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Présidentielles 2007 - V - ligne d'arrivée

Hors-ligne - Schtroumpfiviste, leader du MLSS
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Ven 04 Mai 2007, 13:39 Message
Ca me fait penser à l'histoire de ce curé brésilien qui avait été pris a dépenser tout son salaire chez les putes. Scandale, mise à pied par l'Eglise, on commence à parler d'excommunication... le curé, lui, ne voulait rien dire du tout.

L'affaire à tourné bizarrement suite à un témoignage d'un collectif de prostituées du quartier où il trainait qui a commencé à affirmer que ledit bonhomme n'avait jamais "consommé", mais proposait à toutes les filles une confession, un sacrement, ou simplement un moment pour parler. Et comme il ne voulait pas les mettre en danger ni les appauvrir, il les payait forcément.

Excuse de l'Eglise, réintroduction du curé, promotion éclair, on a même commencé à parler de béatification :smile:
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Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 14:00 Message
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/politique/elysee_2007/20070503.OBS5461/jeanmarie_colombani_misesur_segolene_royal.html

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Le Monde appelle à voter pour Ségolène Royal

NOUVELOBS.COM | 04.05.2007 | 10:02

Le PDG du Monde estime que voter pour Ségolène Royal au second tour est un "pari" qui "pour le pays, mérite d'être tenté". Il dénonce la "conception revancharde de l'histoire" de Nicolas Sarkozy et ses relations avec les patrons de presse.

Dans son éditorial, le PDG du Monde Jean-Marie Colombani estime, jeudi 3 mai, que voter pour Ségolène Royal au second tour est un "pari" qui "pour le pays, mérite d'être tenté". "Ségolène Royal a esquissé un 'désir' de changement, tracé une perspective", écrit-il dans Le Monde daté du vendredi.
"Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté", estime-t-il.
"Sa défaite, surtout si elle était lourde, plongerait inévitablement le PS dans des règlements de comptes, le retour en force de tous les archaïsmes et de toutes les utopies négatives", écrit Jean-Marie Colombani, selon qui le PS n'a pas su engager "un travail de refondation". "C'est la faiblesse majeure qui a affecté la campagne de Mme Royal dont on a pu apercevoir à la télévision qu'elle est par sa force de caractère, armée pour tous les combats", écrit-il.

Mise en garde contre Sarkozy

L'éditorialiste pointe du doigt la "conception revancharde de l'histoire" de Nicolas Sarkozy, et estime que la volonté du candidat UMP de "liquider l'héritage de mai 68" est "le signe clair d'une volonté de revanche idéologique".
"Ce qui embarrasse (chez Nicolas Sarkozy) c'est cette façon d'opposer les 'travailleurs' aux 'tricheurs', ceux qui se lèvent tôt aux paresseux, comme s'il lui fallait toujours être à la recherche d'un ennemi", estime Jean-Marie Colombani.
Par ailleurs, "la qualité de la relation que Nicolas Sarkozy entretient avec Martin Bouygues, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault est la marque d'une puissance potentielle dans les médias qui appelle une vigilance de tous les instants".


L'édito en question :

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-904752@51-905217,0.html

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Deux France, par Jean-Marie Colombani

LE MONDE | 03.05.07 | 11h23 • Mis à jour le 03.05.07 | 11h23

Il n'est un secret pour personne que Nicolas Sarkozy aborde le second tour de l'élection présidentielle en position de force. Les sondages le donnent invariablement vainqueur, et le face-à-face télévisé tant attendu n'a pas été de nature à renverser, à lui seul, le cours de la campagne.

La tentation peut être grande, dans ces conditions, de se projeter au-delà, de considérer que nous sommes déjà entrés dans l'ère Sarkozy. Au contraire, l'importance de l'enjeu – l'amorce d'une phase nouvelle de notre histoire politique, le choix d'un modèle de société – incite à réaffirmer que chaque voix compte.


