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Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 14:13
par Lame
Actuellement, les indicateurs statistiques les plus employés pour comparer le niveau de développement des différents Etats sont la croissance du Produit intérieur brut (PIB), l'indice de développement humain (IDH) et l'indice de développement humain ajusté aux inégalités (IDHI) qui remplace lentement le précédent. La critique du PIB et son remplacement par des indicateurs plus crédibles font l'objet de débat sans fin. Il s'est intensifié à l'aune parallèlement à la dégradation de l'environnement mondial.

Pour l'heure, l'IDHI apparaît comme le concurrent le plus sérieux du PIB. Quand les organisations patronales et interétatiques vantent les mérites des Etats ultralibéraux à haut niveau de croissance du PIB, leurs détracteurs s'empressent de leur opposer le classement IDHI désastreux. Cela ne veut pas dire que l'IDHI est forcément l'indicateur idéal. Dans sa rubrique Better Life Index, l'OCDE offre justement aux internautes la possibilité de composé leurs propres indicateurs.

Lien: http://www.oecdbetterlifeindex.org/fr/#/00111111111

Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 14:21
par Lame
Logement

Être logé dans de bonnes conditions est l’un des aspects les plus importants de l’existence. Le logement est essentiel pour satisfaire des besoins élémentaires tels que celui de s’abriter, mais il ne se résume pas au fait de disposer de quatre murs et d’un toit. Il doit être un lieu de repos et de sommeil offrant sécurité, intimité et espace personnel et permettant d’élever une famille. Ce sont toutes ces caractéristiques qui font d’un logement un foyer. Reste à savoir, bien sûr, si un logement décent est abordable.

Nombre de pièces par personne et accès aux équipements de base

Quand on s'intéresse au logement, il est aussi important d’examiner ses conditions de vie, notamment le nombre moyen de pièces par personne et la présence ou non des équipements de base.

Le nombre de pièces d’un logement, divisé par le nombre de personnes qui y vivent, indique s’il est surpeuplé, ce qui peut avoir une incidence néfaste sur la santé physique et mentale, les relations avec les autres ainsi que le développement des enfants. De plus, un logement surpeuplé est souvent le signe de systèmes d’alimentation en eau et d’assainissement insuffisants. Dans la zone OCDE, le logement moyen comprend 1.8 pièces par personne. S’agissant des équipements de base, 97.6 % des logements de la zone OCDE dispose d’un accès privatif à un WC intérieur équipé d’une chasse d’eau.

Coûts du logement

Les ménages consacrent une grande part de leur budget au logement, qui est le premier poste de dépenses de nombreuses personnes et familles dès lors qu’on additionne les loyers, le gaz, l’électricité, l’eau, le mobilier et les réparations. Dans la zone OCDE, les ménages consacrent en moyenne environ 18 % de leur revenu disponible brut ajusté au logement. Le poids du logement dans le budget des ménages s’étage de 16 % en Corée à 26 % en République tchèque et République slovaque. En Russie, le logement ne représente que 11 % du budget des ménages.


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 14:26
par Lame
Revenu

L’argent ne fait peut-être pas le bonheur, mais il permet assurément d’acquérir un meilleur niveau de vie et donc plus de bien-être. Des ressources plus importantes peuvent également faciliter l’accès à une instruction de qualité, à des services de santé plus performants et à un meilleur logement.

Revenu disponible ajusté net des ménages

Le revenu disponible ajusté net des ménages est la somme dont dispose un ménage chaque année après impôts. Il représente le montant maximum qu’un ménage peut affecter à l’acquisition de biens ou de services.

Le revenu disponible des ménages comprend les revenus de l’activité économique (traitements et salaires, bénéfices des travailleurs indépendants), les revenus de la propriété (dividendes, intérêts et loyers), les prestations sociales en espèces (pensions de retraite, indemnités de chômage, prestations familiales, garantie de revenu minimum, etc.) et les transferts sociaux en nature (biens et services, tels que les soins, l’éducation et le logement fournis gratuitement ou à tarif réduit). Dans la zone OCDE, le revenu moyen disponible ajusté net des ménages par habitant est de 25 908 USD par an.

Patrimoine financier des ménages

Le patrimoine financier d’un ménage représente la valeur totale de la richesse financière du ménage, soit la somme de l’ensemble de leurs actifs financiers, moins le passif. Le patrimoine financier englobe l’épargne, l’or monétaire, la monnaie fiduciaire et les dépôts, les actions, les titres et les prêts. Ces actifs financiers peuvent constituer une source de revenu importante, soit par voie de cession ou de refinancement, soit par le versement de pensions, d’intérêts ou de dividendes, ou d’autres revenus de la propriété. En principe, les indicateurs du patrimoine des ménages doivent inclure les biens immobiliers (terrains et logements, par exemple), mais ces informations ne sont actuellement disponibles que pour un nombre restreint de pays de l’OCDE, et ne sont pas présentées ici.

Ce patrimoine financier constitue une part importante des ressources d’un ménage et peut protéger contre les difficultés et la vulnérabilité économiques. Ainsi, un ménage à faible revenu ayant un patrimoine supérieur à la moyenne s’en sortira mieux qu’un ménage à faible revenu sans patrimoine. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, le patrimoine financier net moyen des ménages par habitant est estimé à 67139 USD.

Le coût de la vie est pris en compte dans les chiffres du revenu et du patrimoine, puisque les valeurs indiquées sont corrigées des parités de pouvoir d’achat (PPA). Les PPA reflètent les différences de coût de la vie pour un panier comparable de biens et services consommés par les ménages.

Au cours des dernières années, les ménages ont bénéficié en moyenne d’un revenu supérieur et leur patrimoine financier a augmenté dans de nombreux pays de l’OCDE et plus fortement au Danemark, en Irlande et en Pologne. Malgré une amélioration générale du niveau de vie, certaines catégories ont été laissées pour compte et les inégalités se sont creusées durant cette même période. La distribution des revenus dans certains pays de l’OCDE comme le Chili et le Mexique, mais aussi la Turquie, les États-Unis et Israël, est bien plus inégale que dans d’autres. En revanche, les disparités de revenus sont moindres dans les pays nordiques et les pays d’Europe orientale. En moyenne dans la zone OCDE, le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % de ménages les plus aisés est à 54313 USD par an, alors que le revenu moyen disponible ajusté estimé des 20 % les plus modestes est 8496 USD par an.

Pour plus d’information sur les valeurs estimées et les années de références, consultez la FAQ et la base de données BLI.


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 14:29
par Lame
Emploi

L’emploi comporte des avantages économiques évidents. Mais avoir un travail, c’est aussi rester en lien avec la société, renforcer son estime de soi et améliorer ses qualifications et compétences. Les pays qui affichent des taux d’emploi élevés sont également plus riches, politiquement plus stables et en meilleure santé.

