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de l'inutilité de certaines connaissances?

Hors-ligne - Profil  Site internet  
Jeu 15 Juin 2006, 17:25 Message
wizard a écrit
[size=9]Les lares sont de petites divinités domestiques protégeant le foyer, les carrefours mais surtout les familles.

Ah non, ce sont les vigiles qui protègent les Carrefours. Et c'est Sarkozy qui protège les familles.

Faudrait pas que ces gauchistes d'instituteurs bourrent encore le crâne de nos chères têtes blondes !
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Hors-ligne - Le Maudit du SDEN
Profil 
Jeu 15 Juin 2006, 17:28 Message
Djez a écrit
C'est clair que moi aussi, je préfère apprendre par contact avec les gens ! :)


*éveil de l'instinct d'historien*
Comme le grand Hérodote, explorez, vivez au contact des cultures et écrivez! :smile:



Hors-ligne - Profil 
Jeu 15 Juin 2006, 17:29 Message
Ca m'aurait étonné aussi que tu ne relève justement cette phrase là.
Avec l'énorme sous-entendus qui s'y cache..



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Jeu 15 Juin 2006, 17:40 Message
Thorgul a écrit

Pour le latin, ca a ete pareil, les trucs chiants sur la vie des romainstous mort mais qu'ils faut adule tellement ils etaient intelligents (la preuves Rome s'est casse la gueule) m'ont ennuye au possible, alors que j'etait fan de mythologie romaine, et que la vie du quotidien des ers, et meems des gens normaux de l'epoque me passionnais.


Aaargh... Ne pas exploser... :')



Hors-ligne - Le Maudit du SDEN
Profil 
Jeu 15 Juin 2006, 17:41 Message
Vas-y, je te soutiens, mon bon... 8)



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Jeu 15 Juin 2006, 17:48 Message
Mercutio a écrit
Aaargh... Ne pas exploser... :')


Quoi ? J'ai dis une betise ? :smile:



Hors-ligne - Rōnin
Profil 
Ven 16 Juin 2006, 11:39 Message
Pourquoi analyser, un texte ou un discours serait-il inintéressant ou inutile ?
Bon je ne parle pas forcément de la méthode de certains profs qui réussisent à rendre tout texte ennuyeux à loisir.
Inutile : pour moi non, car sinon comment comprendre, analyser les discours dont nous abreuvent quotidiennement les politiques, les financiers et autres à tavers les médias. Serait-il devenu plus simple d'embobiner les gens à force de discours démago et à force de le flatter dans le sens du poil ?

L'histoire inutile : ha oui, pourquoi apprendre ce qui fait ce que nous sommes aujourd'hui. Pourquoi apprendre à réfléchir sur les erreurs des anciens.

Parfois j'ai l'impression que certains préfèrent avoir à diriger des citoyens ne sachant pas analyser ce qu'ils font pour ne pas avoir d'ennuis.

Sanjuro qui est bien pessimiste sur ce coup



Hors-ligne - Splinter
Profil 
Ven 16 Juin 2006, 11:49 Message
Sanjuro a écrit
Serait-il devenu plus simple d'embobiner les gens à force de discours démago et à force de le flatter dans le sens du poil ?
Je crois que ça a TOUJOURS été plus simple...

J'ai beaucoup de mal à cracher sur la démagogie, parce que, je dois l'avouer, c'est un truc que j'admire... Réussir à convaincre les gens par la seule force du discours, de ses intonnations, de son charisme, c'est quand même quelque chose de "magique" je trouve...

Après, bien sûr, il y en a qui en profite pour embobiner les gens, pour véhiculer de fausses vérités, LEUR vérité... Bah n'empêche, c'est con, mais je reste admiratif.

Pourtant, je ne suis pas spécialement quelqu'un d'influençable, ni même quelqu'un qui aime suivre quelqu'un d'autre aveuglément : au contraire, je suis plutôt quelqu'un de critique... Mais parfois, quand je me rends compte après coup qu'on m'a menti, ou qu'on m'a arnaqué, je m'énerve, bien sûr, mais j'ai du mal à être rancunier : je me dis que j'ai été battu à "la loyale", dans un duel de subtilité...

Mais bon, c'est sans doute parce que moi même, je ne suis pas loin de la mythomanie que je fais preuve d'autant d'indulgence !

