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Ricain amer ?

Hors-ligne - Profil 
Jeu 23 Jan 2003, 17:15 Message
[quote="Solsys"][quote="Anonymous"]
[quote="wizard"][...]

Ces appareils servent a la mission de "police aerienne" : des qu'un truc louche se passe a la tour de controle, ils decollent (en moins d'uen minute il me semble). Ne serait-ce que pour un cessna qui devie de son plan de vol.

Et ils ont une procedure tout a fait rodee d'avertissement, de coups de semonce, qui debouche tres rapidement sur l'ouverture du feu et la destruction de l'appareil, meme s'il s'agit d'un 747.
quote]

il faut un ordre pour abattre un appareil, tout particulièrement un appareil civil. En fait, il est normalement strictement interdit d'abattre un appareil de transport.

Ce qui signifie que les batteries antiaérienne posée autour des centrales nuclaires et zones stratégiques ne sont là guère que pour rassurer la population.
Abattre un avion civil est un crime si l'avion est français, c'est un acte de guerre s'il est étranger.

Je ne doute pas que l'ordre serait donné de défendre une centrale nucléaire (elle sont faite pour resister à des cesna, pas des gros porteurs), mais les complications seraient grandes. Et en tout cas il faudrait un ordre explicite du commandement, les pilotes ne sont pas des va en guerre, mais ils suivent les ordres et ont une liaison radio avec le commandement.
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Hors-ligne - Outnumbered but never outgunned
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Jeu 23 Jan 2003, 17:22 Message
Rumsfeld en rajoute sur le sit CNN.Com

http://www.cnn.com/2003/WORLD/meast/01/ ... index.html


Donald Rumsfeld a écrit

WASHINGTON (CNN) -- U.S. Defense Secretary Donald Rumsfeld Wednesday dismissed French and German insistence that "everything must be done to avoid war" with Iraq, saying most European countries stand with the United States in its campaign to force Iraqi President Saddam Hussein to disarm.

"Germany has been a problem, and France has been a problem," said Rumsfeld, a former NATO ambassador. "But you look at vast numbers of other countries in Europe. They're not with France and Germany on this, they're with the United States."

Germany and France represent "old Europe," and NATO's expansion in recent years means "the center of gravity is shifting to the east," Rumsfeld said.



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Jeu 23 Jan 2003, 17:30 Message
J'aimerais bien savoir quels sont les pays européens (hormis le RU) qui sont pour une guerre en Irak :roll:



Hors-ligne - Bernic Royal
Profil  Site internet  
Jeu 23 Jan 2003, 17:35 Message
Les pays de l'est, peut-être : ils sont acceptés dans l'UE, mais viennent aussi d'entrer dans l'OTAN, voire d'acheter du matos militaire américain, pour la Pologne.



Hors-ligne - Judge Thread
Profil 
Jeu 23 Jan 2003, 17:50 Message
JyP a écrit
Les pays de l'est, peut-être : ils sont acceptés dans l'UE, mais viennent aussi d'entrer dans l'OTAN, voire d'acheter du matos militaire américain, pour la Pologne.
Effectivement, la plupart des nouveaux pays de l'OTAN ont donné leur soutien aux États-unis dans la guerre contre l'Irak (contre l'avis de leur population), toutefois, ces pays ne disposent pas des ressources militaires nécessaire pour aider la coalition Britannico-états-unienne sur le terrain.
En conséquence, les États-Unis ne pourront sans doute compter que sur les Britanniques en Irak... la "Vieille Europe" aurait quand même été bien utile.



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Jeu 23 Jan 2003, 18:03 Message
En espérant que "la vieille Europe" ne revienne pas sur ce qu'elle affirme...



Hors-ligne - Bernic Royal
Profil  Site internet  
Jeu 23 Jan 2003, 18:06 Message
bah, elle est pas seule sur ce coup. On verra bien !



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Jeu 23 Jan 2003, 18:09 Message
De toute façon, à priori, la Russie, la Chine et la France sont opposée à une guerre en Irak, ce qui fait 3 des cinq membres du conseil de sécurité de l'ONU, il va bien y en avoir un qui va opposé son véto...



Hors-ligne - Rōnin
Profil 
Jeu 23 Jan 2003, 18:11 Message
Mais que faire si les Etats-Unis passe outre l'ONU pour faire leur petite guerre à eux ?



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Jeu 23 Jan 2003, 18:16 Message
Ca, je n'en sais rien, et je ne vois effectivement pas ce qu'il faudrait faire pour résoudre la situation...
Mis si les américains font ça, c'est l'ONU qui va prendre du plomb dans l'aile :-?



