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| Auteur : | wizard [ Ven 10 Déc 2004, 18:16 ] |
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Elch a écrit c'est moi qui comprends rien ou y a des posts qui sautent? Il y a des posts qui sautent ! J'ai viré deux trois trucs qui n'apportait rien et qui était des messages d'un certain type qui poste en invité car son pseudo originel a été banni.
Bon, concernant ma "mise en cause" par Wenlock, ça m'emmerde un peu de la reprendre ici parce que je viens de m'expliquer sur ce point avec lui par téléphone (entre autres choses... on s'appelait pas pour ça) donc je vais résumer : 1) j'ai pas voulu être méprisant vis-à-vis de Wenlock et quand je me relis j'ai toujours pas l'impression de l'être. Ca m'a fait plaisir qu'Auberon ne trouve pas non plus, je me sens moins seul. 2) Je n'ai beau pas apprécier la tonalité du post de Wenlock, je ne l'ai pas commenté en tant que modéro mais en tant que personne car ce n'est pas quelque chose de "sanctionnable" tant qu'on n'assiste pas à quelque chose de systématique. Je vois pas pourquoi il faudrait que je me censure à cause de ma fonction quand je pense quelque chose d'un texte... surtout quand l'auteur du texte est d'accord sur le point central de ma critique : le post est méprisant. Enfin, et là c'est le modérateur qui parle, je sais que ce n'est pas possible mais j'aimerai que tous au maximum nous fassions l'effort de repartir sur une base presque neuve concernant les personnes à chaque discussion. On a pu être en désaccord avec quelqu'un dans une discussion, ça ne veut pas dire pour autant que cette personne est désormais un ennemi et qu'il faut lire dans le pire sens possible tout ce qu'il dit, que chaque échange de posts avec cette personne reprenne l'intégralité des rancoeurs et colères accumulées dans d'autres discussion. Bref, la guéguerre Elch-Wenlock/Alkand est en train de me fatiguer doucement et ce d'autant plus que j'ai l'impression qu'on s'oriente vers des attaques personnelles qui n'ont plus rien à voir avec les discussions en cours mais qui ne font que reprendre les engueulades passées. Là, je suis encore au stade de l'avertissement car cela n'est que désagréable, je ne considère pas (encore) ça comme nuisible... ceci dit, il faudrait pas que ça évolue beaucoup pour que ça le devienne et là, la modération sera plus directe. Vous ne pourrez pas dire que vous n'étiez pas au courant. Wiz, modéro de passage |
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| Auteur : | elch delog [ Ven 10 Déc 2004, 18:22 ] |
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wizard a écrit Elch a écrit c'est moi qui comprends rien ou y a des posts qui sautent? Il y a des posts qui sautent ! J'ai viré deux trois trucs qui n'apportait rien et qui était des messages d'un certain type qui poste en invité car son pseudo originel a été banni. Wiz, modéro de passage ça j'avais compris mais j'avais l'impression de pas comprendre des trucs dans la discussion avec mad sur le projet de loi mais je suppose que c'est plus des croisements de posts qu'autre chose... pour ce qui est d'alkand, je fais ce que je peux je crois que je vais finir par ne plus le lire ce sera plus simple |
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| Auteur : | Fulnec [ Ven 10 Déc 2004, 21:00 ] |
| Sujet du message : | |
Bon, je réponds dix ans après, mais je réponds quand même…. (Wenlock, ne soit pas surpris que je ne réponde pas après juste 3 heures, je suis en exams et il y a des moments ou je dors moi aussi, d’autant qu’on est pas sur les mêmes plages horaires). Tout d’abord, pour la comparaison avec cappa, puisque ça t’a gonflé : Wenlock a écrit Certes, tu nous as jamais prouvé une grande capacité à t'informer au delà du bout de ton nez, mais tu pourrais faire un effort. Et au fait, tu voulais défendre qui, là, l'extrême droite ou le libéralisme ? Tu t'améliores à chaque fois, y a pas à dire... C’est méprisant au plus haut point et un petit peu gratuit, aussi. Toi et Alkand, vous ne pouvez pas vous blairer ? Ca explique, mais ça n’excuse pas. Pourrissez vous la gueule par PM si ça vous fait plaisir, ou ne vous parlez pas, mais si vous vous parlez sur le forum, la moindre des choses serait d’essayer de vous comprendre. Et sortir des trucs du style « va te documenter, petit, t’y connaît rien » à Alkand et Lyagor, c’est nul à chier comme argument... Je me demande bien quelle serait ta réaction si, sous prétexte qu’il s’y connaît mieux que toi en économie politique, Abdul méprisait ouvertement tes idées en la matière. Ceci dit, quand je dis « ça explique mais ça n’excuse pas », ça s’applique à moi aussi, donc je te présente mes excuses pour t’avoir comparé à cappa, d’autant que je trouve que sur l’ensemble de tes posts, même si tu est virulent et à sang chaud, tu restes AMA 1000 fois plus correct que lui. Maintenant, passons au fond. Wenlock a écrit - quelques nationalisations et un contrôle étatique de l'économie typiquement "socialistes", mais plutôt explicables par le contexte de guerre (les USA l'ont fait aussi dans les mêmes conditions)
