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Auteur :  wizard [ Jeu 17 Avr 2008, 12:08 ]
Sujet du message : 

3h10 pour Yuma :

In extremis (le film a fait un flop et n'est plus à l'affiche à Lille depuis), je suis allé voir 3h10 pour Yuma lundi matin. Je n'avais pas vu le film originel et je n'ai donc pas d'éléments de comparaison.
J'ai passé un bon moment même si ce film ne restera pas à l'évidence dans les annales du western, la faute surtout à un défaut d'exposition de la psychologie des personnages. A l'exception du personnage joué par Christian Bale, il est difficile d'expliquer les actes des personnages. En effet, tout au long du film, de nombreuses personnes vont commettre des actes particulièrement risqués sans qu'on comprenne bien pourquoi (SPOILER : Pourquoi le docteur qui n'est pas un homme d'action prend le risque de frapper un homme armé pour sauver Ben Wade ? Pourquoi Charlie Prince menace-t-il sa bande pour la forcer à poursuivre l'escorte de Wade alors qu'il pourrait tranquillement prendre la tête de la bande ? Pourquoi Wade se décide-t-il à aider le fermier à l'emmener au train alors qu'il risque la corde ?).

Toutefois, une fois admis ce postulat héroïque, on ne s'ennuie pas une seconde. Le film a un rythme soutenu, les personnages sont charismatiques et on a une galerie de personnages secondaires marquants qui feront le bonheur des MJ de Deadlands. La mise en scène est classique mais efficace.

Je terminerai en saluant la performance de Christian Bale, qui avait hérité d'un rôle pas si facile que ça. certes, c'est lui dont le personnage est le mieux écrit et le plus cohérent, mais le film se fonde sur un face-à-face de son personnage à un bandit incarné par Russel Crowe et compte tenu de la façon dont le personnage du bandit a été écrit, il n'était clairement pas facile d'exister en face de Crowe (qui n'est pas le moins charismatique des acteurs).
Le personnage de Crowe est tout simplement un sur-homme : tireur exceptionnel, grand connaisseur de tous les territoires traversés, dessinateur émérite, séducteur accompli (il peut réveiller la libido endormi de toute épouse rangée en une phrase et demi), figure antiraciste et libre-penseur avant l'heure, il dirige les animaux en un clin d'oeil (ou plutôt en un sifflement)... etc...

Bref, face à ce surhomme, il n'était pas forcément évident de faire exitsre un personnage de fermier unijambiste. Bale y parvient (on aurait confié le rôle à Orlando Blum, on aurait même oublié qu'il y avait un fermier dans le film).

Auteur :  gnoll [ Jeu 17 Avr 2008, 13:38 ]
Sujet du message : 

Perso je suis fan de charles princes, je trouves que c'est le meilleur acteur des 3.

Auteur :  Mu [ Jeu 17 Avr 2008, 13:49 ]
Sujet du message : 

wizard a écrit
3h10 pour Yuma :
Bref, face à ce surhomme, il n'était pas forcément évident de faire exitsre un personnage de fermier unijambiste. Bale y parvient (on aurait confié le rôle à Orlando Blum, on aurait même oublié qu'il y avait un fermier dans le film).



:smile:

Auteur :  wizard [ Jeu 17 Avr 2008, 13:55 ]
Sujet du message : 

gnoll a écrit
Perso je suis fan de charles princes, je trouves que c'est le meilleur acteur des 3.
Ouais, il est clairement pas mal du tout (et pourtant, la seule fois auparavant où j'avais vu joué Ben Foster, c'était dans X-Men 3 où il m'avait donné l'impression d'avoir le charisme d'une endive... faut dire aussi que niveau direction d'acteur mieux vaut avoir Mangold que Rattner derrière la caméra).

Auteur :  gnoll [ Jeu 17 Avr 2008, 14:05 ]
Sujet du message : 

Et peter fonda est méconnaissable.