Hors-ligne - Judge Thread
Profil 
Jeu 23 Jan 2003, 18:24 Message
Ben, la question ne se pose même pas pour le veto parce que les États-Unis ne passeront pas devant le Conseil de sécurité une seconde fois. Ils vont argumenter sur le fait qu'ils ont les éléments suffisant pour affirmer que l'Irak n'a pas collaboré avec les inspecteurs et ont donc violé la résolution 1441 et que donc ils peuvent attaquer.
C'est ce qu'affirme en substance Condoleezza Rice dans le New York Times d'aujourd'hui :
(Why We Know Iraq Is Lying : http://www.nytimes.com/2003/01/23/opinion/23RICE.html ).
Washington sait que le risque de veto est trop grand et ils ne s'y risqueront pas.


Re: Ricain amer ?

Hors-ligne - Profil  Site internet  
Jeu 23 Jan 2003, 18:29 Message
[quote="Vert'Epine"]
il faut un ordre pour abattre un appareil, tout particulièrement un appareil civil. En fait, il est normalement strictement interdit d'abattre un appareil de transport.
[quote]

Ben a l'armee on nous a dit le contraire. Apres tout une pauvre bidasse a le droit d'abattre quiconque entre dans un perimetre militaire en faisant fi des sommations, donc a fortiori pour un avion type 11 Septembre ou l'appareil qui s'est crashe a Milan (le temps qu'on expose la situation au ministre le mal est fait, ce qui me semble pas tres au point comme procedure)

Enfin bon, tant qu'on a pas un colonel de l'armee de l'air ici, on n'est pas plus avance, mais je me permets d'insister.

Maintenant fermons cette parenthese, et continuons avec ces phrases charmantes de Rumsfeld qui veut monter les pays de l'Est contre nous.



Hors-ligne - Bernic Royal
Profil  Site internet  
Jeu 23 Jan 2003, 18:32 Message
wizard, faut avoir un login & mot de passe pour accéder à ton lien...



Hors-ligne - Profil  ICQ  
Jeu 23 Jan 2003, 18:32 Message
Bonne chance pour lui, je dirais que les pays de l'est ont plus à gagner en soutenant la France et l'Allemagne que les EU... Après tout, ils veulent rentrer dans l'Europe...



Hors-ligne - Judge Thread
Profil 
Jeu 23 Jan 2003, 18:35 Message
JyP a écrit
wizard, faut avoir un login & mot de passe pour accéder à ton lien...
Ah oui, j'oublie tout le temps. Ceci dit l'inscription est gratuite.
Bon je copie le texte de cette :mad: :

Why We Know Iraq Is Lying
By CONDOLEEZZA RICE

WASHINGTON
Eleven weeks after the United Nations Security Council unanimously passed a resolution demanding — yet again — that Iraq disclose and disarm all its nuclear, chemical and biological weapons programs, it is appropriate to ask, "Has Saddam Hussein finally decided to voluntarily disarm?" Unfortunately, the answer is a clear and resounding no.

There is no mystery to voluntary disarmament. Countries that decide to disarm lead inspectors to weapons and production sites, answer questions before they are asked, state publicly and often the intention to disarm and urge their citizens to cooperate. The world knows from examples set by South Africa, Ukraine and Kazakhstan what it looks like when a government decides that it will cooperatively give up its weapons of mass destruction. The critical common elements of these efforts include a high-level political commitment to disarm, national initiatives to dismantle weapons programs, and full cooperation and transparency.

In 1989 South Africa made the strategic decision to dismantle its covert nuclear weapons program. It destroyed its arsenal of seven weapons and later submitted to rigorous verification by the International Atomic Energy Agency. Inspectors were given complete access to all nuclear facilities (operating and defunct) and the people who worked there. They were also presented with thousands of documents detailing, for example, the daily operation of uranium enrichment facilities as well as the construction and dismantling of specific weapons.

Ukraine and Kazakhstan demonstrated a similar pattern of cooperation when they decided to rid themselves of the nuclear weapons, intercontinental ballistic missiles and heavy bombers inherited from the Soviet Union. With significant assistance from the United States — warmly accepted by both countries — disarmament was orderly, open and fast. Nuclear warheads were returned to Russia. Missile silos and heavy bombers were destroyed or dismantled — once in a ceremony attended by the American and Russian defense chiefs. In one instance, Kazakhstan revealed the existence of a ton of highly enriched uranium and asked the United States to remove it, lest it fall into the wrong hands.

Iraq's behavior could not offer a starker contrast. Instead of a commitment to disarm, Iraq has a high-level political commitment to maintain and conceal its weapons, led by Saddam Hussein and his son Qusay, who controls the Special Security Organization, which runs Iraq's concealment activities. Instead of implementing national initiatives to disarm, Iraq maintains institutions whose sole purpose is to thwart the work of the inspectors. And instead of full cooperation and transparency, Iraq has filed a false declaration to the United Nations that amounts to a 12,200-page lie.

