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| Auteur : | Elch [ Mar 03 Oct 2006, 08:02 ] |
| Sujet du message : | |
je ne suis pas sûre du tout que les animaux assimilent moins bien que nous les aliments cuits quant à la longueur des intestins elle est surtout fonction du régime alimentaire: herbivore/ omnivore/ carnivore (en taille décroissante) et la récupération d'énergie ne se fait pas dans le colon, elle se fait dans l'intestin grèle |
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| Auteur : | Wirdenrod [ Mar 03 Oct 2006, 08:56 ] |
| Sujet du message : | |
@Elch Tu m'as mis dans le doute, alors j'ai cherché et à ma grande surprise j'ai retrouvé l'article. Alors tu as bien raison, ce n'est pas le colon mais l'intestin qui a été réduit. De même on digère mieux l'amidon cuit que l'amidon et c'est du à la manipulation du feu. Je c/c l'article pour les intéressés - Wirdenrod, grande gueule mais petite mémoire. Article Science et Vie Mai 2004 Et si homme était devenu intelligent par gourmandise ? Un nombre croissant d’anthropologues voient dans les affres de la digestion la cause profonde du développement extraordinaire de notre cerveau. Le cerveau est un organe excessivement gourmand en énergie. Alors qu’il ne représente qu’environ 2% de la masse d’un adulte, il consomme près de 20% de son énergie au repos et jusqu’à 60% de celle du nouveau-né. Posséder un gros cerveau est donc un luxe qui se paie très cher en calories. Et l’homme n'a pu, par conséquent, devenir une grosse tête qu’en bouleversant son alimentation. Pourtant, cette piste énergétique bute d’emblée sur un paradoxe : l’énergie totale que dépense notre corps ne dépasse pas celle d’un autre mammifère de même taille. Comment résoudre cette contradiction ? Leslie Aiello, au département d’anthropologie de l’Unviersity College de Londres, et Peter Wheeler de l’université John Moores de Liverpool avaient fait remarquer en 1995, que le coeur, les reins, le foie et le conduit gastro-intestinal consomment aussi beaucoup d’énergie. Ajoutés au cerveau, l’ensemble de ces organes représente 7% de notre masse totale, mais mobilise 70% de nos ressources au repos. D’où cette idée : pour investir dans la matière grise, sans pour autant augmenter ses besoins, l’homme a peut-être réduit ceux de ses autres organes voraces en énergie. Pour la vérifier, les 2 chercheurs ont comparé le poids moyen de ces différents organes chez plusieurs primates. Leur résultat est catégorique : il manquerait à l’homme 900 g de foie, d’estomac et d’intestin. Ce dernier, à lui seul, serait trop petit de 781 g et ne représenterait que 60% de celui qu’on pourrait attendre d’un primate de même taille. De quoi compenser les 850 g de cerveau que nous aurions en plus. Comme si, en définitive, moins d’intestin nous avait permis d’obtenir plus de cerveau, en réduisant l’énergie consommée par la digestion et en la réservant à de plus nobles fonctions. Une théorie confortée très récemment par Jason Kaufman de l'université de Washington qui a observé la même corrélation chez un petit poisson d’eau vive africain. Comment pareille atrophie a-t-elle été possible ? Par un changement de régime alimentaire, répondent Aiello et Wheeler. Nos ancêtres se seraient mis à consommer beaucoup plus de viande, une nourriture riche en calories et en nutriments et qui se digère plus facilement que les végétaux fibreux consommés par les autres primates. Le régime alimentaire a dû profondément se modifier pour apporter le surplus de calories qu’exige un cerveau plus gros. C’était indispensable, insiste-il Claude-Marcel Hladik. La discussion vient donc sur le fait : d’où venaient les calories ? La plupart des spécialistes estiment depuis des décennies que c’est une consommation accrue de viande qui les a fournies. Mais Richard Wrangham constate que les Australopithèques ont probablement consommé de la viande durant plus d’un million d’années sans acquérir pour autant un plus gros cerveau. D’où son hypothèse un brin iconoclaste : ce serait l’utilisation du feu, pour cuire les aliments qui aurait fait toute la différence. La cuisson rend la viande plus digeste, mais surtout elle multiplie par deux nos capacités à absorber l’amidon. Or, dans les forêts d’Afrique, les tubercules riches en amidon, comme les ignames, constituent des ressources alimentaires très importantes. Doubler l’énergie obtenue à partir de ces plantes offrait donc un avantage considérable. Ce scénario expliquerait en outre pourquoi tous les hominidés ayant