Djez, "Que doit-on croire quand un menteur vous dit qu'il est menteur ?!"



Hors-ligne - Profil 
Ven 16 Juin 2006, 11:58 Message
Tu devrais définitivement jouer à Diplomacy, Djez :smile:



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Ven 16 Juin 2006, 12:10 Message
Djez a écrit
Djez, "Que doit-on croire quand un menteur vous dit qu'il est menteur ?!"


La vraie question, c'est pas de savoir si on doit le croire, mais pourquoi il veux qu'on se pose la question de savoir si on y croit ;)



Hors-ligne - Splinter
Profil 
Ven 16 Juin 2006, 12:11 Message
Drunken Octopus a écrit
Tu devrais définitivement jouer à Diplomacy, Djez :smile:
:razz2:Bah pourtant, chais pas pourquoi, mais ça ne m'inspire pas trop comme jeu...



-
Ven 16 Juin 2006, 13:26 Message
Thorgul a écrit
Mercutio a écrit
Aaargh... Ne pas exploser... :')


Quoi ? J'ai dis une betise ? :smile:


Ah ben oui...

Etudier Rome et l'empire est très intéressant. La pensée antique est au fondement de notre pensée moderne -occidentale.

Celà fait 1500 ans que le rêve d'unité a survécu à l'empire romain. Le latin était sensé être la langue commune de l'occident (bien qu'à Byzance ce fût surtout le grec), et a survécu des millénaires à lachute de l'empire, restant la langue des érudits et des échanges internationaux des élites instruites.

L'Eglise et les moines l'ont perpétué, et avec lui le savoir antique qui se serait perdu autrement.

Je comprends que les profs aient du mal à le voir tomber en désuètude, mais le fait est que de nos jours, la langue internationale c'est l'anglais. (et la langue anationale l'esperanto)
D'ailleurs à l'instar du latin, l'anglais est la langue d'une nation hégémonique...

D'où le désamour pour le latin, qui je vous l'accorde est une langue bien plus belle que l'anglais, qui est un dérivé de dialecte barbare d'envahisseur germanique :smile: .

Misère !



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Ven 16 Juin 2006, 13:29 Message
C'est parle ca l'esperano ?

Et puis bon la langue la plus parlee c'est le chinois...

resultat, je vais apprendre le norvegiens, au moins je suis sur qu'on m'embeteras pas avec ses betises de langue utile :razz2:



Hors-ligne - Profil  Site internet   ICQ  
Ven 16 Juin 2006, 17:57 Message
On dérive sur le latin en particulier, mais c'est plus qu'une langue, c'est toute une structure civilisationnelle.

Depuis le schisme de l'empire Romain, toutes les nations d'occidents, et certaines du proche et même moyen orient, qui ont eu à un moment ou à un autre un poil de puissance ont essayé, parfois inconsciemment, de reconstruire l'Empire Romain.
Que ce soit l'Empire Romain d'Orient, l'Empire Ottoman, le Saint Empire Romain Germanique, L'Empire Carolingien, la Russie Tsariste comme l'URSS, le IIIe Reich allemand, les conquêtes napoléoniennes, le Royaume de France centralisé et les premières Républiques coloniales, l'Empire commercial britannique, l'hyperpuissance américaine, et le projet européen actuel, ce n'est rien d'autre que cela : la recréation permanente de l'Empire Romain, plus ou moins fantasmé. Et ne parlons même pas des non-puissances qui ont eu les mêmes objectifs (Italie fasciste, Serbie récente...).

La recréation permanente d'une civilisation de sous-officiers (comprendre : quand ils tirent un trait, il est droit, et quand ils font une route, elle suit le trait. Et les aqueducs ont encore un inclinaison minime mais efficace 2100 ans plus tard).


Il ne s'agit pas de dire que les Romains étaient plus intelligents que nous, que les Classiques sont mieux que les Modernes. Il s'agit de dire que si tu ne sais pas marcher, tu auras du mal à courir, et que si tu ne connais pas tes classiques, tu passeras à coté de 75% de l'intérêt du travail des modernes.

Mais bon, comme je dis souvent, on peut aussi juste lire Marc Lévy... juste un petit plaisir qui te fera oublier 10 minutes que tu es un esclave. C'est un peu comme le sudoku finalement : un suicide temporaire.


