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Constitution européenne
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Auteur :  Capitaine Canard [ Jeu 24 Fév 2005, 15:32 ]
Sujet du message : 

ce n'est pas parceque c'est véhiculé par les médias que c'est faux
c'est un argument comme un autre en faveur de cette constitution, comme il y en a contre...
simplement, il n'est pas très idéologique c'est sûr, c'est une vue pratique de la chose. Je ne vois pas en quoi c'est un mal

Auteur :  Alkand [ Jeu 24 Fév 2005, 15:35 ]
Sujet du message : 

wizard a écrit
Affirmer que l'Europe telle qu'elle est actuellement est le seul choix possible, que si on veut une Europe unie, il n'y a que celle là possible et qu'il faut accepter ce traité car il n'y a pas d'autre choix... ce qui est le dsicours largement diffusé dans les médias, pour moi, c'est adhérer à la pensée unique. Une bonne façon de stériliser tout débat.
Le débat il a été fait depuis longtemps. Il a fallu de longue négociations pour accoucher d'un texte accepté par tous les gouvernements qui ont tous des désirs differents.
La question maintenant est : Est-ce que tu es prêt à accepter ce compromis ou est-ce que tu preferes retarder l'avancée de l'europe pour une durée indeterminée(car les gouvernements n'arriveront pas à faire un nouveau texte avant de nombreuses années de débats et de concilliations).
C'est pour cela qu'il y'a ce que tu appelles "la pensée unique". Oui, il y'a moyen de faire une autre Europe. Mais dans combien de temps?
Tu répondras qu'on est pas pressé? Pourtant, elle aurait vachement été utile lors de la crise diplomatique sur l'Irak.

Auteur :  wizard [ Jeu 24 Fév 2005, 15:46 ]
Sujet du message : 

Alkand a écrit
wizard a écrit
Affirmer que l'Europe telle qu'elle est actuellement est le seul choix possible, que si on veut une Europe unie, il n'y a que celle là possible et qu'il faut accepter ce traité car il n'y a pas d'autre choix... ce qui est le dsicours largement diffusé dans les médias, pour moi, c'est adhérer à la pensée unique. Une bonne façon de stériliser tout débat.
Le débat il a été fait depuis longtemps.
Ah bon ? Et entre qui et qui ? Comme des personnes nommés par les gouvernements ont débattu, les citoyens n'ont plus leur mot à dire ? Ah, pardon, j'oubliais... il n'y a pas d'autres choix possibles. A ce compte là, pourquoi un réfrensum puisque nos gouvernants savent ce qui est bon pour nous ?

Bon, allez, j'ai eu mon compte, ciao !

Auteur :  Capitaine Canard [ Jeu 24 Fév 2005, 15:53 ]
Sujet du message : 

ouais c'est ça, va combattre la vilaine "pensée unique"

Auteur :  Alkand [ Jeu 24 Fév 2005, 15:56 ]
Sujet du message : 

wizard a écrit
Comme des personnes nommés par les gouvernements ont débattu, les citoyens n'ont plus leur mot à dire ? Ah, pardon, j'oubliais... il n'y a pas d'autres choix possibles. A ce compte là, pourquoi un réfrensum puisque nos gouvernants savent ce qui est bon pour nous ?
Ils auraient très bien pu ne pas en faire comme c'est le cas pour de nombreux pays.
Tu prend le problème à l'envers. Y'a eu de gros débats sur le sujet entre les differents gouvernements. Il en a résulté le texte que nous avons. Toi tu veux tout remettre en cause en disant non et après tu dit que tu n'es pas contre l'europe.
Il y'a un problème quelque part.

Ton europe si elle avait été acceptable par tous les gouvernements elle aurait certainement été mise en place, mais ce n'est pas le cas.

C'est pour cela que les média et les politiques disent que voter contre ce traité c'est voter contre l'Europe. C'est un raccourcis que l'on peut critiquer mais dans les faits c'est la situation à laquelle nous somme confrontés.