Les sondages ne sont pas l'élection. Et celle-ci, quel qu'en soit le résultat, crée à son tour un rapport de forces dans le pays qui influencera l'attitude de l'heureux(se) élu(e) dans son mode de gouvernement comme dans son appréhension de la diversité des aspirations de la société française.

De ce point de vue – et même si le duel télévisé, beaucoup trop technique et manquant d'ampleur, ne l'a pas fait apparaître avec suffisamment de clarté et l'a même, à certains égards, masqué –, il y a bel et bien en présence deux France, deux visions de la société.

Elles étaient parfaitement visibles lors des deux grands meetings parisiens des candidats : le public de Bercy montrait une société homogène; celui de Charléty une société plus diverse, plus colorée. Dans le premier cas, beaucoup d'inclus; dans le second, beaucoup d'aspirants à l'intégration, de candidats à intégrer cette classe moyenne dont le sort reste une des clés de l'avenir.

La mondialisation, on le sait, si elle donne du travail à des centaines de millions d'êtres humains, comporte un risque : la distribution des bénéfices n'est pas égale. Entre les pays. Mais aussi au sein même de chaque pays, en brisant les équilibres sociaux, en remettant en route la machine à inégalités qu'un demi-siècle d'Etat-providence avait inversée.

Ascenseur social en panne

La question posée dans toutes nos sociétés développées est donc celle de la classe moyenne qui, hier, voyait ses revenus grossir avec l'âge et était assurée que ses enfants auraient une vie meilleure, et qui voit aujourd'hui sa feuille de paie bloquée et ses enfants passer de stage en stage malgré les sacrifices faits pour leur éducation. L'ascenseur social est en panne non seulement pour ceux qui sont au bas de l'échelle, mais pour une partie toujours croissante de cette classe moyenne.

Malgré une lisibilité insuffisante, le projet de Ségolène Royal est tout entier centré sur cette problématique. Et c'est avec raison qu'elle fait de la refonte du dialogue social la clé du retour de la confiance. Les relations de méfiance, en France, entre les entreprises, l'Etat et les salariés ont non seulement un coût, mais sont aussi un obstacle au retour de la croissance.

La crise de la valeur travail, selon Ségolène Royal, n'est pas celle du désir individuel de travailler, mais celle de la capacité à travailler ensemble. Son dispositif tend tout entier à remettre en confiance les classes moyennes, à leur redonner une mobilité qui fait défaut, en même temps que la réassurance que donne, à celles-ci, des services publics puissants et modernisés.

Nicolas Sarkozy, au fond, a une vision plus "américaine", en ce sens que les dispositifs qu'il imagine (notamment fiscaux : le bouclier fiscal à 50 % n'est jamais qu'une façon d'éliminer de fait l'ISF) favorisent le haut de la pyramide sociale. Ses accents industrialistes, mais aussi protectionnistes, lui permettent, dans le même temps, d'être entendu des milieux ouvriers. Il défend donc le haut et le bas de la société, au nom d'une vision qui évoque le "conservatisme compassionnel" des conservateurs américains : il faut encourager les "riches" à investir, de façon à redonner du travail au plus grand nombre.

Conception revancharde de l'histoire

Ce sont là deux modèles – encore qu'à les écouter il n'y en aurait plus qu'un seul : la social-démocratie du nord de l'Europe ! – parfaitement cohérents et défendables. D'autant plus qu'ils ont en commun de vouloir réformer le pays. A ceci près que l'addition des propositions concrètes de Nicolas Sarkozy (une certaine idée de la fiscalité, des déductions diverses, notamment pour faire une France de propriétaires, des primes pour les heures supplémentaires) peut être source de nouvelles inégalités et aboutit à favoriser les plus favorisés. Au reste, le vote des beaux quartiers (comme, à l'inverse, celui des cités en faveur de Mme Royal) montre que l'opinion a parfaitement compris le message.