Taux d’emploi

Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, près de 65 % de la population en âge de travailler (15-64 ans) occupe un emploi rémunéré. On trouve les niveaux d’emploi les plus élevés en Islande (82 %), en Suisse (80 %) et en Norvège (75 %), et le plus faible en Grèce (49 %), en Turquie (50 %) et en Espagne (56 %). En règle générale, les taux d’emploi des plus éduqués sont supérieurs : on estime à 80 % le pourcentage des diplômés de l’enseignement supérieur ayant un emploi rémunéré dans les pays de l’OCDE, contre 46 % pour les personnes n’ayant pas atteint le deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

En dépit d’une progression constante de l’emploi féminin pendant les quinze dernières années, les femmes ont toujours moins de chances que les hommes de trouver un emploi. En 2013, 58 % des femmes, en moyenne, occupaient un emploi, contre 73 % des hommes, dans les pays de l’OCDE. L’écart entre les hommes et les femmes est particulièrement notable en Turquie et au Mexique, il est relativement mineur au Canada, en Estonie et dans les pays nordiques. L’accroissement des taux d’emploi féminin peut être expliqué par des changements structurels à l'économie et à la société, mais aussi par l’offre de structures d’accueil pour enfants, qui ont facilité le retour au travail des mères de jeunes enfants.

Taux de chômage de longue durée

Les chômeurs sont définis comme des personnes actuellement sans emploi mais souhaitant travailler et recherchant activement un emploi. Le chômage de longue durée peut avoir des effets délétères sur le sentiment de bien-être et sur l’amour-propre. Il peut entraîner une perte de compétences et réduire encore l’aptitude à l’emploi. Ces effets peuvent perdurer, même après la reprise d’une activité. Dans toute la zone OCDE, le pourcentage de la main-d’œuvre au chômage depuis un an ou plus est actuellement de 2.8 % dans l’ensemble de la zone OCDE.

Créer plus d’emplois et de meilleure qualité constitue un défi de taille pour les pouvoirs publics. Il n’y a aucune différence, en moyenne, entre hommes et femmes pour ce qui est du chômage de longue durée dans la zone OCDE, mais le taux de chômage féminin est particulièrement élevé en Grèce et le chômage de longue durée frappe beaucoup plus sévèrement les hommes en Irlande. Face au vieillissement de la population et à la hausse des dépenses sociales, faciliter l’emploi de ceux qui peuvent travailler est devenu une priorité.

La reprise économique a été faible ou inégale et certains pays sont retombés dans la récession. Le taux de chômage de la zone OCDE était de 7.0% au début de l’année 2015, représentant 43.1 millions de personnes sans emploi – environ 8.7 millions de plus qu’en mi-2008.

Revenus moyens d’activité

Le salaire et autres prestations en espèces qui vont de pair avec l’emploi sont un aspect majeur de la qualité d’un emploi. La rémunération du travail est la principale source de revenu de la plupart des ménages. L’analyse des revenus d’activité peut aussi constituer une indication du degré d’équité des rémunérations du travail.

Les personnes gagnent en moyenne 36 118 USD par an dans les pays de l’OCDE mais l’éventail des revenus moyens d’activité est très large. Les rémunérations moyennes aux États-Unis et au Luxembourg sont plus de deux fois supérieures à celles des pays d’Europe orientale, de la Grèce et le Portugal. La distribution de ces rémunérations dans chaque pays est un autre problème. Les disparités de rémunérations se sont accentuées dans la plupart des pays de l’OCDE. Si les 20 % les mieux lotis gagnent environ 42 969 USD par an, les 20 % les moins bien lotis vivent eux avec 17 642 USD par an. Il y a aussi une disparité entre les hommes et les femmes car dans tous les pays de l’OCDE, les hommes gagnent toujours plus que les femmes, avec un écart salarial moyen de 15.5 %.

Sécurité de l’emploi

La sécurité de l’emploi constitue un autre facteur essentiel de sa qualité. Les salariés confrontés à un risque élevé de perdre leur emploi sont plus vulnérables, notamment dans les pays où le système de protection sociale est moins développé.

Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les salariés ont un risque de 5.4 % de perdre leur emploi. En Grèce et en Espagne le risque est de plus de 12 %, contre moins de 3 % au Japon. En règle générale, le genre n’a pas d’influence sur la sécurité de l’emploi.

Pour plus d’information sur les valeurs estimées et les années de références, consultez la FAQ et la base de données BLI.


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 14:32
par Lame
Liens sociaux

L’homme est un animal social. La fréquence de nos contacts avec les autres et la qualité de nos relations personnelles sont donc des éléments déterminants de notre bien-être. Les études montrent que le temps passé avec des amis est associé à un niveau moyen de sentiments positifs plus élevé et à un niveau moyen de sentiments négatifs plus faible que le temps consacré à d’autres activités.

Le réseau social

Un réseau social solide ou une collectivité soudée peuvent apporter un soutien psychologique pendant les bonnes comme pendant les mauvaises périodes, et peut aussi aider à trouver un travail et à accéder à des services ainsi qu’à d’autres avantages matériels. Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, 88 % des personnes interrogées pensent connaître quelqu’un sur qui compter en cas de besoin. C’est aussi vrai pour les hommes que pour les femmes, puisque le pourcentage s’établit à 87 % au sein de la population masculine et à 89 % au sein de la population féminine.

Si le sexe joue peu sur le réseau social, il existe un lien clair entre, d’un côté, l’aptitude à bénéficier d’un soutien social et, de l’autre, le niveau d’instruction. En générale il ya plus de personnes ayant atteint un niveau d’enseignement supérieur déclarent avoir quelqu’un sur qui compter en cas de besoin que de personnes ayant seulement reçu un enseignement primaire.

Un réseau social limité peut entraîner des possibilités économiques restreintes, un manque de contact avec les autres et, en définitive, un sentiment d’isolement. L’isolement social peut résulter de l’éclatement d’une famille, d’une perte d’emploi, de la maladie ou de problèmes financiers. Une fois tombés dans l’isolement, les individus peuvent avoir plus de mal à se réinsérer en tant qu’acteurs de la société, mais aussi à combler leurs aspirations personnelles dans le domaine du travail, de la famille et des relations amicales.

Note : les données relatives à l’indicateur de qualité du réseau de soutien sont extraites du sondage Gallup World Poll


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 14:33
par Lame
Éducation

L’éducation joue un rôle essentiel dans la transmission aux individus des connaissances, qualifications et compétences dont ils ont besoin pour participer activement à la société et à la vie économique. En outre, elle peut améliorer la vie des gens dans des domaines comme la santé, l’engagement civique, et le bonheur. Les études montrent que les personnes instruites vivent plus longtemps, prennent une part plus active dans la vie politique et locale, commettent moins de délits et ont moins recours à l’aide sociale.

