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Ambre, la saga continue ?
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Auteur :  kaelzam [ Mar 15 Juin 2004, 17:18 ]
Sujet du message : 

RomVNI a écrit
Non. Ce que l'on reproche à Ambre n'est pas qu'il y ait de l'action mais que ce soit mal écrit.


Et ce que te dit le monsieur, c'est que ce n'est pas "mal écrit" mais que c'est un style d'écriture dépouillé, qui va droit à l'essentiel, très dynamique de ce fait. C'est toi qui ne voit pas ça plutôt que le style qui pèche.

Ensuite, l'intérêt du cylce d'Ambre, pour ma part, ne réside pas tant dans ces qualités littéraires mais surtout dans la richesse de l'intrigue et de la possibilité de considérer les évènements sous des angles différents au fil des différentes relectures (j'ai personnellement relu ces romans deux fois et, à chaque fois, se sont dégagées des possibilités différentes pouvant expliquer certains détails). Il ne faut pas oublier que les romans de chaque cycle sont le récit d'un unique participant donc forcément parcellaires, ceci explique cela.

Auteur :  Trufuglu [ Mar 15 Juin 2004, 17:19 ]
Sujet du message : 

RomVNI a écrit
Non. Ce que l'on reproche à Ambre n'est pas qu'il y ait de l'action mais que ce soit mal écrit.
Ca ne revient pas à reprocher à un film d'action qu'il y ait de la baston mais plutôt à lui reprocher d'être mal réalisé.
Un bon style n'empêche pas l'immersion dans l'action, la forme ne doit pas distraire du fond. C'est apparemment ton cas mais ce n'est en rien une généralité.
Le Trône de Fer est trépidant, mais est il mal écrit pour autant ? Non.


Peut-être est-ce alors une perversion mais il est vrai que je suis très sensible à la forme, son absence m'immergeant dans le contenu alors que sa présence me fait me poser des question ou m'en délecter.

Un exemple du trône de fer ? lorsque les "moins instruits" parlent. Beaucoup de contractions, difficile à lire. J'en aime le rendu mais il est parfois difficile de donner la bonne intonation en rapport à ce qui est écrit. Et si je ne trouve pas la bonne intonation, je vais relire la phrase plusieurs fois pour qu'elle sonne bien à mes oreilles, trouvant d'ailleurs parfois que certains contractions collent mal et que des apostrophes plus judicieusement placées auraient mieux sonné. Toutes sortes d'interrogation me venant à la lecture, tout comme l'appréciation de telle ou telle figure de style, jeu de mot, mots en italique dans les dialogues, parfois un peu trop d'ailleurs.

J'imagine assez bien lesdits mots en italique comme étant des inflexions de voix différentes mettant l'accent sur ce mot bien précis. Autant certains me semblent pernicieux, autant d'autres font passer pour des manques de diplomatie éhontés et un manque de finesse. Une aide au lecteur ? il ne faudrait alors pas nous prendre pour des imbéciles :-)

J'ai des difficultés à dire au juste ce que je ressens à la lecture mais il est vrai que la lecture d'ambre fut une surprise, en ce qu'elle s'est faite rapidemment, avec presque une impression de tourni tant le nombre d'évènements se produisant à chaque tome était surprenant. A côté, Martin prend son temps et il fait bien. C'est un petit peu le Santa Barbara de la fantasy : l'action virevoltant entre les protagonistes, laissant chaque fois sur sa faim.

D'ailleurs, j'aurais presque envie de dire que dans ce manque singulier de descriptions, Zelazny fait fort. Très, trop, peu de description et pourtant une image de chaque protagoniste assez précise. A part le château d'ambre, qui m'est toujours resté flou, Zelazny semble plus jouer sur les impressions que les descriptions, et, fort du contre-adage : l'habit fait le moine, laisse à chacun placer voix et apparence comme bon lui semble.
De ce point de vue, il y a d'ailleurs une plus grande place laissée à l'imagination que dans le trône de fer, où chacun des principaux protagoniste, à la physionomie marquée, voient leur traits majeurs régulièrement rappelés.