Ce qui compte, c'est se confronter à quelque chose de totalement absent de notre monde : une pensée différente. FONDAMENTALEMENT différente. Dans le fond, dans la forme, dans les référents, dans les bases, dans les développements. Une pensée qui n'a pas connu le christianisme ou les "Lumières". Ou une pensée qui a connu un syncrétisme Judéo-chrétien, ou Judéo-islamique, ou Christian-islamique, ou judéo-païen ou que sais-je encore avant que des conciles viennent éclaircir tout cela. Et qui permet de remettre en cause tout le reste.

Ca c'est pour les études anciennes, mais c'est pareil avec la Géo, par exemple. OK, la géopolitique, c'est cool, utile, intéressant, et ça nous parle.
Mais la géographie, c'est plus que cela. C'est une des rares, pour ne pas dire la seule, disciplines que je connaisse (je ne suis pas géographe, malheureusement) qui n'a pas modus operandi qui exclue toutes les autres matières. Il ya une approche historique, sémiologique, philologique, biologique, géologique, sociale, commerciale, politique, linguistique, statistique, anthropologique, physique, et toutes ces approches doivent se combiner, s'affronter, se vérifier. La géographie, c'est LA discipline humaniste.

Humaniste, ça ne veut pas dire "cool" ou "rationaliste". Ca veut dire : qui met l'homme comme fin. Si tu cherches une utilité, une fin, à des choses, et que la constitution de l'homme ne te suffit pas comme fin, alors tu as déjà quitté l'humanisme.


Quand tu as quitté l'humanisme, et ques t as quitté depuis longtemps un autre mode de pensée (qui mettrait par exemple Dieu comme fin). Il te reste quoi ? Rien. Un nihilisme de magnolia.

Et c'est pour ça que la question initiale de Darkbaron est importante et que simplement répondre en disant que c'est une question de "bonne classe" dans un collège/lycée ou en termes utilitaristes, United Kingdom Style, c'est, AMHA, passer à côté d'un truc fondamental.


Nietzsche pensait qu'on était en train de passer la ligne.
Heidegger disait qu'on voyait la ligne au loin, devant nous.
Aujourd'hui on sait seulement qu'un jour, peut être, il y aura une ligne qui pourra se franchir.



Hors-ligne - Splinter
Profil 
Ven 16 Juin 2006, 18:09 Message
Rhô, c'est beau et bien dit ! :jap:



Hors-ligne - Le Maudit du SDEN
Profil 
Dim 18 Juin 2006, 16:22 Message
Je suis plutôt d'accord avec Bayushi aussi.
Merci de trouver ma question importante... :oops:
En revanche, j'attends toujours l'explosion de Mercutio.



Hors-ligne - Soeur Elch du Saint Cytomètre
Profil 
Lun 19 Juin 2006, 10:45 Message
comment je suis trop trop d'accord avec bayushi et mercutio... :jap:

déjà je partage tout à fait le sentiement de bayush' qui considère que l'école actuelle n'essaye plus de former des humains avec tous les bouts là ou il faut pour penser (ce qui était quand même le rève de l'instruction laique gratuite et obligatoire de notre petit pays) mais de la chair à patron qui sera bien sage et non revendicatrice car sans connaissances et sans moyen de penser suffisants pour assurer sa défense (entre autres ignorer l'histoire c'est méconnaitre comment des sociétés se construisent, se développent et éventuellement disparaissent, comment des idées émergent, comment elles se consolident et se répandent, comment des droits ont été conquis, bref tout ce qui permet de se localiser dans le temps comme des héritiers de certains et comme des acteurs d'un monde à construire et non plus comme des moutons ballotés d'un coin à l'autre au bon vouloir d'une oligarchie, mais je m'égare)...

j'en ai déjà souvent parler sur le site mais sur le sujet je conseille
- la fabrique du crétin (lu récemment, je suis d'accord avec certaines des analyses de l'auteur mais pas avec ses conclusions, qèue je trouve souvent hatives et parfois dogmatique)
- nos enfants gachés: alors là, rien à redire, si j'avais eu la capacité de conceptualiser qu'à son auteure, j'aurai pu écrire la même chose...



Hors-ligne - Profil 
Lun 19 Juin 2006, 13:24 Message
Pff... on enseigne la latin parceque c'est la langue de l'Eglise (celle d'occident)à. Le latin est une réminiscence de la mainmise écclésiastique sur l'éducation.

