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| Modérateurs : Nevenka, Modérateurs |
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| Super size me! |
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| Jeu 01 Juil 2004, 11:14 |
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Quelqu'un est allé le voir ? J'ai ici un article du Monde à ce sujet, ça vaut quoi ?
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 922,0.html Citer "Super Size Me" : les ravages des fast-food en gros plan LE MONDE | 29.06.04 | 14h08 Fort de son expérience dans la télé-réalité, le réalisateur américain Morgan Spurlock s'est pris comme cobaye pour avertir des dangers de la nourriture servie par les chaînes de restauration rapide. Une démonstration sans nuances, qui a déjà fait la preuve de son efficacité. Voilà une arme de combat qui nous arrive la crosse marquée d'une encoche : Super Size Me, documentaire consacré aux méfaits de McDonald's, n'était pas encore sorti que la firme renonçait à proposer son option "Super Size", qui, pour une somme modique, permettait d'augmenter la taille de chacun des ingrédients du menu. Deux litres de boisson gazeuse sucrée et caféinée, par exemple, au lieu d'un litre et demi, pour arroser les 250 grammes de hamburger et la livre de frites. McDonald's a annoncé l'abandon des menus Super Size quelques jours après la présentation du documentaire de Morgan Spurlock au festival américain de cinéma indépendant de Sundance, en janvier, tout en précisant que cette décision n'avait rien à voir avec la prochaine sortie du film, par ailleurs dénoncé comme partisan et sans rapport avec la réalité. Il faut convenir que Super Size Me est de ces documentaires qui fabriquent une réalité. Pendant un mois, Morgan Spurlock, créateur de l'un des shows originels de la télé-réalité - You Bet You Will - a pris tous ses repas chez McDonald's. Pendant cette expérience, il a essayé toutes les propositions de la carte, et, à chaque fois qu'on lui a proposé l'option Super Size, il l'a acceptée. Avant d'entamer ce régime, il s'est soumis aux examens de son généraliste, d'une gastro-entérologue, d'un cardiologue et d'une diététicienne, qui l'ont ensuite suivi pendant un mois. La firme aux arches dorées (on traduit littéralement ici la périphrase en vigueur outre-Atlantique pour désigner le "maquedeau" français) fait aujourd'hui valoir que ces comportements ne sont pas ceux de la vie réelle. Il n'empêche, la démonstration de Morgan Spurlock est impressionnante. Elle repose sur la sainte terreur que voulaient susciter les tableaux comparatifs d'organes internes qui ornaient les salles de classe françaises jadis : fig A., foie d'homme sain ; fig. B., foie d'alcoolique. Sauf qu'il ne s'agit pas ici d'une image en carton, mais du corps d'un jeune Américain en pleine forme (il fait du sport, et sa petite amie est cuisinière végétarienne d'obédience végane - c'est-à-dire refusant toute exploitation animale : ni cuir ni laine ni animaux domestiques) que l'on voit se dégrader à une vitesse confondante : il se ramollit, s'agrémente d'une ceinture adipeuse et son teint devient cireux, un effet encore accentué par les tristes couleurs de la vidéo. Mais tout cela n'est rien comparé aux résultats de ses analyses sanguines : son taux de cholestérol s'envole, son foie réagit comme s'il avait affaire à de vastes quantités d'alcool, et Alex, sa compagne végane, se plaint de la dégradation de leurs rapports sexuels. Le récit de cette diète infernale occupe à peu près la moitié de Super Size Me, le reste étant consacré à l'épidémie d'obésité qui frappe les Etats-Unis. La première séquence du film donne quelques indications quant à l'origine de ce tsunami de cellulite. On y voit des enfants chanter une comptine mimée qui égrène les grandes marques de la restauration américaine. Ils dessinent le toit de Pizza Hut et les arches de McDonald's sans hésitation. Plus tard, Morgan Spurlock filme quelques femmes devant la Maison Blanche et leur demande de réciter le serment d'allégeance au pays que tous les enfants apprennent à l'école. Elles n'y arrivent pas, mais interprètent sans une erreur les publicités qui égrènent le menu d'une grande chaîne de restaurants. La thèse de Spurlock, nourrie de chiffres, d'entretiens, ne surprendra pas : l'industrie agroalimentaire déploie tous les artifices du marketing pour fidéliser des clients dont les plus assidus sont baptisés "heavy users", un terme généralement utilisé dans l'analyse des dépendances. Les entreprises dirigent cette agressivité en priorité vers les enfants et utilisent les propriétés addictives des matières grasses et du sucre. Plusieurs séquences sont consacrées à l'état catastrophique des cantines scolaires. Le spectateur français ressentira sans doute un frisson en constatant que l'un des fournisseurs des