Années d’éducation

Dans une économie de la connaissance en évolution permanente, l’éducation a pour but d’acquérir des compétences pour toute la vie. Toutefois, combien d’années d’école, d’université et de formation faudra-t-il aux générations futures pour les acquérir ? Si l’on en juge par la proportion des 5-39 ans actuellement inscrits à l’école ou à l’université, la réponse est qu’en moyenne, les populations des pays de l’OCDE peuvent espérer accomplir 17.7 années d’éducation et formation. Les résultats varient de 14.4 années au Mexico, à près de 20 années en Islande.

Niveau d’éducation

Tout à fait concrètement, posséder un bon niveau d’études améliore sérieusement les chances de trouver un travail et de gagner correctement sa vie. Les personnes hautement qualifiées sont moins touchées par le chômage, généralement parce qu’elles sont plus recherchées sur le marché du travail du fait de leur niveau d’études. Les rémunérations sur toute la durée de la vie augmentent également en fonction du niveau d’études atteint.

En outre, le marché du travail est de plus en plus axé sur les connaissances, ce qui fait du diplôme de fin d’études secondaires le titre minimum pour obtenir un travail dans quasiment tous les pays membres. Les taux de diplômés à la fin de l’enseignement secondaire donnent donc une bonne indication de la capacité de chaque pays à préparer ses élèves aux exigences minimales du marché du travail.

En moyenne, 75 % des adultes de 25 à 64 ans sont diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire dans les pays de l’OCDE. Ce constat est légèrement plus vrai pour les hommes, 76 % d’entre eux décrochant un tel diplôme, contre 75 % de femmes. Dans 29 pays de l’OCDE ainsi qu’en Fédération de Russie, 60 % au moins des 25-64 ans achèvent au minimum le deuxième cycle de l’enseignement secondaire. L’inverse vaut dans certains pays : au Mexique, au Portugal et en Turquie, 60 % au moins des 25-64 ans ne sont pas diplômés du deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

Cependant, les femmes sont désormais plus susceptibles que les hommes de décrocher un diplôme de l’enseignement supérieur dans la plupart des pays de l’OCDE, soit un renversement du modèle historique. En moyenne, 35 % des femmes de 25-64 ans sont diplômées de l’enseignement tertiaire, contre 31 % des hommes de la même tranche d’âge.

Compétences des élèves

S’ils sont importants, les taux d’obtention d’un diplôme en disent toutefois peu sur la qualité de l’enseignement reçu. Le Programme international de l’OCDE pour le suivi des acquis des élèves (PISA) permet de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis, à la fin de leur scolarité obligatoire (généralement vers 15 ans), certaines connaissances et compétences, notamment en compréhension de l’écrit, en mathématiques et en sciences, qui leur seront indispensables pour occuper une place à part entière dans la société.

En 2012, le programme PISA a testé les élèves de 65 pays, dont les pays membres de l’OCDE, le Brésil et la Fédération de Russie, sur leurs compétences en compréhension de l’écrit et en mathématiques et sur leur niveau en sciences. Les études montrent que ces compétences constituent une variable explicative plus fiable du niveau de bien-être économique et social que le nombre d’années de scolarité ou d’enseignement post-scolaire. L’élève moyen dans la zone OCDE a obtenu une note de 497. Les filles distancent les garçons, quoique d’une courte tête, dans tous les pays, sauf au Chili, au Japon et au Luxembourg. En moyenne, elles sont notées 501, contre 493 pour les garçons. Cette différence entre garçons et filles est encore plus prononcée en Estonie, Finlande, France, Grèce, Islande, Israël, Norvège, Pologne, Slovénie, Suède, Turquie et dans la Fédération de Russie.

La Corée et le Japon arrivent en tête des pays de l’OCDE, avec un score PISA respectif moyen de 542 et 540 points. Viennent ensuite la Finlande (529), l’Estonie (526), le Canada (522) et la Pologne (521). Le pays en fin de palmarès, le Mexique, obtient un score moyen de 417, ce qui signifie que l’écart entre le premier pays de l’OCDE et le dernier est de 125 points. L’écart avec le Brésil est encore plus grand, 140 points séparant le score moyen respectif du Brésil et de la Corée.

Les systèmes scolaires les plus efficaces sont ceux qui parviennent à transmettre un enseignement de qualité à l’ensemble des étudiants, sans distinction. En Islande, Estonie et Norvège, par exemple, les étudiants ont de bons résultats quel que soit leur milieu socio-économique. En France, Nouvelle-Zélande et République slovaque par contre, l’écart de performance entre les étudiants les plus aisés et les étudiants les plus modestes, atteint plus de 125 points, ce qui laisse à penser que le milieu dont sont issus les élèves a un impact sur leurs résultats. En moyenne, 96 points séparent les étudiants les plus aisés des étudiants les plus modestes à travers les pays de l’OCDE.


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 14:39
par Lame
Environnement

La qualité de notre environnement au niveau local a une incidence directe sur notre santé. Un environnement sain est une source de satisfaction. Il améliore le bien-être mental, permet à chacun de se remettre du stress de la vie quotidienne et de réaliser une activité physique. L’accès aux espaces verts, par exemple, est un aspect essentiel de la qualité de la vie. Nos économies ont certes besoin d’ouvriers productifs et en bonne santé mais elles dépendent également de ressources naturelles –eau, bois, ressources halieutiques et plantes.

La protection de notre environnement et de nos ressources naturelles demeure donc une priorité à long terme, tant pour notre génération que pour les suivantes. Chaque pays membre de l’OCDE a ses préoccupations environnementales propres, selon ses caractéristiques en matière de consommation, de pollution, de climat, de secteurs d’activité et de commerce. Les États doivent aussi travailler ensemble cependant, dans la mesure où certains problèmes environnementaux, comme la pollution atmosphérique ou la destruction de la couche d’ozone, ne connaissent pas de frontières.

Pollution atmosphérique

La pollution atmosphérique extérieure constitue un problème environnemental important qui pèse directement sur la qualité de vie des gens. En dépit d’initiatives nationales et internationales et d’une baisse des principales émissions de contaminants, les effets de la pollution atmosphérique urbaine sur la santé continuent de s’aggraver et la pollution de l’air devrait devenir la première cause environnementale de mortalité prématurée au niveau mondial à l’horizon 2050. En ville, où elle est souvent causée par les transports et l’utilisation de bois-énergie ou de charbon à petite échelle, la pollution de l’air est associée à toute une série de problèmes de santé : d’irritations oculaires mineures aux infections des voies respiratoires ponctuelles et maladies respiratoires chroniques, comme l’asthme, les maladies cardiovasculaires ou le cancer du poumon. Certaines de ces complications nécessitent une hospitalisation et peuvent être mortelles. Les enfants et les personnes âgées sont particulièrement vulnérables.

