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| Index du forum » Sden et AEN : le retour des morts-vivants » L'hospice 2.0 du troll noir |
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| de l'inutilité de certaines connaissances? |
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| Dim 11 Juin 2006, 23:54 |
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Ce mec là, adorait nous passer des films en salle ciné... Mais pas des trucs chiants, hein, des péplums, un film de Félini, une vidéo d'un de ces concerts -il est guitarriste de rock !-, et mêm un de ces films de vacance où il faisait de la plongée dans les îles avec sa femme mannequin et ses deux gosses... La grosse classe !
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| Dim 11 Juin 2006, 23:55 |
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Je ne sais pas ce qu'il fumait, mais ça devait être de la bonne!
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| Mer 14 Juin 2006, 13:34 |
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L'études des langues ancienne est un héritage clérical, car n'oublions pas que durant 1900 ans c'est le clergé qui a enseigné dans les écoles, les moines étant dépositaires du savoir antique, lequel était nourri de latin et de grec, voire d'hébreu.
Mais désormais, ce genre d'études n'est nécessaire que pour trois types de carrière: une carrière littéraire (très très peu d'élus, beaucoup d'appelés), une carrière écclésiatique (peu d'appelés)... les carrières dans l'archéologie et l'histoire, et la culture en général. Une frange très mince de la population, donc. Alors pourquoi enseigner des matières aussi ardues, arides aux enfants dès le collège ? je soupçonne un certain élitisme, un tri par le choix de la matière. étudier les langues mortes dénote d'un certain esprit, qui plait aux profs et aux élites de notre bonne nation (chez qui la tradition catho est très forte). Tout le reste n'est que fatuités, si vous me permettez ce terme osé... |
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| Mer 14 Juin 2006, 13:40 |
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Mais c'est evident, c'est parce que c'est genial,regarde Lara Croft, elle a bien du passer par la, alors pourquoi pas toutes les jolies miniettes ?
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| Mer 14 Juin 2006, 14:01 |
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Le latin, c'est sympa. On apprend plein de chose sur le français, on fait de la philologie sans le savoir et après on est tout content car on a réussi à lire 3 mots sur une stèle dans une église durant ses vacances :)
Ah oui, et sinon: en informatique, ça aide pour la conception de grammaires... |
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| Mer 14 Juin 2006, 14:04 |
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Le risque avec ce genre de débat, c'est qu'on tombe dans un "utilitarisme" extrêmiste.
Partons de l'axiome "le but de toute connaissance est d'être utile" (c'est un axiome, pas une vérité, juste une base de travail), alors on peut se poser la question de savoir ce qui défini quelquechose d' "utile". Dans le sens le plus communément accepté ces derniers temps, on a l'impression que l'utile est ce à quoi nous devons faire face dans notre vie de tous les jours (profession, vie pratique...). Je trouve personnellement cette vision de l' "utile" très, voire trop limitée. Si on ne tient compte que de cette partie de l' "utile", alors oui, si le but de toute connaissance est d'être utile, autant orienter notre société vers une société de type "fourmi" avec une pré-détermination des connaissances et des tâches à effectuer dès la naissance ou l'enfance... Autant donner des cours d'utilisation du matériel ménager plutôt que des cours de langues anciennes. De mon point de vue, il faut accroitre le champs de l' "utile" pour y inclure une utilité morale, une utilité de mémoire, une utilité sociale, une utilité éthique, etc. etc. Et là, certaines connaissances à priori insensé acquiert quand même un peu d'importance. Nous découvrons régulièrement des textes anciens... Si plus personne ne peux les traduire, à quoi bon ? Mais c'est peut-être une découverte historique ou philosophique majeure que nous loupons. C'est une partie de notre mémoire collective que nous troquons pour devenir une "fourmillière". Si je prend exemple dans les mathématiques, domaine que je connais un chouille mieux, il y a eu quantité de développements et de théorèmes à priori sans utilité "pratique" qui se sont révélé ultra importantes par la suite : la géométrie non euclidienne est mise au point au 19ème siècle, je crois, sans que cela semble servir à quelquechose. Quelques années plus tard, Einstein développera sa théorie de la relativité grâce à ça. Au début du 20ème siècle, des étudiants parisiens firent grêve pour que les cours sur les "nombres imaginaires" soient retirés du programme car cette théorie ne sert à rien à l'époque...Aujourd'hui elle est utilisée dans plusieurs domaines (informatique, physique, etc.). Si l'utilitarisme forcené des étudiants avait marché à l'époque, peut-être serions nous passés à côté de nombres d'inventions et de trouvailles... Se limiter au "pratique", c'est ne pas voir vers l'avenir et c'est se couper de son passé. Le côté "professionnalisant" des connaissances est essentiel, certe, mais on ne doit pas non plus réduire les connaissances à cela... |
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| Mer 14 Juin 2006, 22:17 |
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Ben oui, je partage votre point de vue mon cher Octopus. Aimer la connaissance pour elle même, apprendre aux enfants l'amour du savoir et de s'instruire est essentiel.