-utilisation de travailleurs forcés en grand nombre (d'abord prisonniers de guerre/politiques variés, puis la déportation) pour des entreprises variées et toujours existantes pour certaines (Krupp, Bayer...), ça c'est vraiment très très libéral - exploitation totale des déportés (récupération des biens, valeurs, "matière première", etc...), là il y a une part ultra-libérale (puisque l'exploitation ds biens ainsi récupérés était en grande partie confiée à des entreprises privées) - financement global du parti nazi par des fonds privés, notamment via la Suisse et Monaco (négocié contre la non-invasion, meêm si c'était un marché de dupe, envahir ces paradis fiscaux ayant vallu une déclaration de guerre au monde entier), ce qui est plutôt libéral - spéculations financières de grande ampleur autour de l'économie de guerre (ça, c'set ultra-libéral)... - écrasement des syndicats dans un parti unique, dézingage du droit de grève, travail des enfants, journées de 14h... (…) Mais que, c'est une théorie contreversée et je l'admets (même si moi je la soutien), l'ultra-libéralisme tend naturellement vers le fascisme (après, la conversion se fait ou ne se fait pas). (…) Ca c'est un point de vue : la "liberté de choix économique" n'empêche apparemment pas, aujourd'hui plus qu'hier, le travail des enfants, le quasi-esclavage (j'entends par là le principe futé qui consiste pour une entreprise à récupérer les salaires versés à ses salariés du tiers-monde en échange de bouffe et logement), prône l'abrogation d'une bonne partie du droit du travail, des couvertures sociales etc... Franchement, être ultra-libéral, ça confine au travail forcé (tu bosses pas, tu bouffes pas : y a vraiment que les barbelés en moins) et, surtout, nombre des conglomérats qui y ont eu recours dans les années 40 sont aujourd'hui de fervents supporters du libéralisme. Si tu veux faire dans la nuance, tu pourrais au moins relever que le travail forcé est l'anti-thèse du socialisme et que c'était ce que j'essayais de démontrer (merci de m'avoir lu avec attention). Tout d’abord, il n’est peut être pas inutile de donner une def : Le libéralisme, en tant que philosophie, pose la primauté de l'homme sur la société et garantit les libertés individuelles contre tous les pouvoirs. Pour les libéraux, l'Etat doit donc assumer uniquement les missions qui lui sont propres, sans jouer de rôle économique. On part du principe que le marché saura se réguler et s’équilibrer tout seul, ce qui est contestable. C’est là que ton argumentation sur le parti nazi me pose un problème car le parti nazi n’est (pour moi en tout cas) pas plus libéral que socialiste. En effet, les nationalisations n’étaient pas faite dans un but de partage ou d’équité mais de contrôle, dans le but d’appliquer une politique protectionniste, utilisant des ressorts internes majeurs pour relancer l’industrie (armée et travaux publics). De plus, les droits sociaux acquis n’ont eu d’autre but que le contrôle des masses, puisque dans le même temps les droits élémentaires de grève et d’expression étaient supprimés. Cela sans parler des pays conquis, qui permettaient à l’Allemagne du 3e Reich, et plus particulièrement à Berlin, de vivre dans une pseudo idylle économique jusqu’à début 1945. Peut on parler de socialisme ? J’en doute et on est assez d’accord sur ce point. Mais peut on également parler de libéralisme ? Le travail forcé et les camps de concentration, dans la mesure ou les libertés individuelles sont bafouées au plus haut point, me parait justement être l’antithèse de la théorie libérale classique. Libéralisme ne rime pas forcément avec absence d’éthique. Ca n’est pas non plus une caractéristique uniquement liée au parti nazi que de s’appuyer sur des fonds privés, et s’appuyer sur des fonds privé n’a de toute façon pas vraiment de rapport avec la théorie libérale. En l’occurrence, il s’agit plutôt de lobbysme et de corruption. Quand à la spéculation sur la guerre, elle n’est pas non plus propre à l’extrême droite : il y a eu des profiteurs dans toutes les guerres, ce qui semble exclure un lien direct avec le parti Nazi. Bref, je trouve que les arguments précédents sont peu défendables dans la mesure ou les liens avec le libéralisme me paraissent être inexistants ou généralisable à l’ensemble et pas uniquement au parti nazi. Ou bien je n’ai pas comprit le lien, et il va falloir m’expliquer clairement, en faisant des liens avec la théorie libérale, et pas uniquement marquer une atrocité et à coté : « c’est clairement ultra-libéral ». Je vais de mon coté pointer du doigt quelques points ou les doctrines libérales et nazi s’affrontent clairement: - Les libertés personnelles, qui sont sensées être la base du libéralisme, sont clairement bafouées dans l’extrême droite traditionnelle. - La théorie foireuse selon laquelle il y a des races maîtresses et des sous races, prétextant qu’on est les meilleurs et qu’on doit diriger le reste du monde est un point d’opposition, puisque le libéralisme propose de