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Polit bureau 2 - La pièce où on parle politique

Hors-ligne - Schtroumpfiviste, leader du MLSS
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Ven 30 Nov 2007, 08:32 Message
Pour revenir sur le budget des assos, je tiendrais juste à préciser que je bosse dans le secteur associatif en tant que bénévole / stagiaire depuis 3 ans et que les baisses de subventions de l'Etat (pas des mairies, pas des CG ni des CR) s'élavuent à environ 40% depuis 2004 (chiffres de 2006 de la FdF, par contre j'ai plus le rapport). Les assos ne sont pas tant subventionnées que ça par les pouvoirs locaux, par contre ils le sont énormément par les structures tranversales collectives comme les DGEFP pour le secteur emploi ou la DDASS pour le secteur social et familial.
Dans le Nord, les baisses de subventions ont été accompagnées d'une forte aussi des aides de la région et du département, mais les moyens sont plus limités, entre autre du fait des transfert de compétence sans transfert de fonds réalisés via la loi de décentralisation de 2002 (qui n'a fait qu'accentuer le déficit créé par la même loi de 1992).
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Hors-ligne - Arlette du SDEN
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Ven 30 Nov 2007, 09:03 Message
Valérian a écrit
"genre tirer sur des policiers, c'est inexcusable... donc inexplicable... donc ceux qui cherche à l'expliquer ne font que tenter de le justifier"


J'ai adoré ce raccourci.
J'ai aussi aimé qu'il réduise la crise des banlieues au trafic de drogue, par deux fois. Bien, bravo.
J'ai apprécié son pathos habituel ( "Un jeune policier blessé (...) dont la femme enceinte (...), etc. ).
En, plus un hélicoptère a vu un tas de parpaings dans une cité. Des armes pour balancer sur les flics, forcément. Salauds de maçons.
A noter son bon mot sur la police de proximité, inutile, mais pas parce que c'est une idée de la gauche.
Pur sa partie économique, j'ai rit. Il a finit de vider les caisses de l'état pour 1000 foyers français mais il va aussi faire quelque chose pour les pauvres : ils bosseront le dimanche. Un vrai héros, qu'on vous dit.
Les "C'est quand même formidable" rappellent qu'il est, par alliance, de la même famille que Jacques martin à qui l'aurait oublié. Fort ce président.
Les félicitations du jury pour son "Premier TGV vendu à... A... Un pays musulman !"



Hors-ligne - Social traitre!
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Ven 30 Nov 2007, 10:04 Message
La France à signé, c'est pour en chier.



Hors-ligne - Profil  Site internet  
Ven 30 Nov 2007, 10:19 Message
Y a 47% qui ont pas signé et qui vont en chier aussi.



Hors-ligne - Profil 
Ven 30 Nov 2007, 10:26 Message
On remarquera qu'il n'a absolument rien annoncé pour la revalorisation des retraites. C'est pourtant un de ses engagements. Et une part importante de son électorat. Mais c'est vrai qu'il a parlé de sécurité pour les rassurer...



Hors-ligne - Social traitre!
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Ven 30 Nov 2007, 11:31 Message
De toute manière, les retraités les plus faits serons morts avant al prochaine échéance.



Hors-ligne - Judge Thread
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Ven 30 Nov 2007, 11:40 Message
Mithrandir a écrit
Valérian a écrit
"genre tirer sur des policiers, c'est inexcusable... donc inexplicable... donc ceux qui cherche à l'expliquer ne font que tenter de le justifier"

Impressionnant. Des mots et acollés les uns aux autres de manière absolument incohérente, des rapports de cause à effet établis en dépit de tout bon sens, une phrase sans queue ni tête. Un telle mélasse verbale révèle une mélasse intellectuelle carrément bien gluante. Je me demande réellement comment ce mec a fait pour avoir son bac. Je suis pas prof, mais "inexcusable donc inexplicable", moi je met 1 sur 20 pour l'encre.
Et il ne se rend même pas compte de la dangerosité des énormités qu'il profère: comme si il fallait s'interdire de chercher à expliquer des choses quelles qu'elles soient...
Au contraire, c'est très malin comme présentation, c'est pas du tout la marque d'un esprit incohérent ou issu d'un type à côté de ses pompes. C'est le discours d'un type qui a compris que le climat intellectuel et médiatique lui permet de tenir un tel discours sans être contredit et que le martellement de ce discours le sert. L'illogisme du propos n'apparaîtra pas à l'essentiel de son auditoire puisque c'est un illogisme totalement banalisé qui ne sera même plus noté consciemment.