For example, the declaration fails to account for or explain Iraq's efforts to get uranium from abroad, its manufacture of specific fuel for ballistic missiles it claims not to have, and the gaps previously identified by the United Nations in Iraq's accounting for more than two tons of the raw materials needed to produce thousands of gallons of anthrax and other biological weapons.

Iraq's declaration even resorted to unabashed plagiarism, with lengthy passages of United Nations reports copied word-for-word (or edited to remove any criticism of Iraq) and presented as original text. Far from informing, the declaration is intended to cloud and confuse the true picture of Iraq's arsenal. It is a reflection of the regime's well-earned reputation for dishonesty and constitutes a material breach of United Nations Security Council Resolution 1441, which set up the current inspections program.

Unlike other nations that have voluntarily disarmed — and in defiance of Resolution 1441 — Iraq is not allowing inspectors "immediate, unimpeded, unrestricted access" to facilities and people involved in its weapons program. As a recent inspection at the home of an Iraqi nuclear scientist demonstrated, and other sources confirm, material and documents are still being moved around in farcical shell games. The regime has blocked free and unrestricted use of aerial reconnaissance.

The list of people involved with weapons of mass destruction programs, which the United Nations required Iraq to provide, ends with those who worked in 1991 — even though the United Nations had previously established that the programs continued after that date. Interviews with scientists and weapons officials identified by inspectors have taken place only in the watchful presence of the regime's agents. Given the duplicitous record of the regime, its recent promises to do better can only be seen as an attempt to stall for time.

Last week's finding by inspectors of 12 chemical warheads not included in Iraq's declaration was particularly troubling. In the past, Iraq has filled this type of warhead with sarin — a deadly nerve agent used by Japanese terrorists in 1995 to kill 12 Tokyo subway passengers and sicken thousands of others. Richard Butler, the former chief United Nations arms inspector, estimates that if a larger type of warhead that Iraq has made and used in the past were filled with VX (an even deadlier nerve agent) and launched at a major city, it could kill up to one million people. Iraq has also failed to provide United Nations inspectors with documentation of its claim to have destroyed its VX stockpiles.

Many questions remain about Iraq's nuclear, chemical and biological weapons programs and arsenal — and it is Iraq's obligation to provide answers. It is failing in spectacular fashion. By both its actions and its inactions, Iraq is proving not that it is a nation bent on disarmament, but that it is a nation with something to hide. Iraq is still treating inspections as a game. It should know that time is running out.

Condoleezza Rice is the national security adviser



Hors-ligne - Bernic Royal
Profil  Site internet  
Jeu 23 Jan 2003, 18:40 Message
En bref, les US interprètent eux-même le rapport. Faudrait voir ce qu'il y avait dans la résolution 1441 qui fait que l'ONU a juste droit à un rapport sans l'interpréter ;)



Hors-ligne - Judge Thread
Profil 
Jeu 23 Jan 2003, 18:46 Message
JyP a écrit
En bref, les US interprètent eux-même le rapport. Faudrait voir ce qu'il y avait dans la résolution 1441 qui fait que l'ONU a juste droit à un rapport sans l'interpréter ;)
Non, c'est plus fort que ça ! les inspecteurs de l'ONU n'ont pas encore communiqué leur rapport qui ne sera donné aux membres du Conseil de sécurité que lundi.
De toute façon, il n'y a pas à interpréter le rapport des inspecteurs. Il est prévu que ce sera une analyse de ce qu'ils ont trouvé en Irak et une analyse de la réponse irakienne vis-à-vis des résolutions de l'ONU.



Hors-ligne - Profil  Site internet  
Jeu 23 Jan 2003, 18:48 Message
Juste au passage : sur le forum tangency de rpg.net, ca redevient surper agressif des la premiere page du thread qui y est consacre. Mais comment ai-je pu imaginer convaincre certains de ce gens ?

Ceci dit, il y a des trucs interessants aussi, entre autres (en substance) "comment Bush, ce grand defenseur de la democratie, peut-il s'etonner que le president francais s'aligne sur le voeu explicite de 80% de sa population ? " (il doit s'agir du sondage pour la paix, pas de l'election...)



Hors-ligne - Rōnin
Profil 
Jeu 23 Jan 2003, 18:49 Message
Bonne lecture :

http://ods-dds-ny.un.org/doc/UNDOC/GEN/ ... penElement

ou

Résolution 1441 (2002)
Adoptée par le Conseil de sécurité à sa 4644e séance, le 8 novembre 2002

