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| Auteur : | Wenlock [ Ven 10 Déc 2004, 15:38 ] |
| Sujet du message : | |
Auberon a écrit moi j'ai aps vu en quoi Wizard a été méprisant mais je veux bien qu'on m'explique quand même...
Je considère comme uen forme de mépris... -quo'n considère mes points de vue comme des erreurs a priori (c'set un peu "t'es d'accord avec moi ou t'es con, si on "pousse à l'extrême"), surtout de quelqu'un qui me connaît bien -qu'on vienne m'expliquer ce qui est bien ou mal ( -qu'on fasse des raccourci Wenlock, méprisant->Cappa Galdor : non, t'as pas fait de remarque désobligeante et très logiquement je ne te tiens pas du tout rigueur de ton post (j'suis pas bien d'accord, mais c'est tout). |
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| Auteur : | Auberon [ Ven 10 Déc 2004, 15:45 ] |
| Sujet du message : | |
euh j'ai peut-être pas hyper bien compris ton message (excuses d'avance) mais donc parce que quelqu'un te connait "bien" tu dois faire l'objet d'un traitement différent ? (dans ta phrase c'est le "surtout" qui me dérange) Fais gaffe tu risque d'alimenter certaines thèses selon lesquelles les modéro sont rien que des vendus. Bon... vaut mieux que je m'arrête ici, même si sur le coup, je crois (non je te fais pas la morale, je dis juste ce que je pense) que tu t'enflammes trop rapidement sur les maladresses des autres sans pour autant voir les tiennes... |
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| Auteur : | Alkand [ Ven 10 Déc 2004, 15:53 ] |
| Sujet du message : | |
Wenlock a écrit -quo'n considère mes points de vue comme des erreurs a priori (c'set un peu "t'es d'accord avec moi ou t'es con, si on "pousse à l'extrême") T'es sur le SDEN, tu devrais être habitué...
Ca a toujours été comme cela |
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| Auteur : | Apa [ Ven 10 Déc 2004, 15:56 ] |
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Si là je dis "non" on a un beau paradoxe... |
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| Auteur : | Merlock [ Ven 10 Déc 2004, 16:03 ] |
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Wenlock a écrit Merlock : c'est vrai, je t'ai oublié. C'est utile que je te réponde en propre ou, avec mes posts précédents, tu vois en quoi (pour moi, je te force pas à être d'accord, hein) le socialisme de façade du FN ne peut pas être vraiment un contre-argument à ce que j'expose ?
Non, je ne vois pas. Je suis désolé mais je crois qu'on s'embrouille complètement, là. En fait j'ai beau lire tes posts je n'arrive pas à piger où tu veux en venir. J'ai dis que le FN était un gros mouvement populiste qui joue sur un message "rassurant" de "protectionisme" de façade en dénonçant le "péril étranger", le tout mâtiné de mouvement de font monarchisto-catho, et c'est tout! Je ne vois nul "socialisme de façade" de la part du FN. De la part de l'Allemagne Nazie, oui, je suis globalement d'accord avec ce que tu exposes, mais pour le FN je ne vois pas... Pour clarifier mon point de vue: Pour moi le libéralisme c'est Un terme qui inclue le mot "libre", c'est à dire: -Liberté d'entreprendre; sans être redevable dans ses actes vis-à-vis d'une corporation de métier, tel que c'était le cas avant la Révolution française. Je trouve ça positif! -Liberté d'innover, sans se faire emmerder par les "traditions des coporations sus-mentionnées. Je trouve ça positif! -Liberté de concurrence: sans prix bloqués ou imposés par une instance supérieure, ce qui est démotivant; à quoi bon se casser le cul si on n'y gagne rien de plus ? Je trouve ça positf! -Liberté de vendre à qui on veut, ce genre d'intrusion évite la constitution de marché fermés et, mine de rien