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| Mesurons la connerie humaine... |
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| Jeu 01 Sep 2005, 12:44 |
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Et non, je vois bien à vos mines déçues que vous pensiez trouver un jeu à la con ou une chronique outre-atlante ! Mais désolé, je ne vous offre que ce petit article :
Citer Pactole énergétique ou bombe infernale?
Le pari de la «glace qui brûle» On a trouvé au fond des océans des milliards de mètres cubes de gaz. De quoi résoudre tous les problèmes d’énergie. Le risque: rendre le réchauffement climatique totalement incontrôlable C’est une sorte de glace étrange, constituée d’un agencement de molécules d’eau qui emprisonnent des molécules de gaz, par exemple du méthane, ou encore du propane. Les chimistes parlent d’«hydrates de gaz» ou, mieux, de «clathrates», et ces produits ont longtemps été considérés comme des curiosités de laboratoire. Des curiosités amusantes ou dangereuses, car les clathrates de méthane, en dehors de leurs conditions de stabilité (très basses températures, très fortes pressions), se décomposent instantanément. Sitôt extraits de leur frigo pressurisé, ces cristaux capricieux se mettent à fulminer. Ils se désagrègent, explosent spontanément, s’enflamment en libérant leur contenu d’hydrocarbures. Or, pour le meilleur ou pour le pire, cette amusette de chimistes facétieux conditionne peut-être l’avenir global de la planète. En effet, depuis peu, on a réalisé que les clathrates de méthane, ces «glaces qui brûlent», sont quasi omniprésents, cela en quantités formidables, dans certaines couches géologiques et notamment au fond des océans. L’USGS (le Geological Survey américain) estime à plusieurs dizaines de millions de milliards de mètres cubes la quantité de méthane ainsi piégée dans ces glaces instables. «Cela représente au moins le double de tout le carbone contenu dans l’ensemble des gisements d’énergie fossile, pétrole, gaz et charbon compris», assure un spécialiste. Et dans sa dernière édition «le Journal du CNRS» s’enthousiasme pour «ce fantastique pactole qui gît au fond des mers». Depuis toujours les matières organiques mortes se décomposent dans les couches sédimentaires, leur fermentation libérant du méthane. Dès lors que les conditions sont réunies (par exemple, la pression exercée par une couche d’eau de 300 mètres et une température n’excédant pas 2 à 3 °C), ce méthane est aussitôt séquestré sous la forme d’un clathrate solide qui ressemble à de la glace ordinaire. Pas étonnant donc qu’il y en ait partout ou presque, en particulier sous les plateaux continentaux, et à moindre profondeur dans le permafrost des régions polaires. Face à ces cristaux magiques et prometteurs, les publications et colloques scientifiques se multiplient depuis quelques années. Restées longtemps un peu goguenardes devant une lubie qu’elles jugeaient digne du professeur Nimbus, les compagnies pétrolières participent désormais aux recherches. Total, Gaz de France et l’Institut français du Pétrole se sont par exemple associés au CNRS pour subventionner un laboratoire dit «des procédés en milieu granulaire», hébergé par l’Ecole des Mines de Saint-Etienne. Cela pour expérimenter un procédé d’extraction du méthane des clathrates par des injections d’eau chaude dans les couches profondes, et sa récupération sous forme gazeuse. En même temps, de nombreuses collaborations scientifiques internationales s’organisent, pour inventorier les gisements les plus prometteurs. Ainsi, en septembre prochain, Marie-Madeleine Blanc-Valleron (CNRS et Muséum national d’Histoire naturelle de Paris) va embarquer à bord d’un navire américain pour analyser des forages effectués au large de Vancouver, où on subodore une phénoménale accumulation d’hydrates de méthane à la frontière de deux plaques tectoniques. La chercheuse française se prépare à «passer dix à douze heures par jour au microscope, quel que soit l’état de la mer», dans le cadre d’une «mission internationale très particulière»: il ne s’agit pas pour le moment d’identifier un gisement particulier de méthane, mais d’étudier le mécanisme d’accumulation du gaz dans les sédiments, afin d’établir un modèle géologique général qui permettra de savoir où les chercher dans l’avenir. De son côté la Commission européenne finance le programme Hydratech, qui développe les techniques de détection des clathrates de méthane sur les plateaux continentaux du Vieux Continent. Déjà, des zones apparemment prometteuses ont été repérées – «en mer Noire, dans l’est de la Méditerranée, dans le golfe de Cadix et dans la mer de Norvège», révèle «le Journal du CNRS». C’est sûr, le jour où on saura aller puiser à bon compte ce méthane inespéré, le spectre de la pénurie énergétique s’éloignera pour longtemps. Même si on ne savait en récupérer qu’une toute petite fraction, les quantités accessibles seraient phénoménales: convenablement réchauffé et pompé, un seul mètre cube de clathrate donne pas moins de 164 mètres cubes de gaz naturel. Mais jouer avec cette glace, c’est aussi jouer avec le feu. D’abord parce qu’il s’agit de toute façon d’un carburant fossile, dont la combustion