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CPE

Hors-ligne - Le Maudit du SDEN
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Mar 11 Avr 2006, 09:26 Message
http://fr.news.yahoo.com/11042006/5/son ... ormer.html

Visiblement, il en a bien profité...
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Hors-ligne - Profil  Site internet   ICQ  
Mer 26 Avr 2006, 21:35 Message
On m'accusera peut être d'archéo-threadologie, ou encore de trollage, mai j'ai beaucoup aimé cet article, notamment le passage sur les mythes et le fil rouge (bleu ?) de la Seine, je me permets donc de le placer ici :

Citer
Par curiosité je suis monté à Paris le mercredi 29 mars au petit matin, au lendemain de la grande manifestation anti-CPE qui a rassemblé dans la France entière pas moins de trois millions de manifestants ( selon les syndicats ), et j'eus la surprise de constater que la Seine coulait toujours dans le même sens... Ma déception fut grande après toutes les récentes promesses syndicales et médiatiques de révolution sociale et culturelle, contre le CPE, et même contre le libéralisme mondialisé ; imaginez un peu : je m'étais levé tôt, je venais de ma banlieue tristounette en transports en commun, je comptais bien voir les stigmates d'un changement de civilisation. Mais la Seine coulait toujours dans le même sens...
Je croise d'abord un agent de la police municipale, bonhomme et souriant, qui me renseigne : « Ah, je ne sais pas Monsieur Ajavon, j'étais en congé hier, mais je crois que c'était la gay-pride, la Fête de la musique, ou les 24H du Mans, une manifestation festive dans ce genre-là avec des jeunes-gens avenants et peinturlurés, des tifosis sous tension, la presse, des cabanes à frites et tout le toutime... en tout cas les copains de la voirie ont ramassé toute la nuit des bris de verre et des préservatifs... » Il m'expliqua encore longuement les dégâts qu'il avait constaté dans les rues de Paris dont il était en charge de la surveillance, mais je crus préférable d'abréger l'entretien avec un proposé, certes affable et sympathique, mais qui n'en savait pas lourd sur la question. Je poursuivis alors mon enquête le long des rues concernées par la manifestation du 28 mars, et rapidement mon opinion fut faite. Après deux bonnes heures d'errance dans l'aube délicate et haussemannienne, après bon nombre de rencontres avec les habitués des lieux, cafetiers, kiosquiers, riverains, poulets, boueux, et autres pique-assiettes qui sillonnent courageusement Paris sans y habiter, mon opinion fut faite. La Seine coulait toujours dans le même sens car la manifestation d'hier, comme toutes les manifs anti-CPE depuis le début du mouvement, ne tendait pas à la Révolution mais à la construction d'une mythologie vendue en kit, d'une mythologie prêt-à-porter, d'une mythologie archéo-fantasmatique de Mai 68. Une illusion lyrique en somme...

Alors c'était donc cela ces mouvements de foules dans mon poste de télévision hier soir ? C'est en marge d'une « illusion lyrique » que les casseurs habituels et autres « bolosseurs » banlieusards de petits blancs privilégiés se sont distingués hier ? J'arrivais à la place de la République sous un soleil timide qui tigrait le macadam de raies lumineuses. Une jeune et jolie militante rousse d'un syndicat étudiant proche du PS, un peu à la dérive, que j'avais ramassé en chemin, me dit sévèrement : « Pas d'amalgame s'il te plait, la jeunesse est non-violente et cherche simplement à se faire entendre... ». Il lui fut difficile de m'expliquer en quoi elle cherchait à se faire entendre, cette jeunesse fantasmée, et auprès de qui. Par contre cette jeune-fille savait très bien qui était la jeunesse, la « vraie » jeunesse à ses yeux : c'était elle, sa s½ur, ses amies du 15ème arrondissement, ses potes d'amphi à la Sorbonne et les copains du syndicat, au-delà c'était l'inconnu et passé la zone 1 du métro...la barbarie... Elle était très remontée contre les jeunes sous-prolétaires de banlieue qui lui avaient volé son sac à main, son Ipod et son téléphone portable hier en fin de manifestation. Ils lui avaient même volé les clés de son appartement et elle avait peur de rentrer chez elle, c'est pour cela qu'elle avait erré dans les rues toute la nuit. Il me parut normal, après un petit verre de calva et quelques promesses, de l'abandonner au sort de ses choix politiques...

