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MOTS & MAUX - Pathfinder

Pour ceux qui veulent s'essayer à la prose, à la versification, ou autre

Modérateur: darkbaron

MOTS & MAUX - Pathfinder

Message par Elbhert » Ven 16 Mars 2012, 20:47

Golarion, magnifique contrée de mystères, d'aventures, de couards et de héros. La lune, céleste ouvrages divin, comme aime à le répéter les prêtres et fidèles de Desna, éclaire avec douceur les terres connus sous le nom de Varisie.

Loin des complots et des guerres, il y a aussi des vies, qui partagent des moments simples.

Allongé au milieu des hautes herbes des collines de Curchain, deux shoantis observent le ciel étoilés. L’adulte indique de son doigt une étoile dans le ciel. Le jeune enfant dont les yeux brillent, devant ce spectacle, repose la tête sur le torse de son père.

“ Cynosure, tu la vois mon fils”

“Oui, papa ! Et là, c’est l’araignée ?”

“C’est ça ! Mais on dit la constellation de l’araignée. “

“Papa, c’est pas grave tu m’as compris!“

“Fils, écoute moi. Tu sais il existe bien des langues et des tributs. Tu ne peux pas tout connaître mais tu dois toujours réfléchir aux mots que tu utilises. Ton grand-père était un Shundar-Quah. Il œuvrait pour la paix et l’union des shoantis, c’est ainsi qu’il a rencontré ta grand-mère. Elle était une Lyrune-Quah, une grande chasseuse. Ta grand-mère aimait à dire, qu’a leur première rencontre ce fut une évidence, comme trouver Cynosure et la constellation de L’escalier des étoiles. Ils se sont aimés au premier regard.”

“Papa !! ou est le rapport avec les mots ?”

“J’y viens fils.”

“Muummmmmmmmmmmm..”

Au loin, deux aurochs foncent toutes cornes en avant. Les cornes s’entrechoquent plusieurs fois. Finalement, l’un des deux mâles s’écarte, blessé, pour laisser à son adversaire, la femelle tant convoité.
Diar, toujours curieux, est monté, debout, sur le torse de son père pour tenter d’observer, au loin, le combat. Déçu, il s’assoit dans l’herbe.

“Papa, tu peux raconter ton histoire ?”

Sourire aux lèvres, le père s'exécute.

“Malgré les réticences, des tributs voisines, leur union fut célébrée. Ils ont prit leur liberté et ont profité de la richesse des collines Churchain pour vivre simplement ensemble. Ils ont comme nous regardé ce ciel, dans ses hautes herbes. Les étrangers qui passent ici, les animaux, la nature autant de découvertes dont ils se sont nourrit.”

“Papa ! les mots ??”

“Oui, j’y viens ! Soit plus patient, maman te l’a déjà dit et grand-mère autrefois aussi!”

“Oui, tu as raison, papa.”

Alors que le regard de l’enfant prend la direction du sol, coupable, son père continu son récit :