Auteur :  Le Faiseur [ Jeu 24 Fév 2005, 15:57 ]
Sujet du message : 

Ca ne s'applique pas seulement à l'Europe, mais j'ai l'impression que lorsque l'on dépasse un certain nombre d'individus concernés par une décision, il faut trouver à un moment un compromis entre une démocratie réelle où un véritable consensus doit se dégager et un choix plus rapide, moins libre pour les autres pour avancer. Ca paraît bizarre tel que je l'ai écrit, je le reconnais. Et surtout ce que j'essaie de développer n'a pas grand-chose à voir avec mon opinion sur ce traité européen (que je compte lire pour savoir pour ou contre quoi je voterai, je me débrouillerai, je trouverai le temps). Mais c'est l'impression que j'ai : les députés, le Sénat, tout ça, c'est bien dans le but que certains représentants du peuple prennent une décision au nom de la population, de manière à rendre possible la promulgation de loi, une action politique, n'importe quoi à l'échelle du pays, voire plus loin, non ?

Alors, à l'inverse, proposer aux gens via un référendum de voter pour ce traité ou pas me laisse une impression bizarre. D'abord parce que si le "non" l'emporte, j'ai vraiment l'impression que les eurodéputés qui rediscuterons les termes de ce traité n'auront pas plus entendu notre voix que si on se contente de voter "pour" ou de s'abstenir. Ils n'auront pas la moindre idée de pourquoi les gens auront voté "non". Les opposants à ce traité tireront tous la couverture à eux en s'écriant que le peuple a dit "non" pour diverses raisons, aucune ne convenant à votre analyse propre de la situation. A l'inverse si le "oui" passe, les partisans se féliciterons, non pire, s'autocongratulerons, pour des raisons qui ne nous conviennent pas plus.
Alors mon problème vient d'un pessimisme profond qui me pousse à me dire : si je vote "non", on ne prendra pas la peine d'analyser pourquoi réellement. Dans deux ans, on me reproposera un traité qui ne me conviendra pas mieux et si ça se trouve, ce ne sera d'ailleurs pas un référendum, les députés voteront, adopteront le texte et cette fois, on y aura vu que du feu. Si je vote "oui", c'est pas pour ça que le texte me convient bien et à 25 pays, faut pas rêver, on est pas près d'amender quoi que ce soit. C'est déjà un consensus qui a du être dur à trouver entre les pays membres, si l'un de ces pays revient derrière en piclant "Hé, au fait, j'ai dit oui, mais l'article II-60, je l'aime pas trop en fait, ça dérange quelqu'un si on le change ?", je suis prêt à parier que sa voix restera sans écho.

Si on ne nous avait pas donné le choix directement, le problème serait déjà réglé.

Bon, maintenant que j'ai écrit tout ça, on peut se demander si même j'irai voter ; on peut s'écrier qu'avec des raisonnements pareils, c'est l'invitation à n'importe quelle dictature ; tout ça, tout ça. En l'état, tel que je l'ai écrit, je suppose que ça peut être une interprétation de mon post, oui. Or, il est bien évident que je préfère, dans la mesure où l'anarchie et la fraternité entre les hommes ne semble pas un système accepté à grande échelle pour le bonheur de l'Humanité, qu'on vienne me demander mon avis et surtout que si j'exprime mon dit-avis, cela soit pris en compte. N'oubliez pas que je parle du fait que la décision soit prise par les députés qui sont élus par le peuple, pas d'une oligarchie quelconque.
Non, j'ai effectivement une opinion extrêmement négative sur la politique en général, mais je m'accroche à l'idée que la prochaine sera peut-être différente. Donc, je compte m'informer sur ce traité et voter en fonction de ce que j'estimerai être le meilleur choix.

Ceci dit, wizou, Lame et les autres, mon pessimisme me pousse à dire que même si le "non" l'emporte, le prochain traité ne vous conviendra pas mieux. Et que les députés, déçus de la réponse des français la première fois, passeront par un autre biais que le référendum pour être sûr de continuer leur construction européenne. Mais reste que si je ne suis pas d'accord avec ce texte, je voterai "non" quand même, tout comme il est hors de question que j'encourage à voter pour ou contre : les gens sont libres de leur choix et je les soutiens dans le fait de prendre position. Pas mon style d'encourager à baisser son pantalon, faut pas pousser.

Auteur :  Arnok [ Jeu 24 Fév 2005, 16:02 ]
Sujet du message : 

Problème le texte englob un tres grand nombre de point, n'ayant potentiellement aucun rapport entre eux. Si tu n'est pas d'accord avec un point vas tu voter contre, quitte à faire invalider tous les autres points ou au contraire accepter le compromis et laisser passer un point que tu juges inacceptable car le reste te semble bien...

Je n'ai malheureusement pas de réponse...