contribue au fâcheux effet de serre. Mais surtout parce que toute déstabilisation malencontreuse de ce méthane, gelé depuis la nuit des temps, pourrait entraîner le dégazage massif d’immenses gisements. On imagine des myriades de mètres cubes de cet hydrocarbure gazeux s’échappant d’un seul coup des fonds marins. Les bulles secouant l’océan avant de rejoindre l’atmosphère pour y accélérer le réchauffement climatique – car le méthane se caractérise aussi par un effet de serre très efficace. Puis ce réchauffement global accélérant à son tour la montée en température des océans, et provoquant donc en cascade le dégazage d’autres dépôts de clathrates: une spirale infernale qui pourrait inspirer un film catastrophe. Ou déclencher pour de bon la véritable apocalypse, avec des océans furieusement bouillonnants de bulles de méthane, et un empoisonnement de l’atmosphère suivi de son embrasement intégral… Un pareil scénario ne devrait pas être écarté à la légère. D’autant moins que – sans avoir jusqu’ici atteint le paroxysme de l’embrasement généralisé – il se produit réellement dans la nature, et cela depuis longtemps. Ainsi, l’actuel réchauffement climatique se traduit inévitablement par le dégazage du méthane jusqu’ici gelé, dans certaines régions polaires où la fusion du permafrost amène les clathrates à la limite de leur stabilité. Les spécialistes parlent de l’«horizon des hydrates» pour désigner cette limite – combinaison de température et de pression au-delà de laquelle le méthane rejoint l’état gazeux, s’échappant dans l’atmosphère sans être récupéré et sans passer par une usine à gaz. En théorie, pas de doute: même si le phénomène reste limité, le méthane libéré par le réchauffement contribue bien, via un renforcement de l’effet de serre, à l’accélération du réchauffement. Et ainsi de suite. Dans le passé des dégazages massifs se sont produits, entraînant des catastrophes climatiques. «Parfois, la nature rompt d’elle-même l’équilibre entre la phase gazeuse et la phase solide du méthane sous-marin», constate Pierre Henry, du CNRS. Des traces en subsistent, toujours visibles des milliers d’années plus tard, comme ces gigantesques «volcans de boue» qui tapissent certains fonds océaniques, dus à de soudaines échappées locales de méthane – c’est l’«effet champagne», disent les géologues. Une équipe de l’Université du Michigan a même pu établir un lien entre une titanesque libération de gaz survenue dans l’Atlantique il y a 55 millions d’années et le réchauffement climatique concomitant: une hausse moyenne de 4 à 6 °C. Le climat de la planète avait mis 200000 ans pour s’en remettre. Espérons que nous ne sommes pas en train de le détraquer pour aussi longtemps. Fabien Gruhier Fabien Gruhier Cet article, tiré du Nouvel Observateur, a la valeur qu'on lui prêtera (me concernant, étant une buse en science, je ne vois rien de contradictoire ou d'illogique). Néanmoins, la question se pose réellement : Est-ce que notre race, ayant dévoré la seule ressource dont elle pensait disposer en quantité quasi-illimité et sur laquelle notre société se base pour fonctionner, à l'aube de la plus destructrice de toutes les crises socio-économiques, est-ce que nous, les humains, allons être assez stupides pour risquer d'embraser notre planète et toutes les créatures qu'elle abrite dans le seul but de continuer à avoir des briquets à 0.3€ ? Va-t-on prendre un risque tel juste pour qu'une minorité d'actionnaires n'aient pas à investir outre mesure et puisse continuer à engranger des profits records (malgré la morosité des 3 dernières années, les entreprises du CAC40 ont vu leur bénéfice net augmenter de 40% en deux ans, 16% depuis le seul début d'année) ? Je vous le dit mes amis : dans peu de temps, nous pourrons prendre toute la mesure de la connerie humaine. Maintenant si vous me permettez, m'en vais aller me pendre à mon bonzaï... |
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| Jeu 01 Sep 2005, 12:57 |
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Bon, le réchauffement de la planète, on y couperas pas, ca se fait de touts façon tout seul (et avec la loi de l'entropie, plus on essaye de l'empêcher, plus il s'accélère... à votre avis, pourquoi votre friog dégage t'il plus de chaleur que de froid?).
Bon, ensuite, non, je n'ai aucun espoir en l'homme. Sauf qu'il a un instinct de survie (un poil exacerbé par l'individualisme, certes, mais il existe), et que si il y a un risque majeur que tout pète, je pense que les industriels réfléchiront à 2 fois. Bon, effectivement, si ya une chance sur un million que ca arrive, ils vont foncer, mais bon... |
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| Jeu 01 Sep 2005, 13:12 |
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pétunia, moi qui espérait que la fin du pétrole allait (choc et crises mises à part) solutionner un peu les problèmes climatiques...
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| Jeu 01 Sep 2005, 13:15 |
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Le dégazage massif en cas d'exploitation est aussi un risque que l'on va courrir avec le réchauffement planétaire. L'eau devient plus chaude, l'hydrate n'est plus stable et hop dégazage...