Seulement voilà, le latin est sanctionné d'une note, les non-latinistes sont considérés comme une sous-espèce à peine supèrieure aux cancres. J'en ai fait l'expèrience, comme tous j'imagine. En fait l'enseignement d'une matière aussi aride et ardue de manière si précoce n'a de sens que d'un point de vue discriminatoire... |
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| Jeu 15 Juin 2006, 13:48 |
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De l'utilité du latin, encore : il n'y a pas si longtemps une môme de 11 ans (moi) se catapultait au bas de son lit superposé, en Tchécoslovaquie communiste (c'était avant la chute du mur de Berlin). Hôpital, points de suture, perte de conscience... je suis revenue en France avec un rapport médical destiné aux médecins français et rédigé en ...latin
Oui bon OK, aujourd'hui il serait écrit en anglais. Par rapport à la connaissance, étant mère de 2 adorables monstres de 8 et 10 ans, j'ai à coeur de leur transmettre l'envie de savoir. A mon sens ce n'est pas la connaissance elle-même qui est utile, mais c'est plus le fait d'être capable de se la procurer dans des délais brefs et de savoir l'utiliser à bon escient. Pour ça je ne vois qu'une chose, c'est l'acquisition d'une bonne base de culture générale. A ce titre, toute connaissance est utile, que ce soit du latin ou de l'hébreu ou la structure cristalline du granit rose. Ma démarche n'est pas de scotcher mes monstres à une montagne de bouquins à étudier, mais plutôt de diversifier les sources de savoir. D'ailleurs à cette fin je trouve le JdR assez extraordinaire, car il va les pousser à avoir besoin, non seulement d'avoir telle ou telle connaissance, mais également à l'avoir suffisamment intégrée pour la recycler de façon pertinente. |
| Re: de l'inutilité de certaines connaissances? |
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| Jeu 15 Juin 2006, 14:08 |
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darkbaron a écrit J'ai pu constater chez certains, voire même chez beaucoup, un certain dédain, voire mépris, pour certaines disciplines et matières, souvent enseignées à l'école ou dans les universités.
Tout le monde s'accorde à dire que les langues vivantes sont utiles, de même que les mathématiques (quoique certains diront le contraire), l'ethnologie, la sociologie, etc qui sont considérés comme de bonnes disciplines. Il en est tout autre pour d'autres: les langues anciennes en sont le plus parfait exemple, et je dirais même les matières littéraires en général. L'Education Nationale en a une part de responsabilité, certes, mais j'ai pu entendre des gens dire que l'étude de la littérature et de l'histoire de l'art était inutile. Pourquoi un tel mépris pour tout cela? Disons que le mépris se place dans l'utilité et l'impression de se faire manipuler. J'ai fait des années d'histoire dont je n'ai presque rien retenu, idem pour la géographie et beaucoup d'autres matière. je ne saurais même plus dire à quoi sert une tangeante sauf pour la prendre. Manipuler dans le sens où les matières comme Littérature, Ethologie, sociologie, éducaion civique, philosophie, français, etc servent à comprendre ce qui se passe ou à comprendre ce que l'on devrait faire ? _________ Ce qu'il a de bien dans "éduquer" c'est que ca a plusieurs sens. |
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| Jeu 15 Juin 2006, 14:24 |
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Ubblak a écrit Seulement voilà, le latin est sanctionné d'une note, les non-latinistes sont considérés comme une sous-espèce à peine supèrieure aux cancres. J'en ai fait l'expèrience, comme tous j'imagine.