Auteur :  Trufuglu [ Jeu 24 Fév 2005, 16:12 ]
Sujet du message : 

Arnok a écrit
Problème le texte englob un tres grand nombre de point, n'ayant potentiellement aucun rapport entre eux. Si tu n'est pas d'accord avec un point vas tu voter contre, quitte à faire invalider tous les autres points ou au contraire accepter le compromis et laisser passer un point que tu juges inacceptable car le reste te semble bien...

Je n'ai malheureusement pas de réponse...


Le français est par essence un râleur nombriliste qui, si tous les points ne lui conviennent pas, sera contre l'ensemble :) C'est caricatural, j'en conviens, mais sans être une "spécialité" française, c'est une façon de faire qui se fait souvent remarquer...

Le pire ? Comme expliqué plus haut, je suis persuadé que si je mettais le nez dans cette constitution, j'agirais de la même manière, c'est à dire non posément et en trouvant "inadmissible" des données qui, avec le temps, seraient pas si terribles que ça :smile:

Ma préférence va donc vers un élan général de soutien à l'entité-europe, et si j'ai le choix entre une europe immobile ou une europe qui essaie d'avancer, je choisis d'avancer.

Auteur :  Alkand [ Jeu 24 Fév 2005, 16:21 ]
Sujet du message : 

Le Faiseur a écrit
C'est déjà un consensus qui a du être dur à trouver entre les pays membres, si l'un de ces pays revient derrière en piclant "Hé, au fait, j'ai dit oui, mais l'article II-60, je l'aime pas trop en fait, ça dérange quelqu'un si on le change ?", je suis prêt à parier que sa voix restera sans écho.
Evidement. Mais c'est pas comme ça que se passe les amendements.
On test, on se réunis puis on dit : "En fait, c'etait pas une si bonne idée que ça cet article. Vous êtes tous d'accord pour qu'on le change?"

Trufuglu a écrit
Le français est par essence un râleur nombriliste qui, si tous les points ne lui conviennent pas, sera contre l'ensemble C'est caricatural, j'en conviens, mais sans être une "spécialité" française, c'est une façon de faire qui se fait souvent remarquer...
Je n'ai pas l'impression que se soit un problème spécifiquement français.

Auteur :  Trufuglu [ Jeu 24 Fév 2005, 16:23 ]
Sujet du message : 

Alkand a écrit
Citer
Le français est par essence un râleur nombriliste qui, si tous les points ne lui conviennent pas, sera contre l'ensemble C'est caricatural, j'en conviens, mais sans être une "spécialité" française, c'est une façon de faire qui se fait souvent remarquer...
Je n'ai pas l'impression que se soit un problème spécifiquement français.


En effet, on est homme, tout simplement ^o^

Auteur :  LT-P [ Jeu 24 Fév 2005, 17:47 ]
Sujet du message : 

Trufuglu a écrit
si j'ai le choix entre une europe immobile ou une europe qui essaie d'avancer, je choisis d'avancer.

On n'avance pas que par des réultats. En fait, en sciences, on apprend surtout des échecs car on peut constater ce qui n'a pas marché, et pourquoi. Alors qu'un succès, on peut juste dire que oui, ça marche.

Je ne vois pas ce qui donne cette impression irrérpressible d'urgence à certains. «Il faut faire vite une Europe unie, même si c'est bancale». Mwouis... Le père d'un ami a pour habitude de dire en voiture «Prends ton temps, on est pressés»; c'est sur que de se prendre un platane en pleine face alors qu'on voulait gagner 5 minutes, ça retarde pas mal...

Je pense effectivement qu'il faut une unification solide de l'Europe. Mais pas de cette façon, et pas à n'importe quel prix. Il n'est pas nécessaire d'avoir un ministre européen des affaires étrangères pour harmoniser les visions politiques des états de l'Union. Tout comme il n'est pas nécessaire d'accepter le premier projet qui passe, sous prétexte «qu'on n'a psaa le temps d'attendre».

Je refuse catégoriquement cet état d'urgence. Nous avons le temps. Deux ou trois années de plus passée à élaborer un projet sosnt négligeables face aux 2500 d'histoire de l'Europe.

Dans tous les pays de l'Union, des projets, traité, lois, et autres ont déjà été rejetés par des citoyens qui ne les jugeaent pas appropriés. Pourquoi n'est serait-il pas autant au niveau européen ?