En revenant sur mes pas, je m'adonnai doucement à la méditation. Trois millions de manifestants de gauche en goguette dans le centre-ville de Paris et des capitales régionales françaises, une majorité d'étudiants encartés dans des mouvements politiques proches des socialistes ou des communistes, des lycéens motivés et turbulents qui ne manqueraient pour rien au monde une occasion d'exprimer leur joyeux goût du désordre, et mon tout accompagné par des éléments syndiqués de la fonction publique. Plus, j'allais l'oublier, ma chère petite militante qui a été confrontée si durement à la réalité de la fracture sociale et urbaine... Je comptais sur mes doigts, gravement... le compte n'était pas bon. Contrairement à ce que les médias annonçaient, toute la France n'était pas dans la rue, mais seulement une petite minorité d'activistes engagés dans toute une série de luttes politiques, incluant le CPE mais le dépassant largement. Les slogans des banderoles d'hier visaient le capitalisme, le libéralisme, l'ordre, le gouvernement Villepin, le réalisme politique, et pourquoi pas le scandale des paysans sans terre au Brésil, les méchantes multinationales du médicament qui laissent mourir du Sida les gentils enfants africains, les règles du jeu de l'OMC et tout un fatras alter-mondialiste hétéroclite du même tonneau.

La France qui était dans la rue hier, donc, n'est pas toute la France. C'est une certaine France, engagée, organisée, prompte à la manifestation, avide de luttes syndicales et politiques, qui serait prête à tout pour renverser un gouvernement pourvu qu'il soit de droite, au risque - en l'espèce - de ne pas voir la forêt que cache l'arbre-CPE : c'est à dire l'ensemble de la loi sur l'égalité des chances. Cette France vindicative, souvent très jeune et dynamique, se cherche surtout des valeurs mythologiques personnelles dans les ruines de celles de leurs parents. Voici une jeunesse qui ne se construit pas sa mythologie contre mais avec les mythes de papa-maman, et avec leur consentement amusé. Cette France c'est celle de l'homo-manifestus, animal triste ; la France des nouveaux anti-modernes, ennemis du changement.

Philippe Muray, récemment décédé, avait fustigé maintes fois le bobo moderne comme étant un homo festivus... ne vivant que par la fête, la manif, le divertissement, la subversion de vespasienne et toute une morale de la solidarité pompée dans Astrapi ; n'ayant comme carburant spirituel que l'obsession de la sécurité sociale et l'ambition du plaisir individuel. Ainsi, l'homo festivus de Muray, le « mutin de Panurge » aime les 35H car cela lui permet de faire du roller le vendredi soir dans les quartiers chics de Paris, l'homo festivus - archétype de l'héritier à la Bourdieu - aime Paris-Plage et la Fête de la musique, il aime la vie, le sexe et le bonheur en général. Mais la vérité est imparable : la vie humaine, quoi que l'on tente, est une course tragique contre la mort et l'homme festif se ment à lui-même sur le sens de sa vie. La plupart des lycéens et des jeunes étudiants mobilisés contre le CPE sont de ces homo-festivus homo-manifestus du "peuple de gauche", souvent issus de classes sociales privilégiées, qui attendent que la société fasse leur bonheur... il faudrait les prévenir d'urgence : ils iront de désillusion en désillusion, jusqu'à mourir en se disant qu'ils ont été floués. Cette France-là se fiche pas mal du CPE en réalité : elle court naïvement après des idées libertaires agonisantes qui ont été disqualifiées depuis longtemps par le réel, qui a toujours le dernier mot.

Après deux bonnes heures de flânerie dans les rues de la capitale, et fixé provisoirement sur le sens de ce mouvement festif de jeunes tifosis en manque de mythes, courant après le « Mai 68 » ressassé chaque semaine par leur papa autour du gigot dominical, je me décidai à quitter la capitale pour regagner mes pénates. J'en avais assez vu et pour ma part je n'avais pas envie de me forcer à être heureux : le ciel était déjà gris et la Seine coulait toujours dans le même sens. Rive droite, rive gauche. Je traversais le Pont Mirabeau pour récupérer les transports en commun. J'aperçus alors ma jeune militante, un peu paumée : elle me suivait à distance avec de grands yeux éplorés. Finissons-en, me dis-je : je lui donne de quoi se payer un ticket de métro pour rentrer chez elle et lui conseille de s'occuper davantage de son avenir et moins de celui de sa génération, qui n'en est pas une. Mais elle fondit en larmes sur mon épaule. Homo-festivus, animal triste...