Auteur :  wizard [ Jeu 17 Avr 2008, 14:21 ]
Sujet du message : 

gnoll a écrit
Et peter fonda est méconnaissable.
Oui, j'ai découvert qu'il était dans le film en voyant le générique de fin.

Auteur :  gnoll [ Jeu 17 Avr 2008, 15:28 ]
Sujet du message : 

comme 99.99% des spéctaturs je dirais.

Auteur :  antigone [ Jeu 17 Avr 2008, 17:26 ]
Sujet du message : 

Je vais essayer de répondre à Wizard
1 Pour montrer le courage enfoui de l'anti-héros et aussi parce qu'il faut que Ben Wade soit jugé en bonne et due forme, il doit d'abord aller en prison ou être jugé (c'est vrai que c'est une raison assez faible). Accessoirement aprés Wade les autres ne sont pas sûrs dutout de s'en sortir si ils restent (c'est un type louche quand même).
2 Parce que au moins au départ Wade est prisonnier, en suite son autorité (de Prince) n'est pas forcément établie auprés de la bande et enfin, le chopper au denier moment a plus de panache (il se dit aussi que dans l'escorte c'est tellement des branques qu'il peut le chopper quand il veut).
3 Parceque c'est l'homme le plus valeureux qu'il a jamais rencontré.
Sinon c'est qui dans le film Peter Fonda?

Auteur :  wizard [ Jeu 17 Avr 2008, 17:32 ]
Sujet du message : 

antigone a écrit
Je vais essayer de répondre à Wizard
1 Pour montrer le courage enfoui de l'anti-héros et aussi parce qu'il faut que Ben Wade soit jugé en bonne et due forme, il doit d'abord aller en prison ou être jugé (c'est vrai que c'est une raison assez faible). Accessoirement aprés Wade les autres ne sont pas sûrs dutout de s'en sortir si ils restent (c'est un type louche quand même).
2 Parce que au moins au départ Wade est prisonnier, en suite son autorité (de Prince) n'est pas forcément établie auprés de la bande et enfin, le chopper au denier moment a plus de panache (il se dit aussi que dans l'escorte c'est tellement des branques qu'il peut le chopper quand il veut).
3 Parceque c'est l'homme le plus valeureux qu'il a jamais rencontré.
Ca ne me convainc pas vraiment.
Il est toujours possible de reconstruire les motivations a posteriori mais il faut noter qu'elles n'ont rien d'évidente dans le film.

antigone a écrit
Sinon c'est qui dans le film Peter Fonda?
Le Pinkerton tueur d'Apaches.

Auteur :  atanaka [ Jeu 17 Avr 2008, 20:20 ]
Sujet du message : 

Je suis assez d'accord avec les remarques de wizard sur le côté peu réaliste de certaines réactions, mais ça ne m'a pas gêné. Comme tu le dis ensuite, ce film est fondé sur le personnage hors du commun qu'est Ben Wade et on est donc dans un registre héroïque et non réaliste.
Cela dit ils auraient peut-être gagné à insister sur cet aspect pour en faire un western vraiment pulp, ce que le film tend à être sans aller jusqu'au bout.

Auteur :  liviana [ Jeu 17 Avr 2008, 20:51 ]
Sujet du message : 

Attention, suite des SPOILERS!
antigone a écrit
1 Pour montrer le courage enfoui de l'anti-héros et aussi parce qu'il faut que Ben Wade soit jugé en bonne et due forme, il doit d'abord aller en prison ou être jugé (c'est vrai que c'est une raison assez faible). Accessoirement aprés Wade les autres ne sont pas sûrs dutout de s'en sortir si ils restent (c'est un type louche quand même).

Là, je suis d'accord.

antigone a écrit
2 Parce que au moins au départ Wade est prisonnier, en suite son autorité (de Prince) n'est pas forcément établie auprés de la bande et enfin, le chopper au denier moment a plus de panache (il se dit aussi que dans l'escorte c'est tellement des branques qu'il peut le chopper quand il veut).