Maintenant, est-ce volontaire ? J'en ai l'impression. Mais je me plante peut-être.

Tout un chacun est capable d'écrire de différentes façons, selon son humeur et ses envies, et je pense que la rédaction d'un roman nécessite de s'interroger sur la tonalité à donner en rapport à l'oeuvre. Je n'aurais, je pense, pas aimé une épopée telle que le trône de fer sans toutes ces formes imprégnant l'univers de la dichotomie honneur-barbarie, auquel cas les différentes descriptions ou énonciations de meurtres- viols - tortures et j'en passe seraient vraiment mal passés et mal digérés.
Pour des actes graves, une tonalité grave, pour de l'épique, de la légèreté.

Bien que faisant tous deux partie du décor fantasy, je ne perçois aucune similarité entre Ambre et le Trône de fer. Le premier est léger, épique, héroïque, avec de vrais méchants et de vrais gentils, le second est sombre, machiavélique, barbare et parfois malsain à souhait.
Et, pour prendre beaucoup de plaisir à la lecture des deux, j'estime que le badinage convient parfaitement à Ambre et m'a permis d'y retirer du plaisir.

Auteur :  Alien [ Jeu 17 Juin 2004, 08:13 ]
Sujet du message : 

Trufuglu a écrit
Pour ma part, il m'a semblé évident dès les premières pages que cette saga ne serait pas percutante par son aspect littéraire, Zelazny semblant mettre de côté tout style possible afin de faciliter l'immersion du lecteur dans l'action.


Étonnement, je trouvais l'intro assez bonne.
Zelazny est généralement un auteur assez percutant, qui sait généralement assez bien commencer ces livres, et qui a pas mal de bonnes idées (d'autant qu'il aime s'inspirer & manipuler les mythologies, celtiques dans le cas d'Ambre, Indienne dans le cas des Seingeurs de Lumière).
Le style commence bien, et bourré d'idées intéressantes (tel que le fait que le cycle de Corwin est toujours écrit à la première personne).
Le premier livre dans son ensemble est assez agréable à lire. Le problème, c'est que pour développer ces idées, il a écrit neuf autres livres, et qu'il ne semble pas vraiment avoir les
aptitudes pour écrire de gros pavés (tendance à la mode, et qu bien peu, à mon goût, maîtrisent.

Trufulgu a écrit
Plus que dilution, j'aurais plutôt parlé de substance. La personnalité de Corwin était des plus intéressantes, Merlin n'a pas le même charisme. Afin de combler ce manque, beaucoup d'invention capillo-tractées (de mon point de vue) et personnages de peu d'intérêt.


Comme Rom (re-aaarrrggghhh), ce n'est pas les idées, ni lintérêt même du cycle que je remets en cause, uniquement la qualité littéraire de celui-ci.

Remarque que j'ai le même problème avec Moorcock (Elric est intéressant, mais prodigieusement mauvais en terme d'écriture, et là aussi Moorcock a fait beaucoup mieux: Ulrik von Beck, chroniques de la fin des Temps) ou Lovecraft (au bout de la cinquième nouvelle, on se demande s'il sait écrire autre chose, et en fait, il le sait, au vu des ses oeuvres relatives aux Contrées des Rêves, tel que le receuil Dagon).

Question de goût, certes, mais pour moi, la qualité des idées demande malgré tout une certaine qualité d'écriture, et le fait que ce soit de la SF ou de la Fantasy n'y change rien.

Auteur :  Doc Holliday [ Ven 30 Juil 2004, 11:26 ]
Sujet du message : 

J'ai enfin lu "Les neuf princes du chaos", tome 1 de la série "Prélude à la saga des neufs princes d'Ambre" ???

J'ai trouvé ça sympa, pas trop mal écrit, suffisamment bien fait pour me donner envie de lire les tomes suivants.

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