constitue un moyen (non-exclusif, j'insiste!) d'échange entre les peuples, ce n'est toutefois pas l'objectif premier de l'opération et les contacts commerciaux doivent avoir un relais autre que strictement économique au risque de ne générer que rancoeur et frustration! Pour moi le libéralisme n'est pas: -La liberté de traîter les gens et leur culture comme des merdes au prétexte qu'on est les plus riches. -La liberté de les réduire en esclavage pour augmenter ses marges -La liberté de détruire l'économie de régions entières parceque c'est plus rentable de déménager ses usines à l'autre bout du monde où des crèves-la-faim acceptent de faire le même boulot pour un salaire de misère. -La disparition (ou à défaut la subornation) de l'Etat qui, malgré tous les défauts du système, reste la seule entité qui se préoccuppe encore du sort des populations dont il est sensé assurer la protection (du moins quand il fait son boulot). Bref! Le libéralisme, pour moi, c'est d'avoir la possibilité de se mettre à son propre compte, de se faire du fric, et de voir sa créature (l'Entreprise, notez la majuscule) croître et propérer. Cela donne aussi un sens à l'existence de l'entreprteneur qui a le sentiment (justifié ou non) de "construire" quelque chose dans sa vie. C'est aussi un formidable moteur créatif et dynamique de l'économie dont, ne l'oublions pas, l'objectif est la création de richesse (sa juste répartition est une autre histoire). Ce n'est PAS un ensemble de Yuppies qui décident depuis leurs salons feutrés d'envoyer des milliers de gens an chômage, les magouilleurs financiers et patrons de multi-nationales et leurs revenus obscènes (les stock options, quelqu'un ?), ce n'est pas la possibilité pour les riches de devenir plus riche en rendant les pauvres encore plus pauvres, tout ça c'est la gangrène du libéralisme, ce phénomène que Marx avait fort justement analysé en prétendant qu'il causerait la chute du capitalisme du fait de ses contradictions internes. En fait, Marx avait raison sur le capitalisme: en jouant trop avec les capitaux le système s'effondre. Et, d'ailleurs, Marx attaque le Capitalisme et non le Libéralisme, l'erreur qu'on commise ses suivants c'est d'avoir confondu les deux. En fait, j'ai l'impression que le capitalisme (impulsion financière) est, d'une certaine façon, l'ennemi du libéralisme (impulsion humaine) lorsqu'il tend à le supplanter... Hum, bon, j'ai peut-être écris que des conneries, mais c'est tout ce que je peux faire dans l'immédiat. A vous de voir si ça vous plait ou pas. Et calmement si possible. |
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| Auteur : | elch delog [ Ven 10 Déc 2004, 16:09 ] |
| Sujet du message : | |
en fait j'ai l'impression que ta définition Merlu correspond plus à l'acception anglo-saxonne du terme "liberal" mais bon le problème c'est que ta définition ne correspond pas à ce qui est maintenant entendu sous ce terme en français... un peu le même problème que "anarchie" qui trimballe dans ses bagages "chaos" et "gabegie" alors que la définition de base n'a rien à voir les termes changent de sens... |
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| Auteur : | Merlock [ Ven 10 Déc 2004, 16:16 ] |
| Sujet du message : | |
Anonymous a écrit Quelle naïveté : tout ce que tu cites en deuxième (ce que le liberalisme n'est pas) est la conséquence logique et incontournable de ce que tu cites en premier (ce que le liberalisme serait pour toi). Par exemple, la libre concurrence et la liberté de vendre implique nécessairement les délocalisations dans des pays sous-developpés. C'est pour ça que ce système est à jeter car il n'a aucune convergence, il ne peut que diverger vers plus d'inegalité.