Je pense surtout que c'est parce qu'il a une profonde admiration pour Wade (si j'osais, je dirais même peut-être plus) et qu'il ne peut pas se résoudre à le voir pendu sans se battre pour aller le délivrer. Lui, le pouvoir ne l'intéresse pas, ce qu'il cherche c'est le prestige et le panache et il ne peut les avoir qu'avec Wade. Ca me semblait asez clair dans le film et la question que soulève Wizard ne m'a pas choquée.

antigone a écrit
3 Parceque c'est l'homme le plus valeureux qu'il a jamais rencontré.

Oui, et puis parce que comme il le dit dans le film il a déjà été emprisonné 2 fois à Yuma et s'en est échappé deux fois, alors que risque-t-il?

Auteur :  Mercutio [ Jeu 17 Avr 2008, 21:05 ]
Sujet du message : 

Attention, suite des SPOILERS!

liviana a écrit
Je pense surtout que c'est parce qu'il a une profonde admiration pour Wade (si j'osais, je dirais même peut-être plus)


Moi j'ose. J'ai beaucoup aimé ce personnage, et je crois vraiment qu'on a affaire à un cow-boy homo, simplement amoureux de son boss. A Yuma, il a une sollicitude presque touchante, dans sa façon de demander à Wade s'il va bien, de se faire du souci pour lui, de buter tous ceux qui le mettent en danger.
Particulièrement, l'acharnement qu'il met dans la mise à mort d'Evans est je crois assez symptomatique. Et je ne parle même pas du regard qu'il lance à Wade quand celui-ci l'abat.

Sinon, pour le coup, je suis totalement d'accord avec Liv' sur le reste de ses interprétations.

Auteur :  wizard [ Ven 18 Avr 2008, 00:37 ]
Sujet du message : 

Ok, pour Charlie Prince, j'ai abusé en l'associant aux éléments peu compréhensibles.
Pour les autres, par contre... je ne suis pas convaincu.

Auteur :  Le Faiseur [ Ven 18 Avr 2008, 16:28 ]
Sujet du message : 

Toujours des spoilers

Honnêtement, que Wade aide le personnage de Christian Bale à aller jusqu'au train ne m'a pas choqué : tout au long du film, une relation étrange de respect/dégoût se développe entre le fermier et le tueur charismatique. Le jeu d'acteurs, l'intrigue montrent deux personnages qui auraient pu être amis en d'autres circonstances.
Au point que, pour ce tueur au visage d'ange, aider le fermier à aller jusqu'au bout de son héroïsme m'a paru comme un hommage qu'il rendait au courage d'un simple humain (qu'il aurait pu tuer une demi-douzaine de fois dans le film, de toute façon). Le personnage de Russel Crowe est construit comme un être presque surhumain, comme tu le faisais remarquer, Wizard. La seule chose qui le "tient" me paraît être une sorte de sens de l'honneur étrange où le courage tient la première place. Pour cela, le fermier l'intéresse : il est courageux, plus que courageux, il est décidé à aller au-delà de ses limites pour son fils et son propre honneur et Wade décide que la cause est suffisamment noble à ses yeux pour s'y prêter. Je ne connais pas le film original, mais dans le remake, quand Wade prend la décision d'aller au train, elle m'a carrément parue couler de source. Tout comme il m'était évident que le personnage de Bale allait mourir. C'était la conclusion logique, implacable : Wade aidait le fermier à mourir avec panache, il lui offrait une mort de soldat plutôt qu'abattu comme une magnolia dans une chambre d'hôtel. ;)