se baser sur des échanges de type gagnant / gagnant et non maître esclave (on est d’accord que ça ne se fait pas toujours comme ça en pratique) - Confronté à un système d’échange dans lequel on n’est pas dominant, l’extrême droite traditionnelle préconise une fermeture des frontière et une logique mercantiliste, doctrine française qui remonte au XVIe siècle et qui s’est opposée au libéralisme venant d’Angleterre fin XVIe début XVIIe. Le concept est d’attirer toutes les richesses dans son pays et de les garder, pour avoir une monnaie nationale forte. Ce concept binaire (exportation = cool, importation = pas cool) est encore défendue par le FN en France et s’oppose au libéralisme (si ca coûte moins cher ailleurs qu’ici, on achète ailleurs, et on passe notre temps à produire ce pour quoi on est les meilleurs / moins mauvais). - Le prêchi prêcha moral judéo chrétien, dans sa partie la plus intolérante, est un des chevaux de bataille de l’extrême droite traditionnelle, ainsi que le patriotisme à outrance transformé en haine raciale. Retrouve-t-on ces idées dans le libéralisme ? Reste toutefois dans ton argumentation l'évocation de la suppression sauvage des droits sociaux, qui me parait, elle beaucoup plus liée à la notion d’ultra libéralisme. En effet, on touche ici le point sur lequel s’affronte libéraux et ultralibéraux : Les libéraux classiques (correspondant en France à la droite – centre droite) considèrent, tout en plaçant l’économie et la croissance mondiale au centre de leurs préoccupations, que le rôle de l’état reste important. Ils lui confèrent donc certains pouvoirs. Ils considèrent notamment acquis que certaines choses doivent être placées, en partie au moins en dehors de l’économie de marché, pour des raisons éthiques. On peut citer la justice, l’éducation, la santé et dans une moindre mesure la culture et les travaux publics. Notons que des compléments privés sont souvent tolérés et même encouragés, par exemple en matière de santé et d’éducation. Concernant l’économie, l’état est considéré comme souhaitable dans certains cas ou l’on juge le marché inapte à s’autogérer (principalement dans les secteurs tendant vers un monopole, par le biais de règlements favorisant la concurrence et par l’octroi de monopoles d’états dans certains domaines, comme par exemple l’eau, l’électricité, la SNCF en France). Il est également considéré comme souhaitable pour des raisons éthiques, notamment pour des réglementations protégeant les travailleurs de l’entreprise (indemnités, salaire minimal, …) Les ultra-libéraux (en France très à droite) ont une vision plus radicale de l’ensemble, dans la mesure ou ils ne voient aucune raison (à part le droit anti concurrentiel) de faire intervenir l’état dans l’économie. Doués d’une perception éthique beaucoup plus mince, ils tendent vers l’efficacité à tout prix plutôt que vers l’humain, ce qui implique une privatisation massive et une baisse des protections des salariés, ce qui aurait pour effet de récompenser les meilleurs et de condamner les moins bons. Une sorte de sélection naturelle entre individus. On abouti à une conclusion : la suppression des droits des salariés. Cependant, il y a une marche gigantesque entre les philosophie d’extrême droite (ancienne comme nouvelle) et ultra libérale : en effet, si cet ultra libéralisme se retrouve parfois dans les programmes des nouveaux partis d’extrême droite (MNR, en France), on se rend vite compte que ce soi-disant ultra libéralisme n’est qu’un instrument biaisé pour aboutir à une domination dictatoriale, alors que pour les ultras libéraux c’est une fin en soi. C’est là qu’on peut se poser une question: combien d’ultras libéraux le sont réellement et combien ne pensent qu’à se servir de cette doctrine dans un but de domination pour l’abandonner ensuite ? Perso, je mettrai Madelin (un ex FN soit dit en passant) dans la seconde catégorie. Il est vrai qu’il y a bien là un point de contact entre droite et extrême droite, mais je pense que ceux d’extrême droite se servent de la doctrine ultra libérale en la déformant, comme il l’on fait avec la doctrine socialiste, pour ensuite s’asseoir dessus de manière dictatoriale, alors que les ultra libéraux la prennent comme philosophie de vie. Edit: j'ai remplacé monétariste par mercantiliste, suite à une erreur de ma part |
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| Auteur : | ElvenHunter [ Ven 10 Déc 2004, 23:08 ] |
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Galdor a écrit Comme le dit l'impie auteur du Necronomicon Mandeville est précursseur,pour ceux qui connaissent pas je résume trés en gros, il dit ceci dans son histoire de ruche. Mince, c'est Mandeville c'est jolie histoire <snip l'histoire de la ruche> |
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| Auteur : | Crapaud Bavard [ Ven 10 Déc 2004, 23:28 ] |
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Fulnec a écrit Tout d’abord, il n’est peut être pas inutile de donner une def : Le libéralisme, une philosophie ??? D'où vient cette définition ?