précédé les Homo Erectus, les premiers hommes qui maîtrisèrent le feu, avaient des mâchoires et des dents robustes, destinées à mâcher des nourritures coriaces (tubercules, rhizomes, bulbes, racines). Un biologiste de l’université de Pennsylvanie, Hansell Stedman, vient d’identifier une nouvelle classe de gènes codant pour une protéine essentielle (appelée chaîne lourde de myosine) des muscles de la mâchoire présents chez l’ensemble des primates. Ces gènes auraient muté chez l’homme il y a 2,4 millions d’années. Notre mâchoire aurait du coup rétréci, libérant de la place pour le cerveau. Dotés de mâchoires plus fragiles, les premiers hommes ont dû se trouver des nourritures plus faciles à mastiquer, ce qui est le cas lorsqu’elles sont cuites. « Quand j’ai lu les travaux de Wrangham, je me suis demandé pourquoi je n’y avais pas pensé plus tôt » confie Claude-Marcel Hladik. Car lui-même avait constaté, quelques années plus tôt, une étonnante propriété : Tous les primates supérieurs ont dans leur salive une enzyme, la ptyline, qui permet de digérer l’amidon cuit. Or l’amidon cuit n’existe pas dans la nature. Nos ancêtres, en découvrant la cuisson, ont donc pu tirer profit d'une capacité qui, jusque-là, n’était d’aucune utilité pour les primates. Et cette cuisson n'a pas seulement multiplié les calories disponibles, elle a aussi considérablement enrichi la saveur des aliments. Or pour Claude-Marcel Hladik, il y a un lien très fort entre le développement du goût et celui de l’intelligence. |
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| Auteur : | Elch [ Mar 03 Oct 2006, 10:17 ] |
| Sujet du message : | |
je me pencherai sur le fond de la chose plus tard, cela dit, sciences et vie en terme de qualité scientifique... |
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| Auteur : | Elch [ Mar 03 Oct 2006, 10:29 ] |
| Sujet du message : | |
bon j'ai lu et la question est: pourquoi les félins qui ont un des intestins le plus léger de l'ensemble du règle animal sont pas maitres du monde vouloir réduire l'émergence de l'homme a un unique facteur je trouve ça... réductionniste et puis bon, l'oeuf, la poule... est ce que c'est pas parce qu'ils sont devenus plus intelligents qu'ils ont commencé à cuisiner et que leur tube digestif s'est modifié... |
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| Auteur : | LT-P [ Mar 03 Oct 2006, 11:08 ] |
| Sujet du message : | |
Wirdenrod a écrit Article Science et Vie Mai 2004
Et si homme était devenu intelligent par gourmandise ? Hummmmmmmmmmmm, Science & Vie.... C'est pas mal comme revue de vulgarisation grand publique, mais de là à s'appuyer dessus il y a un pas que je ne franchirais pas. Tout comme un professeur peut « mentir » à ses élèves pour faciliter l'apprentissage en simplifiant des concepts et idées, les revues de vulgarisation tripatouillent la vérité pour mieux faire passer un message, raisonnement ou idée. Ce qui en soit n'est pas une mauvaise chose, puisque l'objectif n'est pas ici la précision mais la transmission d'un savoir général et de donner une vision haute d'un problème. Mais le piège est qu'il y a aussi parfois des articles poussées qui eux ont une toute autre vocation. Bref, attention avec les revues de vulgarisation scientifiques. |
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| Auteur : | Valérian [ Mar 03 Oct 2006, 12:07 ] |
| Sujet du message : | |
Donc en résumé : manger de la viande rend intelligent ! Bon ben Thorgul, il serait temps que tu manges autre chose que des pattes alors ! |
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| Auteur : | Ubblak [ Mar 03 Oct 2006, 13:22 ] |
| Sujet du message : | |
Puisqu'on en est à la différentiation entre animal et homme, j'ai beaucoup aimé un ouvrage de S. Freud sur le sujet, Totems et Tabous. Je le conseille, le bon docteur est très lisible et lmimpide dans ses explications. Se basant sur un tabou universel dans toute société humaine quelle qu'elle soit (l'inceste), qui n'existe pas chez les animaux, il élabore une théorie interessante sur le passage de l'humanité du stade de la meute de babouins à son premier stade en tant que société humaine. Il pense que c'est l'association des mâles pour faire front au mâle alpha et s'assurer le contrôle des femelles qui a abouti à un concensus inter-mâles qui fut la première société. Le raisonnement qui aboutit à cette conclusion, je ne vais pas le repoduire, il est long, mais intéressant. Une étude plus récente sur les lions, qui s'associent pour chasser les mâles dominants et se partager les lionnes, semble apporter de l'eau à la thèse déjà ancienne de Freud (qui comporte, comme lecteur averti s'en apercevra, quelques lacunes) Il n'en reste pas moins que son hypothèse est séduisante. |