Par F-.X. Ajavon



Hors-ligne - Profil 
Jeu 27 Avr 2006, 09:16 Message
C'est quand meme affligeant les personnes qui ne peuvent vivre sans critiquer les autres.

C'est le meme genre de gars qui va aller se plaindre apres parceque les jeunes ne sont pas engager politiquement et bla et bla et bla.

Ce sont les paroles d'un aigri qui veut faire parler de lui selon moi...



Hors-ligne - Ninja blond
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Jeu 27 Avr 2006, 09:50 Message
Ce texte amalgame tout et n'importe quoi (exemple : "homo festivus" pour héritier à la Bourdieu... L'auteur n'est visiblement pas à une connerie près)

Ps : Et M. Ajavon (je sais pas qui est ce monsieur en passant) devrait savoir qu'on dit "préposé" et non "proposé" pour parler d'un agent public. Un bon indice du sérieux de ce texte.

Bref, ce genre de billet me fait au fond plus de peine qu'autre chose. Pour son auteur. Peut-on avoir la source du texte en question ? Je me doute que ça vient d'un blog quelconque comme il en existe des milliers, à en juger par le style.



-
Jeu 27 Avr 2006, 09:56 Message
oh, le bon gros réac qui est persuadé que décidément la jeunesse n'a rien dans le crâne et que la contestation est morte avec la génération 68... :roll:



-
Jeu 27 Avr 2006, 10:00 Message
google est notre ami :smile:

môssieur ajavon est un doctorant en philosophie de l'université paris 12 et il a mon âge, ben franchement, il est déjà bien rassi et bien plein de suffisance, il me rappelle un normalien philosophe que j'ai rencontré dans le cadre de mon monitorat... :roll:



Hors-ligne - Profil  Site internet   ICQ  
Jeu 27 Avr 2006, 13:44 Message
C'est marrant, parce que j'ai l'impression qu'on y a pas lu la même chose. A vos réactions, je vois qu'effectivement, il ya un coup de boutoir à l'encontre des djeun's, mais dans ma première lecture, je ne voyais pas ça comme un réaction de gros con aigri, plutôt comme la marque d'affection d'un père légèrement condescendant "il faut bien que jeunesse se passe"... ce qui m'avait surtout marqué, c'était le coup de coude dans les côtes du traitement médiatique de la chose, avec "toute la France est dans la rue"... mais peut-être pas, en fait.

De même, je n'ai pas l'impression qu'il dise que la contestation est morte avec 68, mais plutôt que les contestataires de 68 avaient quelque chose de neuf en tête (construire ses idéaux et ses mythes, en réaction et contre ceux de la génération précédente), alors que ceux d'aujourd'hui ont été élevés dans ce mythe de 68 et s'en font les esclaves.

Dans le même sens et en même temps a contrario de l'auteur, il est faux de réduire le mouvement de contestation à la seule jeunesse... je dis dans le même sens et a contrario, parce que oui, ce n'était pas toute la France, mais que s'en prendre à la seule jeunesse, c'est aussi faux.

Ce que j'ai trouvé intéressant, aussi, c'es que c'est un des rares textes à parler de"l'après" contestation. Après, que reste-t-il ? "La Seine coule toujours dans le même sens". En d'autres termes, ce n'est pas (plus ?) la politique, qu'elle soit dans les palais gouvernementaux ou dans la rue, qui détermine la vie quotidienne des uns et des autres. On a ici un texte d'un vraisemblablement anti-manif (mais pas forcément pro-CPE, je dirai), et il serait intéressant d'arriver à avoir un texte dépassionné d'un ultra sur le moment.