Le libéralisme, en tant que philosophie, pose la primauté de l'homme sur la société et garantit les libertés individuelles contre tous les pouvoirs. Pour les libéraux, l'Etat doit donc assumer uniquement les missions qui lui sont propres, sans jouer de rôle économique. On part du principe que le marché saura se réguler et s’équilibrer tout seul, ce qui est contestable. |
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| Auteur : | Fulnec [ Ven 10 Déc 2004, 23:48 ] |
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Crapaud: http://pluriel.free.fr/bazlib01.html Quoique le mot plus approprié serait théorie, mais il devient par extension une philosophie de vie. Ou, pour avoir les différentes facettes du libéralisme de manière détaillée, "principes d'économie moderne", de Joseph Stiglitz, abordable et presque toujours bien expliqué. Accessoirement, il avait aussi pondu il y a deux ans "la grande désillusion", une critique posée sur le phénomène de mondialisation qui a fait grincer des dents les ultra libéraux. |
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| Auteur : | Abdul Alhazred [ Sam 11 Déc 2004, 00:01 ] |
| Sujet du message : | |
ElvenHunter a écrit Galdor a écrit Comme le dit l'impie auteur du Necronomicon Mandeville est précursseur,pour ceux qui connaissent pas je résume trés en gros, il dit ceci dans son histoire de ruche. Mince, c'est Mandeville c'est jolie histoire <snip l'histoire de la ruche> Ce qui différencie Smith de Mandeville c'est principalement la question des valeurs morales : pour Smith sans cadre moral le marché ne peut fonctionner. Il ne faut jamais oublier cette importance du cadre moral dans le libéralisme classique. Fulnec a écrit Je me demande bien quelle serait ta réaction si, sous prétexte qu’il s’y connaît mieux que toi en économie politique, Abdul méprisait ouvertement tes idées en la matière. Je ne méprise pas, pas dans mes habitudes. J'essaye en général d'aider poliment à clarifier des points lorsque j'estime que je peux apporter des précisions, même si cela à tendance à tuer les threads... Après si je ne suis pas intervenu sur le fond de la discussion c'est entre autres parce que, à partir du moment où personne ne donne les sources de ses définitions (titre d'ouvrage, nom de penseurs ou d'auteurs), le mot libéralisme peut vouloir dire beaucoup de chose. Outre les grandes distinctions libéralisme politique/libéralisme économique (si les deux types ont une origine commune, le libéralisme économique s'est séparé du libéralisme politique avec Smith, l'introduction des valeurs morales rendant le libéralisme économique assez conservateur à l'inverse du libéralisme politique. Certains parlent même d'une troisième version, le libéralisme sociologique mais là j'avoue que je ne connais pas trop ce sujet), et libéralisme/néo-libéralisme (pareil avec domaine économique et politique à distinguer. Pour le domaine économique c'est en très gros un duel Smith/Hayek si on prend les penseurs des courants majoritaires), il existe au sein même de ces différentes catégories des différences notables (par exemple Friedman que certains classent d'après moi faussement dans les néo-libéraux a des idées très différentes de Hayek. Hayek considérait d'ailleurs Friedman comme étant un crétin). Dès lors, si personne ne dit quel version et vision du libéralisme il considère,la discussion est vouée à ne pas avancer d'un pouce. Je rectifierais tout de même un ou deux points annexes à la discussion principale (pas par mépris mais parce que j'espère renseigner la personne que je corrige) : Fulnec a écrit La théorie foireuse selon laquelle il y a des races maîtresses et des sous races, prétextant qu’on est les meilleurs et qu’on doit diriger le reste du monde est un point d’opposition, puisque le libéralisme propose de se baser sur des échanges de type gagnant / gagnant et non maître esclave (on est d’accord que ça ne se fait pas toujours comme ça en pratique) Ce n'est pas en contradiction avec le néo-libéralisme économique type Hayek, pour qui le marché est la forme supérieure de l'évolution de la société. Ce type de néo-libéralisme est évolutionniste et n'est dans le fond pas en contradiction avec l'idée d'une race supérieure (Hayek, bien que aucunement nazi, a d'ailleurs été inspiré par les travaux de l'idéologue nazi Carl Schmidt). Fulnec a écrit Confronté à un système d’échange dans lequel on n’est pas dominant, l’extrême droite traditionnelle préconise une fermeture des frontière et une logique monétariste, doctrine française qui remonte au XVIe siècle et qui s’est opposée au libéralisme venant d’Angleterre fin XVIe début XVIIe.