Cela fait dix ans que les tentatives d'explications des comportements violents ou asociaux sont assimilés à de "l'angélisme" (mais ce propos est moins à la mode) ou à "la culture de l'excuse". Il y a un consensus des principaux partis de gouvernement là dessus et c'est logique. La façon de présenter le problème pose en soit la réponse à la question, si on commence à poser les problèmes de sécurité sous l'angle de la question sociale, on est obligé d'agir sur le social en profondeur, ce que les gouvernants se refusent à faire depuis 1983.
Quand Pierre Mauroy, à cette date, a ouvert "la parenthèse libérale" (pas prête d'être refermée) du PS, il a accepté implicitement que son parti entre dans une logique où le marché devait connaître le moins "d'entraves" possibles et où l'Etat se désengageait de la question économique et sociale. Dès lors, les problèmes de délinquance directement liés à la gestion de la politique de la ville et au chômage de masse devaient connaître un nouveau traitement et une nouvelle lecture au PS pour justifier l'inaction sociale de ce parti quand il était au pouvoir. C'est ce qu'à fait Jospin en 1997 en faisant entrer le PS dans une logique nationale-sécuritaire concernant le traitement de la délinquance. La "parenthèse libérale" a été la cause logique de la "parenthèse sécuritaire" du PS et cette dernière a permis de créer un consensus dans les élites politiques et médiatiques françaises autour du discours sécuritaire qui a d'abord servit à Le Pen et Chirac en 2002 puis à Sarkozy en 2007.

C'est là dessus que se base "l'inexcusable donc l'inexplicable" : c'est un tour de passe-passe rhétorique qui permet de ne pas avoir à se pencher sur les causes d'un problème qu'on refuse de voir. Mais pour que cela fonctionne, il faut qu'il soit répété, re-répété et encore répété afin qu'il soit totalement banalisé et c'est pourquoi on le retrouve comme lieu commun dans les discours de la plupart des dirigeants politiques de dimension nationale. Avant l'intervention de Sarkozy, hier matin, Badinter, sur France-Inter, ne disait pas autre chose que le président, Daniel Vaillant non plus et si on se repen,he sur les propos des dirigeants du PS en novembre 2005, on aurait sensiblement le même discours.

Donc, face à ce discours de masse, soit on considère que l'intégralité des dirigeants français des partis de gouvernement sont devenus incohérents et barbottent intellectuellement dans une marre de stupidité, soit on admet qu'il y a une conversion globale de nos dirigeants au principe qui veut, comme disait l'autre, qu' "Un mensonge répété dix fois reste un mensonge. Répété 10 000 fois, il devient une vérité".



Hors-ligne - Profil 
Ven 30 Nov 2007, 11:41 Message
Trickster a écrit
On remarquera qu'il n'a absolument rien annoncé pour la revalorisation des retraites. C'est pourtant un de ses engagements. Et une part importante de son électorat. Mais c'est vrai qu'il a parlé de sécurité pour les rassurer...


Vu que la réforme des retraites consiste en réalité en une baisse des pensions (on allonge la durée de cotisation nécéssaire à une retraite pleine mais depuis 2003 et la première réforme le cor a bien fait remarquer qu'il n'y avait aucun allongement de la durée effective de cotisation) on peut dire qu'il tient l'inverse de sa promesse. Il paraît que les retraités avaient v leur niveau de vie augmenter significativement ces dernières décénnies. L'était temps d'y mettre bon ordre au nom de l'équité j'imagine...



Hors-ligne - Profil 
Ven 30 Nov 2007, 11:45 Message
wizard a écrit
Mithrandir a écrit
Valérian a écrit
"genre tirer sur des policiers, c'est inexcusable... donc inexplicable... donc ceux qui cherche à l'expliquer ne font que tenter de le justifier"