Parmi mes contacts, il y avait 5 personnes qui étaient à fond dans le mouvement, participant à toutes les manifs, à toutes les grèves. Je n'avait jamais vu ces personnes se bouger auparavant dans les opérations anti-anti-IVG, dans les manifs des intermittents, au sujet des droits et immigration (choisie/subie, tout ça), de la politique israëlienne à l'encontre de la Palestine (et l'inverse), ou encore de la réappropriation de la ville par l'humain, et une fois qu'on a cessé de parler du CPE, je ne les vois toujours pas, ces mobilisés qui me reprochait d'être une vieille larve consensuelle ( :-o ), dès qu'il s'agit de projet de loi ou de modes de vie qui ne les concernent pas directement. ("n'ayant comme carburant spirituel que l'obsession de la sécurité sociale et l'ambition du plaisir individuel").

Pour moi, ce texte ne tire pas contre le mouvement anti-CPE, mais plutôt sur la façon dont il a été traité d'une part, et sur une large portion de ceux qui y ont participé parce que c'était le printemps, parce que c'était cool ou pour se dire qu'ils avaient une conscience citoyenne (kross rikolade). Et encore, la critique que je lis, c'est plutôt une qui irait à l'encontre d'une énergie extrêmement positive, mais qui se disperse, mal canalisée et surtout délétère. ce paragraphe ci notamment :

"La France qui était dans la rue hier, donc, n'est pas toute la France. C'est une certaine France, engagée, organisée, prompte à la manifestation, avide de luttes syndicales et politiques, qui serait prête à tout pour renverser un gouvernement pourvu qu'il soit de droite, au risque - en l'espèce - de ne pas voir la forêt que cache l'arbre-CPE : c'est à dire l'ensemble de la loi sur l'égalité des chances. Cette France vindicative, souvent très jeune et dynamique, se cherche surtout des valeurs mythologiques personnelles dans les ruines de celles de leurs parents. Voici une jeunesse qui ne se construit pas sa mythologie contre mais avec les mythes de papa-maman, et avec leur consentement amusé. Cette France c'est celle de l'homo-manifestus, animal triste ; la France des nouveaux anti-modernes, ennemis du changement."

Lire juste "bouh, les jeunes cons qui ont manifestés contre le CPE n'ont rien changé et sont justes des jeunes cons" je trouve ça assez réducteurs, comme vision.


@Golem : tu as lu tout le texte ou juste certains paragraphes ? ;)
@Auberon : pour l'homo festivus et bourdieu, je ne sais pas, moi je ne lis pas un amalgame homo festivus/héritier, je vois l'homo festivus posé "en archétype" (je cite) à l'héritier. Il y a quand une sacré crevasse, comme nuance.



-
Jeu 27 Avr 2006, 14:59 Message
mmh, alors déjà moi c'est la condescendance qui m'a insupportée :mad:

ensuite je trouve de plus en plus qu'on nous bourre le mou quand on nous explique que les révoltes d'aujourd'hui ne seraient que de pales ressucées de mai 68 d'ailleurs inspirées par l'imitation et non par une vraie pensée politique
les premiers arguments qui me viennent dans ce sens (mais là je pense que les politologues sociologueq du sden auraient bien plus de notions que moi)
1) je vois pas comment l'altermondialisme pourrait être une ressucée de 68, en 68 la question de la mondialisation ne se posait pas ou en tout cas pas dans ces termes
2) on oublie beaucoup trop souvent que mai 68 n'a pas été exclusivement un mouvement étudiant ça a surtout un mouvement ouvrier donc resortir la comparaison à chaque mouvement étudiant ou lycéen... :roll:
3) les revendications actuelles me paraissent beaucoup plus proches de celles de 36 ("on n'est pas de la chaire à patrons") que de 68 ("jouissons sans entrave" "sous les pavés la plage")

bref je trouve que ce texte est l'illustration de la tendance "je m'écoute penser et je suis tellement au dessus de la meute" :-x



Hors-ligne - Profil  Site internet   ICQ  
Jeu 27 Avr 2006, 15:30 Message
elch delog a écrit
bref je trouve que ce texte est l'illustration de la tendance "je m'écoute penser et je suis tellement au dessus de la meute" :-x

Ah ça oui, en revanche, c'est clair.