Le libéralisme économique classique d'Adam Smith s'oppose au mercantilisme et non au monétarisme. Le mercantilisme a eu en effet de fervent partisans en France (le plus connu est Colbert) mais également en Espagne et surtout aux Pays-Bas, l'exemple type du pays mercantiliste à cette époque. |
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| Auteur : | Fulnec [ Sam 11 Déc 2004, 00:25 ] |
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Abdul Alhazred a écrit Fulnec a écrit Je me demande bien quelle serait ta réaction si, sous prétexte qu’il s’y connaît mieux que toi en économie politique, Abdul méprisait ouvertement tes idées en la matière. Je ne méprise pas, pas dans mes habitudes. J'essaye en général d'aider poliment à clarifier des points lorsque j'estime que je peux apporter des précisions, même si cela à tendance à tuer les threads... (...) Je rectifierais tout de même un ou deux points annexes à la discussion principale (pas par mépris mais parce que j'espère renseigner la personne que je corrige) : Fulnec a écrit La théorie foireuse selon laquelle il y a des races maîtresses et des sous races, prétextant qu’on est les meilleurs et qu’on doit diriger le reste du monde est un point d’opposition, puisque le libéralisme propose de se baser sur des échanges de type gagnant / gagnant et non maître esclave (on est d’accord que ça ne se fait pas toujours comme ça en pratique) Ce n'est pas en contradiction avec le néo-libéralisme économique type Hayek, pour qui le marché est la forme supérieure de l'évolution de la société. Ce type de néo-libéralisme est évolutionniste et n'est dans le fond pas en contradiction avec l'idée d'une race supérieure (Hayek, bien que aucunement nazi, a d'ailleurs été inspiré par les travaux de l'idéologue nazi Carl Schmidt). Fulnec a écrit Confronté à un système d’échange dans lequel on n’est pas dominant, l’extrême droite traditionnelle préconise une fermeture des frontière et une logique monétariste, doctrine française qui remonte au XVIe siècle et qui s’est opposée au libéralisme venant d’Angleterre fin XVIe début XVIIe. Le libéralisme économique classique d'Adam Smith s'oppose au mercantilisme et non au monétarisme. Le mercantilisme a eu en effet de fervent partisans en France (le plus connu est Colbert) mais également en Espagne et surtout aux Pays-Bas, l'exemple type du pays mercantiliste à cette époque. Aucune attaque personelle, ni accusation de mépris. Tu n'en a usé nulle part. Et au temps pour moi, je parlais bien du mercantilisme, découlant des flots d'or arrivés en Europe par l'Espagne à partir de 1492 - et non du monétarisme. J'édite mes posts précédents. Edit : Concernant Hayek, bien que je ne sois pas très calé sur sa doctrine, il me semblait pourtant pas qu'il défendait l'idée de races et de sous races, mais plutôt une forme extrême d'évolution de la société, privilégiant la "tradition" en l'opposant à la "raison". Autrement dit, la tradition serait une conséquence de la lente évolution de la société,une forme d'ordre naturel des choses tel que le percoit Hayek. Selon lui, il serait donc imprudent et en contradiction avec le processus d'évolution d'essayer d'y toucher. Les hommes seraient donc soumis aux lois de la société comme aux lois de la nature, et ne devraient pas invoquer la raison ou la justice sociale pour faire intervenir l'état (c'est là que Hayek se pose comme ennemi du constructivisme, théorie plus modérée de Keynes qui défends l'idée de justice sociale). Hayek se pose donc en conservateur et défenseur de la tradition, mais défend-t-il pour autant l'idée fascisante d'inégalité raciales chez les êtres humains ? Il ne me semble pas. De plus, il me semblait que le gros des oeuvres de Hayek est bien plus influencé par Smith, Hume et Mandeville que par Schmidt. Cela dit, c'est déjà un autre point commun avec l'extrême droite que de se baser sur la tradition, mais de là à parler de races supérieures, c'est toi qui extrapole ou c'est vraiment dans les textes ? |
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| Auteur : | Lyagor [ Sam 11 Déc 2004, 05:37 ] |
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Hop, je repasse juste par ce thread pour répondre rapidement à Wenlock, mais ne vous inquiétez pas je ne m'attarde pas. Alors, qu'ai-je voulu dire par "Wizard avait raison: Cappadocius est revenu Je trouve l'attitude du mépris automatique pour certains forumistes assez puérile et vraiment, mais alors vraiment pas constructive. C'est ta marque de fabrique? Ben tant mieux pour toi, profites-en bien, mais ne viens pas t'étonner de recevoir des remarques désobligeantes de la part d'autres forumistes qui n'aiment pas les posts "cappa style" (c'est pas constructif non plus je suis d'accord, mais c'est le risque). Maintenant je voudrais finir par mon modo habituel "bof, tout ça c'est pas bien grave", je ne voulais pas jeter d'huile sur le feu et ranimer la digression (en fait je voulais directement t'envoyer un PM, mais tu as demandé des justifications dans ce thread, alors...). Si tu veux continuer la discussion et eventuellement régler les modalités d'un duel sur le champ de mars pour laver mon affront dans le sang je t'invite à passer par PM. Ah oui, juste un dernier truc: Wenlock a écrit J'accord par principe le bénéfice du doute à Lyagor, qui a lui aussi un vrai goût pour le raccourci facile et l'analyse à l'emporte-pièce