L'Europe n'est en aucun cas une opportunité, mais une réalité à choisir, et à construire sciement.

Auteur :  Lame [ Jeu 24 Fév 2005, 18:07 ]
Sujet du message :  Re: RE

Avant toute chose, je t'aime beaucoup même si tu es un partisan du oui (Un peu de gentillesse, çà ne fait pas de mal).

Bon, trêve de calins, passons à ton message.

Shadowgui a écrit
La construction européenne est en effet d'inspiration libérale, il serait absurde de le nier, mais pas ultralibérale. Il n'y a pas de déréglementation à tout va, de tout privatisation anarchique, de refus total d'interventionisme étatique avec un Etat cantonné à ses plus classiques pouvoirs régaliens (police, armée, sécutité publique quoi).


Euh ben si justement. Sauf pour la déréglementation: là on a les mauvaises réglementations communautaires standardisés à la place des réglementations nationales.

Shadowgui a écrit
L'idée maintenant, c'est d'aller vers l'europe du "citoyen", doter l'europe et les européens d'une véritable "conscience européenne". L'UE a toujours exprimé sa volonté d'agir dans l'interet des citoyens: reste à le leur faire comprendre...

...et on ne peut pas dire que c'est une réussite pour l'heure! je suis attéré par la nullité de la communication sur la construction européenne...mais c'est un autre débat.


Pour moi le problème n'est pas la nullité de la communication: l'appareil de propagande européen est démesuré. C'est plutôt que l'Union ne sert pas les citoyens et que leur répéter des milliers de fois les mêmes mensonges ne changera rien, çà leur donne juste envie de voter pour l'extrême-droite.

Shadowgui a écrit
Je ne crois pas une seule seconde qu'il soit indispensable d'éradiquer les Etats membres pour maintenir la paix. Je ne crois pas non plus aux bienfaits d'un "marché libre et non faussé", du dumping social et des délocalisations que soutiennent la Commission européenne.

Et il n'en a jamais été question! l'union européenne n'a jamais prétendu au role de super Etat ou de virer au fédéralisme pur et dur...L'union reste une organisation régionale à vocation intégrative!


"Une organisation régionale à vocation intégrative". Cà doit faire la troisième définition qu'un partisan du oui donne de l'Union. D'où l'intérêt de lui donner enfin une nature officielle.

Le fait est que l'Union vire bien au superétat car elle se mêle de tout ce qu'elle peut et à la volonté de ne rien laisser aux Etats hormis les charges ennuyeuses (comme mettre en oeuvre la sécu, financer l'accueil des réfugiés ou encore liquider les déchets). Elle ressemble chaque jour un peu plus à un Etat décentralisé en région qu'à une fédération d'Etat. Du reste, le Traité constitutionnel laisse à l'UE tous les outils juridiques pour qu'on ne puisse jamais l'empêcher de déborder de son lit, comme la clause de flexibilité qui rend inutile la répartition des compétences entre l'UE et les Etats membres. L'UE actuelle combine les pires défauts des USA et de l'URSS.

Je ne vois pas ce que tu appelles le fédéralisme pur et dur. C'est peut-être le nom que tu donne à la réalisatin des "Etats-Unis d'Europe"? Le but de la construction européenne est bien à la base d'unifier l'Europe en une fédération. C'est le rêve que font miroiter les eurocrates pour faire accepter à la population le marché commun (qui devait se doter d'une sécurité sociale commune) et les limitations de souveraineté. Maintenant que les atlantistes et les ultralibéraux ont obtenu leur marché commun en dupant les citoyens, ils voudraient qu'on arrête l'intégration (hormis en matière de libéralisation, bien entendu) et qu'on jette aux oubliettes le projet de fédération, les projets de réformes démocratiques et celui d'une sécurité sociale commune. Et le peuple ne doit pas non plus tendre spontanément mes fesses pour se faire enculer tant qu'ils y sont!

Shadowgui a écrit
On peut difficilement "cathégoriser" l'union. En fait, on ne peut pas!

Organisation internationale? fédération? Confédération? on ne sait pas...Peut etre faudra t' il trancher un jour ou l'autre pour donner au citoyen une vision claire de l'europe...mais les Etats n'en ont aucune envie: trop politiquement engagé! alors, le flou cathégoriel demeure. Mais ce n'est pas pour ça que l'"Objet international non indentifié" ne fonctionne pas !