Impressionnant. Des mots et acollés les uns aux autres de manière absolument incohérente, des rapports de cause à effet établis en dépit de tout bon sens, une phrase sans queue ni tête. Un telle mélasse verbale révèle une mélasse intellectuelle carrément bien gluante. Je me demande réellement comment ce mec a fait pour avoir son bac. Je suis pas prof, mais "inexcusable donc inexplicable", moi je met 1 sur 20 pour l'encre.
Et il ne se rend même pas compte de la dangerosité des énormités qu'il profère: comme si il fallait s'interdire de chercher à expliquer des choses quelles qu'elles soient...
Au contraire, c'est très malin comme présentation, c'est pas du tout la marque d'un esprit incohérent ou issu d'un type à côté de ses pompes. C'est le discours d'un type qui a compris que le climat intellectuel et médiatique lui permet de tenir un tel discours sans être contredit et que le martellement de ce discours le sert. L'illogisme du propos n'apparaîtra pas à l'essentiel de son auditoire puisque c'est un illogisme totalement banalisé qui ne sera même plus noté consciemment.

Cela fait dix ans que les tentatives d'explications des comportements violents ou asociaux sont assimilés à de "l'angélisme" (mais ce propos est moins à la mode) ou à "la culture de l'excuse". Il y a un consensus des principaux partis de gouvernement là dessus et c'est logique. La façon de présenter le problème pose en soit la réponse à la question, si on commence à poser les problèmes de sécurité sous l'angle de la question sociale, on est obligé d'agir sur le social en profondeur, ce que les gouvernants se refusent à faire depuis 1983.
Quand Pierre Mauroy, à cette date, a ouvert "la parenthèse libérale" (pas prête d'être refermée) du PS, il a accepté implicitement que son parti entre dans une logique où le marché devait connaître le moins "d'entraves" possibles et où l'Etat se désengageait de la question économique et sociale. Dès lors, les problèmes de délinquance directement liés à la gestion de la politique de la ville et au chômage de masse devaient connaître un nouveau traitement et une nouvelle lecture au PS pour justifier l'inaction sociale de ce parti quand il était au pouvoir. C'est ce qu'à fait Jospin en 1997 en faisant entrer le PS dans une logique nationale-sécuritaire concernant le traitement de la délinquance. La "parenthèse libérale" a été la cause logique de la "parenthèse sécuritaire" du PS et cette dernière a permis de créer un consensus dans les élites politiques et médiatiques françaises autour du discours sécuritaire qui a d'abord servit à Le Pen et Chirac en 2002 puis à Sarkozy en 2007.

C'est là dessus que se base "l'inexcusable donc l'inexplicable" : c'est un tour de passe-passe rhétorique qui permet de ne pas avoir à se pencher sur les causes d'un problème qu'on refuse de voir. Mais pour que cela fonctionne, il faut qu'il soit répété, re-répété et encore répété afin qu'il soit totalement banalisé et c'est pourquoi on le retrouve comme lieu commun dans les discours de la plupart des dirigeants politiques de dimension nationale. Avant l'intervention de Sarkozy, hier matin, Badinter, sur France-Inter, ne disait pas autre chose que le président, Daniel Vaillant non plus et si on se repen,he sur les propos des dirigeants du PS en novembre 2005, on aurait sensiblement le même discours.

Donc, face à ce discours de masse, soit on considère que l'intégralité des dirigeants français des partis de gouvernement sont devenus incohérents et barbottent intellectuellement dans une marre de stupidité, soit on admet qu'il y a une conversion globale de nos dirigeants au principe qui veut, comme disait l'autre, qu' "Un mensonge répété dix fois reste un mensonge. Répété 10 000 fois, il devient une vérité".


Et, surtout, le discours inverse, nécessite un peu plus de réflexion... Or comme nous l'a dit Lagarde, en France on pense trop, il faut arrêter de penser...



Hors-ligne - Judge Thread
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Ven 30 Nov 2007, 12:00 Message
-Kõjiro- a écrit
Et, surtout, le discours inverse, nécessite un peu plus de réflexion... Or comme nous l'a dit Lagarde, en France on pense trop, il faut arrêter de penser...
La réflexion sociale sur la délinquance ne réclame pas, en soi, plus de réflexion, que le discours national-sécuritaire. Il nécessite plus de réflexion, aujourd'hui, puisque cela nécessite de porter sa réflexion à rebours du consensus dominant.
Mais si le consensus était que la violence trouve souvent ses racines dans des facteurs sociaux, ce postulat pourrait tout à fait être intégré à la pensée du plus grand nombre sans qu'ils réfléchissent spéciallement à ce sujet.



