004, 16:39 ]
Sujet du message : 

d'après toi, pourqui publient-ils des exuses publiques? :smile:

Auteur :  Styren [ Mer 18 Août 2004, 17:34 ]
Sujet du message : 

mad a écrit
d'après toi, pourqui publient-ils des exuses publiques? :smile:


Pour savoner la planche de Bush avant les élections ? :smile:

En parlant d'élections, je suis en train de lire un bouquin de math (au sens large, l'auteur a réduit les maths au minimum, renvoyant à des publications spécialisées pour les démonstrations des théorèmes) intitulé Chaotic Elections (auteur Donald Saari, éditeur AMS American Mathematical Society), qui explique ce qui s'est passé dans les élections de 2000, au-delà de toutes les accusations de fraude et autre, en montrant que c'est tout le processus électoral qui est à revoir (au passage, il montre aussi que quelque soit le processus électoral, sauf à être dans une dictature, il y a toujours un risque de résultat paradoxal lors d'une élection ... vachement encourageant pour les démocraties ...)

Auteur :  ZedroS [ Jeu 19 Août 2004, 02:34 ]
Sujet du message : 

Une reelle bonne nouvelle pour une fois :

http://www.lefigaro.com/

International




Moqtada al-Sadr accepte les conditions de Bagdad


Avec AFP.
[18 août 2004]

Le chef radical chiite accepté aujourd'hui de désarmer et de retirer sa milice de Nadjaf, après que Bagdad eut menacé de déclencher une offensive si elle ne se rendait pas.

«Nous avons reçu l'acceptation de Moqtada al-Sadr aux conditions posées par la Conférence» nationale, a annoncé Safia al-Souhair, co-organisatrice de la Conférence et épouse du ministre des droits de l'homme.

Safia al-Souhair a ensuite appelé à la tribune de cette assemblée Jalil al-Chamari, du bureau du chef chiite dans la capitale irakienne. Celui-ci a déclaré avoir en sa possession «la lettre d'acceptation du courant al-Sadr et de sayyed Moqtada al-Sadr sur les trois points posés par la Conférence», réunie à Bagdad depuis dimanche pour enclencher le processus démocratique en Irak.

La Conférence nationale avait appelé dans une résolution votée lundi au «retrait de l'Armée du Mahdi (milice de Moqtada al-Sadr) du mausolée» de l'imam Ali, à «la remise des armes» et à «la transformation de la milice en parti politique».

Peu de temps avant l'allocution de Safia al-Souhair, le gouvernement irakien avait, par la voix de son ministre de la Défense, Hazem Chaalane, averti de l'imminence d'une attaque des forces de sécurité irakiennes contre les miliciens de Moqtada al-Sadr retranchés à Najaf.

«Nous en sommes aux derniers préparatifs militaires et les prochaines heures seront décisives. Nous allons leur donner une leçon qu'ils n'oublieront jamais», avait souligné le ministre devant la presse dans cette ville du centre de l'Irak, tandis que les Etats-Unis avaient exclu hier que leurs troupes prennent part à l'assaut du mausolée, lieu saint pour les chiites du monde entier.

Un porte-parole de Moqtada al-Sadr s'était d'ailleurs aussitôt dit surpris des menaces du ministre de la Défense, puisque, affirmait-il, le chef rebelle avait donné «son accord total à l'initiative» sur Nadjaf présentée par la délégation de la Conférence nationale.

Et ce alors que des combats sporadiques avaient à nouveau éclaté dans la matinée dans cette ville, théâtre depuis le 5 août d'affrontements opposant miliciens chiites aux GI's et aux forces gouvernementales.

Comme pour ajouter à la confusion régnant actuellement en Irak, les deux listes de candidats au Conseil intérimaire législatif - dont une comprend le nom d'un représentant de Moqtada Sadr -, qui devaient être proposées au vote des délégués de la Conférence nationale, ont été déclarées invalides aujourd'hui parce qu'elles contenaient un nombre insuffisant de femmes.