En fait, c'est une fédération de fait même si elle fonctionne comme une confédération pour certaines matières. C'est dans les faits, pour être précis, la combinaison d'une fédération et d'une confédération partageant les mêmes institutions communautaires. Cà n'empêche pas l'UE de fonctionner (au désavantage de ses citoyens du reste), çà la dispense juste de se soumettre aux normes d'une fédération, d'une confédération ou d'un Etat fédéral. Voilà un flou qui arrange donc bien les eurocrates.

Shadowgui a écrit
Je ne considère par l'élection du président de la Commission par le Parlement (I-27, point 1) comme un changement autre que sémantique dans la mesure où il élit le président de la commission sur proposition du Conseil européen (c'est ce qui se fait actuellement mais on parle d'investiture).

Oui et non. En effet, le système d'investiture existait mais de façon non écrite! le parlement européen s'étant "arrogé" ce droit un peu à la façon de certains parlements nationaux. Là, il est clairement garanti ( les pouvoirs du parlements étant assez modestes...c'est un pas en avant pour lui!).


Franchement, on a pas besoin d'adopter le Traité constitutionnel pour çà: une révision du Traité de Nice suffira.

Shadowgui a écrit
Ce qui est sur, c'est que l'union intervient de plus en plus et nous touche directement. Ce qui est sur aussi, c'est que les décisions sont prises par des Etats. Alors, oui, on peut penser que l'on s'oriente plus vers une sorte de fédéralisme...mais ça n'engage que moi!


C'est comme si tu disais que la terre est ronde mais que çà n'engage que toi. L'Union est une fédération de fait. Ce n'est pas une croyance mais la constation de la réalité au regard de son fonctionnement. Le fonctionnement et l'organisation de l'UE est celui d'une fédération donc c'est une fédération. Comme c'est un fait inavoué officiellement (j'ai déjà expliqué pourquoi), c'est une fédération de fait à défaut d'être officiellement une fédération. Relis donc la définition d'une fédération et tu comprendras.

Shadowgui a écrit
Quant au terme constitution, il n'est pas si mal choisi. Oui, c'est un traité international mais avec un contenu très particumier: il donne la forme de l'entité UE, la dévolution et l'exercice du pouvoir en son sein. En droit interne on appelle ça une constitution...de plus l'UE touche les citoyens, et le terme constitution a une portée symbolique forte!


Il donne la forme de l'entité UE comme les traités précédents. Dans cette optique, on a pas besoin de voter ce Traité pour donner une Constitution à l'Europe: elle en avait déjà une depuis Rome. Sinon, je suis tout à fait d'accord avec toi quand tu dis que le terme constitution a touché les citoyens: c'est indéniable, çà les a marqué.

Shadowgui a écrit
j'estime que j'ai le droit de voter contre un programme politique que je désapprouve, fut-ce-t-il présenté dans un traité.

Je vois ce que tu veux dire. Mais ce n'est pas un programme politique: c'est une vision du monde. Et oui, le libéralisme y joue un role important. C'est l'optique de l'UE: unir les hommes par l'économique d'abord, les grandes valeurs ensuite. On peut trouver ça cynique ou idiot. Perso, je pense que c'est réaliste.


Tu veux dire une vision cauchemardesque comme celles de J. Constantine quand il met les pieds dans le plat (va voir le film, tu comprendras). Je ne veux justement par de ton enfer ultralibéral.

Pour le reste, je trouve cynique ou idiot de croire qu'on unit les hommes en les forçant à se battre les uns contre les autres pour les marchés et l'emploi. Le dumping social de la Pologne contre la France, par exemple, n'a pas rendu leurs citoyens plus proches. La fraternité dont tu parles s'obtient plutôt par une sécurité sociale commune et une défense commune, c'est à dire par l'entraide. Le marché commun a bien été institué pour enrichir d'avantage les nantis (surtout ceux des pays ultralibéraux) et les exportateurs étrangers quels que soient les prétextes invoqués.

Shadowgui a écrit
atlantiste

Non, ce traité ou constitution n'est pas atlantiste. L'UE n'est pas le "valet" des USA, ce serait plutot l'inverse sur le plan économique (quand au plan politique: l'UE est sous développée sur ce point, ça reste pour beaucoup du ressort des Etats!). La "guerre économique" fait rage entre l'europe et les USA entre coopération et coups bas...(affaire microsoft, l'affaire des bannanes ect...). De plus, l'europe l'aurait été Atlantiste, si le projet kennedy avait été mis en oueuvre...il s'agissait d'une alternative à la construction européenne proprement USA...