cantines scolaires américaines en repas défiant le bon sens diététique est une société hexagonale, Sodexho. Ce mélange d'immédiateté issue de la télé-réalité et de démonstration militante se révèle irréfutable et parfaitement accessible au cœur de cible commun à la restauration rapide et à Morgan Spurlock : la jeunesse. Il faudrait un effort surhumain pour se précipiter au McDonald's quand les lumières se rallument. Le spectacle de la régurgitation du premier repas Super Size absorbé par Spurlock induit un effet quasi pavlovien : à l'avenir, il suffira d'y penser pour s'empêcher de succomber à la tentation des arches dorées. Reste que ce type de film propagandiste, qui partage bien des procédés avec les deux derniers films de Michael Moore, se prive d'une dimension essentielle commune à la plupart des grandes œuvres du cinéma documentaire : la liberté. Rien ici n'arrive qui n'ait été organisé, prévu, voulu. Tout ou presque concourt à la démonstration d'une thèse, sans que les êtres et les lieux aient d'autre raison d'être à l'image. Morgan Spurlock et Michael Moore feront valoir que, face à la violence médiatique de la publicité ou de la communication gouvernementale, il ne faut pas lésiner sur les moyens de la contre-attaque, et la disparition des menus Super Size tend à leur donner raison. On peut même s'émerveiller de constater que le vieux cinéma reste une arme si efficace, parce qu'il a pour lui la durée et - comme le prouve le succès public de Super Size Me aux Etats-Unis - la dimension collective de la projection en salle. Mais une fois épuisé le projet militant du film, il ne reste plus de place pour ce qui fait du cinéma un art. Super Size Me a la même espérance de vie qu'un article de journal : dans cinquante ans, un historien scrupuleux s'en servira pour étayer une étude sur les mœurs du début du XXIe siècle, mais on voit mal un cinéphile enthousiaste le déterrer pour son plaisir ou celui de ses amis. Thomas Sotinel Documentaire américain de Morgan Spurlock (1 h 38.) • ARTICLE PARU DANS L'EDITION DU 30.06.04 |
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| Jeu 01 Juil 2004, 11:30 |
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J'aimerais avoir l'impact du film sur les ventes de Mac Do. Je le suppose nul. Ou presque nul.
greuh. |
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| Jeu 01 Juil 2004, 11:32 |
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mac do a supprime les portions king size suite eu film
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| Jeu 01 Juil 2004, 11:38 |
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gnoll a écrit mac do a supprime les portions king size suite eu film
Ce n'est pas un impact sur les *VENTES* de McDo. Supposons que ce soit suite au film (l'article ne dit pas que c'est à cause du film qu'elles ont été supprimées) que les portions King Size aient disparu, ce n'est pas à cause d'une baisse des ventes, mais plus probablement du désir de McDo de redorer son image en disant: "Regardez, c'était pas bien pour votre santé, mais on les a enlevées et tout va mieux", ce qui est un gros mensonge, mais les gens sont débiles, de toutes façons. Quand le film aura disparu des salles, il faudra pas un mois pour que les gens recommencent à engraisser comme des porcs dans des fast foods... O tempora! O mores! greuh. |
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| Jeu 01 Juil 2004, 11:54 |
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McDo n'a pas supprimé leur produits King Size, ils ont abandonné le programme Super Size permettant d'augmenter les quantités pour une somme modique.... c'est pas pareil.
Je compte aller le voir donc je vous dirai ce que j'en pense bientôt. |
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| Jeu 01 Juil 2004, 12:37 |
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Il est prévu à la vision.
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| Jeu 01 Juil 2004, 12:51 |
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Rom a écrit Il est prévu à la vision.
Il est sorti hier et il passe actuellement à l'UGC de Toulouse et à l'Utopia. |
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| Jeu 01 Juil 2004, 14:34 |
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Il est à Reims, ô joie.
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| Jeu 01 Juil 2004, 18:16 |
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Mais euh, arrêtez c'est bien les hamburgers.
Et puis moi ça fait un an que je suis ce régime et il m'est rien arrivé de terrible. gn...gn....magnolia je suis certain que j'arrivai à franchir cette porte hier. gnnnnn.... |
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| Jeu 01 Juil 2004, 20:35 |
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essaye de profil....ha, tu essaye déjà de profil??
