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Auteur :  Rom [ Mer 24 Déc 2008, 10:47 ]
Sujet du message : 

wizard a écrit
Rom a écrit
Pour Elle :
Bon, je ll'ai vu hier et je n'ai quasiment rien à ajouter à la critique de Rom.

Mention spéciale à Vincent Lindon qui avec très peu de texte, mais en exprimant beaucoup de choses par le regard, donne une vraie épaisseur à son personnage.

C'était l'une des premières fois que je le voyais un flingue à la main (ça aurait été la première fois sans le pénible visionnage de Parole de Flic un soir d'insomnie), mais j'espère que ça donnera des idées à des réalisateurs parce qu'il est totalement crédible dans ce type de rôle.


Avec le recul, je regrette qd même que le mystère sur la culpabilité de Diane Kruger soit levé. Je pense qu'il aurait fallu éluder ça, vu que le film fonctionne sur l'identification à Lindon : lui ne doute jamais de sa femme, le spectateur aurait du en faire autant, sans avoir la clé du mystère.

Auteur :  wizard [ Mer 24 Déc 2008, 11:16 ]
Sujet du message : 

Je suis d'accord. je pensais que l'ambigüité morale sur la culpabilité ou non de l'épouse resterait plus longtemps (voire serait levée dans l'autre sens : il découvre qu'elle est bien une crminelle mais veut la délivrer quand même). Mais je pense que le réalisateur a tenu à se débarrasser assez vite de cette question pour se concentrer sur ce qui l'intéresse vraiment : la métamorphose du personnage de Lindon qui passe du gentil gars plein de patience qui donne à manger à son fils le matin à un type près à buter un flic à coup de tournevis dans un parking.

Auteur :  Nevenka [ Lun 12 Jan 2009, 02:27 ]
Sujet du message : 

Liaisons secrètes : un film étasunien de 1960 réalisé par Richard Quine avec Kirk Douglas et Kim Novak.
Déchirante histoire d'un banal adultère parmi la classe moyenne.

Il n'y a quasiment pas d'intrigue ou plutôt on la déjà vu cent fois, mais la délicatesse du traitement fait tout le prix du film.
Pour la première fois peut-être dans le cinéma hollywoodien (si on omet la période d'avant l'instauration du code de censure), on y voit un femme qui demande à son mari de lui faire l'amour. Scène hallucinante mais que la douceur et la simplicité de ton empêchent de sombrer dans le pathos ou la complaisance. Kim Novak y est fabuleuse : elle veut juste qu'on la désire. Pas qu'on l'aime, pas qu'on lui dise qu'elle est belle (ce que tout le monde ne cesse de lui jeter à la figure), mais qu'on lui fasse simplement l'amour. Elle est charnelle comme rarement on l'a été à l'écran, bien plus que dans "Vertigo". Elle ne bouge pas, chaque geste qu'elle fait semble un frémissement, un à-coup de son corps toujours au bord de la rupture qui crie son désir. Elle ne parle pas, elle chuchote en permanence pour éviter de hurler certainement, et cette douceur contrainte de la voix est là encore un appel charnel.
Ici, tout le monde est lâche, tout le monde a ses raisons et aucun des personnages ne semble fonctionnel. Les conjoints respectifs par exemple ne sont jamais caricaturés ou montrés de telle sorte qu'on légitime l'adultère. Même le personnage veule d'un voisin (incarné par Walter Matthau) qui veut tirer avantage du fait qu'il connaît la liaison de Kim et Kirk, est plus pathétique que cruel.

Bref, un chef d'oeuvre.

Auteur :  Wenlock [ Jeu 15 Jan 2009, 00:21 ]
Sujet du message : 

Dans ma quête permanente de films de casse, je viens de voir un petit film hong-kongais de 1991, réalisé par John Woo et où Chow Yun Fat tenait la vedette :
"Les Associés" ("Zong heng si hai") à ne pas confondre avec un autre John Woo que les Ricains ont également retitré "Once a Thief".
Celui qui nous intéresse est en tous cas... assez minable, il faut bien le dire.