1/ A qui ai-je l'honneur ? 2/ Conséquence "logique" ? Oui, c'est effectivement le risque que l'on court à maximiser son profit sans retenue et sans frein. "Incontournable" ? Pas forcément; outre que le pire n'est jamais certain c'est l'existense de ce risque qui rend la création de garde-fou (autres qu'une hypothétique "main invisible") nécessaire. En toute société il faut des règles. L'activité économique n'échappe pas à ce principe puisqu'elle fait partie de la société qui doit se doter des outils nécessaires (lois et capacité de sanctions effectives) pour punir ceux qui utilisent les principes libéraux pour dépasser et ignorer les lois qui fondent le bien commun. 3/ J'avais dit "calmement", me taxer de naïveté ne va pas dans ce sens! |
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| Auteur : | Merlock [ Ven 10 Déc 2004, 16:22 ] |
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elch delog a écrit en fait j'ai l'impression que ta définition Merlu correspond plus à l'acception anglo-saxonne du terme "liberal" "Liberal" en anglais est plutôt synonyme de "gauchiste, tu sais ? Quand à ma définition, elle se base sur ce que j'ai compris de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme et du Citoyen qui cite, me semble-t-il, explicitement le "Droit d'entreprendre". J'ai peut-être mal compris... Citer mais bon le problème c'est que ta définition ne correspond pas à ce qui est maintenant entendu sous ce terme en français... Oui, en français un Libéral est, au mieux un capitaliste exploiteur, au pire un fasciste. C'est dommage car l'origine du terme était noble. Citer un peu le même problème que "anarchie" qui trimballe dans ses bagages "chaos" et "gabegie" alors que la définition de base n'a rien à voir
les termes changent de sens... Hélas! Note que je ne me prononcerais pas, j'ignore tout des fondement et principes qui on conduit à la doctrine (si c'en est une) de l'Anarchie... Et, oui, les termes changent de sens, généralement sous l'impulsion de forces plus ou moins contrôlées qui déforment le Verbe dans le sens qui leur convient. Demandez-vous ce que la chrétienté a fait du terme "Manichéisme"... |
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| Auteur : | Invité [ Ven 10 Déc 2004, 16:29 ] |
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Merlock a écrit 2/ Conséquence "logique" ? Oui, c'est effectivement le risque que l'on court à maximiser son profit sans retenue et sans frein. "Incontournable" ? Pas forcément; outre que le pire n'est jamais certain c'est l'existense de ce risque qui rend la création de garde-fou (autres qu'une hypothétique "main invisible") nécessaire. En toute société il faut des règles. L'activité économique n'échappe pas à ce principe puisqu'elle fait partie de la société qui doit se doter des outils nécessaires (lois et capacité de sanctions effectives) pour punir ceux qui utilisent les principes libéraux pour dépasser et ignorer les lois qui fondent le bien commun.
Force est de constater que ce n'est actuellement pas le cas aujourd'hui. Les garde-fous fixés par l'OMC par exemple sont pour ainsi dire inexistants et n'empechent pas Nike de délocaliser ses usines chez des dictatures pour y faire travailler des enfants, merci le liberalisme, amen. |
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| Auteur : | elch delog [ Ven 10 Déc 2004, 16:32 ] |
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Merlock a écrit "Liberal" en anglais est plutôt synonyme de "gauchiste, tu sais ?
je suis pas sûre que ça soit exactement "gauchiste" mais ça mérite l'éclaircissement oui... disons que pour que ça marche dans ton système, vil poisson d'eau de mer, c'est comme pour tout le reste, il faudrait que l'Homme soit profondément bon... et comment dire... j'ai des doutes |
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| Auteur : | Invité [ Ven 10 Déc 2004, 16:36 ] |
| Sujet du message : | |
elch delog a écrit je suis pas sûre que ça soit exactement "gauchiste" mais ça mérite l'éclaircissement oui... disons que pour que ça marche dans ton système, vil poisson d'eau de mer, c'est comme pour tout le reste, il faudrait que l'Homme soit profondément bon... et comment dire... j'ai des doutes Tu as mis le doigt sur un problème fondamental de la plupart des systèmes politiques (au sens premier = qui gère la vie de la cité) : ils ont tous pour postulat général que l'homme est bon. Pas étonnant que le communisme se soit cassé la gueule. Pour le liberalisme, il prendra le même chemin dès que tout le monde aura compris qu'il ne peut générer que plus d'inegalité. |
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| Auteur : | Merlock [ Ven 10 Déc 2004, 16:38 ] |
| Sujet du message : | |
elch delog a écrit disons que pour que ça marche dans ton système, vil poisson d'eau de mer, c'est comme pour tout le reste, il faudrait que l'Homme soit profondément bon...