Le Conseil intérimaire irakien, organe de cent personnes chargé de contrôler le gouvernement, devait aussi être élu aujourd'hui par la Conférence.

Si Nadjaf restait au centre de l'attention en Irak, les armes continuaient à parler dans plusieurs autres régions du pays, avec leur habituel cortège de victimes civiles.

Ainsi, cinq étudiantes ont été tuées et cinq blessées par les tirs de riposte d'un convoi militaire américain qui venait d'être attaqué sur une route près de Kout (centre-est), et cinq personnes ont trouvé la mort et vingt ont été blessées par la chute d'un obus de mortier sur un marché du centre-ville de Mossoul, dans le nord du pays.

Auteur :  ZedroS [ Jeu 19 Août 2004, 09:40 ]
Sujet du message : 

L'editorial de Philippe Thureau-Dangin pour le prochain Courrier International dont la une est : Irak, vers un regime autoritaire


Editorial

La victoire de Powell sur Rumsfeld

Les Etats-Unis ont échoué en Irak sur trois plans : la reconstruction du pays, la démocratisation de sa vie politique et la stabilisation du marché pétrolier mondial.
Mais ne jouons pas les Cassandre, les choses commencent à bouger. Pendant un an, ce sont les néoconservateurs et les experts du ministère de la Défense américain qui ont eu la haute main sur le pays, et ce fut un désastre complet. En premier lieu avec Paul Bremer, l’administrateur civil, un ami de Donald Rumsfeld, qui a réussi à renforcer le prestige de Moqtada as-Sadr en interdisant son journal, sans le désarmer. Ainsi, cet imam autoproclamé est aujourd’hui l’idole de la jeunesse chiite, une jeunesse sans emploi qui se bat pour de bon à Nadjaf depuis plus d’une semaine.
Du côté de la reconstruction du pays, l’échec est patent. Comme le soulignait un éditorial du New York Times, le 9 août, les experts du Pentagone ont passé leur temps à élaborer des projets géants coûtant chacun plusieurs milliards de dollars, sans même consulter les Irakiens compétents. Et, au lieu des 18,4 milliards de dollars promis, Washington n’a débloqué pour l’instant que 600 millions. Résultat : les Irakiens ne disposent d’électricité et d’eau potable que par intermittence et la moitié de la population active est sans travail…
Mais ce sont désormais les hommes du Département d’Etat, dirigé par Colin Powell, qui sont en charge du pays, aux côtés du nouvel homme fort, le Premier ministre Iyad Allaoui. Dès lors, la politique américaine est, disons-le, plus rationnelle. Du côté infrastructures, on met désormais au point des microprojets locaux, en liaison avec les ministères irakiens et en employant de la main-d’œuvre locale. Du côté politique, Ahmed Chalabi, l’agent de Donald Rumsfeld, est totalement discrédité. Et Iyad Allaoui s’emploie à éliminer les milices. Il a commencé par Moqtada as-Sadr. Ne doutons pas que cet ancien du parti Baas saura également faire taire ceux de ses amis qui continuent à “résister” en posant des bombes à Bagdad. Foin de démocratie, on s’oriente donc vers un régime à poigne (voir notre dossier p. 26). Un moindre mal par rapport au chaos que l’on peut encore craindre dans ce pays déstructuré par vingt ans de guerres et par une occupation sans stratégie.

Philippe Thureau-Dangin

Auteur :  Alien [ Jeu 19 Août 2004, 19:01 ]
Sujet du message : 

ZedroS a écrit
Foin de démocratie, on s’oriente donc vers un régime à poigne (voir notre dossier p. 26). Un moindre mal par rapport au chaos que l’on peut encore craindre dans ce pays déstructuré par vingt ans de guerres et par une occupation sans stratégie.


Saddam, quoi ...

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