Les USA, valet de l'UE sur le plan économique! N'importe quoi. C'est nous qui somme soumis à leur influence puisque nos crises commence chez eux la plupart du temps (je reconnais qu'ils ne sont pas toujours responsable). Quand nous sommes en crise, tout ce que nous savons faire, c'est attendre une relance salvatrice aux USA. C'est du reste pour éviter les crises économiques aux USA que nous continuons à éponger docilement leur déficit.

En ce qui concerne le projet Kennedy, c'était un leadership camouflé en partnership. Ce projet est presque réalisé.

Shadowgui a écrit
mettre en oeuvre une sécurité sociale commune.

Elle existe déjà et se dévelloppe beaucoup ces dernières années! nottement en matière de protéction générale des droits sociaux, négotiation et accords colléctifs européens, libre circulation des travailleurs, ect...Des directives et règlements sanctionnent ce que l'on appelle "dumping social". Si tu veux des références, demande moi!


Un, je te parles du Traité constitutionnel pas du droit antérieur dérivé des traités actuels. Tu es donc un rien hors sujet.
Deux, je me demande quand les institutions communautaires ont combattu le dumping social. Elles ont justement créé un marché commun conçu de tel manière qu'il l'engendre sans aucun autre recours que de réduire les droits sociaux. Seule la Commission actuelle reconnait le dumping social: elle veut l'encourager et soutenir les délocalisations parce qu'elle trouve que c'est une bonne chose.

Shadowgui a écrit
Ensuite, ce programme est atlantiste: l'article I-41 point 2 subordonne la défense commune à l'OTAN

C'était dèjà le cas de pas mal d'actions menées par les forces armées européennes. Ne serait ce qu'au kossovo ou en avganistan. C'est avant tout une question logistique et de chaine de commandement uniforme. Mais une force d'intervention 100 cent européenne est en création...


Donc, tu reconnais bien que le programme de la partie III est atlantiste. Je n'ai jamais dit que ce n'était pas le cas maintenant. Je refuse simplement de continuer avec un programme pareil.

Auteur :  Elch [ Jeu 24 Fév 2005, 18:07 ]
Sujet du message : 

LT-P a écrit
Trufuglu a écrit
si j'ai le choix entre une europe immobile ou une europe qui essaie d'avancer, je choisis d'avancer.

On n'avance pas que par des réultats. En fait, en sciences, on apprend surtout des échecs car on peut constater ce qui n'a pas marché, et pourquoi. Alors qu'un succès, on peut juste dire que oui, ça marche.

Je ne vois pas ce qui donne cette impression irrérpressible d'urgence à certains. «Il faut faire vite une Europe unie, même si c'est bancale». Mwouis... Le père d'un ami a pour habitude de dire en voiture «Prends ton temps, on est pressés»; c'est sur que de se prendre un platane en pleine face alors qu'on voulait gagner 5 minutes, ça retarde pas mal...

Je pense effectivement qu'il faut une unification solide de l'Europe. Mais pas de cette façon, et pas à n'importe quel prix. Il n'est pas nécessaire d'avoir un ministre européen des affaires étrangères pour harmoniser les visions politiques des états de l'Union. Tout comme il n'est pas nécessaire d'accepter le premier projet qui passe, sous prétexte «qu'on n'a psaa le temps d'attendre».

Je refuse catégoriquement cet état d'urgence. Nous avons le temps. Deux ou trois années de plus passée à élaborer un projet sosnt négligeables face aux 2500 d'histoire de l'Europe.

Dans tous les pays de l'Union, des projets, traité, lois, et autres ont déjà été rejetés par des citoyens qui ne les jugeaent pas appropriés. Pourquoi n'est serait-il pas autant au niveau européen ?

L'Europe n'est en aucun cas une opportunité, mais une réalité à choisir, et à construire sciement.

:jap: +1

Auteur :  Lame [ Jeu 24 Fév 2005, 18:09 ]
Sujet du message : 

Si j'ai le choix entre une Europe qui reste immobile et une Europe qui avance dans le mauvais sens, je choisis l'Europe immobile. C'est pas parce qu'on est progressiste qu'on doit obligatoirement faire un pas en avant quand on est au bord d'un ravin.