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| Ven 02 Juil 2004, 15:30 |
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Je suis pas pour Macdo spécialement, mais je trouve cette démarche conne.
Je vais manger pendant un moins une pizza taille 2 et une coupe de glace en dessert à chaque repas pendant un mois et on verra bien comme je serais. Alors la pizza et la glace c'est pas bien ? Pareil avec de la choucroutte et de la bière. Ou autre. Bref, c'est ridicule et partisan. Y a quand même gavé de moyens de dénoncer Mac Donald sans pour autant être de mauvaise foi. Il semblerait que le film en profite pour révéler les pratiques commerciales douteuses de al firme, tant mieux mais pas besoin du défi qui est censé résumer le film. PS: Lyagor !! |
| Re: Super size me! |
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| Ven 02 Juil 2004, 15:51 |
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[quote="Merlock"]Quelqu'un est allé le voir ? J'ai ici un article du Monde à ce sujet, ça vaut quoi ?
Je ne supporte pas la violence et ne pense donc pas y aller! Si en plus, ça fait gerber, je vais qd même pas ma faire du mal... |
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| Ven 02 Juil 2004, 16:24 |
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Wyatt Scurlock a écrit Je vais manger pendant un moins une pizza taille 2 et une coupe de glace en dessert à chaque repas pendant un mois et on verra bien comme je serais. Alors la pizza et la glace c'est pas bien ? Non. Mais alors pas du tout, je peux en témoigner: +4,5 kg il y a deux ans durant l'été. Je les ai toujours... Citer Pareil avec de la choucroutte et de la bière. Ou autre. Pas d'accord: la choucroute+bière est, à mon avis, moins néfaste que Pizza+Glace. Ca veut pas dire que c'est sans risque, ou "bien", c'est juste moins pire... Citer Bref, c'est ridicule et partisan. Partisant assurément dans le genre "36-15 Dénonce-Dénonce". Mais est-ce ridicule de geuler aux gens d'arrêter de bouffer de la magnolia de façon systématique, fut-ce au prix d'un parti-pris évident et d'une démonstration qui, pour être tendancieuse n'en est pas moins réelle ? Citer Y a quand même gavé de moyens de dénoncer Mac Donald sans pour autant être de mauvaise foi. J'allais faire un jeu de mots vaseux, mais... non! Citer Il semblerait que le film en profite pour révéler les pratiques commerciales douteuses de al firme, tant mieux mais pas besoin du défi qui est censé résumer le film.
Si j'ai bien compris, le défi en question est le détonateur de la démonstration de l'auteur di film. Il en est besoin car c'est ce qui permet de relier directement les méfaits de la MacBouffe à chaque spectateur qui ira ensuite pétrire d'une main désolée la bouée de sauvetage permanente qui lui ceinture la taille... Une façon de le rendre "concerné" par la chose... |
| greuh_vni - |
| Ven 02 Juil 2004, 16:30 |
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Pour ce qui est des régimes alimentaires idiots, le 'héros' du film est habitué: sa compagne est végane.
Non, ce n'est pas un synonyme de "végétaRien". C'est en fait pire que "végétaLien". -1- greuh. -1- Orthographe non choisie au hasard. |
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| Ven 02 Juil 2004, 16:34 |
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Je pense que je vais m'occuper du deuxième film de cette trilogie.
Je vais boire matin midi et soir de la vodka jusqu'à plus soif pour dénoncer les méfaits de l'alcool. Je vais avoir le teint rougeaud, de la couperose, du bide, une haleine de zombie, l'oeil vitreux et le foie ravagé. Quelqu'un s'occupe du troisème film ? |
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| Ven 02 Juil 2004, 16:42 |
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Wyatt Scurlock a écrit Je pense que je vais m'occuper du deuxième film de cette trilogie.
Je vais boire matin midi et soir de la vodka jusqu'à plus soif pour dénoncer les méfaits de l'alcool. Je vais avoir le teint rougeaud, de la couperose, du bide, une haleine de zombie, l'oeil vitreux et le foie ravagé. Quelqu'un s'occupe du troisème film ? Les ravages de la Nicotine. Suffit de m'observer tous les jours. |
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| Ven 02 Juil 2004, 19:27 |
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Je l'ai vu. Bah, c'est un docu, un peu plus léger que "Bowling for columbine". Il y a des trucs rigolos, mais c'est de l'ordre de "ah qu'ils sont cons ces ricains". Ceci dit, après ce film on comprends beaucoup mieux pourquoi ils sont obèses de la sorte.