Damenéde, il y a des jours où je me dégoûte. |
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| Auteur : | Abdul Alhazred [ Sam 11 Déc 2004, 06:10 ] |
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Fulnec a écrit Edit : Concernant Hayek, bien que je ne sois pas très calé sur sa doctrine, il me semblait pourtant pas qu'il défendait l'idée de races et de sous races, mais plutôt une forme extrême d'évolution de la société, privilégiant la "tradition" en l'opposant à la "raison".
Autrement dit, la tradition serait une conséquence de la lente évolution de la société,une forme d'ordre naturel des choses tel que le percoit Hayek. Selon lui, il serait donc imprudent et en contradiction avec le processus d'évolution d'essayer d'y toucher. Les hommes seraient donc soumis aux lois de la société comme aux lois de la nature, et ne devraient pas invoquer la raison ou la justice sociale pour faire intervenir l'état (c'est là que Hayek se pose comme ennemi du constructivisme, théorie plus modérée de Keynes qui défends l'idée de justice sociale). Hayek se pose donc en conservateur et défenseur de la tradition, mais défend-t-il pour autant l'idée fascisante d'inégalité raciales chez les êtres humains ? Il ne me semble pas. De plus, il me semblait que le gros des oeuvres de Hayek est bien plus influencé par Smith, Hume et Mandeville que par Schmidt. Cela dit, c'est déjà un autre point commun avec l'extrême droite que de se baser sur la tradition, mais de là à parler de races supérieures, c'est toi qui extrapole ou c'est vraiment dans les textes ? Hayek ne parle effectivement pas de race, de supériorité de race et tout ça. Je faisais juste un parallèle dans le concept d'évolutionnisme du marché chez Hayek et l'évolutionnisme tel qu'il a été utilisé par les nazis pour souligner une certaine similitude dans la démarche théorique, bien que dans des domaines totalement différents. Le concept de la supériorité du marché soutend la théorie de Hayek : je trouve cette idée assez dangereuse et elle m'avait fait justement penser quand on m'en avait parlé la première fois à l'évolutionnisme chez les nazis (because petit père Hayek était autrichien. Oui je sais, tous les autrichiens dans les années 30 n'étaient pas des nazis, mais j'avais tout de même involontairement fait ce parallèle). Du coup, sur un plan purement théorique j'estime que la théorie de Hayek n'est pas en contradiction avec l'idée de supériorité de race : à partir du moment où on décrète la supériorité du marché sur le reste, je ne vois pas ce qui empêche de décréter la supériorité d'autres trucs tant qu'on y est. Mais oui au final c'est moi qui extrapole. Concernant Schmidt, j'ai en fait eu une discussion cet aprèm avec un de mes profs spécialiste de Hayek où je lui demandais si Hayek avait eu des relations ou des convergences avec les nazis. Il m'a répondu que non, que les nazis ont été une des raisons qui lui ont fait quitter l'autriche (mais pas la principale, la principale étant une histoire de coucherie, Hayek s'étant barré en fourbe avec sa maitresse en abandonnant sa femme en autriche ou un truc comme ça), mais que par contre il avait été influencé par les travaux de Schmidt. Mais, n'ayant pas lu Schmidt, je ne peux dire dans quelle mesure et sur quels points (je ne pense pas que ce soit une influence majeure comme celle de Smith ou Mandeville, mais peut-être que ça l'a influencé sur la question évolutionniste justement ou un truc comme ça). |
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| Auteur : | Archiviste [ Sam 11 Déc 2004, 11:03 ] |
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Joli... un sujet détourné dès la deuxième page... et par Wenlock !!! J'enregistre cette page et je mets la disquette sous cadre |
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| Auteur : | Sanjuro [ Sam 11 Déc 2004, 13:12 ] |
| Sujet du message : | |
Tiens, j'ai cru voir passer quelqu'un.... Oh, juste un mauvais rêve |
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| Auteur : | Elch [ Sam 11 Déc 2004, 13:13 ] |
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pfou j'ai pas tout compris ce que vous racontez les mecs mais c'est bigrement intéressant... ça existe "les théories économiques pour les nuls" comme bouquin? |
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| Auteur : | Banshee [ Sam 11 Déc 2004, 13:51 ] |
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Elch a écrit pfou
j'ai pas tout compris ce que vous racontez les mecs mais c'est bigrement intéressant... ça existe "les théories économiques pour les nuls" comme bouquin? grave!!! j'aime bien vos discution, mais hayek et schmitt, ça me dit vraiment rien |
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| Auteur : | Merlock [ Sam 11 Déc 2004, 13:54 ] |
| Sujet du message : | |
Elch a écrit ça existe "les théories économiques pour les nuls" comme bouquin?