Les concentrations en PM10 – des particules inférieures à 10 microns qui peuvent passer dans les parties les plus profondes des poumons – sont surveillées dans les pays de l’OCDE, car ces particules peuvent être dangereuses pour la santé et réduire l’espérance de vie. En l’espace de vingt ans, les concentrations en PM10 ont beaucoup diminué dans de nombreux pays de l’OCDE, et à 20.1 microgrammes par mètre cube en moyenne, elles dépassent légèrement le seuil recommandé de 20 microgrammes par mètre cube établi par l’Organisation mondiale de la santé. Les Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050 estiment que le nombre de décès prématurés liés à une trop forte exposition aux PM10 et PM2.5 devrait passer de tout juste 1 million en 2000, à environ 3.5 millions en 2050.

Qualité de l’eau

L’accès à une eau propre est fondamental pour le bien-être de l’homme. La gestion de l’eau, afin de répondre à ce besoin, est un enjeu majeur – et de plus en plus important – dans de nombreuses régions du monde. Une part importante de la population mondiale ne dispose pas d’une quantité suffisante d’eau de qualité. En dépit des progrès notables des pays de l’OCDE en matière de réduction de la pollution de l’eau, il n’est pas toujours facile de constater distinctement les améliorations de la qualité de l’eau douce. En moyenne, 81 % de la population des pays de l’OCDE se dit satisfaite de la qualité de son eau.


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 14:43
par Lame
Engagement civique

La confiance dans les pouvoirs publics est essentielle pour la cohésion sociale et le bien-être. Aujourd’hui plus que jamais, les citoyens exigent de leur administration une plus grande transparence. Il est essentiel de faire savoir qui prend les décisions, pourquoi et comment pour rendre l’administration comptable de ses actes, préserver la confiance dans les institutions publiques et garantir l’égalité de traitement entre les entreprises. Renforcer la transparence est crucial non seulement pour préserver l’intégrité du secteur public, mais aussi pour améliorer la gouvernance. De fait, l’ouverture et la transparence peuvent contribuer à améliorer les services publics en minimisant les risques de fraude, de corruption et de mauvaise gestion des deniers publics.

Participation électorale

Un taux de participation électorale élevé traduit l’implication des citoyens dans la vie politique. Le taux de participation est défini comme le pourcentage d’électeurs inscrits ayant voté lors d’une élection. Un taux élevé est souhaitable en démocratie car il accroît la représentativité et la légitimité des institutions.

Quoique le droit de vote soit universel dans tous les pays membres de l’OCDE, au Brésil et en Fédération de Russie, tous ceux qui en jouissent ne l’exercent pas. Au cours des élections les plus récentes pour lesquelles on dispose de données, le taux de participation électorale était de 68 % en moyenne dans les pays membres de l’OCDE.

Des travaux de recherche ont montré, par ailleurs, que les personnes instruites votaient davantage que les autres et que les personnes âgées votaient plus que les jeunes. L’écart entre le taux de participation électorale des hommes et des femmes est faible dans la plupart des pays membres, même si en France, en Irlande, et en Suisse, on estime que le taux de participation électorale des hommes est supérieur de plus de 5 points de pourcentage à celui des femmes, tandis qu’en Estonie et au Royaume-Uni, ce sont les femmes qui votent plus que les hommes, avec un écart voisin de 6 points de pourcentage. En Fédération de Russie, la différence est de pratiquement 8 points de pourcentage, en faveur des femmes. Le niveau du revenu influe aussi sur la propension à voter. En général, le taux de participation électorale augmente avec le revenu individuel, si bien que, en moyenne, on constate une différence de 13 points de pourcentage entre les 20 % de la population les plus aisés et les 20 % les plus modestes. Cette différence atteint 29 points de pourcentage en Corée et 25 points de pourcentage en Pologne. Cependant, au Chili, les 20 % de la population les plus modestes sont légèrement plus enclins à voter que les 20 % les plus aisés, ce qui tend à prouver que les institutions démocratiques de ces pays sont ouvertes à toutes les couches de la société.

La participation électorale est le meilleur instrument dont on dispose pour mesurer l’implication dans la vie civique et politique, et ce pour plusieurs raisons (c’est une donnée très fiable et comparable d’un pays à l’autre). Néanmoins, cet indicateur est loin d’être idéal, notamment à cause des différences institutionnelles entre les systèmes électoraux des différents pays. Quoique le vote soit obligatoire (et que l’abstention soit sévèrement sanctionnée) dans plusieurs pays, il n’en est pas moins un indicateur utile de l’implication des citoyens.

Dans le cadre de l’indicateur du Vivre mieux, le taux de participation électorale mesure la manière dont l’implication civique concourt au bien-être des individus et de la société. De ce point de vue, une participation électorale élevée reflète la volonté d’un très grand nombre de personnes (indépendamment de ce qui motive cette participation élevée).

En général, les femmes sont en minorité parmi les représentants élus et, bien que leur nombre a légèrement augmenté au cours de la dernière décennie, il est encore bien en dessous de la parité. Dans l'OCDE, seulement environ 28 % des sièges dans les parlements nationaux sont occupés par des femmes en moyenne.

Pour plus d’information sur les valeurs estimées et les années de références, consultez la FAQ et la base de données BLI.

Consultation sur l’élaboration des règles

La transparence sur la diffusion et le libre accès à la réglementation renforcent la responsabilité des pouvoirs publics, favorise l’activité économique et renforcent la confiance de l’opinion à l’égard des institutions publiques. De fait, la réglementation nationale contient de nombreuses informations sur la façon dont s’organise la société, sur les règles du jeu et sur les décisions politiques prises. Si les citoyens peuvent facilement la consulter et la comprendre, il y a plus de chances qu’ils participent au processus législatif et respectent les règles énoncées.

L’indicateur de la consultation sur le processus réglementaire décrit dans quelle mesure les processus de consultation officiels s’inscrivent dans le processus réglementaire. Il repose sur un indice composite comprenant diverses données sur l’ouverture et la transparence du processus de consultation. Il renvoie à l’existence de procédures institutionnelles, mais ne permet toutefois pas de déterminer si elles sont bel et bien appliquées.


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 15:03
par Lame
Santé

Une bonne santé est l'un des biens les plus précieux dans la vie des gens et comporte aussi beaucoup d’avantages, parmi lesquels un meilleur accès aux études et à l’emploi, une productivité et une richesse plus grandes, des dépenses de santé moindres, de bonnes relations sociales et, bien sûr, une vie plus longue.