Le Conseil de sécurité,
Rappelant toutes ses résolutions pertinentes antérieures, en particulier ses
résolutions 661 (1990) du 6 août 1990, 678 (1990) du 29 novembre 1990, 686
(1991) du 2 mars 1991, 687 (1991) du 3 avril 1991, 688 (1991) du 5 avril 1991,
707 (1991) du 15 août 1991, 715 (1991) du 11 octobre 1991, 986 (1995) du 14 avril
1995 et 1284 (1999) du 17 décembre 1999, ainsi que toutes les déclarations
pertinentes de son Président,
Rappelant également sa résolution 1382 (2001) du 29 novembre 2001 et son
intention de l’appliquer intégralement,
Considérant la menace que le non-respect par l’Iraq des résolutions du Conseil
et la prolifération d’armes de destruction massive et de missiles à longue portée font
peser sur la paix et la sécurité internationales,
Rappelant que sa résolution 678 (1990) a autorisé les États Membres à user de
tous les moyens nécessaires pour faire respecter et appliquer la résolution 660
(1990) du 2 août 1990 et toutes les résolutions pertinentes adoptées ultérieurement
et pour rétablir la paix et la sécurité internationales dans la région,
Rappelant également que sa résolution 687 (1991) imposait des obligations à
l’Iraq en tant que mesure indispensable à la réalisation de son objectif déclaré du
rétablissement de la paix et de la sécurité internationales dans la région,
Déplorant que l’Iraq n’ait pas fourni d’état définitif, exhaustif et complet,
comme il est exigé dans la résolution 687 (1991), de tous les aspects de ses
programmes de mise au point d’armes de destruction massive et de missiles
balistiques d’une portée supérieure à 150 kilomètres et de tous les stocks d’armes de
ce type, des composantes, emplacements et installations de production, ainsi que de
tous autres programmes nucléaires, y compris ceux dont il affirme qu’ils visent des
fins non associées à des matériaux pouvant servir à la fabrication d’armes
nucléaires,
Déplorant également que l’Iraq ait à plusieurs reprises empêché l’accès
immédiat, inconditionnel et sans restriction à des sites désignés par la Commission
spéciale des Nations Unies et par l’Agence internationale de l’énergie atomique
(AIEA), n’ait pas coopéré sans réserve et sans condition avec les inspecteurs des
armements de la Commission spéciale et de l’AIEA, comme il est exigé dans la
résolution 687 (1991), et ait finalement cessé toute coopération avec la Commission
spéciale et l’AIEA en 1998,
Déplorant l’absence depuis décembre 1998 de contrôle, d’inspection et de
vérification internationaux en Iraq des armes de destruction massive et des missiles
balistiques, comme l’exigeaient les résolutions pertinentes, alors que le Conseil
avait exigé à plusieurs reprises que l’Iraq accorde immédiatement,
inconditionnellement et sans restriction les facilités d’accès voulues à la
Commission de contrôle, de vérification et d’inspection des Nations Unies créée par
la résolution 1284 (1999) pour succéder à la Commission spéciale, et à l’AIEA, et
regrettant la persistance de la crise dans la région et des souffrances du peuple
iraquien qui en a résulté,
Déplorant aussi que le Gouvernement iraquien ait manqué à ses engagements
en vertu de la résolution 687 (1991) en ce qui concerne le terrorisme, de la
résolution 688 (1991) pour ce qui est de mettre fin à la répression de sa population
civile et d’autoriser l’accès des organisations humanitaires internationales à toutes
les personnes ayant besoin d’aide en Iraq, et en vertu des résolutions 686 (1991),
687 (1991) et 1284 (1999) pour ce qui est du rapatriement ou de la coopération pour
l’identification des nationaux du Koweït et d’États tiers détenus arbitrairement par
l’Iraq, ou la restitution de biens koweïtiens saisis arbitrairement par l’Iraq,
Rappelant que, dans sa résolution 687 (1991), il a déclaré qu’un cessez-le-feu
reposerait sur l’acceptation par l’Iraq des dispositions de cette résolution, y compris
des obligations imposées à l’Iraq par ladite résolution,
Résolu à assurer le respect complet et immédiat par l’Iraq, sans condition ni
restriction, des obligations que lui imposent la résolution 687 (1991) et d’autres
résolutions pertinentes, et rappelant que les résolutions du Conseil de sécurité
constituent la référence pour apprécier le respect par l’Iraq de ses obligations,
Rappelant que le fonctionnement effectif de la Commission qui a succédé à la
Commission spéciale et de l’AIEA est indispensable à l’application de la résolution
687 (1991) et d’autres résolutions pertinentes,
Notant que la lettre datée du 16 septembre 2002, adressée au Secrétaire général
par le Ministre des affaires étrangères de l’Iraq, constitue une première étape
nécessaire pour que l’Iraq rectifie ses manquements persistants aux résolutions
pertinentes du Conseil,
Prenant note de la lettre datée du 8 octobre 2002, adressée au général
Al-Saadi, du Gouvernement iraquien, par le Président exécutif de la Commission de