Hors-ligne - Social traitre!
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Ven 30 Nov 2007, 12:01 Message
Venant d'un juriste (l'autre est avocat de formation) l'assimilation "justification" et "excuse" est quand même une belle saloperie...



Hors-ligne - Profil 
Ven 30 Nov 2007, 12:09 Message
wizard a écrit
-Kõjiro- a écrit
Et, surtout, le discours inverse, nécessite un peu plus de réflexion... Or comme nous l'a dit Lagarde, en France on pense trop, il faut arrêter de penser...
La réflexion sociale sur la délinquance ne réclame pas, en soi, plus de réflexion, que le discours national-sécuritaire. Il nécessite plus de réflexion, aujourd'hui, puisque cela nécessite de porter sa réflexion à rebours du consensus dominant.
Mais si le consensus était que la violence trouve souvent ses racines dans des facteurs sociaux, ce postulat pourrait tout à fait être intégré à la pensée du plus grand nombre sans qu'ils réfléchissent spéciallement à ce sujet.


J'ai failli le dire aussi. Mais en fait je n'en suis pas sûr du tout (et c'est pour ça que je n'ai pas développé). Parce que le discours "sécuritaire" est bcp plus facilement résumable vu qu'il ne considère qu'un seul facteur : l'individu et sa responsabilité. Alors on pourrait dire que de l'autre coté c'est aussi résumable aux déterminismes sociaux donc un seul "gros" facteur mais en fait non. Parce que le discours faisant la part belle aux déterminismes sociaux ne nie pas l'impact individuel alors que le discours sécuritaire oui. Et puis on a "les" déterminismes sociaux contre "la" responsabilité individuelle. Pour chaque déterminisme social le point de vue inverse n'a qu'à dire oui mais des gens ayant le même caractère que celui mis en valeur (est au chômage, est noir, est ceci...) ne font pas ce que font ceux dont on cherche à comprendre le raisonnement.

Non pour moi, il y a vraiment une différence de complexité qui n'est pas simplement liée à la domination actuelle du discours sécuritaire.



Hors-ligne - Profil 
Ven 30 Nov 2007, 12:24 Message
Notre Président transforme un fait social à un niveau macro en une myriade de faits individuels d'irresponsables, ce qui exonère l'état de toute responsabilité puisque ce dernier doit s'occuper des phénomènes macros... C'est bien joué comme entourloupe. Et vive les journalistes institutionnels de TF1 et F2 qui transforme une interview en balade de santé.



Hors-ligne - Judge Thread
Profil 
Ven 30 Nov 2007, 12:38 Message
C'est pas faux, Kojiro. Mais sur cette question comme sur beaucoup d'autres, la plupart des gens ne vont développer qu'une connaissance superficielle du sujet et fonder leurs choix politiques sur cette question en fonction de convictions résumables en quelques mots ou en quelques lignes fortes qu'ils tiendront pour acquis. Donc en soi le fait de présenter la violence comme le résultat d'un seul parcours individuel (ce qui pose le délinquant comme quelqu'un de mauvais, ce qui plaide in fine également pour plus de dureté dans les peines de prison et moins d'efforts de réinsertion) ou comme la résultante d'un parcours individuel dans un contexte social précis peuvent se limiter à une conviction non réfléchie.

J'ai bien conscience que le cheminement intelectuel le plus cours face à un acte de délinquance ou de violence est de considérer que son auteur est responsable (ce qu'il est d'ailleurs) sans aller au delà. Mais si cette perception brute de l'acte violent était entouré d'un discours dominant sur la corrélation entre chômage de masse, misère et délinquance, cette perception viendrait rapidement se greffer sur l'impression première.



Hors-ligne - Profil 
Ven 30 Nov 2007, 12:58 Message
wizard a écrit
C'est pas faux, Kojiro. Mais sur cette question comme sur beaucoup d'autres, la plupart des gens ne vont développer qu'une connaissance superficielle du sujet et fonder leurs choix politiques sur cette question en fonction de convictions résumables en quelques mots ou en quelques lignes fortes qu'ils tiendront pour acquis. Donc en soi le fait de présenter la violence comme le résultat d'un seul parcours individuel (ce qui pose le délinquant comme quelqu'un de mauvais, ce qui plaide in fine également pour plus de dureté dans les peines de prison et moins d'efforts de réinsertion) ou comme la résultante d'un parcours individuel dans un contexte social précis peuvent se limiter à une conviction non réfléchie.