Hors-ligne - Vampire tolkiennien
Profil 
Jeu 27 Avr 2006, 15:36 Message
Citer
Mais la vérité est imparable : la vie humaine, quoi que l'on tente, est une course tragique contre la mort et l'homme festif se ment à lui-même sur le sens de sa vie. La plupart des lycéens et des jeunes étudiants mobilisés contre le CPE sont de ces homo-festivus homo-manifestus du "peuple de gauche", souvent issus de classes sociales privilégiées, qui attendent que la société fasse leur bonheur... il faudrait les prévenir d'urgence : ils iront de désillusion en désillusion, jusqu'à mourir en se disant qu'ils ont été floués. Cette France-là se fiche pas mal du CPE en réalité : elle court naïvement après des idées libertaires agonisantes qui ont été disqualifiées depuis longtemps par le réel, qui a toujours le dernier mot


Je me demande si je ne vais pas rendre ma truffade du Cantal sur mon clavier.

Ainsi donc fini la rigolade et au travail, hein? La société n'est pas là pour faire notre bonheur, on doit se le faire tout seul, de préférence chacun dans son coin et jetant des regards par dessus son épaule pour vérifier que personne ne lorgne sur ses petits fonds de pension privés, hein? Elle est là la réalité des faits, chacun devrait se préoccuper de lui et toute la structure sociale ne doit être que l'addition des intérêts particuliers hein? Les relents qu'on sent entre les mots sont tellement forts que ça en devient ridicule.

Pauvre andouille, on est en France là, le pays qui a fait la Révolution française, le pays de la loi Le Chapelier, le pays dans lequel l'idée sous-jacente a longtemps été que la société doit être modelée par l'Etat afin d'atteindre un idéal, le pays qui emmerde les intérêts particuliers et qui aime l'intérêt général. Et quand je regarde de l'autre coté de l'Atlantique je me dis que franchement tout ça c'est plutôt pas mal et qu'en tout cas c'était un beau projet. Pourquoi devrait-on plus qu'il y 200 ans considérer que c'est de conneries? Ainsi la vérité est imparable? Oui, mais la vérité de la structure sociale et du monde du travail, et de la chose politique n'est pas quelque chose qui tombe du ciel de part la volonté de je ne sais quelle entité supérieure. Et le réél il est ce qu'on en fait. Traditionnellement en france le réel on s'en fout, on s'intéresse à ce que l'on veut qu'il soit. Alors à tout ce verbiage une seule question: POURQUOI??? Oui pourquoi devrait-on considérer que la manière dont les choses évoluent sont des fatalités auquelles on doit se conformer sous peine de devenir un idéaliste stupide?
Ce qu'on à là c'est un playdoyer conformiste et antirevendicatif sans aucun argument. En gros il ne faut pas réfléchir, le monde n'a qu'à rouler tout seul...Chacun pour soi et Dieu pour tous...

Elch a écrit
ensuite je trouve de plus en plus qu'on nous bourre le mou quand on nous explique que les révoltes d'aujourd'hui ne seraient que de pales ressucées de mai 68 d'ailleurs inspirées par l'imitation et non par une vraie pensée politique
les premiers arguments qui me viennent dans ce sens (mais là je pense que les politologues sociologueq du sden auraient bien plus de notions que moi)
1) je vois pas comment l'altermondialisme pourrait être une ressucée de 68, en 68 la question de la mondialisation ne se posait pas ou en tout cas pas dans ces termes
2) on oublie beaucoup trop souvent que mai 68 n'a pas été exclusivement un mouvement étudiant ça a surtout un mouvement ouvrier donc resortir la comparaison à chaque mouvement étudiant ou lycéen...
3) les revendications actuelles me paraissent beaucoup plus proches de celles de 36 ("on n'est pas de la chaire à patrons") que de 68 ("jouissons sans entrave" "sous les pavés la plage")


+1 :D



Hors-ligne - Social traitre!
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Jeu 27 Avr 2006, 15:52 Message
Mith, veux tu m'épouser?



Hors-ligne - Le Maudit du SDEN
Profil 
Jeu 27 Avr 2006, 15:57 Message
Une petite question:

On a dit que le système des syndicats fonctionnait différemment dans les autres pays, que, par exemple, on fait passer une loi, on l'applique, et si on voit que c'est nul, on critique et on négocie. C'est une réalité, ou c'est un argument pour critiquer l'"immobilisme français"?