Ce qui gêne, chez M. Sarkozy, outre un renvoi classique à la vieille lutte des classes, c'est aussi une conception revancharde de l'histoire. Avoir centré sa campagne d'entre-deux-tours sur la dénonciation de l'héritage de Mai 68 est le signe clair d'une volonté de revanche idéologique. Ce qui embarrasse, c'est cette façon d'opposer les "travailleurs" aux "tricheurs", ceux qui se lèvent tôt aux paresseux, comme s'il lui fallait toujours être à la recherche d'un ennemi. Bref, une conception qui antagonise; et qui, à l'inverse, rend crédible la démarche de Mme Royal, laquelle refuse précisément cette dichotomie.

N'est pas non plus raisonnable la marche arrière que M. Sarkozy nous promet dès qu'il parle de renforcer l'arsenal législatif répressif (déjà largement pourvu) en mettant en cause, par des peines planchers et le recours à l'automaticité des peines, l'un des principes mêmes d'une justice républicaine qu'est l'individualisation de la peine, et l'idée que l'appareil répressif vise aussi à réinsérer. Enfin, la qualité de la relation que Nicolas Sarkozy entretient avec Martin Bouygues, Arnaud Lagardère ou Serge Dassault est la marque d'une puissance potentielle dans les médias qui appelle une vigilance de tous les instants.

Pourtant, le président de l'UMP a de bonnes chances de devenir le président du pays. Pour trois raisons : en premier lieu parce qu'il a largement réussi son OPA sur les électeurs du FN, ambition voulue, assumée et annoncée depuis 2002 et constamment réaffirmée depuis comme un objectif politique décisif pour la droite; en deuxième lieu parce qu'il a su mobiliser sur l'adhésion à son programme, sa capacité à le mettre en œuvre et à engager rapidement des réformes, contrairement à Ségolène Royal, dont le vote est pour une bonne part un vote défensif, de protection; enfin, cette adhésion forte est le fruit du travail de refondation de la droite, engagé méthodiquement depuis cinq ans et plus encore depuis la prise de l'UMP par M. Sarkozy.

Il en est résulté un projet discutable, contestable ou irrecevable, certes, mais cohérent et maîtrisé. C'est sa force et une bonne part de son pouvoir de conviction. Et c'est pourquoi il était absurde de le diaboliser.

Pas de mesures-phares

A l'inverse, le PS n'a pas su engager un travail de refondation comparable. C'est la faiblesse majeure qui a affecté la campagne de Mme Royal, dont on a pu apercevoir à la télévision qu'elle est, par sa force de caractère, armée pour tous les combats. Elle a eu l'intuition de devoir bousculer l'ordre socialiste, mais elle n'a pu le faire que de façon parcellaire, expérimentale ou improvisée, faute d'un socle solide de réflexion collective préalable, mûrie puis métabolisée par la candidate.

Il n'y a pas, dans l'arsenal qu'elle présente, de mesures-phares comparables, par leur effet, à ce que furent pour Lionel Jospin version 1997 les 35 heures ou les emplois-jeunes. Et, chemin faisant, les socialistes n'ont pas aperçu que l'idée même que les Français se font du "changement" a… changé ! C'est ce que Nicolas Sarkozy a pu récupérer (et masquer) avec son discours sur la valeur travail.

Il faut donc d'urgence, pour la clarté et la dynamique du débat démocratique, renouveler la pensée de la gauche. La mondialisation reste vécue comme une menace et diabolisée comme la cause de tous nos maux; seule la face négative de cette révolution planétaire est prise en compte et dénoncée. La gauche réformiste doit repenser de façon moderne le changement social. Elle doit sortir de l'impasse idéologique dans laquelle elle s'est trop longtemps enfermée. C'est pour elle la seule manière de retrouver sa vocation historique : incarner le mouvement, le changement et l'espérance, l'optimisme sur l'avenir.

Ségolène Royal a esquissé un "désir" de changement, tracé une perspective. Sa défaite, surtout si elle était lourde, plongerait inévitablement le PS dans les règlements de comptes, le retour en force de tous les archaïsmes et de toutes les utopies négatives. Sa victoire lui donnerait l'autorité pour engager ce travail de réinvention indispensable. C'est un pari. Pour le pays, il mérite d'être tenté.