Auteur :  Trufuglu [ Jeu 24 Fév 2005, 20:14 ]
Sujet du message : 

LT-P a écrit
Trufuglu a écrit
si j'ai le choix entre une europe immobile ou une europe qui essaie d'avancer, je choisis d'avancer.

On n'avance pas que par des réultats. En fait, en sciences, on apprend surtout des échecs car on peut constater ce qui n'a pas marché, et pourquoi. Alors qu'un succès, on peut juste dire que oui, ça marche.

Je ne vois pas ce qui donne cette impression irrérpressible d'urgence à certains. «Il faut faire vite une Europe unie, même si c'est bancale». Mwouis... Le père d'un ami a pour habitude de dire en voiture «Prends ton temps, on est pressés»; c'est sur que de se prendre un platane en pleine face alors qu'on voulait gagner 5 minutes, ça retarde pas mal...

Je pense effectivement qu'il faut une unification solide de l'Europe. Mais pas de cette façon, et pas à n'importe quel prix. Il n'est pas nécessaire d'avoir un ministre européen des affaires étrangères pour harmoniser les visions politiques des états de l'Union. Tout comme il n'est pas nécessaire d'accepter le premier projet qui passe, sous prétexte «qu'on n'a psaa le temps d'attendre».

Je refuse catégoriquement cet état d'urgence. Nous avons le temps. Deux ou trois années de plus passée à élaborer un projet sosnt négligeables face aux 2500 d'histoire de l'Europe.

Dans tous les pays de l'Union, des projets, traité, lois, et autres ont déjà été rejetés par des citoyens qui ne les jugeaent pas appropriés. Pourquoi n'est serait-il pas autant au niveau européen ?

L'Europe n'est en aucun cas une opportunité, mais une réalité à choisir, et à construire sciement.


A cela, j'aurais envie de répondre que les "non" seraient une opinion alarmiste, criant au feu avant de voir un bout de fumée.

Dans tous les cas, toi me taxant d'urgentiste, moi te taxant d'alarmiste, on serait dans l'erreur.
La question n'est pas de faire au plus vite, la question est d'avancer. Comme je le soulignais auparavant, il y a probablement autant d'idées d'Europe que d'individus, et, par conséquent, jamais de texte qui puisse satisfaire tout le monde.

Maintenant, tous les dirigeants des états membres s'accordent à dire que cette constitution, sous cette forme, est une bonne chose. Je pense raisonnable d'estimer que c'est un juste compromis entre différentes idéologies, propre à laiser à chacun sa part de compromis. Voter non car tel ou tel point ne correspond pas à son idée de l'Europe me semble une attitude un poil égoïste. Après, on peut être contre l'idée même d'une Europe et en cela, chacun est libre de ses opinion et, après tout, être contre l'Europe est une opinion tout à fait valable et défendable.
Etre pour l'Europe et contre une constitution qui est déjà présentée comme un énorme compromis entre une pluralité d'individus de hautes sphères, c'est l'expression narcissique d'une volonté d'imposer Son Europe au détriment de compromis qui ont d'ores et déjà dû être faits.

Je ne pense pas que cette constitution se soit faite en un jour, elle a dû passer entre pas mal de main, être maniée et remaniée bon nombre de fois. Je n'ai pas la conviction qu'un petit enarque s'est pointé un matin en disant : tiens, on va tous voter pour ça.

Comme je le soulignais avant, pour avancer, il faut savoir faire des compromis, et c'est justemment ce que beaucoup de pays viennent de faire et de présenter. Accepterons-nous leur compromis ou bien stigmatiserons-nous cela en prônant que l'individualisme est une meilleure chose ?

Lorsque je parlais d'avancer, je parlais bien sûr d'avancer ensemble ...

Auteur :  Archiviste [ Jeu 24 Fév 2005, 23:29 ]
Sujet du message : 

Petit message à ceux qui vont voter oui parce que sinon, c'est être anti-européen :

Etre européen, c'est penser à une Europe capable de rivaliser avec les plus grandes puissances à travers une politique et une mentalité communes, c'est considérer que la richesse du plus grand nombre doit être l'objectif principal d'une superstructure réunissant des pays très avancés et des pays plus en retard tant sur le plan économique que social, c'est enfin concevoir que l'Europe telle que nous la connaissons à mis plus de 50 ans à se construire, et qu'un retard de quelques années devient tout relatif.
Etes-vous prêt, par feignantise ou par ignorance, à laisser les plus riches s'enrichir et les inégalités sociales se développer ? Considérez-vous comme normal que pour quelque chose s'aussi important qu'une constitution, il n'y ait aucune tentative d'explication, comme si on essayait de cacher maladroitement les gros pâtés qui traînent ? Pensez-vous qu'il soit "européen" de diaboliser une idée juste pour ne pas avoir à justifier votre point de vue ?
Si oui, nous ne sommes pas, et nous ne serons JAMAIS, les mêmes européens.