-
Jeu 27 Avr 2006, 15:58 Message
merci mith :D

t'as tout dit quoi que je voulais dire... :yua:



Hors-ligne - Splinter
Profil 
Jeu 27 Avr 2006, 16:15 Message
*SMACK !*

Mith, c'était plus fort que moi, fallait que je t'embrasse !...

Bon, d'accord, j'aurai pu choisir ailleurs que sur la bouche, mais bon...


[bruit]

Hors-ligne - Profil  Site internet  
Jeu 27 Avr 2006, 16:24 Message
Mithrandir a écrit
Pauvre andouille, on est en France là, le pays qui a fait la Révolution française, le pays de la loi Le Chapelier, le pays dans lequel l'idée sous-jacente a longtemps été que la société doit être modelée par l'Etat afin d'atteindre un idéal, le pays qui emmerde les intérêts particuliers et qui aime l'intérêt général.

[...]

Et le réél il est ce qu'on en fait. Traditionnellement en france le réel on s'en fout, on s'intéresse à ce que l'on veut qu'il soit. Alors à tout ce verbiage une seule question: POURQUOI??? Oui pourquoi devrait-on considérer que la manière dont les choses évoluent sont des fatalités auquelles on doit se conformer sous peine de devenir un idéaliste stupide?

Moralité, la France joue à Mage, du côté de la Technocratie. C'est loin d'être une mauvaise chose, à condition que la façon de procéder soit correcte et les idéaux non dévoyés.

(comme quoi si on vous dit que Mage est un jeu qui gagne à être connu, c'est pas pour rien :)



Hors-ligne - Profil 
Jeu 27 Avr 2006, 17:20 Message
@Bayushi F'Ramir : Alors oui j'ai lu tout le texte et , au debut je trouvais le style assez sympa, mais ensuite le propos avait des arrieres gout de "Ah les pauvres idiots ils n'ont pas compris mais moi je detient la verite" Donc +1 en condescendance. Cependant j'ai quand meme lu jusqu'a la fin malgre tout ce fut long et dur mais ce fut fait.

Juste comme je donne l'impression de pas avoir tout lu :-?

Faites vous avoir une fois avec les articles sur le net et cela vous poursuit tout le temps. :)



Hors-ligne - Ninja blond
Profil 
Jeu 27 Avr 2006, 17:25 Message
Bayushi F'Ramir a écrit

@Auberon : pour l'homo festivus et bourdieu, je ne sais pas, moi je ne lis pas un amalgame homo festivus/héritier, je vois l'homo festivus posé "en archétype" (je cite) à l'héritier. Il y a quand une sacré crevasse, comme nuance.


Bon je reprends la phrase parce que quand même tu me mets le doute :

Citer
l'homo festivus - archétype de l'héritier à la Bourdieu -


Maintenant je reprends la définition d'amalgame (tel que mon dico me la donne) :

Citer
Mélange d'éléments qui ne s'accordent pas nécessairement


Je maintiens donc ce que je dis (l'auteur dis bien "archetype DE l'héritier")... D'autant qu'à mes yeux, il semble évident que pour l'auteur, son pseudo homo festivus, peut se le permettre parce qu'il à les moyens (c'est ce qui ressort du texte en tout cas). Que c'est donc un mouvement de privilégié (ou pour développer l'idée de l'auteur telle que je la perçois, qu'il a le capital (économique ou culturel) suffisant pour aller manifester sur la base de l'héritage que lui a légué ses parents (mais si Mai 68 ). En gros tel que je comprend ce texte, le manifestant d'aujourd'hui est l'Héritier (bourdieusien) de Mai 68 (en disant ça j'essaie de me placer du point de vue de l'auteur, de comprendre son raisonnement à lui). Maintenant que j'ai fait ce boulot, je dis moi que sur ce point que je trouve sa démarche foireuse (d'autant qu'elle s'accompagne d'une lecture plus que basique de Bourdieu), bref que je ne suis pas du tout d'accord et qu'il emploie le concept d'Heritier ici à tort pour justifier un propos qui n'y correspond pas du tout.