Il ne rejoindra pas "Art Heist" aux enfers des pires films de casse que j'ai jamais vu (bien que ce soit le même thème) pour la seule raison que celui de Woo ne se prend pas au sérieux et déploie un second degré constant qui le sauve du ridicule absolu... mais en dehors d'une ou deux bonnes cascades et quelques blagues réussies, ça reste globalement assez bidon :
-les relations entre les personnages sont pour le moins obscures (on ne saura jamais clairement d'où sort le trio de héros, comment ils ont pu développer séparément des relations étroites avec des gens qui peuvent pas se blairer alors qu'ils sont sensés avoir passé leur vie ensemble, d'où se connaissent le gentil parrain et le méchant père adoptif, pourquoi il n'y a jamais de mère dans ce tableau, pourquoi un des héros accepte d'aider le méchant en sachant pertinemment qu'il l'a déjà trahi, pourquoi la fille est alternativement amoureuse de ses deux "meilleurs amis-frangins-amants"...
-l'unique personnage féminin est d'ailleurs tellement potiche qu'on croirait un film gay
-la situation dans le temps est complètement fantaisiste (certains personnages ne changent pas en 20 ans, d'autres du tout au tout en quelques semaines)
-les choix stratégiques sont souvent assez curieux, les explications débiles et les lois de la physique hallucinément capricieuses coûtent très cher à la crédibilité de l'intrigue en général et des scènes d'actions en particulier
-la réalisation vole au ras des pâquerettes (comme quoi même John Woo n'a pas toujours été "LE John Woo")
-les dialogues sont spécialement ineptes (en particulier dans les scènes dramatiques) et les gags (volontairement) très cons...

Bref, je suis légèrement amusé mais aussi très déçu par ce film, que je me suis en plus donné du mal pour trouver.

Auteur :  Rom [ Jeu 15 Jan 2009, 13:19 ]
Sujet du message : 

Citer
l'unique personnage féminin est d'ailleurs tellement potiche qu'on croirait un film gay


Oué, c'est du John Woo quoi. :smile:

Auteur :  Wenlock [ Jeu 15 Jan 2009, 14:01 ]
Sujet du message : 

Rom a écrit
Oué, c'est du John Woo quoi. :smile:

C'est pas plutôt une question de scénario, ça ?
Je m'étais jamais vraiment aperçu que c'était récurrent, mais si tu le dis je te crois (je retiens rarement les histoires dans les John Woo).

Auteur :  wizard [ Jeu 15 Jan 2009, 14:06 ]
Sujet du message : 

Je ne sais pas si c'est systématique, mais pour m'être regardé "A toute épreuve" ce week-end, les regards que se lancent Chow Yun Fat et Tony Leung dans le film vont quand même bien souvent au de là de la belle amitié virile.

Auteur :  Wenlock [ Jeu 15 Jan 2009, 14:10 ]
Sujet du message : 

Alors là, franchement, ça se discute. :-o
Y a quand-même une large marge d'interprétation dans l'amitié, virile ou non. On peut être "passionnément amis". Surtout que chez Woo il y a souvent des histoires de solitaires qui se trouvent enfin quelqu'un -un ami, un allié, un partenaire...- à leur niveau.

A la limite, je trouve l'absence criante de gonzesse dans les histoires plus révélateur que les rapports entre les binômes de héros.

Auteur :  Rom [ Jeu 15 Jan 2009, 17:36 ]
Sujet du message : 

Moué enfin bon. Je veux bien laisser le bénéfice du doute à John Woo mais qd même : The Killer, Hard Boiled, Une Balle dans la Tête, Once a Thief... Y a bcp d'amitiés viriles là-dedans et très peu de personnages féminins intéressants ou dvpés (même dans The Killer, elle n'est que le prétexte). La Dernière Chevalerie était pas mal grâtiné aussi, avec son tueur alcoolique qui préfère aller mourrir en combat au côté de son ami bretteur (il finira d'ailleurs "pénétré" par un sabre) que rester dans les bras de la jolie prostituée amoureuse de lui...
Après bon, Woo fut l'assistant de Chang Cheh et là, y a aucun bénéfice du doute qui tienne. Revoir la Rage du Tigre par ex, ou Duo mortel (un des rares films sans aucune femme au casting).
Bref l'amitié virile a bon dos qd même. :smile:

Auteur :  Wenlock [ Jeu 15 Jan 2009, 18:06 ]
Sujet du message : 

Si tu veux, bien que (ça nous arrive souvent) c'était pas ce que je disais :
je nie pas l'homosexualité latente dans l'œuvre de John Woo, je trouve par contre qu'elle se situe d'avantage dans l'univers exclusivement masculin que dans les rapports entre les personnages de "Hard Boiled".