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| Auteur : | shamanphenix [ Mar 03 Oct 2006, 13:23 ] |
| Sujet du message : | |
Sauf que le concept de male alpha est loin d'être une norme du monde animal. |
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| Auteur : | Elch [ Mar 03 Oct 2006, 13:28 ] |
| Sujet du message : | |
je plussoie ubblak quand à la lisibilité de freud, tout ce que j'en ai lu était agréable, cela dit, ça a un peu vieilli, mais il fallait bien commencer quelque part |
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| Auteur : | LT-P [ Mar 03 Oct 2006, 13:30 ] |
| Sujet du message : | |
Ubblak a écrit Se basant sur un tabou universel dans toute société humaine quelle qu'elle soit (l'inceste)
Pas d'accord. Durant l'égyptie ancienne, il y a eu des cas répété de mariage entre frère et soeur, ou de père et fille. Et en Europe, durant le moyen-âge il y a eu des liaisons plus que douteuses. L'inceste n'est pas un taboo universel mais relatif. |
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| Auteur : | shamanphenix [ Mar 03 Oct 2006, 13:49 ] |
| Sujet du message : | |
Yep, pour l'inceste, il n'y a qu'à lçorgner vers la noblesse européenne ou Egyptienne, hein. Pharaon prenait sa soeur pour femme quand même. |
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| Auteur : | Valérian [ Mar 03 Oct 2006, 13:54 ] |
| Sujet du message : | |
shamanphenix a écrit Pharaon prenait sa soeur pour femme quand même.
Vous y voyez une transgression d'un tabou social alors que c'est juste un moyen pour éviter de devoir construire 2 pyramides quand une seule format "couple" suffit ! |
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| Auteur : | wizard [ Mar 03 Oct 2006, 13:57 ] |
| Sujet du message : | |
shamanphenix a écrit Pharaon prenait sa soeur pour femme quand même. Oui mais n'était-il pas le seul ?
Et agir ainsi, en contradiction avec les normes du reste de la population ne participait-il pas de sa divinisation ? Par conséquent, Pharaon n'épouse-t-il pas sa soeur non pas parce que l'inceste n'est pas un tabou mais justement parce qu'il en est un ? |
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| Auteur : | darkbaron [ Mar 03 Oct 2006, 14:03 ] |
| Sujet du message : | |
L'analyse de wizard est juste. |
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| Auteur : | shamanphenix [ Mar 03 Oct 2006, 16:19 ] |
| Sujet du message : | |
Mais arrête de plussoyer comme ça darkbaron ! Mouais d'accord wizard, pharaon était aussi un animal: les dieux égyptiens étaient des furrys de toutes facons. |
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| Auteur : | Cham' [ Mar 03 Oct 2006, 16:28 ] |
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Ubblak a écrit Quelque chose qui sépare les premiers hommes de leurs cousins singes, ce sont les rites funéraires.
L'homo sapiens sapiens craint SES morts, contrairement aux animaux. Pourquoi ? Les anthropologues sont bien en peine de le dire. C'est aussi le cas des éléphants, il me semble ! De là à dire que ces derniers ont conscience de l'ephèmère de leur condition... |
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| Auteur : | shamanphenix [ Mar 03 Oct 2006, 16:32 ] |
| Sujet du message : | |
Si tu parles du légendaire cimetière des éléphanys, ben comme son nom l'indique... C'est une légende quoi. |
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| Auteur : | Cham' [ Mar 03 Oct 2006, 16:39 ] |
| Sujet du message : | |
Je ne pensais pas au cimetierre des éléphants, mais au fait qu'ils soient les seuls animaux à s'intéresser aux squelettes de leurs congénères. |
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| Auteur : | shamanphenix [ Mar 03 Oct 2006, 16:41 ] |
| Sujet du message : | |
C'est vrai ? En quel sens s'y intéressent-ils ? |
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| Auteur : | Cham' [ Mar 03 Oct 2006, 16:53 ] |
| Sujet du message : | |
En inspectant, et en touchant les dépouilles de leur espèces, un reflèxe que n'auraient que très peu d'animaux. La raison n'en est pas connue. En fouinant sur google 5 minutes, j'ai trouvé ça : http://www.newscientist.com/article/dn8209 . Celà dit, je n'ai aucune idée de la pertinence d'un tel article. |
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