contrôle, de vérification et d’inspection des Nations Unies et le Directeur général de
l’AIEA, énonçant les modalités pratiques établies pour donner suite à leur réunion à
Vienne, qui sont les conditions préalables à la reprise des inspections en Iraq par la
Commission et l’AIEA, et se déclarant extrêmement préoccupé par la persistance du
Gouvernement iraquien à ne pas confirmer les modalités énoncées dans ladite lettre,
Réaffirmant l’attachement de tous les États Membres à la souveraineté et à
l’intégrité territoriale de l’Iraq, du Koweït et des États voisins,
Se félicitant des efforts que font le Secrétaire général et les membres de la
Ligue des États arabes et son secrétaire général,
Résolu à assurer la pleine application de ses décisions,
Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies,
1. Décide que l’Iraq a été et demeure en violation patente de ses obligations
en vertu des résolutions pertinentes, notamment la résolution 687 (1991), en
particulier en ne collaborant pas avec les inspecteurs des Nations Unies et l’AIEA,
et en ne prenant pas les mesures exigées aux paragraphes 8 à 13 de la résolution 687
(1991);
2. Décide, tout en tenant compte du paragraphe 1 ci-dessus, d’accorder à
l’Iraq par la présente résolution une dernière possibilité de s’acquitter des
obligations en matière de désarmement qui lui incombent en vertu des résolutions
pertinentes du Conseil, et décide en conséquence d’instituer un régime d’inspection
renforcé dans le but de parachever de façon complète et vérifiée le processus de
désarmement établi par la résolution 687 (1991) et les résolutions ultérieures du
Conseil;
3. Décide qu’afin de commencer à s’acquitter de ses obligations en matière
de désarmement, le Gouvernement iraquien, en plus des déclarations qu’il doit
présenter deux fois par an, fournira à la Commission et à l’AIEA, ainsi qu’au
Conseil de sécurité, au plus tard 30 jours à compter de la date de la présente
résolution, une déclaration à jour, exacte et complète sur tous les aspects de ses
programmes de développement d’armes chimiques, biologiques et nucléaires, de
missiles balistiques et d’autres vecteurs tels que véhicules aériens sans pilote et
systèmes de dispersion conçus de manière à être utilisés sur des aéronefs, y compris
les dotations et les emplacements précis de ces armes, composants, souscomposants,
stocks d’agents et matières et équipements connexes, l’emplacement et
les activités de ses installations de recherche, de développement et de production,
ainsi que tous les autres programmes chimiques, biologiques et nucléaires, y
compris ceux que l’Iraq déclare comme servant à des fins autres que la production
d’armes ou les équipements militaires;
4. Décide que de fausses informations ou des omissions dans les
déclarations soumises par l’Iraq en application de la présente résolution et le fait à
tout moment de ne pas se conformer à la présente résolution et de ne pas coopérer
pleinement dans sa mise en oeuvre constitueront une nouvelle violation patente des
obligations de l’Iraq et seront rapportés au Conseil aux fins de qualification
conformément aux dispositions des paragraphes 11 et 12 ci-dessous;
5. Décide que l’Iraq permettra à la Commission et à l’AIEA d’accéder
immédiatement, sans entrave, inconditionnellement et sans restriction à la totalité
des zones, installations, équipements, relevés et moyens de transport qu’elles
souhaitent inspecter, y compris sous terre, et d’accéder à tous les fonctionnaires et
autres personnes que la Commission ou l’AIEA souhaitent entendre, selon des
modalités ou à l’endroit que choisiront la Commission ou l’AIEA, dans l’exercice
de leurs mandats respectifs sous tous leurs aspects; décide en outre que la
Commission et l’AIEA pourront à leur gré mener des entretiens dans le pays ou à
l’extérieur, faciliter le voyage à l’étranger des personnes interrogées et des membres
de leur famille et que, à la convenance de la Commission et de l’AIEA, ces
entretiens pourront se dérouler sans la présence d’observateurs du Gouvernement
iraquien; donne pour instruction à la Commission et demande à l’AIEA de reprendre
les inspections au plus tard 45 jours après l’adoption de la présente résolution et de
le tenir informé dans les 60 jours qui suivront;
6. Approuve la lettre datée du 8 octobre 2002, adressée au général Al-Saadi,
du Gouvernement iraquien, par le Président exécutif de la Commission et le
Directeur général de l’AIEA, dont le texte est annexé à la présente résolution, et
décide que le contenu de cette lettre aura force obligatoire pour l’Iraq;
7. Décide en outre qu’en raison de l’interruption prolongée par l’Iraq de la
présence de la Commission et de l’AIEA et afin qu’elles puissent accomplir les
tâches énoncées dans la présente résolution et dans toutes les résolutions pertinentes
antérieures, d’établir les règles révisées ou supplémentaires suivantes, qui auront