Edit : tiens Rom, toi qui t'y connais, le machisme -ou au moins le "phalocentrisme" (avec que des mecs qui font le film est des potiches/prétextes par-ci par-là) est-il un principe récurrent dans le cinéma hong-kongais ?
Parce que maintenant que j'y pense, dans la plupart des films HK que j'ai vu les nanas étaient accessoires.

Auteur :  Rom [ Jeu 15 Jan 2009, 18:26 ]
Sujet du message : 

Humm en effet si j'y réfléchis, c'est assez récurrent. Tu as qques réal' comme Tsui Hark qui écrivent de superbes personnages de femmes (et pas tjs, dans The Blade entre la pute manipulatrice et l'ingénue tt aussi manipulatrice...) mais c'est rare. Ou qd une femme est mise en avant, c'est dans un rôle de mec : cf. les Girls & Guns des années 80 où Michelle Yeoh est certes l'héroïne mais avant tt un flic qui tatanne sévère.
C'est paradoxal car dans les années 60, la plupart des films HK était très féminisés, un peu comme dans l'Hirondelle d'Or, avec des héroïnes très belles et pures. C'est pas mal Chang Cheh et Wang Yu qui ont apporté une prédominance masculine voire homo-connoté à la Shaw Bros, et Bruce Lee n'a pas arrangé les choses.
Mais il est vrai qu'à froid comme ça, je te dirai que le ciné HK est assez avare en personnages féminins travaillés ou intéressants. Y a sans doute qques exceptions (je pense à Green Snake, The Lovers, Chinese Ghost Story ou Swordsman 3 (et encore ! dans ce dernier cas Brigitte Lin est un hermaphrodite !) par ex) mais y a une tendance, pour sûr.

Auteur :  Wenlock [ Jeu 15 Jan 2009, 18:42 ]
Sujet du message : 

Y a une explication culturelle ou sociale ?

Auteur :  wizard [ Jeu 15 Jan 2009, 18:44 ]
Sujet du message : 

Rom a écrit
Bref l'amitié virile a bon dos qd même. :smile:
Dans ce contexte, j'aime bien l'expression. :smile:

Auteur :  Rom [ Jeu 15 Jan 2009, 20:12 ]
Sujet du message : 

Wenlock a écrit
Y a une explication culturelle ou sociale ?


Une grosse partie du ciné HK (en tt cas celle qui est le mieux connu en occident) est un cinéma de genre orienté arts martiaux ou guns. C'est souvent situé dans des univers assez masculins (la police, les triades, le monde des arts martiaux). Qd tu tapes dans le plus arty, comme ce que fait Wong Kar Wai, c'est un peu différent.
La Chine a aussi un lourd héritage patriarcal, mais dans quel mesure joue t'il là dessus ? Enfin n'oublions pas non plus que le ciné "occidental" (au sens large) n'est pas tjs très tendre avec les femmes non plus.

Auteur :  Lullaby [ Ven 16 Jan 2009, 11:08 ]
Sujet du message : 

The Knight's Tale.

Ben ça, c'est un film que je me demande encore comment il a réussi à se faire financer. Mon troll d'époux (qui est pourtant réputé pour regarder des daubes finies et aimer ça) s'est endormi devant, c'est dire !
De style semi-parodique, on part sur un délire de chevaliers qui tournoient pour finir sur une farce moralisatrice (soyez hétéro, chrétiens mais pas trop et zentils surtout, comme ça on gagne à la fin !). Même en m'appuyant sur les stéréotypes JDResques, j'ai été heureuse d'avoir des perles à coudre sur un abat-jour pour passer le temps entre quelques scènes qui m'ont arraché un sourire (aux forceps néanmoins).

A mettre dans la case "à ne pas voir", même entre potes bourrés pour déconner.

Auteur :  wizard [ Dim 25 Jan 2009, 03:08 ]
Sujet du message : 

Je sors des Insurgés. C'est pas terrible du tout, je me suis même assez fait chier.
Edward Zwick (réal de Blood Diamond et du dernier samouraï, deux films que j'aime bien), s'est mis en tête de faire son "la liste de Schindler" à lui. Il aurait pas dû.

L'histoire raconte "l'histoire vraie", c'est le film qui le dit, de trois frangins juifs biélorusses qui vont se planquer dans une forêt qu'ils connaissent comme leur poche pour échapper à ce qu'on appelle désormais "la shoah par balle" et qui, rassemblant de plus en plus de juifs fuyant également, vont construire une communauté résistant aux nazis.