Je trouve personnellement que les propos tenus dans ce texte sont un ramassis de raccourcis et d'amalgames foireux (je sais j'arrête pas de le répéter, mais bon, tant de malhonneteté intellectuelle dans un texte, ça me sidère), pour ne pas dire de clichés (en gros l'étudiant de la gauche caviar)...

Quand à Bourdieu, il doit se retourner dans sa tombe qu'on l'évoque à tort et à travers de la sorte.

Citer
bref je trouve que ce texte est l'illustration de la tendance "je m'écoute penser et je suis tellement au dessus de la meute"


C'est le propre de nombreux blogs : balancer régulièrement de bonnes bouses bien odorantes pour pouvoir dire à son voisin : "mon audience (mesurée à travers les commentaires) est plus grosse que la tienne". Donc faut avoir de l'impact, taper vite, fort mais pas forcément bien et certainement pas juste.

Citer
et sur une large portion de ceux qui y ont participé parce que c'était le printemps


Parce que ça c'est pas réducteur peut-être ? :roll:

Maintenant au risque de me répéter (parce que j'ai pas trouvé) peut-on avoir un lien vers la source du texte ?



Hors-ligne - Vampire tolkiennien
Profil 
Jeu 27 Avr 2006, 17:28 Message
mad a écrit
Mith, veux tu m'épouser?


Djez a écrit
*SMACK !*

Mith, c'était plus fort que moi, fallait que je t'embrasse !...

Bon, d'accord, j'aurai pu choisir ailleurs que sur la bouche, mais bon...


Heu, je suis flatté... :oops:
Mais comment dire...Je crains de n'être attiré que par des personnes avec un peu plus d'oestrogènes... :roll: :smile:

Voilà où en est la jeunesse, c'est ce que je disais, Mad veut m'épouser avant même de coucher! :smile: :smile:
Djez, tu m'as eu par suprise là...pas question que ça tourne à la partie de YE&NV... :smile:

En tout cas merci pour ces fougueuses approbations. :smile:

Elch a écrit
t'as tout dit quoi que je voulais dire... :yua:


Bah c'est normal tu fais souvent pareil de ton coté, alors ça commence à devenir une habitude. :smile:



Hors-ligne - Profil  Site internet   ICQ  
Jeu 27 Avr 2006, 17:45 Message
Auberon a écrit
C'est le propre de nombreux blogs : balancer régulièrement de bonnes bouses bien odorantes pour pouvoir dire à son voisin : "mon audience (mesurée à travers les commentaires) est plus grosse que la tienne". Donc faut avoir de l'impact, taper vite, fort mais pas forcément bien et certainement pas juste.

Citer
et sur une large portion de ceux qui y ont participé parce que c'était le printemps


Parce que ça c'est pas réducteur peut-être ? :roll:

Maintenant au risque de me répéter (parce que j'ai pas trouvé) peut-on avoir un lien vers la source du texte ?

Je ne dis pas que ceux qui y ont participé sont dans une large part des branlots qui ont profité du printemps, je dis "une large part de ceux qui y ont participé parce que c'était le printemps" etc. Voir ta propre citation.


Pour le reste ça ne vient pas du tout d'un blog, mais du journal Ring (où il n'y a pas de commentaires à laisser, désolé de casser ton trip ;) )

http://www.surlering.fr/article.php/id/5043



Hors-ligne - Ninja blond
Profil 
Jeu 27 Avr 2006, 18:00 Message
Citer
Pour le reste ça ne vient pas du tout d'un blog, mais du journal Ring (où il n'y a pas de commentaires à laisser, désolé de casser ton trip


Quand je survole d'autres articles de ce site (oh des prises de positions de Dantec, quelle surprise :roll: ) même si l'aspect commentaire est certes absent, à mes yeux la logique reste la même à savoir :

Citer
avoir de l'impact, taper vite, fort mais pas forcément bien et certainement pas juste.


Tu veux mon avis : il y a probablement sur le net, de bien meilleures lectures (d'opinion) que ce genre de torchon, pour le peu que j'ai pu en lire (je t'avouerais que je me suis pas attardé à chercher mieux, le peu que j'ai vu m'a amplement suffit).

Quand à mon "trip" comme tu dis, si j'avais eu directement la réponse à ma question, il ne serait pas allé beaucoup plus loin.
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