En fait l'enseignement d'une matière aussi aride et ardue de manière si précoce n'a de sens que d'un point de vue discriminatoire... Je me premets de rebondir... Moyenne de mes classes de latin ce trimestre : 5ème : 15,6 4ème : 17,7 3ème : 17,1 En tout, 33 élèves - sur 175 élèves au collège, ce qui fait un très bon quota d'élèves : aujourd'hui, la matière disparaît, et nous sommes déjà la plus petite matière de France (plus petite encore que la philosophie, qui n'est enseignée qu'en Terminale !). Dans l'ensemble, je suis loin d'avoir, sur les 20% d'élèves que je récupère, exclusivement les bons élèves de l'établissement. Certains ont une moyenne même franchement lamentable. Alors pour l'élite... Ils sont loin d'être supérieurs aux autres : on leur fait remarquer qu'ils finissent après tout le monde, et certains parents arguent que le latin ne sert à rien, et que leur enfant n'en fera donc pas. D'un an sur l'autre, on perd toujours quelques élèves à cause des horaires pourris, et parce que les gamins n'ont pas envie de bosser 3 heures de plus... Et je ne vous parle pas du Grec ancien, qui est passé dans les limbes. Du coup, il faut attirer les élèves. Comment ? Le latin au collège, aujourd'hui, c'est devenu extrêmement limité. Les Instructions Officielles parlent bien de leur enseigner 2000 mots de vocabulaire en 3 ans, des structures grammaticales complexes type adjectif verbal et valeurs du subjonctif, mais ce n'est pas faisable : le programme serait trop lourd. Du coup, pour valoriser ceux qui ont le courage de se pointer dans les heures supp hebdomadaires, on essaie de pas les surcharger de boulot et de beaucoup les accompagner dans la pratique de la langue, surtout au niveau des DS et contrôles. Ainsi, on en est arrivé à une situation paradoxale, avec une opposition entre fantasme et réalité. - Le fantasme, c'est que pour tout le monde, le latin, c'est chiant, long, dur, aride, élitiste, enseigné par des profs vieux et fatigués couverts de poussières qui se prennent pour les lumières du monde parce qu'ils enseignent les Lettre Classiques, eux, et pas ce truc bâtard que sont les Lettres modernes. - La vérité, c'est que les Lettres Classiques disparaissent, et se débattent en agonisant. Face à l'idée que les gens se font du latin, il est difficile de lutter : les élèves quittent les cours, se désintéressent de la matière, et ne voient que l'impact sur leur emploi du temps : des heures supp, des DS et contrôles à réviser... Les profs qui subsistent font tout pour changer ça : vidéo, salle pupître, BD, insertion de la culture romaine dans le monde moderne, etc. Mais la situation est foutue : comment lutter contre la plage, la Star Ac' et Matt Pokora ? Comment lutter contre des décennies de mauvaise réputation et de profs rigides ? Contre, même, l'idée que tout ce qu'enseigne l'école doit servir à prépare un métier, et pas seulement à former l'esprit et la culture ? Alors oui, on est inutile. Mais les élèves sortent de 3 ans de latin avec un avantage : ils ont touché à la culture romaine, ont effleuré l'idée que Rome n'est pas morte, ont appris les racines de ce qu'ils voient tous les jours autour d'eux. Ils peuvent comprendre des trucs qu'ils sont les seuls à comprendre dans leur famille (mes élèves ont pu expliquer Troy et Galdiator à leurs parents !) et peut-être diffuser ainsi un peu de culture pure dans leur entourage... Rien que pour ça, on devrait être obligatoire. |
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| Jeu 15 Juin 2006, 14:59 |
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Mercutio a écrit mes élèves ont pu expliquer Troy et Galdiator à leurs parents !
Traduction, tu leur as appris à troller sur la véracité historique de ces films :) |
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| Jeu 15 Juin 2006, 16:44 |
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Mercutio a écrit Rien que pour ça, on devrait être obligatoire. *Réfléchis*...