J'ai bien conscience que le cheminement intelectuel le plus cours face à un acte de délinquance ou de violence est de considérer que son auteur est responsable (ce qu'il est d'ailleurs) sans aller au delà. Mais si cette perception brute de l'acte violent était entouré d'un discours dominant sur la corrélation entre chômage de masse, misère et délinquance, cette perception viendrait rapidement se greffer sur l'impression première.


Tu es plus optimiste que moi alors en fait ;)



Hors-ligne - Serial Titreur
Profil 
Ven 30 Nov 2007, 12:58 Message
Ce que je trouve le plus énervant dans cette situation, c'est surtout qu'on persiste à opposer les deux approches, alors qu'au final, elle ne joue pas sur le même plan.



Hors-ligne - Judge Thread
Profil 
Ven 30 Nov 2007, 13:15 Message
Didi a écrit
Ce que je trouve le plus énervant dans cette situation, c'est surtout qu'on persiste à opposer les deux approches, alors qu'au final, elle ne joue pas sur le même plan.
On les oppose d'autant plus que l'insistance sur la question sécuritaire (qui quoi qu'on en dise, n'était pas négligée par le passé ; la "culture de l'excuse", c'est un mythe) vise à masquer le choix politique qui est de cesser d'intervenir sur le social.
Comme disait Kojiro, le traitement social des causes de la délinquance ne peut pas s'affranchir d'une répression des actes criminels ou délictueux et ne prétend pas s'en passer. Le discours sécuritaire actuel pour sa part prétend s'affranchir du social.



Hors-ligne - Profil 
Ven 30 Nov 2007, 13:15 Message
Didi a écrit
Ce que je trouve le plus énervant dans cette situation, c'est surtout qu'on persiste à opposer les deux approches, alors qu'au final, elle ne joue pas sur le même plan.


Dans le sens sécuritaire pour la répression, déterminismes sociaux pour la prévention ?

Oui mais non encore.

D'un coté tu en as une qui accepte l'idée de la responsabilité individuelle mais la tempère par les déterminismes sociaux (ou d'autre facteurs d'ailleurs). Donc qui permet de jouer sur les deux tableaux.

De l'autre une qui nie l'existence de ces déterminismes sociaux et donc ne peut que porter sur l'aspect répressif.

Donc oui pour moi ces deux approches s'opposent dans le sens où l'une est exclusive et interdit d'agir sur les différents plans alors que l'autre est inclusive et permet de jouer sur les deux tableaux.



Hors-ligne - Profil 
Ven 30 Nov 2007, 13:19 Message
wizard a écrit
Didi a écrit
Ce que je trouve le plus énervant dans cette situation, c'est surtout qu'on persiste à opposer les deux approches, alors qu'au final, elle ne joue pas sur le même plan.
On les oppose d'autant plus que l'insistance sur la question sécuritaire (qui quoi qu'on en dise, n'était pas négligée par le passé ; la "culture de l'excuse", c'est un mythe) vise à masquer le choix politique qui est de cesser d'intervenir sur le social.


Selon Wacquant ça va même plus loin, il s'agit de montrer que la seule réponses aux conséquences sociales de la dérèglementation économique passe par le répressif et uniquement le répressif.

Donc non seulement "cesser d'intervenir sur le social" mais aussi "étendre les champs d'application du pénal" (pour simplifier).

(voir Wacquant dans le monde diplo pour les sources ou lire "les prisons de la misère" pour une synthèse rapide et assez facile à lire)



Hors-ligne - Serial Titreur
Profil 
Ven 30 Nov 2007, 13:31 Message
La culture de l'excuse est vraisemblablement un mythe en termes de réalité politique ou pénale, cependant je trouve que la façon dont elle a pu être utilisée comme argument pour aller à un tout répressif doit montrer qu'à défaut d'existence factuelle, elle était perçue comme réelle par une branche de la population, et pas que ceux qui sont éloignés des violences quotidiennes AMHA.

Concernant le désengagement de la gauche du cadre social depuis le tournant libéral, je ne suis que partiellement convaincu. En effet, ce tournant a eu lieu très rapidement après la venue au pouvoir du PS et avant, la politique de la ville était déjà inexistante. Aussi je ne suis pas certain que ce tournant libéral soit forcément une explication, cette "dérive" aurait pu aussi se produire sans ce tournant à mon sens.
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