L’espérance de vie

L’espérance de vie est l’indicateur le plus utilisé en matière de santé, bien qu’il ne tienne compte que de la durée et non de la qualité de la vie. L’espérance de vie s’est considérablement allongée depuis cinquante ans dans les pays de l’OCDE. En moyenne, l’espérance de vie à la naissance atteint 80 ans en moyenne dans l'OCDE, ce qui correspond à un gain de plus de dix ans depuis 1960. Les femmes vivent environ cinq ans de plus que les hommes, avec une espérance de vie moyenne de 82 ans, contre 77 ans pour les hommes. C’est au Japon, en Islande, en Espagne et en Suisse que l’espérance de vie est la plus élevée : elle atteint en moyenne 83 ans. À l’autre extrémité, on trouve la Turquie, le Mexique et la Hongrie pour lesquels l’espérance de vie est de 75 ans. Elle est de 70 ans en Fédération de Russie et de 74 ans au Brésil.

Des analyses récentes de l’OCDE donnent à penser que la progression des dépenses de santé a contribué à l’amélioration de l’espérance de vie, mais d’autres facteurs tels que l’augmentation des niveaux de vie, les améliorations d’ordre environnemental, l’évolution des modes de vie et l’éducation jouent également un grand rôle. Dans leur ensemble, ils expliquent une part importante des écarts entre les pays sur le plan de l’espérance de vie, ainsi que les évolutions au fil du temps. On peut encore améliorer l’état de santé et l’espérance de vie des populations en mettant davantage l’accent sur la santé publique et la prévention des maladies, surtout parmi les populations défavorisées, et en améliorant la qualité et les résultats des systèmes de santé.

Les maladies chroniques (non transmissibles), notamment le cancer, les maladies cardiovasculaires, les troubles respiratoires chroniques et le diabète, constituent désormais les premières causes d’invalidité et de décès dans les pays de l’OCDE. Or, ces maladies pourraient souvent être évitées, dans la mesure où elles sont liées à des modes de vie que l’on peut changer. Ceux qui ne fument pas, qui boivent de l’alcool en quantité modérée, qui pratiquent une activité physique, qui mangent de façon équilibrée et qui ne connaissent ni surpoids ni obésité ont un risque bien moins élevé de mourir prématurément que ceux qui ont un mode de vie peu sain.

Auto-évaluation de l’état de santé

La plupart des pays de l’OCDE procèdent régulièrement à des enquêtes sur l’état de santé de leur population qui permettent aux personnes interrogées d’évaluer différents aspects de leur état de santé. L’une des questions couramment posées concerne leur état de santé tel qu’elles le perçoivent. Malgré la nature subjective de cette question, les réponses obtenues se révèlent être un bon indicateur en termes de consommation future de soins de santé et de mortalité. Dans l’ensemble des pays membres, environ 68 % des adultes jugent leur santé « bonne » ou « très bonne ». En Nouvelle-Zélande, 90 % des adultes se disent en bonne santé, alors qu’à l’autre bout de l’échelle, moins de 50 % des habitants se jugent en bonne ou en très bonne santé en Corée, au Japon et au Portugal. Des facteurs d’ordre culturel peuvent influer sur les réponses à cette question très générale.

Les hommes ont plus tendance à se déclarer en bonne santé que les femmes puisque, en moyenne dans les pays de l’OCDE, 70 % des hommes jugent leur santé « bonne » ou « très bonne », contre 66 % des femmes. L’écart est particulièrement marqué au Chili, au Portugal et en République slovaque. En Australie, au Canada, en Nouvelle-Zélande et au Royaume-Uni, les pourcentages sont similaires pour les deux sexes. L’âge et le statut social ont aussi une incidence sur les réponses. Comme on pouvait s’y attendre, les personnes âgées se déclarent en moins bonne santé que le reste de la population, de même que les chômeurs et les personnes moins instruites ou dotées d’un revenu plus modeste. Sur l’ensemble des pays de l’OCDE, environ 70 % des adultes parmi les 20 % les plus aisés se déclaraient en « bonne » ou en « très bonne » santé, contre environ 54 % des adultes parmi les 20 % les plus modestes.

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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 15:25
par Lame
Satisfaction

Mesurer les sentiments peut être très subjectif, mais c’est un complément utile à des données plus objectives pour comparer la qualité de la vie dans plusieurs pays. Les données subjectives recueillies peuvent fournir une évaluation personnelle de l’état de santé, du niveau d’instruction, des revenus, du degré de bien-être et de la situation sociale des personnes concernées. C’est notamment en se fondant sur des enquêtes que l’on mesure la satisfaction à l’égard de la vie et du bonheur.

Satisfaction à l’égard de la vie

Cet indicateur mesure le jugement global que les individus portent sur leur vie, plutôt que leurs sentiments du moment. Lorsqu’on leur demande de noter de 0 à 10 leur niveau global de satisfaction, les habitants des pays de l’OCDE l’évaluent à 6.6. La satisfaction à l’égard de la vie varie toutefois selon les pays membres. Certains, dont l’Estonie, la Grèce, la Hongrie, le Portugal et la Turquie, ont un niveau global de satisfaction assez faible, inférieur à 5.6 en moyenne. À l’autre extrême, les scores ont atteint 7.5 au Danemark, en Islande et en Suisse.

Il n'y a presque aucune différence entre les hommes et les femmes pour l’ensemble des pays de l’OCDE. En revanche, si l'on observe le niveau d’éducation, il y a une nette différence. Au niveau de l’ensemble des pays de l’OCDE, alors que les diplômés de l’enseignement primaire ont un niveau de satisfaction de 5.9, ce score atteint 7 pour les diplômés de l’enseignement tertiaire.

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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 15:28
par Lame
Sécurité

Le sentiment de sécurité personnelle est un élément essentiel du bien-être des individus et inclut le risque d’être victime d’une agression physique ou d’autres crimes ou délits. La criminalité peut entraîner des pertes de vies humaines et de biens, mais aussi des souffrances physiques, un stress post-traumatique et des états d’anxiété. Il semble que le sentiment de vulnérabilité que suscite un crime ou délit soit l’impact majeur que celui-ci exerce sur le bien-être des personnes.

Taux d’agression

Selon des statistiques récentes, 3.9 % des personnes interrogées déclarent avoir été victimes d’agression ou de vol avec violence au cours des 12 derniers mois dans les pays de l’OCDE. Cependant, on observe des différences notables d’un pays à l’autre. Les taux constatés au Canada, au Japon, en Pologne, aux États-Unis et au Royaume-Uni, sont inférieurs à 2 %, mais ils atteignent plus de 6 % au Chili, en Israël et en Belgique, et 12.8 % au Mexique. Si, avec 4 %, le taux d’agression dans la Fédération de Russie est égal à la moyenne de l’OCDE, près de 8 % des personnes interrogées au Brésil déclarent avoir été victimes d’agression ou de vol avec violence au cours des 12 derniers mois. Les taux d’agressions dans les pays de l’OCDE sont légèrement plus élevés pour les hommes, 4.3 % d’hommes déclarant avoir été victimes d’agression ou de vol avec violence, contre 3.6 % de femmes.