et comment dire... j'ai des doutes Non! Il faudrait que des hommes, ni vraiment bons ni vraiment mauvais, surveillent et aient les moyen de sanctionner des hommes d'affaires libéraux qui préfèrent le profit à l'éthique. Comme le rappelle l'Anonyme ci-dessus les règles de l'OMC (ou toute autre organisation) ne suffisent en aucun cas à empêcher les abus (voire les authentiques crimes contre la personne) commis par les entreprises libérales. Il n'est pas besoin d'être profondément bon, il est bon, par contre, d'être profondément organisé, ce que l'homme, animal social par excellence, peut très bien être. |
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| Auteur : | Merlock [ Ven 10 Déc 2004, 16:41 ] |
| Sujet du message : | |
Anonymous a écrit Tu as mis le doigt sur un problème fondamental de la plupart des systèmes politiques (au sens premier = qui gère la vie de la cité) : ils ont tous pour postulat général que l'homme est bon.
Je ne savais pas ça. Il me semblait, au contraire, que ces systèmes politiques (au sens premier = qui gère la vie de la cité) avaient pour principe que tout homme devait être limité par la Loi dans le but de préserver l'intérêt général de la Cité et le respect de la "chose publique". Y'a un truc qui m'a échappé ? |
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| Auteur : | Invité [ Ven 10 Déc 2004, 16:44 ] |
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Merlock a écrit Y'a un truc qui m'a échappé ?
Clairement oui puisque j'ai parlé du système communiste qui comportait lui aussi des lois. |
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| Auteur : | Crapaud Bavard [ Ven 10 Déc 2004, 16:52 ] |
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Merlock a écrit Pour moi le libéralisme c'est Un terme qui inclue le mot "libre", c'est à dire: -Liberté d'entreprendre; sans être redevable dans ses actes vis-à-vis d'une corporation de métier, tel que c'était le cas avant la Révolution française. Je trouve ça positif! -Liberté d'innover, sans se faire emmerder par les "traditions des coporations sus-mentionnées. Je trouve ça positif! -Liberté de concurrence: sans prix bloqués ou imposés par une instance supérieure, ce qui est démotivant; à quoi bon se casser le cul si on n'y gagne rien de plus ? Je trouve ça positf! Cela me rapelle un texte d'un dirigeant de SFR contre France Télécom, lorsque ce dernier avait été autorisé à baisser les prix : En substance le texte était : il est antilibéral d'autoriser France Télécom à baisser les prix Merlock a écrit -Liberté de vendre à qui on veut, ce genre d'intrusion évite la constitution de marché fermés et, mine de rien constitue un moyen (non-exclusif, j'insiste!) d'échange entre les peuples, ce n'est toutefois pas l'objectif premier de l'opération et les contacts commerciaux doivent avoir un relais autre que strictement économique au risque de ne générer que rancoeur et frustration! En fait, c'est le contraire : choisir ses clients c'est la porte ouvertes aux discriminations et cela permet justement les "marchés fermés" (impossibles sinon).C'est pour cela que certaines règles ont été instauré, les juristes qui parcourre le forum me corrigerons/complèterons peut être mais il me semble qu'il existe un délit (pas sûr que ce soit un délit) de refus de vente. De même, certaines règles régissent les appels d'offres. Merlock a écrit Pour moi le libéralisme n'est pas: En effet, cela ne fait pas partie du libéralisme, c'est un dommage colatéral en quelque sorte.