http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/5361 |
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| Auteur : | wizard [ Sam 11 Déc 2004, 15:33 ] |
| Sujet du message : | |
Archiviste a écrit Joli... un sujet détourné dès la deuxième page... et par Wenlock !!! Bof, c'est pas comme si c'était rare. J'ai séparé les deux discussions.
J'enregistre cette page et je mets la disquette sous cadre |
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| Auteur : | Fulnec [ Sam 11 Déc 2004, 17:52 ] |
| Sujet du message : | |
Ouiiii une bouture ! Elch: pour un traitement scientifique, "principes d'économie moderne", Joseph E. Stiglitz , Carl E. Walsh, éditions De Boeck (mais il fait 1000 pages) Ou tu dois avoir ca de manière plus littéraire dans des numéros spécial ou des livres édités par Alter Eco ou le Point (en notant qu'Alternative Economique sera probablement orienté gauche et le Point droite libérale) Edit: Banshee : Pour Schmitt, c'est un idéologue nazi, dont j'ai entendu parler, mais dont je n'ai pas lu les oeuvres. J'étais juste surpris car on ne m'avait jamais cité d'idéologue nazi dans les inspirations d'Hayek Hayek est un théoricien et prix nobel d'économie, un des piliers de la doctrine ultra libérale (aussi appelée néo classique), qui suppose que le marché peut s'autoréguler tout seul - et qu'il faut le laisser faire presque tout le temps. En parallèle, il défend la tradition, car il estime que les institutions en place sont le fruit d'une sélection naturelle, résultant d'une lente évolution de la société. Il s'oppose à l'application de modèles théoriques sensés améliorer les conditions de vie et à l'idée de justice sociale, car il juge que ce n'est que le fruit de la réflexion des hommes et non de la sélection naturelle. L'idée directrice derrière cette théorie semble être que l'homme est moins intelligent que l'ordre naturel, qu'il serait dangereux de s'y opposer. Ainsi, Hayek suppose que l'homme n'est pas maître de son évolution, mais que c'est la lente évolution de la société qui doit primer sur les théories élaborées par l'homme. Ces théories le place comme ennemi des constructivistes (libéraux justifiant l'intervention de l'état dans bon nombre de cas, principalement pour défendre l'idée de justice sociale) et des socialistes. D'ailleurs, point de détail assez fun, il me semble qu'il soutient une antithèse de ce que propose Wenlock, à savoir que la socialisation de l'économie et l'intervention de l'état débouche sur la suppression des libertés individuelles et par extension sur le totalitarisme. |
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| Auteur : | Abdul Alhazred [ Sam 11 Déc 2004, 23:15 ] |
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Quelques compléments qui me viennent à l'esprit. Fulnec a écrit Hayek est un théoricien et prix nobel d'économie, un des piliers de la doctrine ultra libérale (aussi appelée néo classique), qui suppose que le marché peut s'autoréguler tout seul - et qu'il faut le laisser faire presque tout le temps. J'ai un peu de mal à cerner ce que tu appelles l'ultra-libéralisme. Hayek est le père du néo-libéralisme économique. L'ultra-libéralisme je ne sais pas trop ce que c'est... Et je ne dirais pas qu'il faut le laisser faire presque tout le temps pour Hayek. Il faut tout le temps le laisser faire, pas la peine du presque ^^. Fulnec a écrit En parallèle, il défend la tradition, car il estime que les institutions en place sont le fruit d'une sélection naturelle, résultant d'une lente évolution de la société. On peut noter que cette défense de la tradition n'apparait que vers la fin de sa vie et ne se retrouve pas dans sa théorie initiale. Fulnec a écrit Il s'oppose à l'application de modèles théoriques sensés améliorer les conditions de vie et à l'idée de justice sociale, car il juge que ce n'est que le fruit de la réflexion des hommes et non de la sélection naturelle. Pour lui la solidarité est un atavisme, un leg de nos origines barbares. Fulnec a écrit D'ailleurs, point de détail assez fun, il me semble qu'il soutient une antithèse de ce que propose Wenlock, à savoir que la socialisation de l'économie et l'intervention de l'état débouche sur la suppression des libertés individuelles et par extension sur le totalitarisme.