Taux d’homicides

Le taux d’homicides (nombre de meurtres pour 100 000 habitants) ne représente que la forme la plus extrême des atteintes à la personne et ne renseigne donc pas sur les conditions de sécurité plus habituelles. Il représente cependant un indicateur plus fiable du niveau de sécurité d’un pays car, à la différence d’autres crimes, les meurtres sont en principe signalés systématiquement à la police. Selon les toutes dernières données OCDE disponibles, le taux d’homicides moyen dans la zone OCDE est de 4.0 pour 100 000 habitants. Les taux d’homicides chez les hommes sont généralement plus élevés que chez les femmes et se situent respectivement à 6.9 et 1.3 pour 100 000 habitants.

Cependant, si elles sont davantage exposées aux risques d’agression ou de crime violent, les femmes déclarent se sentir moins en sécurité. Ce sentiment s’explique par une plus grande peur des agressions sexuelles, par l’idée qu’elles doivent protéger aussi leurs enfants et par la crainte d’être considérées comme en partie responsables.

Le statut social a également une incidence sur les taux de victimisation et le sentiment de sécurité. Les personnes à plus haut niveau de revenu et d’éducation disent plus souvent se sentir en sécurité et sont moins exposées à la criminalité. Cette différence peut s’expliquer par le fait qu’elles peuvent s’équiper de meilleurs dispositifs de sécurité et sont moins au contact d’activités criminelles, de bandes de jeunes ou de trafiquants de drogues, par exemple.

Note : les données relatives à l’indicateur « atteintes à la personne » sont empruntées à l’enquête Gallup World Poll.


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 15:31
par Lame
Équilibre travail-vie

Trouver un équilibre convenable entre vie professionnelle et vie privée est un défi auquel tous les travailleurs sont confrontés. Ce sont les familles qui sont les premières concernées. La possibilité de concilier vie professionnelle, obligations familiales et vie privée est capitale pour le bien-être de tous les membres de la famille. Les gouvernements peuvent y contribuer en encourageant l’adoption de pratiques de travail souples et favorables aux familles, qui aident les parents à trouver un équilibre plus satisfaisant entre travail et vie de famille.

Horaires de travail lourds

Un aspect important de l’équilibre entre travail et vie privée : le temps passé au travail. Les données montrent que des horaires lourds peuvent nuire à la santé, compromettre la sécurité et accroître le stress. À près de 13 %, le nombre moyen de salariés travaillant 50 heures ou plus par semaine n’est pas très élevé dans l’ensemble de l’OCDE. La Turquie est de loin le pays où le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures est, avec 41 %, le plus élevé ; elle est suivie du Mexique, avec près de 29 %, et d’Israël, avec un sixième des salariés. Globalement, il y a plus d’hommes travaillant de très longues heures que de femmes, et le pourcentage de salariés travaillant de très longues heures dans les pays de l’OCDE atteint 17 % chez les hommes, contre 7 % chez les femmes.

Temps consacré aux loisirs et à soi

En outre, plus une personne travaille, moins elle consacre de temps à d’autres activités, qu’il s’agisse de loisirs ou de temps pour soi. La quantité et la qualité du temps consacré aux loisirs constituent des facteurs importants du bien-être général d’un individu et peuvent procurer des bénéfices supplémentaires en termes de santé physique et mentale. Dans l’OCDE, un employé à plein temps consacre près de 62 % de sa journée (soit 15 heures) à prendre soin de lui (manger, dormir, etc.) et à ses loisirs (voir des amis ou de la famille, passe-temps favoris, jeux, ordinateur, télévision, etc.). Le fait de consacrer moins d’heures à une activité rémunérée ne signifie pas nécessairement pour les femmes qu’elles ont plus de loisirs, car les hommes et les femmes y consacrent approximativement le même temps dans la vingtaine de pays de l’OCDE étudiés.


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Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 20:25
par Kakita Inigin
Le dodéca-uple post...

Plus sérieusement, le PIB en parité de pouvoir d'achat a aussi ses fidèles, de plus en plus nombreux (il veut dire quelque chose) de même que le ratio par nombre d'habitants.

Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mer 02 Déc 2015, 22:43
par Lame
Bien sûr que le PIB a ses fidèles mais si l'OCDE a fait son "trombinoscope", c'est bien pour répondre à une demande. ;)

N'oublions pas que le but fondamental d'une nation est d'assurer la survie et le bien-être de ses membres, pas de produire des possibilités d'enrichissement pour un petit nombre.

J'apprécie donc de pouvoir regarder les choses sous un autre angle avec une certaine aisance. :jap:

Je suis depuis longtemps convaincu que le PIB est intéressant comme valeur prise en compte dans le calcul d'autres indicateurs mais plus comme indicateur à part entière.

Faut-il repenser la mesure de la richesse d'un pays ?

Les prévisions de la croissance mondiale ont été revues à la baisse, la locomotive chinoise s'essouffle et la Banque centrale européenne s'apprête à annoncer des mesures inédites pour relancer une croissance poussive en zone euro.

A défaut de faire remonter la température, n'est-il pas temps de changer le thermomètre ? L'amélioration ou du moins l'aménagement de la mesure du produit intérieur brut (PIB), qui sert à évaluer la croissance, est dans l'air du temps.

Un indicateur controversé

Le PIB est calculé sur la base unique de la valeur de la production de biens et services d'un pays. C'est un agrégat comptable qui additionne diverses données, issues du secteur privé mais aussi public. Mais il reste comptable, donc limité. Ainsi, il ne fait pas la distinction entre une dépense en pure perte et un investissement.

En France, une proposition de loi écologiste, adoptée en commission mercredi à l'Assemblée nationale, vise à adopter de nouveaux indicateurs comme les inégalités, la qualité de vie et le développement durable dans l'orientation des politiques publiques. Il ne s'agit pas de refonder le calcul du PIB mais de ne plus se contenter de ce seul chiffre.

Les principales réformes passées, en cours et à venir, seraient aussi examinées au regard de ces critères. « Il ne s'agit pas de remplacer le PIB, mais de le compléter par d'autres indicateurs permettant d'avoir une vision plus juste de notre société », explique l'auteure de la proposition, l'écologiste Eva Sas.

Car l'indicateur mesurant l'évolution de la richesse produite sur le territoire est controversé depuis déjà plusieurs dizaines d'années. Les économistes réunis au sein du Forum pour d'autres indicateurs de richesse (FAIR) ont notamment insisté sur l'importance d'inclure des facteurs humains et écologiques dans l'appréciation de la richesse nationale.

Sexe, drogue et trafics dans le PIB

Autre proposition pour rendre le PIB plus proche de la réalité : intégrer dans le calcul de la croissance d'autres sources de richesse moins conventionnelles comme la drogue et la prostitution. L'Insee, l'institut national des statistiques, refuse pour l'instant de se plier à cette règle qu'ont adoptée d'autres pays européens, dont le Royaume-Uni.