“Par un matin, de la saison des pluies, alors qu’ils cherchaient quelques baies pour se nourrir, ils ont vu un cavalier chuter de sa monture. Le cheval s’enfuit au grand galop et fonça sur le jeune couple. Ta grand-mère, se mit debout, face à l’animal en furie et siffla furieusement dans sa direction. Insensible à cette injonction, elle manqua de peu de se faire renverser par la créature lancé. Ce n’est qu’une virile charge de ton grand-père, qui dévia l’étalon, manquant de peu de le faire basculer sur le flanc. Le pur-sang se remit sur ses longues pattes et quitta les lieux dans une course effrénée. Une tête dépassa des hautes herbes, mais aussi vite qu'elle était apparut, elle disparut. Curieuse, Mélia entraîna Ariak, vers le voyageur. Mais une fois arrivé sur le lieu supposé de sa chute, seul du sang et des herbes tassées permit d'affirmer que l'individu était bien tombé ici. Un petit gémissement attira leur attention. Une zone d’herbe avait été foulé, Ariak s’approcha pour inspecter la zone. Au dernier moment, il évita, par réflexe une lame qui tentait de le frapper. Un individu apparut soudainement comme usant de pouvoirs chamanique. Ariak lui arracha l’épée. Mélia le stoppa, avant qu’il ai le temps de frapper son agresseur. Mélia, montra à ton grand-père, que l’homme saignait abondamment de sa jambe, un os transpercé la chair. Avant qu’ils ne purent échangé un mot, l’homme s'effondra inconscient. Ariak le tint immobile, lorsque ta grand-mère remit l’os du blessé en place. Il leur offrit un chapelé d’insultes, tout en perdant régulièrement connaissance sous le coup de la douleur. Une fois, l’atèle réalisé, l’homme reprit connaissance et comprenant la situation, remercia tes grand-parents. Après s’être présenté sommairement, en raison de la barrière de la langue et de la douleur, ton grand-père félicita Helias de sa tactique défensive. Mais, la comparaison avec une moufette, braqua immédiatement le blessé, qui dans un sursaut d’orgueil caractéristique des Autres, libéra un Rayon ardent. Ton grand-père fut légèrement brûlé, évitant partiellement l’impact. Avant même que Mélia réagisse, l’homme était évanoui au sol. Après, plusieurs jours de soins et de malentendus dissipés, ils guidèrent l’homme jusqu’à sa ville. ”

“Ils l’ont pas tué ? Il a fait mal à grand-père et ils l’ont aidé !!”

Le père pose la main sur l’épaule de son fils.

“Ah Tu connais ta grand-mère... Tu apprendras plus, à écouter et à comprendre, qu’à écarter les problèmes. Tel était sa devise”

Le regard sceptique l’enfant roule des yeux, son père reprends l’histoire.

“Afin de les remercier, l’homme les invita à partager sa table. Sa femme, balai en main et ses cinq enfants assistèrent au retour de leur père blessé. Les enfants se jetèrent sur lui pour fêter son retour. Devant, tant d'énergie, la maîtresse de maison canalisa les enfants et leurs affecta à chacun une tache en vue de la préparation du repas. Ariak, félicita la femme, de la beauté de ses enfants et la compara à la truie. Aussitôt dit, le balai s’abattit sur son visage, il interposa son bras et le balai se brisa dessus. Helias, hilare, eu bien du mal à expliquer la maladresse d’Ariak. Pour nous, la truie est l’image de la fertilité et d'organisation, pour eux c’est un animal sale et repoussant. D’où le geste de cette femme.”

“Franchement, ils voient le mal partout !! Papa, ils sont vraiment bizarre...”

“Attend, je finis.”

« D’accord papa, j’écoute »

« Ton grand-père après ses belles brûlures dans les plaines, gagna un magnifique hématome sur son bras droit. Évidemment, leur hôte s'excusa, ils passèrent une magnifique soirée baignés dans un environnement riche de cri d'enfants. Ils purent apprécier la nourriture, si particulière, des gens des villes. Nourriture achetée et non cueillit, comment savoir si c'est bon, ou pas ?? Et bien figure toi, qu'il mange des choses sans savoir d’où sa vient, ils achètent sur la bonne foi du vendeur. Ils sont naïf. C'est ce qui fait leur charme, leur innocence comme leur confiance aveugle envers leur prochain. »

« Papa, ils sont fou !! Moi j'ai confiance en vous, je sais que vous êtes gentil, mais des étrangers je m'en méfierais toujours. Je te le promet papa, je me ferais pas avoir par les Autres !! »

« Je vois, mon fils, que ton oncle, si ouvert d’esprit, a eu une discussion avec toi !! Il ne faut pas avoir une confiance aveugle, certes, mais tu dois pas te fermer aux autres et n'y voir que des ennemis ou des dangers potentiels. »

« Pourquoi tu dis cela, Papa ? »