Jean-Marie Colombani



Hors-ligne - Profil  Site internet  
Ven 04 Mai 2007, 14:29 Message
Lu sur le net:
Code
Pour Nicolas Sarkozy, la capote reflète le mieux l'image actuelle de l'UMP.
En effet, le préservatif tolère l'inflation, vide  les bourses, ralentit la production, détruit la prochaine génération, et surtout protège les glands.
Enfin il vous donne un sentiment de sécurité alors que vous vous faites baiser !



Hors-ligne - Schtroumpfiviste, leader du MLSS
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Ven 04 Mai 2007, 14:56 Message
mode Captaine Canard /ON

Non mais tu arrêtes de comparer monsieur Sarkozy à Hitler toi !!! :mad:

mode Captaine Canard /OFF



Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 15:42 Message
La rumeur dans les couloirs de mon institut de sondage à moi veut que, sauf catastrophe, Sarkozy soit notre prochain président...



Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 15:51 Message
Comment ça sauf catastrophe?

C'est quand meme qu'il soit notre président la catastrophe...


Tiens Shamanphénix toi qui me disait y'a pas si longtemps que je ne faisais pas assez confiance au peuple apres 12 ans de Chirac, un duel Lepen-Chirac en 2002 et l'election prochaine de Sarkozy tu réagis comment?



Hors-ligne - Arlette du SDEN
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Ven 04 Mai 2007, 16:19 Message
J'en pense que tu ne peux pas juger le peuple et son évolution sur un instant précis, c'est grotesque.
Une naissance ne se fait pas sans quelques douleurs.
sarkozy c'est les forceps. Ouille.



Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 16:22 Message
Mais ca va déformer la tête du petit, ça! :-o :o



Hors-ligne - Arlette du SDEN
Profil  Site internet  
Ven 04 Mai 2007, 16:43 Message
C'est le souci, oui.
Ca laisse des marques. :-?



Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 16:46 Message
J'ai pas bien compris, en gros après 5 ans de Sarkozy la France sera enfin prête pour autre chose ? Pour quoi ?



Hors-ligne - Arlette du SDEN
Profil  Site internet  
Ven 04 Mai 2007, 16:46 Message
-Kõjiro- a écrit
J'ai pas bien compris, en gros après 5 ans de Sarkozy la France sera enfin prête pour autre chose ? Pour quoi ?


Non, personne n'a dit ça.

Sinon, mort de rire les gens qui sont prêts à se crevber les yeux pour leur leader : http://www.ecrans.fr/spip.php?article1267



Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 16:54 Message
Shamanphénix a écrit

tu ne peux pas juger le peuple et son évolution sur un instant précis, c'est grotesque.


Ah bon, pourquoi?



Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 16:54 Message
Bah alors j'ai pas compris de quoi vous parliez... :-?



Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 16:56 Message
Moi non plus j'ai pas compris du coup ce qui se passait apres SARKO



Hors-ligne - Arlette du SDEN
Profil  Site internet  
Ven 04 Mai 2007, 18:34 Message
yvan a écrit
Shamanphénix a écrit

tu ne peux pas juger le peuple et son évolution sur un instant précis, c'est grotesque.


Ah bon, pourquoi?


Parce que juger une évolution sur un instant T, c'est grotesque.
Il faut avoir une vision d'ensemble, prendre du recul.



Hors-ligne - Social traitre!
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Ven 04 Mai 2007, 19:02 Message
-Kõjiro- a écrit
J'ai pas bien compris, en gros après 5 ans de Sarkozy la France sera enfin prête pour autre chose ? Pour quoi ?


Ca va dépendre du courage de Bayrou, de la résistance du FN à la perte de son rôle de seul parti d'extrême droite puissant de france, et à l'impact de l'attitude de notre nabot national sur les relation européennes.



Hors-ligne - Profil 
Ven 04 Mai 2007, 19:09 Message
Ben parceque toi tu crois qu'il y aura une évolution? Moi non.