La méthodologie, obtenue auprès de l'office européen, recommande d'aborder la prostitution sous l'angle de « l'offre » et de prendre en compte les « consommations intermédiaires », comme la location d'un appartement et l'achat de matériel.

Concernant la drogue, Eurostat conseille de multiplier la quantité consommée par le prix moyen ayant cours dans la rue, tout en faisant jouer le paramètre du « ratio de pureté » des produits stupéfiants et des « coûts de transport et de stockage » des narcotrafiquants.

Mais cette position, qui a valu à la France de perdre sa place dans le « top 5 » mondial pourrait être revue. En effet, le Royaume-Uni est passé en tête avec un PIB qui s'élèverait à 2 232 milliards d’euros en 2014, soit 98 milliards de plus que le PIB français (2 134 milliards)... En juin dernier, le Royaume-Uni a gagné, en intégrant la drogue et la prostitution, 65 milliards de livres sterling, soit environ 85 milliards d'euros.


Source: Le Monde

Le Parlement donne son feu vert à de nouveaux indicateurs de richesse

Le produit intérieur brut (PIB) ne sera-t-il bientôt plus l'unique indicateur de richesse pris en compte dans le pilotage des politiques publiques ? Le Parlement a définitivement adopté une proposition de loi écologiste en ce sens, par un vote du Sénat conforme à celui de l'Assemblée.

Tous les ans, début octobre, un rapport gouvernemental sera remis aux députés et parlementaires en préambule des discussions budgétaires. Il présenterait l'évolution sur les années passées de nouvelles mesures, comme celles « d'inégalité, de qualité de vie et de développement durable ». Les principales réformes passées, en cours et à venir, seraient aussi examinées au regard de ces critères.

« Renforcer la pertinence »

« On critique le PIB, devenu l'étalon de la vie économique ; il serait toutefois vain de prétendre le remplacer par un nouvel indice synthétique, a estimé le secrétaire d'Etat chargé du budget, Christian Eckert. En revanche, il est utile de le compléter pour éclairer tel ou tel aspect de la vie sociale. »

« Les nouveaux indicateurs de richesse ne manquent pas, mais ils manquent de visibilité, a estimé, de son côté, le rapporteur Antoine Lefèvre (UMP). D'où l'intérêt de cette proposition de loi, qui vise à renforcer la pertinence et à prévoir leur actualisation et leur suivi. »

Le texte « permettrait tout juste de nous inscrire dans les pas de nos voisins anglais, belge et allemand, dont le gouvernement ou le Parlement met déjà en œuvre, à l'heure actuelle, le débat public autour des indicateurs complémentaires », a relativisé pour sa part le sénateur André Gattolin (Europe Ecologie-Les Verts).


Source: Le Monde

Dix nouveaux indicateurs pour requalifier la richesse

L'Assemblée plénière du Conseil économique, social et environnemental a validé le 24 juin un jeu d'indicateurs phares complémentaires au PIB, qui seront annexés à la prochaine loi de finances, afin de mesurer la soutenabilité du progrès.

Forgé pendant les Trente Glorieuses pour mesurer la croissance de l'après-guerre, le PIB demeure l'indicateur de référence pour mesurer la richesse d'un pays, mais il est de plus en plus controversé. L'idée que la croissance du PIB n'est pas uniformément bonne a fait l'objet d'un large débat notamment à la suite de la publication du Rapport sur la mesure des performances économiques et du progrès social de Joseph Stiglitz, Amartya Sen et Jean-Paul Fitoussi en 2009. A ce moment là, un consensus semblait s'être affirmé sur le caractère radicalement insuffisant et trompeur du PIB, qui tend à occulter les inégalités, le bien-être et les atteintes à l'environnement.

Or, les nouveaux indicateurs peinent à trouver une véritable reconnaissance dans les politiques publiques françaises. Ailleurs, un certain nombre de pays et de régions s'y intéressent. En Belgique, une loi votée en 2014 institue un débat annuel au Parlement sur la qualité de la vie, le développement humain, le progrès social et la durabilité de l'économie. A l'échelle de l'Union européenne, la stratégie Europe 2020 adoptée en 2010 s'est accompagnée de grands objectifs chiffrés à l'aune de neuf principaux indicateurs. En Allemagne, une commission d'enquête parlementaire a permis d'identifier neuf indicateurs complémentaires au PIB qui devront être publiés dans un rapport annuel sur le bien être.

En France, aucun indicateur complémentaire ne s'est imposé dans le débat public. En avril 2015, l'adoption définitive de la proposition de loi de la députée Eva Sas visant à la prise en compte des nouveaux indicateurs de richesse dans la définition des politiques publiques a réouvert le débat. Dès octobre 2015, un tableau d'indicateurs doit être présenté et commenté par le gouvernement au Parlement.

62% des Français estiment le PIB insuffisant

C'est dans ce contexte que le Conseil économique, social et environnemental (Cese) et France Stratégies se sont associés, afin d'élaborer dix entrées prioritaires, qui doivent être à la fois pertinentes, en nombre limité, intelligibles pour des non spécialistes, disponibles dans le temps et comparables au plan international.

A l'issue d'une série de réunions d'un groupe de travail rassemblant une soixantaine de personnes – représentants de partenaires sociaux, de la société civile, des administrations, des organisations internationales, experts et universitaires – une liste de dix indicateurs phares correspondant à dix thèmes prioritaires a été élaborée. Puis, dans une seconde phase, les citoyens ont été consultés, à la fois par téléphone (sur la base d'un panel de 1.000 personnes interrogées), en ligne et lors d'ateliers organisés dans plusieurs villes. Il en ressort que 62% des Français estiment que le PIB est insuffisant pour refléter la situation du pays. Neuf personnes sur dix considèrent nécessaire de le compléter par d'autres indicateurs.

Il en ressort aussi que les thèmes liés à l'environnement sont très peu cités spontanément, alors qu'ils sont plus présents dans les ateliers citoyens et lors de la consultation internet. Les critères économiques liés à l'emploi, au chômage et à la dette, sont jugés prioritaires. La majorité des personnes enquêtées souhaitent cependant introduire un indicateur subjectif pour mesurer la qualité de la vie, et placent la santé parmi les trois critères principaux de la qualité de la croissance. La préférence pour le présent l'emporte dans le panel représentatif : moins de 5% des personnes interrogées ont retenu les thèmes environnementaux comme une de leurs trois priorités pour compléter la mesure de la qualité de la croissance du pays.