Déjà, on trouve dans ce film les défauts qui m'agacent le plus dans les "histoires vraies" et les bipoics, à la mode actuellement : l'histoire véridique qu'on est censé suivre est censé excuser une trame narrative décousue et sans enjeu (puisque on raconte une vraie histoire et que la vraie vie n'a pas de trame narrative) mais comme il faut accrocher le spectateur on rajoute un bon gros paquet de clichés (véridiques aussi ? vraiment ?) quand même. Ainsi, dans la grosse centaine de membre de la communauté, on va suivre une dizaine de personnages qui se détachent de l'anonymat et dès les premières secondes où on les voit, on sait déjà à quoi il vont servir dans l'histoire (deviner s'ils vont vivre ou mourir n'est pas très compliqué non plus). Par conséquent, quand ils sont confrontés à leur "destin" on n'est jamais surpris ou ému ; on savait que ça leur arriverait.

Ensuite, il y a les moment "schindleriens" qui tombent à plat : le passage en intro et en conclusion de la couleur (utilisé dans le film) au noir et blanc, la phrase de conclusion pompeuse (et pompée de Spielberg) sur "les descendants des personnes qu'ils ont sauvé sont aujourd'hui plusieurs milliers", et le mariage juif monté en alternance avec une scène de bataille (chez Spielberg, le mariage juif est monté en alternance avec le viol de la servante du personnage de Ralph Fiennes). Je pense que si on a plus Schindler en tête que moi, on peut en repérer plus (notamment dans les descriptions de juifs ayant des professions intellectuelles qui doivent s'adapter aux métier manuels).

Bref, un film sans rythme, accumulant les clichés et allant chercher ses bonnes idées chez Spielberg mais en les faisant moins bien. Très dispensable.

EDIT : Et j'ai oublié de dire que c'est franchement pas très bien joué.

Auteur :  Rom [ Mar 03 Fév 2009, 10:40 ]
Sujet du message : 

Donc j'ai enfin regardé Capitaine Alatriste et j'ai bien kiffé ma race, comme disent les djeunz.
Viggo Mortensen était vraiment l'acteur idéal pour ce rôle, la reconstitution est réellement magnifique, c'est plein de rebondissements et de sous-intrigues... d'ailleurs, c'est le seul point qui pêche un peu : j'étais bien content d'avoir lu les romans avant. Le film mixe plusieurs histoires issues des 5 premiers et je doute qu'un profane (de l'époque et de la saga) soit à même de bien suivre le déroulement.
J'ai été aussi très étonné du total changement concernant Angelicà, qui passe de démone sans âme blonde comme le soleil à intrigante brune qui finit par se laisser gagner par les remords. Ma foi, pourquoi pas tant il est vrai que le personnage romanesque fonctionne bien dans un livre mais pourrait sembler un poil trop exagérée dans un film. Par contre, bcp aimé Malatesta et son 'épouse'.
Bcp de seconds rôles vraiment bien campés également, de Guadalmedina à Olivarès, de Marià de Castro à Sebastiàn Coppons, de Don Francesco à Bocanegra, etc.
En fait, ce film espagnol nous colle pas mal la honte à nous autres Français, avec notre Josée Dayan nationale... Si seulement on était encore capable de produire de telles fresques...

Auteur :  Mercutio [ Dim 08 Fév 2009, 20:57 ]
Sujet du message : 

L'étrange histoire de Benjamin Button

Ben voilà, j'y suis allé hier et j'ai vraiment beaucoup aimé. Déjà parce que c'est très, très beau visuellement - Fincher fait un boulot monstre sur la photo, et se casse le cul à faire de jolis plans, c'est clair. Y'a des compos d'images qui m'ont scotché, et des scènes très bien filmées/montées. Même la seule scène de bataille, pendant la deuxième guerre, est admirable. Et puis il fait un truc fun, Fincher : il adapte l'apparence de sa photo à l'époque représentée. Ca donne des passages très brefs à l'animation saccadée, à l'image dégueulasse et sombre, qui s'affinent avec le temps, avant de passer en couleurs, etc. C'est rigolo à voir, et toujours bien intégré.