force obligatoire pour l’Iraq, afin de faciliter leur travail en Iraq :
– La Commission et l’AIEA détermineront la composition de leurs équipes
d’inspection et veilleront à ce qu’elles comprennent les experts les plus
qualifiés et les plus expérimentés disponibles;
– Tout le personnel de la Commission et de l’AIEA jouira des privilèges et
immunités, correspondant à ceux des experts en mission, qui sont prévus par la
Convention sur les privilèges et immunités des Nations Unies et par l’Accord
sur les privilèges et immunités de l’AIEA;
– La Commission et l’AIEA auront le droit d’entrer en Iraq et d’en sortir sans
restriction, le droit de se déplacer librement, sans restriction et dans
l’immédiat à destination et en provenance des sites d’inspection, et le droit
d’inspecter tous sites et bâtiments, y compris d’accéder immédiatement, sans
entrave, inconditionnellement et sans restriction aux sites présidentiels dans
les conditions qui s’appliquent à tous les autres sites, nonobstant les
dispositions de la résolution 1154 (1998) du 2 mars 1998;
– La Commission et l’AIEA auront le droit d’être informées par l’Iraq du nom
de toutes les personnes qui sont ou ont été associées aux programmes iraquiens
dans les domaines chimique, biologique, nucléaire et des missiles balistiques
ainsi qu’aux installations de recherche, de développement et de production qui
y sont rattachées;
– La sécurité des installations de la Commission et de l’AIEA sera assurée par
un nombre suffisant de gardes de sécurité de l’Organisation des Nations Unies;
– La Commission et l’AIEA auront le droit, afin de bloquer un site à inspecter,
de déclarer des zones d’exclusion, zones voisines et couloirs de transit
compris, dans lesquelles l’Iraq interrompra les mouvements terrestres et
aériens de façon que rien ne soit changé dans un site inspecté ou enlevé de ce
site;
– La Commission et l’AIEA pourront utiliser et faire atterrir librement et sans
restriction des aéronefs à voilure fixe et à voilure tournante, y compris des
véhicules de reconnaissance avec ou sans pilote;
– La Commission et l’AIEA auront le droit d’enlever, de détruire ou de
neutraliser, selon qu’ils le jugeront bon et de manière vérifiable, la totalité des
armes, sous-systèmes, composants, relevés, matières et autres articles prohibés
s’y rapportant, et de saisir ou de fermer toute installation ou tout équipement
servant à leur fabrication; et
– La Commission et l’AIEA auront le droit d’importer et d’utiliser librement les
équipements ou les matières nécessaires pour les inspections et de confisquer
et d’exporter tout équipement, toute matière ou tout document saisi durant les
inspections, sans que les membres de la Commission et de l’AIEA et leurs
bagages officiels et personnels soient fouillés;
8. Décide en outre que l’Iraq n’accomplira ou ne menacera d’accomplir
aucun acte d’hostilité à l’égard de tout représentant ou de tout membre du personnel
de l’Organisation des Nations Unies ou de l’AIEA, ou de tout État Membre agissant
en vue de faire respecter toute résolution du Conseil;
9. Prie le Secrétaire général de porter immédiatement la présente résolution
à la connaissance de l’Iraq, qui a force obligatoire pour ce pays, exige que l’Iraq
confirme, dans les sept jours qui suivront cette notification, son intention de
respecter pleinement les termes de la présente résolution, et exige en outre que
l’Iraq coopère immédiatement, inconditionnellement et activement avec la
Commission et l’AIEA;
10. Prie tous les États Membres d’accorder leur plein appui à la Commission
et à l’AIEA dans l’exercice de leur mandat, notamment en fournissant toute
information relative aux programmes interdits ou autres aspects de leur mandat, y
compris les tentatives faites depuis 1998 par l’Iraq pour acquérir des articles
prohibés et en recommandant des sites à inspecter, des personnes à interroger, ainsi
que les conditions des entretiens, et des données à recueillir, le résultat de ces
activités devant être porté à la connaissance du Conseil par la Commission et
l’AIEA;
11. Donne pour instruction au Président exécutif de la Commission et au
Directeur général de l’AIEA de lui signaler immédiatement toute ingérence de l’Iraq
dans les activités d’inspection ainsi que tout manquement de l’Iraq à ses obligations
en matière de désarmement, y compris ses obligations relatives aux inspections
découlant de la présente résolution;
12. Décide de se réunir immédiatement dès réception d’un rapport
conformément aux paragraphes 4 ou 11 ci-dessus, afin d’examiner la situation ainsi
que la nécessité du respect intégral de toutes ses résolutions pertinentes, en vue de
préserver la paix et la sécurité internationales;
13. Rappelle, dans ce contexte, qu’il a averti à plusieurs reprises l’Iraq des
graves conséquences auxquelles celui-ci aurait à faire face s’il continuait à manquer
à ses obligations;
14. Décide de demeurer saisi de la question.