Pour le docteur, je me souviens plus trop. C'était quand Wade s'est évadé et qu'ils le rattrapent alors qu'il s'est fait attaché et torturé ?
Si c'est cela, la scène ne m'a pas choqué non plus. Le docteur n'est pas un homme d'action, mais dans mon souvenir (attention, risque d'erreur de ma part : au Canada, ce film est passé il y a au moins 6-8 mois), il me paraît logiqe qu'il ait certains principes. La torture ne me semble pas un principe qu'il puisse défendre, non plus que la mise à mort sans jugement. Ne pas être un homme d'action n'implique pas qu'il reste passif dans une telle situation.
Et puis, dans le film, Wade est quand même un trou noir : il aspire tout autour de lui, tout le monde gravite autour de lui. Le scénario est autour de Wade, évidemment, mais dans la mine, il me semble qu'il retombe sur quelqu'un qu'il connaît et à qui il avait causé du tort, non ? Et Wade doit être renvoyé à l'endroit dont il s'est déjà évadé, c'Est-à-dire auprès de gens qui le connaissent déjà. Wade me semble être à la fois le "méchant" de l'histoire et le catalyseur des sentiments des gens. Ils deviennent meilleurs ou pires, se révèlent et meurent. Et il reste le seul à demeurer "le même", intouchable (s'il a trois égratignures dans le film, même après la torture, c'est bien le max), indestructible et effectivement presque divin. À la réflexion, le fait d'avoir choisi pour ce rôle un acteur au visage doux, presque angélique, n'est peut-être pas innocent.

Auteur :  wizard [ Lun 21 Avr 2008, 14:42 ]
Sujet du message : 

Ce week-end, trois films au programme.

Deux soeurs pour un roi : J'avais déjà beaucoup aimé The Queen de Stephen Frears qu'avait scénarisé Peter Morgan. J'avais particulièrement apprécié comment en racontant les réactions d'hommes et de femmes de pouvoir face à une affaire privée, il livrait une belle réflexion sur les différents rapports au pouvoir. A nouveau, on a Peter Morgan au scénario et j'en suis à nouveau sorti emballé, sensiblement pour les mêmes raisons même si la réflexion sur l'exercice du pouvoir est moins fouillé. On a toujours une bonne descritption du lien entre pulsions amoureuses et sexuelles des individus confrontés à la charge du pouvoir et comment il est possible d'en user ou de se détruire par ce biais.

On a en plus une interprétation magnifique de Nathalie Portman, d'Eric Bana et de Scarlett Johanson (avec un petit bémol pour cette dernière, mais ce n'est pas toujours facile d'incarner un personnage aussi positif sans le rendre un tantinet niais), une très belle photographie et un gros travail sur les costumes.

L'histoire relatée est complètement fausse historiquement (mais ça je l'ai découvert après le film) mais comme chez Dumas, l'histoire violée a fait un bel enfant.

Crimes à Oxford : Premier film en anglais d'Alex de la Iglesia, on note que le réalisateur a laissé en Espagne une bonne part de sa mysanthropie (même si aucun des personnages ne sort du film en laissant une impression sympathique). On est loin de l'univers déjanté habituellement choisi par le réalisateur et l'histoire est même assez classique. On a un côté polar à l'ancienne (le décor d'Oxford pousse dans ce sens) avec un assassin et des tas de fausses pistes mais c'est du travail bien fait et c'est avec grand plaisir que j'ai vu ce film qui, finallement, sans être original, m'a fait réalisé à quel point un whodunit peut être agréable à suivre quand il est bien foutu.