-La liberté de traîter les gens et leur culture comme des merdes au prétexte qu'on est les plus riches. Merlock a écrit -La liberté de les réduire en esclavage pour augmenter ses marges Le libéralisme ne réduit personne en esclave : il est pour des contrats librement consentis entre plusieurs partie, y compris des contrats faisant travailler une personne 11h/jourMerlock a écrit -La liberté de détruire l'économie de régions entières parceque c'est plus rentable de déménager ses usines à l'autre bout du monde où des crèves-la-faim acceptent de faire le même boulot pour un salaire de misère. Là, pourtant, il y a un phénomène d'entrainement, le dilemme du prisonnier en quelques sorte : si quelqu'un part, il sera avantagé par rapport aux autres...Et comme c'est une version du dilemme du prisonnier à beaucoup de joueurs... Merlock a écrit -La disparition (ou à défaut la subornation) de l'Etat qui, malgré tous les défauts du système, reste la seule entité qui se préoccuppe encore du sort des populations dont il est sensé assurer la protection (du moins quand il fait son boulot). Par contre, c'est l'un des fondemment du libéralisme : la dimminution du pouvoir de l'Etat, et la fin de "l'Etat providence".Merlock a écrit Bref! Le libéralisme, pour moi, c'est d'avoir la possibilité de se mettre à son propre compte, de se faire du fric, et de voir sa créature (l'Entreprise, notez la majuscule) croître et propérer. Cela donne aussi un sens à l'existence de l'entreprteneur qui a le sentiment (justifié ou non) de "construire" quelque chose dans sa vie. C'est aussi un formidable moteur créatif et dynamique de l'économie dont, ne l'oublions pas, l'objectif est la création de richesse (sa juste répartition est une autre histoire). En fait, le libéralisme présuppose le capitalisme.Ce n'est PAS un ensemble de Yuppies qui décident depuis leurs salons feutrés d'envoyer des milliers de gens an chômage, les magouilleurs financiers et patrons de multi-nationales et leurs revenus obscènes (les stock options, quelqu'un ?), ce n'est pas la possibilité pour les riches de devenir plus riche en rendant les pauvres encore plus pauvres, tout ça c'est la gangrène du libéralisme, ce phénomène que Marx avait fort justement analysé en prétendant qu'il causerait la chute du capitalisme du fait de ses contradictions internes. En fait, Marx avait raison sur le capitalisme: en jouant trop avec les capitaux le système s'effondre. Et, d'ailleurs, Marx attaque le Capitalisme et non le Libéralisme, l'erreur qu'on commise ses suivants c'est d'avoir confondu les deux. Merlock a écrit En fait, j'ai l'impression que le capitalisme (impulsion financière) est, d'une certaine façon, l'ennemi du libéralisme (impulsion humaine) lorsqu'il tend à le supplanter... C'est une définition peu courrante du capitalisme.
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| Auteur : | elch delog [ Ven 10 Déc 2004, 16:56 ] |
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Merlock a écrit Non! Il faudrait que des hommes, ni vraiment bons ni vraiment mauvais, surveillent et aient les moyen de sanctionner des hommes d'affaires libéraux qui préfèrent le profit à l'éthique.
Comme le rappelle l'Anonyme ci-dessus les règles de l'OMC (ou toute autre organisation) ne suffisent en aucun cas à empêcher les abus (voire les authentiques crimes contre la personne) commis par les entreprises libérales. Il n'est pas besoin d'être profondément bon, il est bon, par contre, d'être profondément organisé, ce que l'homme, animal social par excellence, peut très bien être. mais mon merlu, ça c'est en opposition avec ton désir de "libre de"... enfin c'est ce que te répondrons les chefs d'entreprise (enfin pas tous y en a des ethiques, en ce moment y a une boite en grève par solidarité avec son dirigeant là bas là haut du coté de la bretagne normandie si j'ai bien compris |
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| Auteur : | Merlock [ Ven 10 Déc 2004, 16:58 ] |
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Analyser le communisme prendrait plusieurs bouquins format encyclopédie, mais pour faire court je dirais ceci: Anonymous a écrit Clairement oui puisque j'ai parlé du système communiste qui comportait lui aussi des lois.