« Rien, Rien, fils … Donc, je disais … Tes grand-parents sont restés un jour de plus, Hélias souhaitait leur faire découvrir les festivités local. Durant une journée, ils ont découvert leurs danses, leurs jeux, mais aussi leurs boissons et le doux parfums de leur gâteaux. Au comptoir d'une taverne Ariak aperçut un homme extrêmement musclé. Il l'interrompit dans sa conversation avec une serveuse, alors que la jeune femme écarté la main posé sur ses fesses. La comparaison de l'homme avec un blaireau, ne fut pas trop de son goût, même si cela ce voulait flatteur. L'homme étant aussi trapu que l'animal avec des cheveux poivre et sel. Échange de coups, entre Ariak et l'homme puis finalement bagarre générale, la soirée prit une tournure imprévu. Les femmes réglèrent la situation, en remettant chaque homme à sa place. »

« A sa place ?? Tu veux dire quoi ? »

« Chez les Autres, la femme décide beaucoup de chose, même si les hommes ne l'admettent pas. L'homme et la femme ne sont pas égaux, la femme est souvent derrière un homme qui agit. Mais, ne leur dit jamais ça, ils sont très susceptible sur ce point. Les mâles aiment dire que c'est eux qui décident. »

« Mais, d'après ce que tu dis, ils suivent leur femme, un peu comme toi papa ? »

« Non, fils ! Nous avec ta mère c'est différent ! »

« Papa, tu ressemble pour ça aux Autres !! »

« Donc, par à sa place je voulais dire, qu'ils devaient rentrer chez eux. »

« Comme pour toi, quand tu fumes trop d'herbes des champs avec tonton !! »

Exaspéré, le père ouvres de grand yeux.

« Oui, si tu veux fils ! »

« Papa, la suite ?! »

« A vrai dire, je sais pas, il est tard non ?? »

« S'il teee plaiiiiitttt ?? » l'enfant roule des yeux pour obtenir satisfaction.

« Pour les autres, le blaireau décrit un homme très limité intellectuellement, c'est ce mot qui a déclenchait la bagarre. Ton grand-père, s'est cassé la main durant la bagarre sur le nez du blaireau. Pour Ariak, il portait décidément bien ce surnom, selon nos références Shoantis. »

« Ils ont bien fait de l'aider ce Hélias ! »

« Mon garçon, ils ont beaucoup apprit. Ses brûlures, ses hématomes ou encore sa main cassé ont été autant de leçon que ton grand-père a su mettre à profit. En tant que Shundar-Quah, Ariak a beaucoup apprit. Il a été, grâce à cette aventure, l'un des meilleurs négociateurs de toutes l'histoire de notre peuple. Mélia l'a toujours accompagné dans ses aventures. C'est aussi elle qui lui a permit de faire comprendre aux autres que nos sons, pour eux, si identique sont des mots différents, suivant l'intonation et le contexte. Ils ont comprit que nous n'étions pas seulement des êtres forts et robustes. Nous sommes aussi devenus à leur yeux, des gens organisés, complexes et d'honneur. Avec cette mésaventure, le lien à été créé et il perdure depuis. Le petit fils, d'Hélias vit toujours dans cette ville, qui est à l'ouest, en suivant de la troisième étoile de l'escalier des étoiles. Il t'attend. »

« De quoi tu parles papa ? »

« Tu le sais, c'est ton heure !! »

« Maintenant, la ! Mais, je ne prends rien avec moi ? »

« Non, c'est ainsi ! Sans surprise, pas de vie »

« Oui, tu as raison ! SANS SURPRISE, PAS DE VIE ! »

« Ta mère arrive, après tu devras y aller, fils »

Debout, face au vent, les yeux ruisselant de larmes, l'enfant regarde vers l'ouest. Il essuie rageusement les dernières traces de sa peine. Alors que son père, laisse à son fils, sa fierté intact, en lui tournant le dos.

Mélia, face au vent, progresse en direction de sa famille. Son fils, comme tout jeune de son age doit faire sa route et trouver sa voie. Il a dix ans, il doit partir, c'est ainsi et comme tout Shoantis, il doit vivre seul.

Les adieux sont rapide, mais les étreintes fortes.

Alors que le vent couche les hautes herbes, l'enfant prend en main sa destiné et va rejoindre, l'histoire de son grand-père. Mais, il tente de garder en mémoire, les conseils dissimulé de son père.

Autant éviter les ennuis, pour quelques mots de trop.
Elbhert
 
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