Pour Hayek, le marché est insondable et tenter de le réguler peut en effet pour lui mener au fascisme. Le marché est un ordre spontané : il ne dépend d'aucune valeur, ne colporte aucune valeur. Il est neutre et régie par des règles de droit qui sont les meilleures possibles car résultat de l'évolution (en relisant un de mes cours je viens de remarquer que c'est notamment cette idée de règle de droit qu'il a emprunté à Carl Schmidt). De plus, le marché maximise la liberté car il diminue le rôle arbitraire de l'Etat et permet aux individus de réaliser leurs propres fins. (ouais ! Pour une fois un de mes posts reçoit des réponses dans un thread et je peux participer à un échange, c'est cool ^^) |
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| Auteur : | Fulnec [ Dim 12 Déc 2004, 00:08 ] |
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Ce que j'appelle ultra libéralisme correspond à la théorie néoclassique, à savoir laisser faire le marché presque sans intervenir, laissant ainsi de coté pas mal de considérations sociales. Si je dis "presque sans intervenir", c'est justement parce qu'une part de la doctrine de Hayek repose sur la tradition, et il me semble qu'il insiste notamment sur la "morale". Hors, la morale implique des considérations éthiques, et s'il refuse de prendre ces considérations en compte lorsqu'il parle d'économie, il me semble bien qu'il ne l'étends pas à des domaines comme par exemple la justice. De plus, dans les cas dans lesquels le secteur d'activité tends vers un monopole, il me semble que même les ultra libéraux (ou néoclassiques) prônent un certain contrôle de l'état sur le marché par le biais de lois anticoncurrentielles, puisqu'il s'agit d'un des rares (seuls ?) cas ou l'équilibre du marché est jugé économiquement moins efficace. |
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| Auteur : | Abdul Alhazred [ Dim 12 Déc 2004, 06:55 ] |
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Fulnec a écrit Ce que j'appelle ultra libéralisme correspond à la théorie néoclassique, à savoir laisser faire le marché presque sans intervenir, laissant ainsi de coté pas mal de considérations sociales. OK, c'est ce que j'appelle néolibéralisme économique en fait. Fulnec a écrit Si je dis "presque sans intervenir", c'est justement parce qu'une part de la doctrine de Hayek repose sur la tradition, et il me semble qu'il insiste notamment sur la "morale". Hors, la morale implique des considérations éthiques, et s'il refuse de prendre ces considérations en compte lorsqu'il parle d'économie, il me semble bien qu'il ne l'étends pas à des domaines comme par exemple la justice.
De plus, dans les cas dans lesquels le secteur d'activité tends vers un monopole, il me semble que même les ultra libéraux (ou néoclassiques) prônent un certain contrôle de l'état sur le marché par le biais de lois anticoncurrentielles, puisqu'il s'agit d'un des rares (seuls ?) cas ou l'équilibre du marché est jugé économiquement moins efficace. Pour l'aspect moral et tradition, d'après un de mes profs c'est un truc tardif dans la pensée de Hayek et ça ne fonde pas la base théorique initiale. Il a collé ça après parce qu'il est devenu plus religieux vers la fin de sa vie (sans doute la peur de la mort et tout). Sur la position de Hayek concernant le monopole privé, j'avoue que je ne sais pas. Je serais tout de même étonné qu'il prône un contrôle de l'Etat sur le marché pour une quelconque raison : cela serait en contradiction avec le coeur de sa théorie qui érige le marché en stade suprême. Je verrais plus une explication du genre : si y'a des monopoles c'est la faute de l'Etat qui n'a pas librement laisser se développer le marché. Après oui il y a des néolibéraux qui prônent un certain contrôle contre les monopoles mais : 1) Tous les néolibéraux ne sont pas des Hayekiens ; 2) Même les Hayekiens ne suivent pas toujours à la lettre toute la théorie de Hayek (et heureusement, dans ses idées au bonhomme y'a quand même la privatisation de la monnaie avec mise en concurrence des moyens de paiement...). |
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