Après y'a l'histoire.
Ca pourrait faire penser à un Forrest Gump, à première vue. On a l'histoire d'un type qui se ballade dans le 20ème siècle et en vit les étapes les plus importantes (il naît le 11 novembre 1918, s'engage dans la navy pour la 2ème guerre mondiale, est confronté aux changements de mentalité des années 60, écoute les Beatles, etc.). On retrouve également des points communs, tels que la présence d'un Major Dan-like, un long passage sur un bateau, une femme belle et inaccessible qui se laisse emporter par l'attrait des plaisirs qu'offre cette nouvelle société ; mais le propos n'est pas du tout le même.
Dans Forrest Gump, le personnage principal participait à l'Histoire américaine avec un pétunia de grand H majuscule. Il en croisait les personnes les plus influentes, et par moment, faisait lui-même l'Histoire.
Dans Benjamin Button, le personnage principal passe à côté de tout ça, la plupart du temps. Il n'est jamais acteur de l'histoire, il se contente souvent de suivre et de se laisser porter. Le passage du siècle, ce sont juste des jalons qui permettent de situer l'âge du personnage, et qui constituent une toile de fond solide et cohérente, mais qui n'est pas le sujet principal.

Le sujet principal, c'est évidemment, on s'en serait douté, le passage du temps et le sens de la vie. Et en fait, c'est super bien trouvé, cette idée du personnage né vieux dont l'apparence rajeunit avec le passage des ans. Outre que ça permet des images saisissantes car décalées, outre que le boulot des maquilleurs est vraiment exceptionnel (et invisible, pour tout dire), ça sert un véritable propos. Y'a beaucoup trop de trucs pour les détailler (déjà que mon post est over long), mais le plus intéressant est sans doute l'histoire d'amour avec Cate Blanchett (qui joue bien, pétunia ! J'en suis pas revenu ! Genre elle cabotine même pss, quoi !) Elle naît 6 ans après Benjamin et vieillit quand il rajeunit. Leurs âges finissent par se croiser, comme on l'attendait depuis le début, puis s'éloignent à nouveau. Ca donne des scènes super belles, et en même temps très tragiques, parce qu'il y a un destin inexorable : avant, il est trop vieux et elle trop jeune ; après, il est trop jeune et elle trop vieille.

Bref. C'était vraiment une pétunia de grosse claque. Par contre, prévoyez les mouchoirs : c'est triste (et beau) à en chialer toutes les larmes de son corps.

Auteur :  Rika [ Lun 09 Fév 2009, 00:36 ]
Sujet du message : 

Je suis assez d'accord avec tout ca, avec un poil moins d'enthousiasme pour ma part (j'aime beaucoup aimé; mais c'est pas non plus une révélation historique pour moi).

Je reviens sur la comparaison à Forrest Gump: moi ca m'a visiblement beaucoup plus frappé que toi. Je suis complétement d'accord avec ce que tu dis, mais il y a aussi tout un tas de persos et donc de mécanisme qui sont identiques d'un film à l'autre me semble t'il (la mère; la femme; les seconds rôles...).

Il y a aussi une facilité qui m'a gené dans le scénario vers la fin:
SPOILER ALERT! a écrit
Lorsque Button quitte sa famille, l'argument est qu'il est sur de ne pouvoir assumer son rôle et même rendre la vie de sa famille ingérable.
Ok, sauf qu'il n'est sur de rien.
Jamais dans le film sa "maladie" n'est étudié ou même sujet a interrogation. Personne ne sait comment ca marche et tout le monde l'accepte. Ok. Mais dans ce cas, qu'est ce qui lui prouve qu'il deviendra réellement un fardot?
D'ailleurs, bien qu'au final il ait eu raison (et le film le montre bien), il aurait eu nombre d'année a partager avec sa famille. Peut être même assez pour que sa fille soit autonome et que sa femme l'élève à lui, comme elle fait finalement dès qu'il redevient ado.

bref, pour moi, outre qu'il fasse un mauvais choix, c'est surtout une prise de décision qui me semble trop facile et pas assez logique.

Dommage


Enfin, et pour l'anecdote: n'a tu pas trouvé que le passage a Paris est un hommage à "Améie Poulain"? :D

Auteur :  Rika [ Mar 10 Fév 2009, 00:23 ]
Sujet du message : 

Bon alors pour la comparaison à Forrest Gump, y'en a qui en ont fait un scketch, mais tout ce qui est dit dedans est vrai hein...

ATTENTION: SPOILER!
http://www.funnyordie.com/videos/1d7650 ... om-fgump44

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