Améliorer la statistique environnementale

En revanche, le groupe de travail a placé très clairement dans ses priorités les thématiques environnementales. Trois axes ont été retenus : la préservation du climat, la préservation de la biodiversité, la préservation des ressources naturelles. Il en a résulté trois indicateurs. L'empreinte carbone, reconnu comme l'indicateur le plus pertinent par le groupe de travail, mesure la quantité de gaz à effet de serre nécessaire à la satisfaction des besoins des personnes vivant en France sur une année, y compris dans les produits importés. L'expression utilisée sera celle de "consommation carbone", jugée plus explicite.

Sur le deuxième indicateur environnemental, portant sur la biodiversité, des débats ont eu lieu entre deux propositions concurrentes. Il a fallu choisir entre un indicateur d'artificialisation des sols, qui mesure la diminution des habitats naturels, et un indicateur du nombre de specimens d'espèces vivantes sensibles à l'évolution de l'habitat naturel. Alors que le choix du panel représentatif des Français s'est porté sur l'artificialisation des sols, les membres du Cese ont retenu l'indice d'abondance des oiseaux communs, indicateur jugé pertinent du fait que les oiseaux sont en fin de chaîne alimentaire et reconnu par Eurostat.

Enfin, le gaspillage des ressources naturelles a été évoqué comme un thème particulièrement sensible. Le taux de recyclage a été retenu comme indicateur afin de mesurer la part des déchets municipaux collectés et par la suite réutilisés dans le cycle de production. Ce taux recouvre le recyclage des matières (verre, papier-carton, plastiques et métaux) et le recyclage organique des déchets verts (compostage). Cependant, ni la qualité de l'eau ni la qualité de l'air ne figureront parmi les indicateurs sélectionnés.

La statistique publique, insuffisante dans le domaine environnemental et souvent en retard de données, devra être mobilisée et améliorée. Et le Cese plaide pour que ce tableau de bord figure désormais en annexe du projet de loi de finances et demande que la société civile s'en saisisse. L'enjeu est d'orienter les politiques publiques et de créer un débat sociétal.


Source: Actu Environnement

Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Jeu 03 Déc 2015, 14:37
par Lame
J'ai présenté plus haut le générateur d'indicateurs de l'OCDE. Voici les indicateurs promus par la PNUD (ONU).

Comme on peut le constater, la France était encore au "Moyen-Age statistique" avec ses bilans axés sur le seul PIB, l'indicateur chéri des nantis et des agences de notation.

Les indicateurs sur le développement humain disponibles en ligne

Les nouveaux outils de visualisation des données permettent aux internautes de répertorier et de représenter graphiquement les toutes dernières tendances et informations chiffrées portant sur tous les États Membres de l’ONU

Nations Unies — Grâce à une initiative visant à fournir un meilleur accès mondial aux indicateurs clés sur le développement humain pour tous les pays, le nouvel explorateur de données publiques de Google comportera dorénavant les derniers chiffres de l’Indice de Développement humain (IDH) et les liens directs vers la base de données exhaustive du Rapport sur le Développement humain relative aux statistiques du développement international.

L’explorateur de données publiques (Public Data Explorer), disponible dans le monde entier dans Google Labs, a pour la première fois regroupé la totalité des indicateurs statistiques clés du Rapport sur le Développement humain, y compris l’IDH, mesure composite des résultats en matière de santé, d’éducation et de revenu présentée dans le tout premier Rapport il y a 21 ans.

L’Explorateur de données publiques de Google permet aux utilisateurs de voir une gamme étendue de statistiques internationales sur le développement, et ensuite de créer des graphiques et de comparer différentes séries de chiffres. N’importe qui disposant d’un accès Internet peut maintenant comparer facilement les résultats en matière d’IDH de la Chine, l’Égypte, l’Inde, la Norvège, le Portugal, la République de Corée, le Rwanda, le Soudan, la Tunisie et les États-Unis (parmi d’autres pays), créer des graphiques à partir de ces résultats et partager ses cartes et tableaux nouvellement créés avec ses amis par courrier électronique.

Le Rapport sur le Développement humain, publication annuelle indépendante commandée par le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), est largement reconnu pour ses approches novatrices de mesure et d’analyse des progrès nationaux et mondiaux en matière de développement. Cette nouvelle collaboration avec Google a pour objectif d’améliorer la compréhension sur l’approche pionnière du Rapport qui met l’accent sur les individus plutôt que sur une approche purement économique du développement, la scolarité ou l’espérance de vie étant perçues comme des outils de mesure de réalisations à l’échelle nationale aussi importantes que la croissance des revenus.

« Le fait de rendre ces informations disponibles facilement par le biais de Google donne aux internautes du monde entier un nouvel outil passionnant pour explorer et visualiser les tendances et les modèles sous-jacents du développement humain », a déclaré Jeni Klugman, Directrice du Bureau du Rapport sur le Développement humain du PNUD. « Cette initiative donne vie à l’Indice de Développement humain de façon graphique ».

A part l’IDH, la base de données du Rapport sur le Développement humain présente d’autres indices de développement novateurs, y compris l’Indice de Développement humain ajusté aux Inégalités, l’Indice d’inégalités de Genre et l’Indice de Pauvreté multidimensionnelle – qui sont tous disponibles maintenant par l’intermédiaire de l’Explorateur de données publiques.

Le Rapport sur le Développement humain utilise les statistiques les plus récentes disponibles auprès de fournisseurs internationaux de données spécialisés tels que l’UNESCO, le Département des affaires économiques et sociales de l’ONU, la Banque mondiale et le Fonds monétaire international. La base de données courante avec les indicateurs de développement humain clés a été compilée pour la préparation du Rapport sur le Développement humain 2010. La base de données sera mise à jour annuellement dans son intégralité dans l’explorateur de données publiques ainsi que sur le site web du Rapport sur le Développement humain.

Site Web du Rapport sur le Développement humain. Google offre aux fournisseurs de données la possibilité d’incorporer l’outil Explorateur de données publiques (Public Data Explorer) sur des sites tiers, et le site Internet du Rapport sur le Développement humain est le premier à saisir cette occasion : http://hdr.undp.org/en/data/explorer/.


Source: PNUD

Connexe: Les nouveaux indicateurs de richesse-CNAJEP

Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Dim 13 Déc 2015, 13:06
par Tybalt
Merci beaucoup pour ces messages et ces liens, Lame, c'est passionnant :)

Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Lun 14 Déc 2015, 13:43
par Lame
L'initiative de l'OCDE la fait remonter dans mon estime. Quand on fait des querry sur le différents facteurs pris un par un avec la note maximum, on a des surprises.

Par exemple, la Suisse et l'Australie ont une excellente cote en liens sociaux.

J'ai aussi failli mourir de rire en lisant cela: En juin dernier, le Royaume-Uni a gagné, en intégrant la drogue et la prostitution, 65 milliards de livres sterling, soit environ 85 milliards d'euros.

Il manquerait plus que les louanges des chicagoboys. :diablo:

Re: Les indicateurs de développement

Message Publié : Mar 15 Déc 2015, 14:35
par Lame