Meme si pour toi 17 ans ne représente rien, meme sur une longue période (allez 1848 le premier vote au SU en France) je n'ai pas vu une amélioration dans le choix du peuple pour son réprésentant et ce dans n'importe quel état (Bush, Poutine, Sarkozy)... meme dans le passé (LNB, Tatcher, Reagan,)...y'a bien Carter ou Roosevelt mais pas sur qu'il eut été elu pour son programme exterieur basé sur les droits de l'homme.
Bon tu peux me citer Ghandi ou Mandela mais c'etait assez particulier.


Si tu peux me donner une raison d'esperer je suis tout pret à l'accepter parceque là avec les derniers sondages j'ai pas le moral!



Hors-ligne - Profil  Site internet  
Sam 05 Mai 2007, 06:48 Message
http://www.nytimes.com/2007/05/05/us/05timber.html

De l'importance des services publiques, et de les financer correctement: aux USA, dans certains counties, ils en sont à fermer les bibliothèques publiques car il n'y a plus d'argent.

Terrifiant, non ?

Ceci dit, s'il continuent comme ça, dans 100 ans les USA on n'en parle plus; ils seront tombés au niveau de l'Europe de l'Est actuelle.

Moralité ? Voter pour le candidat qui soutient les services publiques, car même si cela demande un très léger effort au contribuable, sur le long terme on s'y retrouve largement.



Hors-ligne - Profil  Site internet  
Sam 05 Mai 2007, 10:55 Message
Dans un livre Michael More il disait que depuis les années 70 les états ne recevait plus de dotations spécifiques (de la part de l'état fédéral) pour les bibliothèques mais une dotation en bloc , donc les bibliothèques passent à la trappe. Dans de nombreuses bibliothèques les ouvrages dattent des années 60 et 70 et sont très usés



Hors-ligne - Profil  Site internet  
Sam 05 Mai 2007, 19:48 Message
Réseau Education Sans Frontières a écrit
LES NEUF SAGES PARTENT A LA CHASSE AUX BANDEROLES !

A la demande d’élus UMP de Paris, le Conseil Constitutionnel exige de la Mairie de Paris le retrait des banderoles de soutien aux sans-papiers accrochées aux façades des écoles parisiennes. Ces banderoles contreviendraient au principe de neutralité des bureaux de vote.

Un soutien n’est pas un appel au vote.

Après les poursuites engagées contre Florimond Guimard, instituteur à Marseille, contre François Auguste, vice-président du Conseil régional Rhône-Alpes, contre Kadidja, militante APEIS de St-Denis, après la mise en garde en vue de la directrice de l’école de la rue Rampal, cette décision confirme que le soutien aux étrangers constitue désormais un délit.

Si l’expression de la solidarité est aujourd’hui considérée comme un trouble à l’ordre public, demandera-t-on demain aux maires de faire marteler (au sens propre) la devise « Liberté, Egalité, Fraternité » gravée au fronton des établissements scolaires pour la remplacer par « Productivité, Rentabilité, Profitabilité » ?

Le Réseau Education sans Frontières juge ridicule et sans fondement ce soudain intérêt du Conseil Constitutionnel pour les banderoles. Il espère que cette décision ne constitue pas un premier pas pour légitimer la chasse à l’Enfant. Quoi qu’il en soit, il remercie la plus haute juridiction du pays de donner l’occasion aux comités de soutien des parents sans papiers d’enfants scolarisés d’entretenir ou de renouveler leurs banderoles et de permettre l’organisation lundi 7 mai au matin devant chaque école d’une cérémonie d’accrochage des banderoles. Car, quel que soit le résultat des élections, la revendication de la régularisation des élèves et des familles sans-papiers reste et restera d’actualité, une exigence essentielle pour tous ceux qui veulent le respect des droits fondamentaux de l'Homme et de l'Enfant.


Même pas leur candidat élu que l'UMP se propose déjà d'interdire la liberté d'opinion et d'expression.
Ca promet pour dès après-demain. (meuh non, Sarko n'est pas dangereux, n'est pas une menace pour la démocratie, meuh non)
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