La Zona : Film mexicain dont vous aurez sans doute moins entendu parlé que les précédents : une nuit d'orage un panneau publicitaire tombe sur le mur d'un quartier résidentiel ultrachic de Mexico protégé par un service de sécurité privé, permettant à trois gamins des favelas d'entrer pour commettre un petit larcin. Mais le cambriolage tourne mal, une habitante est tuée ainsi que deux des cambrioleurs et un gardien (tué accidentellement par les habitants). Pour les habitants de la Zona, si le crime est découvert, ils perdent leur autonomie sécuritaire et sont obligés de s'ouvrir à l'extérieur : la proximité avec les moins fortunés et la soumission aux mêmes institutions étatiques défaillantes que le reste de la population. Par conséquent, le dernier cambrioleur (un gamin de 16 ans assez inoffensif) qui se planque encore dans le quartier devient donc rapidement l'objet de toutes les craintes (la rumeur ne cesse de faire enfler la monstruosité de ses actes) et un homme à abattre (c'est un témoin gênant).
Film efficace thématiquement très riche (la montée d'un système de type totalitaire chez les possédants au nom de l'intérêt général et de la sécurité, la corruption des institutions et leur inféodation à l'argent, la violence physique comme conséquence de la disparité extrème des richesses... etc.).
Les acteurs sont tous très bons et parviennent parfois en une scène de quelques secondes, en un regard ou en une tirade à mettre en lumière un des thèmes du film (cette efficacité durant le film rend d'ailleurs assez peu compréhensible le choix de faire un peu traîner la fin en longueur - on aurait pu enlever 4-5 minutes de films).
Un franchement bon film.

Auteur :  wizard [ Mer 23 Avr 2008, 00:42 ]
Sujet du message : 

Ce soir deux films de Alex de la Iglesia (ses deux premiers) à la suite.

Action Mutante : Film de SF foutraque et bordélique, croisement improbable entre un biopic de l'affaire Patricia Hearst, de l'esthétique de Total Recall (sorti trois ans plus tôt) et d'un humour potache. On penche franchement du côté du Z, c'est un film plutôt fauché et si quelques passages m'ont fait rire le tout est davantage un objet de curiosité qu'un vrai bon objet filmique.

Le jour de la bête : On passe de la série Z à la série B et c'est quand même bien plus intéressant, tout en gardant un côté décalé et bordélique. Mais un supercalifragilisticexpidélicieux qui semble bien mieux contrôllé par le réalisateur. J'ai franchement passé un bon moment, me marrant d'abord franchement des aventures des trois pieds niquelés que sont ce prêtre basque, un métalleux abruti et un présentateur télé... et puis passé l'amusement, on se prend au jeu et j'ai finit par perdre toute distance, suivant vraiment l'aventure des trois personnages pour elle même.

Auteur :  wizard [ Mer 23 Avr 2008, 23:16 ]
Sujet du message : 

Dans ma série des films espagnols, j'ai vu ce soir Tesis, d'Amenabar.
Ce film a reçu des tas de prix et récompenses... et franchement, je ne vois pas pourquoi. C'est un film de petit malin, un thriller réalisé par un type qui connaît suffisamment bien les codes du thriller pour ballader son spectateur avec des fausses pistes (pas toutes crédibles ou bien foutu ceci dit) mais souvent la cohérence des comportements des personnages est sacrifiée au fait de créer une nouvelle fausse piste. On sent que le scénariste fait souvent agir ses personnages dans le seul but de créer le doute chez le spectateur, sans souci de savoir si c'était logique d'agir ainsi.
Le film est donc surtout intéressant par certaines idées de réalisation pas cons (écran noir et le son et les bruits comme seul indicateur de l'action... heureusement que je l'ai vu au cinéma et que j'étais également dans le noir parce qu'à la télé ça doit pas rendre grand chose) et pour ce que ça révèle des quasi-premiers pas d'un réalisateur désormais doué (Amenabar n'avait que 24 ans quand il a réalisé Tesis).

Auteur :  Wenlock [ Lun 28 Avr 2008, 04:22 ]
Sujet du message : 

Ca y est !!!
J'ai enfin vu "the Bank Job", dernier opus de ma collection de films de casse !
Les 90 premières minutes sont pas mal du tout, les 10 dernières sont assez nases, par contre.