Annexe
Texte de la lettre de MM. Blix et ElBaradei
Commission de contrôle, de vérification
et d’inspection des Nations Unies
Agence internationale
de l’énergie atomique
Le Président exécutif
Le Directeur général
Le 8 octobre 2002
Mon général,
Au cours de nos récents entretiens à Vienne, nous avons discuté des
arrangements pratiques nécessaires à la reprise des inspections de la Commission de
contrôle, de vérification et d’inspection des Nations Unies et de l’Agence
internationale de l’énergie atomique en Iraq. Comme vous le savez, à l’issue de
notre réunion de Vienne, nous avons convenu d’une déclaration dans laquelle étaient
mentionnés quelques-uns des principaux résultats obtenus, en particulier
l’acceptation par l’Iraq de tous les droits d’inspection prévus dans toutes les
résolutions pertinentes du Conseil de sécurité. Il était indiqué que cette acceptation
n’était assortie d’aucune condition.
Au cours de l’exposé que nous avons fait devant le Conseil de sécurité le
3 octobre 2002, des membres du Conseil ont proposé que nous établissions un
document écrit énonçant toutes les conclusions auxquelles nous étions parvenus à
Vienne. La présente lettre récapitule ces conclusions et vous demande votre accord à
ce sujet. Nous ferons rapport en conséquence au Conseil de sécurité.
Dans la déclaration faite à l’issue des entretiens, il était précisé que la
Commission et l’Agence internationale de l’énergie atomique auraient accès
immédiatement, sans conditions et sans restrictions aux sites, y compris les sites dits
« sensibles » dans le passé. Néanmoins, comme nous l’avons fait observer, huit sites
présidentiels font l’objet de procédures spéciales aux termes d’un mémorandum
d’accord de 1998. Si, comme pour tous les autres sites, l’accès immédiat, sans
conditions et sans restrictions à ces sites était autorisé, la Commission et l’AIEA les
inspecteraient avec le même sens élevé de leurs responsabilités.
Nous confirmons qu’il est entendu que la Commission et l’AIEA ont le droit
de fixer le nombre des inspecteurs nécessaires pour inspecter tout site particulier. Ce
nombre sera fixé compte tenu de l’importance et de la complexité du site inspecté.
Nous confirmons également que l’Iraq sera informé de la désignation de sites
additionnels – c’est-à-dire de sites qui n’avaient pas été déclarés par l’Iraq ni
inspectés auparavant par la Commission ou l’AIEA – par une notification
d’inspection fournie à l’arrivée des inspecteurs sur ces sites.