Archi,
pro-européen qui votera non

Auteur :  Archiviste [ Jeu 24 Fév 2005, 23:30 ]
Sujet du message : 

Trufuglu a écrit
Lorsque je parlais d'avancer, je parlais bien sûr d'avancer ensemble ...


Moi, quand je vois un piège à loup en face de moi, j'évite tout naturellement d'avancer :roll:

Auteur :  Le Faiseur [ Jeu 24 Fév 2005, 23:55 ]
Sujet du message : 

Moi, je pousse celui qui me précède, histoire qu'il se le prenne avant moi. Euh...

Mais en cas de "non", vous espérez que ça suffira à ce que les politiques analysent réellement ce "non" ou bien vous avez un moyen en tête de faire comprendre ce qui ne va pas dans le traité actuel ? C'est un peu ce qui me fait peur. Bon, je le répète, ce n'est pas parce que je suppose que les députés n'en feront au final qu'à leur tête que j'irai voter "oui" d'office. Mais si je constate que le traité ne me convient pas, j'aimerais faire comprendre ce qui me déplait. Parce qu'en cas de "non", si c'est juste pour que les eurodéputés en rediscutent entre eux, changent la formulation de 3 articles puis décident de voter le traité en ne repassant pas par un référendum pour être sûr que ça passe, on aura pas gagné grand-chose...

Auteur :  mad [ Ven 25 Fév 2005, 00:04 ]
Sujet du message : 

bon, j'ai mis "pour, sans retenue" parcequ'on ne peut dire que "oui" ou "non", et je en voulait pas dire "non".

Auteur :  Le Faiseur [ Ven 25 Fév 2005, 00:45 ]
Sujet du message : 

Y'a un truc dont j'ai discuté avec certaines sources bien placées (il se reconnaîtra). Et je me pose un certain nombre de questions. Ce traité va être revoté à chaque fois qu'un pays ne sera pas d'accord, c'est ça ? Donc si un pays quelconque est contre, admettons que la Constitution soit retravaillée. Bon. Mais si elle est remaniée pour plaire aux français, par exemple, et qu'elle ne plaît plus aux espagnols ? Ils vont revoter, vu que ça aura changé, non ? Et donc, ils risquent de voter contre. Donc, il faudra retravailler le texte pour qu'il plaise aussi aux espagnols. Ce qui risque de mettre un froid du côté des Pays-Bas ou de l'Angleterre, voire de nouveau de la France. Et les sources bien placées dont j'ai parlé plus haut me disaient que les traité de Nice et d'Amsterdam avaient probablement des côté au moins aussi libéraux que la Constitution actuelle. Et que donc, dans le cas où la Constitution serait paralysée, il faudrait bien aimer ces traités, parce qu'en en prendrait probablement pour beaucoup plus que deux ans.

Donc une autre de mes questions est : quelqu'un connaît-il ces deux traités ? Seconde question : quelles sont leurs applications ? Sont-ils "mieux" ou sont-ils pires que le texte de la Constitution ?

De plus en plus, je me dis que puisque ce texte n'est pas en soi une Constitution, il n'aurait pas fallu passer par un référendum. On nous a demandé notre avis sur les traités précédents ? Pourquoi ils le font maintenant ? En organisant les choses de manière différente selon les pays, en plus ? Pour avoir un maximum de chances que le tout capote à un endroit ou à un autre ?
Si ça se trouve, les députés européens et les industriels de tous poils préfèrent les traités de Nice et d'Amsterdam. :roll:

Et en plus, il reste touours, selon moi, le problème de faire entendre les raisons réelles d'un "non", parce que si c'est pour que de toute façon, les décideurs fassent semblant de reformuler le truc pour finalement faire passer exactement le même contenu, de force cette fois, tous ces débats n'auront servi à rien, ce qui serait dommage.

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