En fait, ça pêche surtout à transformer l'essai : bon scénar, bonnes idées (notamment visuelles, mais aussi des détails qui tuent, des personnages secondaires), quelques bons perso, plusieurs vraies bonnes scènes et une ambiance générale vraiment sympatoche, mais la réalisation manque de burnes, le jeu d'acteur est pas forcément brillant, y a quelques problèmes de rythme et l'ensemble est un peu superficiel (ou alors ça a été massacré au montage, c'est possible aussi).

A noter, si vous êtes un peu chatouilleux sur la question du racisme : tous les noirs (et le seul juif) du film sont soit de vrais salauds, soit des couillons, soit des figurants. Mais je doute qu'il y ait là un message politique.

Au final : un film qui aurait pu, avec un peu d'effort et d'approfondissement, se situer quelque part entre "Ocean's Eleven", "Collinwood" et "Usual Suspect" mais n'abouti qu'à produire un machin un peu bâtard et c'est dommage.

Auteur :  wizard [ Lun 28 Avr 2008, 11:10 ]
Sujet du message : 

Ce week-end, j'ai continué mon exploration du cinéma fantastique espagnol commencé la semaine dernière (yabon le festival permanent du Majestic à Lille).

Intacto :
Le film m'avait intrigué à sa sortie du fait de son pitch (des survivants de catastrophe naturelles ou de massacre de masse développent la capacité de voler la chance des autres et de l'utiliser pour eux même) mais je l'avais loupé en salle. C'est désormais réparé. L'idée de départ est intéressante et les différentes épreuves et l'ambiance générale des compétitions underground pour avoir le droit d'affronter le champion toute catégorie est plutôt sympa et bien pensé (et ravira les MJ d'Unknown Army) . On a malheureusement quelques longueurs et le film aurait peut-être gagné à être un poil plus resséré sur les intrigues des personnages principaux en les fouillant plus.
Sympa cependant.

La secte sans nom : Premier film de trouille de Jaume Ballaguero, réal dont on parle beaucoup en ce moment avec la sortie de Rec. Et bien le moins qu'on puisse dire c'est que ça ne fait pas spécialement peur (et pourtant je suis facilement impressionable face à ce genre de film, l'Orphelinat ou les Autres m'avait bien paniqué... et je déteste ça). Mais là, l'élément déstabilisant est censé être apporté par des images insérées façon clip, qui n'impressionnent pas vraiment. Le scénario est relativement convenu et, là aussi, on aurait peut-être gagnée à coler davantage aux personnages principaux (on suit pendant une partie du film un journaliste qui ne sert pas à grand chose).
Pas un mauvais moment mais pas un film inoubliable non plus.

Au final, ce qui me restera des films vus dans ce festival, c'est beaucoup d'oeuvres perfectibles (en même temps, c'était quasiment toujours des premiers films par des mecs de 30 ans ou moins) mais un cinéma espagnol bien vivant avec des réalisateurs qui osent (et parfois se plantent mais au moins ils ont osé) et qui tente des choses. Quand je compare à la production française (qui semble pourtant avoir davantage de moyens) et à son caractère timoré, ça ne peut qu'inciter au respect.

Auteur :  JyP [ Lun 28 Avr 2008, 11:13 ]
Sujet du message : 

wizard a écrit
Le jour de la bête : On passe de la série Z à la série B et c'est quand même bien plus intéressant, tout en gardant un côté décalé et bordélique. Mais un supercalifragilisticexpidélicieux qui semble bien mieux contrôllé par le réalisateur. J'ai franchement passé un bon moment, me marrant d'abord franchement des aventures des trois pieds niquelés que sont ce prêtre basque, un métalleux abruti et un présentateur télé... et puis passé l'amusement, on se prend au jeu et j'ai finit par perdre toute distance, suivant vraiment l'aventure des trois personnages pour elle même.

Un métalleux abruti mais qui sait graver des pentacles super ouvragés quand même :smile:

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