Son Excellence
Le général Amir H. Al-Saadi
Conseiller
Cabinet du Président
Bagdad
S/RES/1441 (2002)
L’Iraq veillera à ce qu’aucun matériel, équipement, document ou autre article
interdit ne soit détruit, si ce n’est en la présence des inspecteurs de la Commission
et/ou de l’AIEA, le cas échéant, et sur leur demande.
La Commission et l’AIEA peuvent avoir des entrevues en Iraq avec toute
personne dont elles pensent qu’elle pourrait disposer d’informations entrant dans le
cadre de leur mandat. L’Iraq facilitera ces entrevues. Il appartient à la Commission
et à l’AIEA d’en choisir les modalités ainsi que le lieu où elles se dérouleront.
La Direction nationale du contrôle sera, comme dans le passé, l’homologue en
Iraq des inspecteurs. Le Centre de contrôle et de vérification continus de Bagdad
sera installé dans les locaux de l’ancien Centre de contrôle et de vérification de
Bagdad, dans les mêmes conditions. La Direction nationale du contrôle mettra
gratuitement ses services à disposition pour leur remise en état.
La Direction nationale du contrôle fournira gratuitement : a) des escortes pour
faciliter l’accès aux sites inspectés et les communications avec le personnel devant
être interviewé; b) une ligne de communication directe ouverte 24 heures sur 24
pour le Centre de contrôle et de vérification continus de Bagdad dont les liaisons
seront assurées par une personne de langue anglaise 24 heures sur 24, sept jours par
semaine; c) du personnel d’appui et des moyens de transport terrestre à l’intérieur
du pays, selon les besoins; et d) une aide pour le transport de matériels et
d’équipement sur la demande des inspecteurs (matériel de construction,
d’excavation, etc.). La Direction nationale du contrôle mettra également à
disposition des escortes au cas où les inspections auraient lieu en dehors des heures
normales de travail, notamment pendant la nuit et les jours fériés.
Des bureaux régionaux de la Commission/AIEA pourront être créés, par
exemple, à Basra et à Mossoul, à l’intention des inspecteurs. À cette fin, l’Iraq
fournira, gratuitement, des immeubles de bureaux, des logements pour le personnel
et le personnel d’escorte approprié.
La Commission et l’AIEA peuvent utiliser tous modes de transmission, qu’il
s’agisse de transmission téléphonique ou de transmission de données électroniques,
y compris les réseaux satellites et/ou les réseaux intérieurs, avec ou sans possibilité
de chiffrement. La Commission et l’AIEA peuvent également installer des
équipements sur le terrain capables de transmettre directement des données au
Centre de contrôle et de vérification continus de Bagdad, à New York et à Vienne
(détecteurs, caméras de surveillance). L’Iraq facilitera ces travaux et ne perturbera
d’aucune manière les communications de la Commission ou de l’AIEA.
L’Iraq assurera gratuitement la protection physique de tout le matériel de
surveillance et construira des antennes, pour la télétransmission des données, à la
demande de la Commission et de l’AIEA. À la demande de la Commission, par
l’intermédiaire de la Direction nationale du contrôle, l’Iraq allouera des fréquences
pour le matériel de communication.
L’Iraq assurera la sécurité de tout le personnel de la Commission et de l’AIEA.
Il offrira au personnel des logements sûrs et appropriés aux prix habituels. Pour leur
part, la Commission et l’AIEA interdiront à leur personnel de résider dans des
logements autres que ceux qui ont été sélectionnés en consultation avec l’Iraq.
S’agissant des avions utilisés pour le transport de personnel et de matériel
ainsi qu’aux fins d’inspection, il a été précisé que les avions utilisés par le personnel
de la Commission et de l’AIEA arrivant à Bagdad seront autorisés à atterrir à
l’aéroport international Saddam. Les points de départ des avions seront décidés par
la Commission. La base aérienne de Rasheed continuera à être utilisée pour les
opérations héliportées de la Commission et de l’AIEA. La Commission et l’Iraq
établiront des bureaux de liaison aérienne sur la base. L’Iraq fournira les locaux et
installations d’appui nécessaires à l’aéroport international Saddam et à la base de
Rasheed. Comme par le passé, le carburant sera fourni gratuitement par l’Iraq.
S’agissant de la question des opérations aériennes en Iraq, par avion et par
hélicoptère, l’Iraq garantira la sécurité des opérations aériennes dans son espace
aérien en dehors des zones d’exclusion aériennes. En ce qui concerne les opérations
aériennes dans ces zones, l’Iraq prendra toutes les mesures relevant de son contrôle
pour assurer la sécurité des opérations.
Des hélicoptères pourront être utilisés, en fonction des besoins, pendant les
inspections et pour exécuter des activités techniques, telles que la détection des
rayons gamma, dans toutes les parties de l’Iraq sans restriction et sans exclusion
d’aucune zone. Ils pourront également être utilisés à des fins d’évacuation médicale.
S’agissant de l’imagerie aérienne, la Commission souhaitera peut-être
reprendre les vols de U-2 ou de Mirage. Les dispositions pratiques applicables
seraient analogues à celles qui ont été appliquées dans le passé.
Comme auparavant, les visas du personnel arrivant en Iraq seront délivrés au
point d’entrée au vu du laissez-passer des Nations Unies ou d’un certificat des
Nations Unies; aucune autre formalité d’entrée ou de sortie ne sera exigée. La liste
des passagers sera fournie une heure avant l’arrivée de l’avion à Bagdad. Le
personnel de la Commission ou de l’AIEA, les bagages officiels ou personnels ne
feront l’objet d’aucune fouille. La Commission et l’AIEA veilleront à ce que leur
personnel se conforme aux lois iraquiennes interdisant l’exportation de certains
articles, par exemple, les articles appartenant au patrimoine culturel national de
l’Iraq. La Commission et l’AIEA seront autorisées à faire entrer en Iraq – et en faire
sortir – tous les articles et matériels dont elles ont besoin, y compris les téléphones
par satellite et autres équipements. En ce qui concerne les échantillons, la
Commission et l’AIEA les fractionneront, si possible, de manière à en donner une
partie à l’Iraq, tout en conservant l’autre partie à des fins de référence. Le cas
échéant, les organisations enverront les échantillons à plusieurs laboratoires, pour
les faire analyser.
Nous vous serions reconnaissants de bien vouloir confirmer que les
arrangements susmentionnés correspondent fidèlement à nos entretiens de Vienne.
Naturellement, il se peut que nous ayons besoin de conclure d’autres
arrangements pratiques au cours des inspections. Nous comptons, pour ces
questions, comme pour les arrangements susmentionnés, sur la coopération de l’Iraq
à tous égards.
Veuillez agréer, mon général, les assurances de notre très haute considération.
Le Président exécutif de la Commission de contrôle,
de vérification et d’inspection des Nations Unies
(Signé) Hans Blix
Le Directeur général de l’Agence internationale
de l’énergie atomique
(Signé) Mohamed ElBaradei



Hors-ligne - Bernic Royal
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Jeu 23 Jan 2003, 18:49 Message
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