Dans l'histoire de la planète, il y a eu déjà un épisode de ce genre qui a débouché par une période très chaude, une diminution importante du taux d'oxygène dans l'air puis un bel âge glaciaire ... |
| exo nolog - |
| Jeu 01 Sep 2005, 13:22 |
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surtout que le méthane a une capacité de piéger les rayonnements solaires, 30 fois supérieure au CO2... bref, si la tempétarure augmente trop vite, des couches vont se libérer.
Il parait que lorsqu'on est à côté d'un tel gisement, le sol bouillonne de petites bulles qui éclatent souos l'effet de la pression, cela doit être beau. Comme l'oeil d'un cyclone! demain, l'ambience sera chaude... dans notre planête en flamme! sinon, les concepts scientifiques véhiculées par l'article sont vraisemblables. Mais l'on ne connait pas vraiment le mécanisme de formation des hydrates de méthane. |
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| Jeu 01 Sep 2005, 13:51 |
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Elch a écrit pétunia, moi qui espérait que la fin du pétrole allait (choc et crises mises à part) solutionner un peu les problèmes climatiques...
Moi aussi C'est vraiment dommage cette decouverte scientifique, non pas pour ce qu'elle apprends sur la geologie mais sur ce que des connards fini vont en faire... |
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| Jeu 01 Sep 2005, 13:52 |
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exo nolog a écrit demain, l'ambience sera chaude... dans notre planête en flamme!
Quand même pas, mais le niveau d'oxygène risque quand même de baisser |
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| Jeu 01 Sep 2005, 13:54 |
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pétunia , l'homme , soi-disant être évolué , pourrait détruire en très peu de temps ce que Dame Nature a mis des millions d'années à mettre en place ; déjà qu'avec les conneries faites on en est pas loin alors si en plus la connerie se metde la partie pour seulemnt un peu de tune en plus .....
Pauvres de nous |
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| Jeu 01 Sep 2005, 13:58 |
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BOUM !!
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| Jeu 01 Sep 2005, 13:58 |
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c'est quand qu'on colonise une autre planete
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| Jeu 01 Sep 2005, 13:59 |
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Arnok a écrit c'est quand qu'on colonise une autre planete
pour la détruire elle aussi ? |
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| Jeu 01 Sep 2005, 14:00 |
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Chris Tophe a écrit pétunia , l'homme , soi-disant être évolué , pourrait détruire en très peu de temps ce que Dame Nature a mis des millions d'années à mettre en place ; déjà qu'avec les conneries faites on en est pas loin alors si en plus la connerie se metde la partie pour seulemnt un peu de tune en plus .....
Pauvres de nous Mais rassure-toi, Dame nature s'est déjà autodétruite plusieurs fois sans notre aide... On compte pas moins de 4 ou 5 extinctrions massives depuis l'apparition de la vie sur Terre. |
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| Jeu 01 Sep 2005, 14:00 |
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On n'est pas forcé d'emmener tous les abrutis la haut non plus...
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| Jeu 01 Sep 2005, 14:02 |
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Les gens, puisque Sanjy vous le is, pas la peine de vous alarmer, ca pète trés bien tout seul.
Juste que le facteur humain accélère le processus, mais bon, reste à voir ce qui survivra. L'homme ou l'économie? |
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| Jeu 01 Sep 2005, 14:08 |
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ni l'un ni l'autre seulemnt des insectes
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| Jeu 01 Sep 2005, 14:09 |
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aïe aïe aïe, je sens que dans ce club de pessimistes je vais me faire virer mais je voulais seulement dire qu'on pouvait espérer une prise de conscience massive (peut-être pas spontanée mais bon...), en fait ,on commence a voir des efforts concernant la pollution : voitures hybrides, recherche de nouvelles sources d'énergies, etc...
bref le roman d'anticipation pessimiste pseudo-intellectuel n'est pas la seule lecture valable de nos jours même si beaucoup pensent le contraire... |
| elch delog - |
| Jeu 01 Sep 2005, 14:12 |
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si je me base sur mon entourage professionnel, les préoccupations sur les bagnoles hybrides etc... ne sont pas sous tendues par un soucis écologique mais parce que "le pétrole c'est trop cher"
pov choux va, quand on touche au porte monnaie là ils ont mal, par contre les considérations écologiques, ben y a plus personne et ils ont des gosses en plus! :mrsmileysetapelatêtecontrelemur: |
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| Jeu 01 Sep 2005, 14:13 |
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perso j'espere que l'être humain va arreter de détruire la Terre et j'ai mis mon avenir la dedans puisque je rentre lundi en première année de Master environnement donc je l'espere vraiment
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| Jeu 01 Sep 2005, 14:14 |
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Ca se trouve les mecs, une forme de vie aussi intelligente (ah ah ah)que nous s'est déjà développée (que savons nous du passé très très ancien de la terre ? peau de zizi peu de choses).
Et ils se sont fait pèter le caisson... C'est assez Lovecraftien comme hypothèse. Je sens que je vais en faire ma théorie favorite tiens... |
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| Jeu 01 Sep 2005, 14:15 |
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Ubblak a écrit Ca se trouve les mecs
Abus de langage, pardon Elch ! |
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