Les latinistes m'énervent, car tandis que la république préservait la précieuse langue de la messe et des élites, on assassinait le breton, l'occitan, le catalan, le basque et le corse, et bien entendu la culture régionaliste, que l'église n'a jamais trop aimé.

Alors le latin c'est bien beau, mais c'est diffficile, et ça ne mène à mon avis pas bien loin. Une bonne version latine d'un texte n'est pas à la portée d'un élève de seconde, les spécialistes se cassant encore les dents sur des tournures alambiquées.

C'est certain, c'est dommage malgré tout que cet enseignement se perde, mais ce n'est pas un drame. Un cours d'histoire plus touffu et moins lacunaire sur la basse antiquité et la république romaine (un sujet passionnant) pourrait autant faire l'affaire. Voire même un cours de philosophie.

Pour ce qui est de la pensée antique véhiculée par le latin, sensée être dans la droite lignée "d'avant la culture judéo chrétienne", mon cher Bayushi, n'importe quel historien de la religion (j'ai lu ça dans un que-sais-je, c'est dire si c'est consensuel) te dira que la pensée et la philosophie chrétienne vient en droite lignée des textes et de la philosophie antiques; les premiers chrétiens étaient bien plus des grecs que des juifs, et la religion qu'ils ont fondée -le christiannisme catholique- est très fortement héllenistique. D'ailleurs l'israël contemporain de Jésus était lui même fortement héllenisé.

De plus, l'empire romain a survécu près de 200 ans avec la religion chrétienne comme religion d'état. Le latin est indisciossiable du clergé, qui l'a perpétué en même temps que le souvenir de l'empire (le terme "judéo-chrétien" est un abus de langage).



Hors-ligne - Le Maudit du SDEN
Profil 
Lun 19 Juin 2006, 13:34 Message
:-o
Le latin, une réminiscence de la mainmise ecclésiastique sur l'éducation? Mais bien sûr...



Hors-ligne - Qui va bouturer à 40 pages !
Profil  Site internet  
Lun 19 Juin 2006, 13:36 Message
Ha non, on n'enseigne nullement le latin parce que c'est la langue de l'Eglise ! Serait-il utile de rappeler que l'enseignement de cette langue débarque tout droit de la Renaissance ? Et que si à cette époque, les intellectuels, pétris de culture païenne, apprenaient le latin, c'était pour pouvoir lire les textes littéraires antiques ? Je rappelle également qu'à ce moment, le latin était encore une langue vivante, et que les gens se disputaient, comme aujourd'hui avec le français, sur les mots nouveaus à inventer ou ceux plus vieux à utiliser.
J'ajoute que la littérature latin est encore très vivace dans les siècles suivants - Descartes écrit en latin - et qu'elle n'a alors rien à voir avec l'Eglise, qui voit plutôt d'un assez mauvais oeil la façon dont les humanistes et intellectuels glorifient la culture antique au détriment de celle chrétienne.

Quand tu dis que ça ne mène pas bien loin, c'est donc que tu oublies un pan entier de notre littérature européenne, que tu passes sous silence les oeuvres de types qui ont révolutionné l'Europe aux 15ème 16ème siècles en la faisant entrer de plein pied dans l'ère moderne. Quand tu dis ça, tu oublies Erasme, tu oublies du Bellay (qui écrivait aussi en latin), tu oublies des types qui ont sorti notre monde du Moyen-Âge, qui quoi qu'on en dise, avait vu baisser l'accès à la culture de façon drastique ; tu oublies la redécouverte de tous les textes architecturaux romains, qui ont permis à des types comme Brunelleschi de bâtir un truc aussi incroyable que le dôme de florence ; tu oublies tout ce qui depuis la renaissance a permis à l'Europe occidentale de se construire. Et tu oserais dire que le latin ne mène pas loin ? en effet, si on souhaite se concentrer sur notre petite époque en la coupant de ce qui l'a bâtie.

Le latin est donc totalement dissociable du clergé. Il est en revanche élitiste, c'est vrai ; mais cessons de tout tirer vers le ba ! Le latin c'est dur, OK, mais en quoi est-ce un mal ? Est-ce pour cela qu'il faut le mépriser ?
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