Le "système communiste" dont tu parles est plutôt le système soviétique, je crois. Comme tu dis il comportait des lois. Les Lois sont des normes qui comportent des interdits et des obligations, mais elle ont pour corollaire de protéger des libertés. Le paradoxe n'est qu'apparent puique obligations/interdits ne se définissent que par rapport aux libertés qu'elles accordent "par défaut", par leur absence. Tout système est basdé sur un équilibre de forces. Dans le cas du système soviétique les obligations et interdits ont trop pris les pas sur les libertés, conduisant au déséquilibre du système qui a conduit à sont effondrement. Dans le cas du libéralisme, il ne peut exister que par oppositions à des contraintes (qui sont celles de la dignité humaine) destinées à contrer ses excès. C'est là que se situe l'équilibre. En cas d'essort sans contrainte du libéralisme, l'absence de contraintes qui le définissent finira par lui faire perdre toute substance, toute cohérence, toute efficacité et finalement toute raison d'être, conduisant dès lors à son effondrement... D'où la nécessité du contrepoids efficace et organisé, cité par moi ci-dessus, qui inclut la nécessité de sanctions efficaces en cas d'abus... On ne sanctionne pas les abus du libéralisme pour lui nuire, mais bien au contraire pour assurer sa pérennité. |
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| Auteur : | Merlock [ Ven 10 Déc 2004, 17:01 ] |
| Sujet du message : | |
elch delog a écrit mais mon merlu, ça c'est en opposition avec ton désir de "libre de"... enfin c'est ce que te répondrons les chefs d'entreprise (enfin pas tous y en a des ethiques, en ce moment y a une boite en grève par solidarité avec son dirigeant là bas là haut du coté de la bretagne normandie si j'ai bien compris
Regarde ce que j'ai écrit plus haut à propos de l'équilibre des systèmes. |
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| Auteur : | Merlock [ Ven 10 Déc 2004, 17:17 ] |
| Sujet du message : | |
Crapaud Bavard a écrit Cela me rapelle un texte d'un dirigeant de SFR contre France Télécom, lorsque ce dernier avait été autorisé à baisser les prix : En substance le texte était : il est antilibéral d'autoriser France Télécom à baisser les prix C'est faux! Ce qui est antilibéral, par contre, c'était la situation de Monopole de France Télécom qui pouvait dès lors casser les prix (et la concurrence) pour maintenir cette situation... Citer En fait, c'est le contraire : choisir ses clients c'est la porte ouvertes aux discriminations et cela permet justement les "marchés fermés" (impossibles sinon). C'est pour cela que certaines règles ont été instauré, les juristes qui parcourre le forum me corrigerons/complèterons peut être mais il me semble qu'il existe un délit (pas sûr que ce soit un délit) de refus de vente. De même, certaines règles régissent les appels d'offres. J'ai dis "la liberté de venre", pas "la liberté de ne pas vendre", Crapeau... Citer Le libéralisme ne réduit personne en esclave : il est pour des contrats librement consentis entre plusieurs partie, y compris des contrats faisant travailler une personne 11h/jour Quand quelqu'un signe un contrat pareil, soit il est mentalement dérangé (donc "incapable" selon la Loi), soit il n'a vraiment pas le choix. Dans ces deux cas la "liberté" est devenue pure fiction, ce serait comme faire signer un "contrat d'esclavage" (ça n'existe pas mais imaginons) à un désespéré: la liberté a été phagocyté par l'abus et est devenue de façade... Citer Là, pourtant, il y a un phénomène d'entrainement, le dilemme du prisonnier en quelques sorte : si quelqu'un part, il sera avantagé par rapport aux autres... Et comme c'est une version du dilemme du prisonnier à beaucoup de joueurs... Pas pigé, tu peux dévellopper ? Citer Par contre, c'est l'un des fondemment du libéralisme : la dimminution du pouvoir de l'Etat, et la fin de "l'Etat providence". Nan! Là encore le libéralisme peut pleinement se satisfaire d'un cadre juridique organisé et protégeant les équitablement les droits de tous. Ceux qui veulent la disparition de l'Etat-providence sont une catégorie d'extrémistes (et le mot n'est pas trop fort) qui souhaitent mercantiliser toute forme d'activité et de besoin humains (santé, éducation...). Ce n'est pas automatiquement un fondement du libéralisme qui peut vivre sur les marchés purement mercantiles sans phagocyter le reste. Citer En fait, le libéralisme présuppose le capitalisme. Non! Le Libéralisme nécessite le Capitalisme par le besoin d'investissement pour entreprendre. Le Capitalisme (besoin d'investissement) s'est développé sur le libéralisme (volonté d'entreprendre) qu'il a fini par contrôler plus ou moins (plutôt plus que moins, actuellement). Citer C'est une définition peu courrante du capitalisme.