Je recommande la scène d'opération de l'estomac... yum yum |
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| Ven 02 Juil 2004, 20:02 |
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Une seule chose: un tiers de la population des Etats Unis est frappé d'obésité, il y a bien une raison (et qu'on ne me sorte pas le coup du gène responsable de l'obésité, sur 80 millions de personnes, j'y crois moyen).
Alors c'est un film partisan? Evidemment, et c'est même intrinsèque à ce genre de film. Etait-ce vraiment utile? Pas spécialement, tou le monde sait qu'on mange mal au MacDo (encore qu'on pourrait se poser la question, certains pensent toujours qu'ajouter une salade au menu rend le tout bien plus équilibré). La démarche est-elle "conne"? Non sûrement pas. La critique porte plus sur la dérive liée à la mal-bouffe plutôt que sur les menus du MacDo en eux même (tous les fast food proposent le même genre de trucs, alors pourquoi MacDo? Parce que c'est celui qui a le plus gros chiffre d'affaire). Le problème c'est que beaucoup d'américains ne bouffent qu'au fast food, et la il faudrait peut-être s'interroger et arrêter de se dire "Ca y est on tape encore sur ces pauvres américains" (le documentaire a quand même été tourné par un américain...). On ne peut d'ailleurs pas disculper ce genre d'alimentation, il suffit de voir le nombre d'obèses au Japon depuis que ceux-ci adoptent plus librement la "american way of life" (on rappellera juste que le Japon est connu comme étant un pays a l'alimentation particulièrement équilibrée, et il faut aussi savoir que le nombre de malaise cardiaque y est ridiculement peu élevé dû à la prépondérance du poisson sur leurs tables, style qui va en se perdant depuis quelques années). Je mange moi même de temps en temps au MacDo, et j'aime bien cela, mais il ne faut pas exagérer. Est ce que ce film empêchera les gens d'aller se pourir le bide au MacDo? Cela m'étonnerait, mais bon quand on sait qu'ils évoquent systématiquement leur constitution quand, après qu'une gamine de 6 ans soit morte en classe parce qu'un camarade avait ramené une arme et qu'on leur demande pourquoi ils ont une arme chargée chez eux alors qu'ils n'ont jamais eu aucun problème (voir Bowling for Columbine, édifiant), je me dis qu'il est de toute façon un peu tard, ou alors ce sera dur de faire évoluer les mentalités. |
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| Ven 02 Juil 2004, 21:58 |
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Je maintiens que je trouve la démarche conne. Je sais bien que cela ne vise pas que le MacDo. Et que cela évoque tous ces types de "repas". Mais montrer que l'excès est dangereux ramène pour moi les dangers du Mac Do à ceux de la choucroute ou de la pizza de ma grand mère. Car si je commence à en bouffer à chaque repas, je serais dans le même état ou pas loin que Spurlock, mon presque homonyne. Donc cela rabaisse l'éventuelle dangerosité intrinsèque et spécifique des fast food. Les excès de Mac Do sont dangereux, certes, comme tous les excès alimentaires quels qu'ils soient. Ce type d'expérience peut même se retourner contre lui. Si j'étais de la firme de Mac Do, je n'hésiterais pas à dire que tout excès, même de sushi n'est pas bon (bon, peut-être pas les sushi justement, mais bon...
Dénoncer les ravages du Mac Do, soit. Bonne initiative, cela ne m'empêchera pas d'y aller mais a le mérite de faire réflechir et de faire connaître les politiques commerciales à gerber de la firme. En prenant une expérience aussi stupide non. Franchement, je trouve ça idiot et pour moi, cela dessert (héhé) le propos plutôt qu'autre chose. |
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| Ven 02 Juil 2004, 22:42 |
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Je comprends ton propos, Wyatt, il se défend sans problèmes.
Dans le film, le gars indique en fait que les américains vont de plus en plus fréquemment dans le fast-food, c'est à dire plusieurs fois par semaine. C'est ce changement de fréquence qui produit la malnutrition. L'auteur indique d'ailleurs une aggtravation du phénomène, qu'il compare avec l'époque de son enfance où sa maman était dans la cuisine toute la journée. Maintenant, si je mange des salades avec du poisson pendant un mois, je suis sûr que les effets ne seront pas les mêmes... |
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