Tout apprentissage d'une culture est bon à prendre, je crois... donc, le latin est une bonne chose... Dans le même ordre d'idée, ce serait peut-être pas mal qu'on se décide enfin à enseigner de la culture africaine/asiatique/sudaméricaine/océanienne/etc... dans les écoles. Peut-être que les gens seraient moins cons et racistes si ils comprenaient enfin qu'un camerounais, c'est pas juste un gars qui joue au football avec un caillou et qui vit dans un village de paillotes avec des lions pas loin... C'est vrai, on ne connait RIEN des autres cultures du monde, or, comment peut-on respecter/apprécier/comprendre ce qu'on ne connaît pas ?... On va me dire "c'est pas ça qui va te faire trouver un job", peut-être, mais au moins ça éviterait de se retrouver avec des situatiuons à la con, comme celle d'un môme né au mali et qui ne sait même pas placé ce pays sur une carte... Bon, mon intervention est confuse, mais grosso modo, ce que je veux dire, c'est qu'il n'y a pas de connaissances "inutiles"... |
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| Jeu 15 Juin 2006, 16:46 |
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Nope. Je m'en fous, de la véracité historique des films - d'ailleurs, ils sont vraisemblables, ce qui me suffit. Ce qui m'intéresse, c'est la mise en scène d'éléments culturels rendus vivants par le cinéma. voir Achille déposer des pièces sur les yeux de Patrocle pour payer le passeur, ça m'intéresse plus que le lien homosexuel des deux personnages ; voir Maximus honorer ses lares, ça me semble plus essentiel que la véracité des gladiateurs présents dans le film. Et c'est ça qu'ils ont su expliquer.
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| Jeu 15 Juin 2006, 16:52 |
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Mercutio a écrit voir Maximus honorer ses lares |
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| Jeu 15 Juin 2006, 17:02 |
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Les lares sont de petites divinités domestiques protégeant le foyer, les carrefours mais surtout les familles. Elles sont représentées par les petites statuettes que Maximus a toujours avec lui.
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| Jeu 15 Juin 2006, 17:05 |
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Djez a écrit Dans le même ordre d'idée, ce serait peut-être pas mal qu'on se décide enfin à enseigner de la culture africaine/asiatique/sudaméricaine/océanienne/etc... dans les écoles. Peut-être que les gens seraient moins cons et racistes si ils comprenaient enfin qu'un camerounais, c'est pas juste un gars qui joue au football avec un caillou et qui vit dans un village de paillotes avec des lions pas loin...
Faut peut etre mieux enseigner aux gamins a etre un poil curieux et pas devenr des abrutis, ca sera plus utile Parce que bon, la culture du cameroun, du japon ou d'Autralie, j'en ai absolument rien a fichtre, et qu'on m'en parle me saoulera plus qu'autre chose la plus part du temps, et pourtant, je vie entoure de gens qui pensent que le paradis s'appelle le japon (coucou Sanjy), des potes qui ont un bronzage naturel que j'aurais jamais, et je vais surement faire une annee et demi d'etude en australie Donc la culture pour eviter d'etre rasciste bof |
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| Jeu 15 Juin 2006, 17:12 |
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La curiosité, c'est plus ou moins naturel, et ça dépendra pas mal du milieu, du contexte, etc.
C'est à chacun de faire des efforts pour combattre ses préjugés et aller plus loin, sans penser que le paradis est ailleurs non plus. Le paradis est nulle part. Je ne pense pas que la culture camerounaine/japonaise/chinoise/aborigène/amérindienne soit pire qu'une autre, elle est simplement... différente. Je peux apprécier toutes ces cultures sans non plus les encenser ni les juger. |
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| Jeu 15 Juin 2006, 17:14 |
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Thorgul a écrit Parce que bon, la culture du cameroun, du japon ou d'Autralie , j'en ai absolument rien a fichtre C'est peut-être ça, le problème... |
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| Jeu 15 Juin 2006, 17:19 |
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Me suis mal exprime, je veux dire que je ne m'y interesse pas en soit...
Par contre si je rencontre un caerounais, un australien ou autre, je serais interesse qu'il me parle de sa vie, et je n'aurais pas d'appriori rasciste (en fait si, pleins, merci mon education, mais j'emmerde tres tres vite mes prejuges En gros l'experience humaine m'interesse plus qu'un cours barbant sur une civilisation Pour le latin, ca a ete pareil, les trucs chiants sur la vie des romainstous mort mais qu'ils faut adule tellement ils etaient intelligents (la preuves Rome s'est casse la gueule) m'ont ennuye au possible, alors que j'etait fan de mythologie romaine, et que la vie du quotidien des ers, et meems des gens normaux de l'epoque me passionnais. Je sais pas si tu vois ce que je veux dire ? |
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| Jeu 15 Juin 2006, 17:22 |
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Thorgul a écrit En gros l'experience humaine m'interesse plus qu'un cours barbant sur une civilisation Qui t'as parlé de "cours de civilisation" : j'ai parlé d'apprentissage de la culture, pas d'un cours magistral à la con !
C'est clair que moi aussi, je préfère apprendre par contact avec les gens ! |
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