Et pourtant songes-y: les banques ne prêtent qu'aux riches, le capital-risque est une actvité marginale. Les entrepreneurs ont de plus en plus de mal à financer leurs actvités. Il peut arriver que même le plus ardent et dynamique défenseur de l'Entreprise, incapable de lancer ses activités, renonce à entreprendre. Dès lors seules resteront les Très grandes et Très riches entreprises dont la relève (les entreprises naissantes des jeunes entrepreneurs) ne sera plus assurée. Une telle situation ou des entreprises veillissantes et sans ressort domineront un marché mondial, installées en une confortable oligarchie ne put qu'amener à la sclérose et au délabrement du système. On peut râler (avec raison) contre Bill Gates, mais sans lui nos ordinateurs seraient toujours de simple terminaux centralisés tels que se les figurait encore IBM au début des années 80. En ce sens, Microsoft a forcé IBM, entreprise omnipotente et passablement fossilisée, à l'évolution et au changement... |
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| Auteur : | Crapaud Bavard [ Ven 10 Déc 2004, 17:34 ] |
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Merlock a écrit Crapaud Bavard a écrit Cela me rapelle un texte d'un dirigeant de SFR contre France Télécom, lorsque ce dernier avait été autorisé à baisser les prix : En substance le texte était : il est antilibéral d'autoriser France Télécom à baisser les prix C'est faux! Ce qui est antilibéral, par contre, c'était la situation de Monopole de France Télécom qui pouvait dès lors casser les prix (et la concurrence) pour maintenir cette situation... En fait, selon toi, la baisse des prix de France Télécom était elle juste, ou aurait on du continuer à l'interdire de baisser les prix ? Merlock a écrit Citer En fait, c'est le contraire : choisir ses clients c'est la porte ouvertes aux discriminations et cela permet justement les "marchés fermés" (impossibles sinon). C'est pour cela que certaines règles ont été instauré, les juristes qui parcourre le forum me corrigerons/complèterons peut être mais il me semble qu'il existe un délit (pas sûr que ce soit un délit) de refus de vente. De même, certaines règles régissent les appels d'offres. J'ai dis "la liberté de venre", pas "la liberté de ne pas vendre", Crapeau... Merlock a écrit Citer Le libéralisme ne réduit personne en esclave : il est pour des contrats librement consentis entre plusieurs partie, y compris des contrats faisant travailler une personne 11h/jour Quand quelqu'un signe un contrat pareil, soit il est mentalement dérangé (donc "incapable" selon la Loi), soit il n'a vraiment pas le choix. Dans ces deux cas la "liberté" est devenue pure fiction, ce serait comme faire signer un "contrat d'esclavage" (ça n'existe pas mais imaginons) à un désespéré: la liberté a été phagocyté par l'abus et est devenue de façade... Merlock a écrit Citer Là, pourtant, il y a un phénomène d'entrainement, le dilemme du prisonnier en quelques sorte : si quelqu'un part, il sera avantagé par rapport aux autres... Et comme c'est une version du dilemme du prisonnier à beaucoup de joueurs... Pas pigé, tu peux dévellopper ? Merlock a écrit Citer Par contre, c'est l'un des fondemment du libéralisme : la dimminution du pouvoir de l'Etat, et la fin de "l'Etat providence". Nan! Là encore le libéralisme peut pleinement se satisfaire d'un cadre juridique organisé et protégeant les équitablement les droits de tous. Ceux qui veulent la disparition de l'Etat-providence sont une catégorie d'extrémistes (et le mot n'est pas trop fort) qui souhaitent mercantiliser toute forme d'activité et de besoin humains (santé, éducation...). Ce n'est pas automatiquement un fondement du libéralisme qui peut vivre sur les marchés purement mercantiles sans phagocyter le reste. Merlock a écrit Citer En fait, le libéralisme présuppose le capitalisme. Non! Le Libéralisme nécessite le Capitalisme par le besoin d'investissement pour entreprendre. Le Capitalisme (besoin d'investissement) s'est développé sur le libéralisme (volonté d'entreprendre) qu'il a fini par contrôler plus ou moins (plutôt plus que moins, actuellement). En fait, le capitalisme n'est pas le besoin d'investissement, la capitalisme est un système économique Trésor de la langue française informatisée : Citer Système économique caractérisé par la concentration de gros capitaux en vue de promouvoir la production et les échanges commerciaux. Citer Système économique et social qui se caractérise par la propriété privée des moyens de production et d'échange et par la recherche du profit.
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